Bonjoooour :3 (ou bonsoir hein, tout dépend)

Voici le second chapitre :D

Vous vous demandiez comment nos trois compères ont fait pour s'en sortir, seuls dans cette forêt inquiétante, avec des sales bêtes qui rôdent et une voiture en panne ?

La réponse dans ce chapitre.

Ou paaaaas :3

Merci Paixdelesprit pour ta review :)


« Où est Antonio ?

-Il ne vient pas, il a dit qu'il voyait Lovino ce soir. »

Gilbert grimaça. Bien sûr, il adorait Francis, mais les soirées beuverie de l'awesome trio sans le trio au complet, ce n'était pas la même chose, quoi… Et puis ils voyaient de moins en moins Antonio, depuis que celui-ci avait rencontré un italien caractériel qui lui prenait tout son temps. Italien dont le jumeau sortait avec le frère de l'albinos, en plus de ça. Tu parles d'une situation à la con.

Tandis que Francis s'activait dans la cuisine, Gilbert frotta distraitement la marque de morsure sur son avant-bras. Un mois s'était écoulé depuis leur rencontre avec un chien enragé, et la cicatrice qu'il en avait gardé le démangeait encore par intermittence. Ce soir-là, il lui semblait qu'elle fourmillait.

Et puis, sa poitrine lui paraissait anormalement chaude, aussi.

Passant la main dans son cou, il tira sur la chaîne qui l'entourait, extirpant de sous son vêtement la croix d'honneur prussienne qu'il portait en permanence. Se frottant la poitrine, il la prit dans sa main. Le métal était chaud. Très chaud. La chaleur semblait même augmenter. Il poussa un juron quand sa paume commença à fumer et lâcha précipitamment le bijou, passant la chaîne par-dessus sa tête pour la jeter au sol.

« Mais c'est quoi ce bordel ?

-Qu'est-ce qui t'arrives ?, demanda Francis, sortant de la cuisine.

-Ce truc est brûlant ! »

Francis regarda la croix que lui désignait son ami, mais le métal semblait tout à fait normal. Fronçant les sourcils, il se baissa pour prendre le bijou, ignorant l'albinos qui lui criait de ne pas faire ça. La température de la croix était comme son aspect : tout à fait normale.

Francis leva un regard un peu inquiet sur son ami.

« Ça va, Gil ? »

Gilbert resta un instant sans rien dire, à fixer la chaîne dépassant de la main du français, avant d'éclater de son rire si particulier, bien que celui-ci sonne légèrement hystérique.

« Kesesesese ! Bien sûr que ça va ! L'awesome moi ne peut que aller très bien ! »

Francis n'était pas convaincu, mais il songea que la soirée venait juste de commencer et que son ami aurait tout le temps de lui dire ce qui n'allait pas. Alors il lui tendit la croix, que l'albinos attrapa par la chaîne avant de la poser sur la table à côté de lui. Le geste n'échappa pas au français qui nota pour lui-même de rester vigilant, avant de retourner dans la cuisine pour finir de préparer le matériel indispensable à toute bonne soirée.

Son ami partit, Gilbert se renfonça dans son siège, le regard fixé sur le bijou coupable. Une croix qu'il possédait et portait depuis des années, une décoration militaire prussienne en argent qu'il avait trouvé dans un tiroir du grenier de ses parents…

Perdu dans ses pensées, il ne prêta pas attention au soir qui tombait peu à peu à l'extérieur.

C'est alors qu'une atroce douleur lui déchira la poitrine.


Francis sortait de son sac l'alcool qu'il avait amené pour le poser sur la table de la cuisine, quand il entendit un grognement venant de la pièce voisine, suivi d'un bruit d'objets s'écrasant au sol.

« Gil ? »

Il n'obtint aucune réponse. Mais les deux bouteilles qu'il tenait s'écrasèrent sur le sol dans un fracas d'enfer lorsqu'un hurlement guttural parvint à ses oreilles.

« GILBERT ! »

Et il se précipita dans le salon, pour rester figé d'horreur devant la scène qui l'y attendait.


Quand Gilbert reprit conscience, la première chose qui lui vint à l'esprit fût qu'il ne s'était pas pris une cuite pareille depuis des années. Il lui semblait que tout un troupeau de Gilbirds picoraient sa tête.

Et puis, au fur et à mesure que le brouillard dans lequel il était plongé se dissipait, il se rendit compte qu'il était nu.

Ok. Ça, c'était bizarre. Surtout après une soirée alcoolisée, seul avec Francis… Non, ils n'avaient quand même pas…

Et puis il se rendit compte d'un fait encore plus bizarre : il était allongé sur le sol au beau milieu d'un bosquet d'arbre, dans un jardin qui n'était pas le sien.

D'accord. Ça, ce n'était carrément pas normal. Mais qu'est-ce qu'ils avaient foutus ?

L'albinos avait beau se creuser la cervelle, aucun souvenir ne voulait remonter à sa mémoire. La dernière chose qu'il se rappelait était d'avoir ouvert la porte à son ami. Il se demanda vaguement à quel point il avait bu pour tout oublier ainsi. Mais au fond, ça avait peu d'importance. Francis saurait bien lui dire ce qui s'était passé. Quoique, il devait certainement s'être bourré la gueule autant que lui.

Gilbert ricana à cette idée et se leva en grimaçant. Son corps entier lui donnait l'impression d'être passé sous un camion. Sortant du bosquet d'arbres, il regarda attentivement autour de lui, cherchant à reconnaître l'endroit où il avait échoué.

Le bilan était mauvais.

La maison où il vivait avec son frère était à l'autre bout de la ville !

L'albinos ne perdit donc pas de temps à se mettre en route, après avoir volé (non, emprunté pour une durée indéterminée) des vêtements qui séchaient sur une corde à linge. Pas qu'il ait besoin de dissimuler son awesome corps, mais c'était Francis le pervers exhibitionniste !


Et oui, une bonne vieille ellipse… Vous savez-quoi ? J'aime les ellipses :3

J'espère que ce second chapitre vous a plu :)