Bonsoir ! Aujourd'hui, deuxième scène de ce premier acte ! Et puisque je n'ai pas grand chose à vous dire, je vous souhaite une bonne lecture !
ACTE I – Scène 2
(Bragg, Odycien, Nestor, Roderick, Théophile, Joachim)
Bragg est au centre de la scène, les autres personnages sont disposés sur le côté de manière symétrique.
ODYCIEN : Bienvenue Intendant ! Cela faisait longtemps
Que vous n'étiez passé dans le coeur du Cénacle.
Votre retour ici est bien plus qu'un miracle :
Les ombres colportées par les jaloux serpents
Vous donnaient au mieux mort, au pire nous fuyant.
Les histoires vont vite et chevauchent le bruit
Des montagnes croulant sous de noires magies.
Mais quelles illusions et quels rêves bruyants
Vous tinrent éloigné de la cour de Mirage ?
Vous voici de retour, vous voici devant nous,
Vous voici incliné, vous voici à genoux :
La faute à vos prisons ou à un noir orage ?
Orage au désespoir qui vous amène ici
Et vous fait vous plier après ce long silence :
Parlez donc maintenant, bavez votre violence !
BRAGG : Vous avez désiré me voir anéanti,
Rejeté dans l'oubli et dévoré vivant
Par des secrets honteux et des magies mortelles.
J'aurais pu m'effacer dans des ombres rebelles
Et lancer contre vous mes fantômes hurlants.
Mais me voici, chez vous, tout seul contre des flots
De miasmes et de nuit, de haine et de mensonges.
J'ouvre devant vos yeux les arcades des songes :
Resplendissez Codex ! Que brille votre halo !
(Tous se cachent les yeux sauf Bragg, qui continue sa litanie en levant les bras)
J'appelle les courants qui saturent l'éther
A quitter leur royaume aux nuages d'étoiles
Sur de grands vaisseaux noirs en embrasant leurs voiles
Pour que leur énergie inhibe le Cratère !
(Silence)
RODERICK (criant) : Ceci n'est que folie ! De ces incantations
Ne naîtrons que la mort et la désespérance !
Le seul fruit récolté par vos expériences
Fut-il cette démence ou une tentation ?
(Brouhaha, les intendants essayent tous de parler en même temps)
BRAGG (en désignant les Intendants tour à tour): Vous êtes effronté pour oser me mentir
A moi qui ai souffert des prisons de la Tour
Où s'entassent vos peurs et où règnent les sourds
A cause de Mirage, à cause du délire
Qui s'empara de vous mais qui m'épargna moi.
Vous vouliez les Codex et vouliez les comprendre.
Vous craigniez leurs sorts, imaginiez les cendres
De vos corps s'envoler, vos enfants en émoi.
Quand Vlad vous le vola c'est moi qu'il enferma
Et quand je viens ici, c'est moi que l'on accuse ?
Je sais mieux leurs pouvoirs, ne crains pas qu'on les use,
Je fais appel à eux ! L'enfer n'est rien pour moi !
RODERICK (A Bragg): Vous osez le prétendre ?
ODYCIEN (ne faisant pas attention aux autres intendants, désignant de son doigt l'endroit juste devant Bragg) : La faille s'agrandit
Et voici qu'en jaillit une gerbe de flamme !
La magie, elle opère !
THEOPHILE (A Bragg): Vous condamnez votre âme !
ODYCIEN (s'approchant) : Malgré toute les savants qui nous étaient acquis
Rien, aucun résultat, pas même une étincelle !
NESTOR (A Bragg) : Même les plus brillants...
ODYCIEN (comme hypnotisé) : Comment, comment, pourquoi ?
Nous n'en tirions pas même un bruit, ou un éclat
Et voici un portail.
JOACHIM (A Bragg) : … eurent nuit éternelle !
BRAGG : Pourquoi me jalouser ? Les Codex fonctionnent
Et je vous les amène. Étudions-les ensemble,
Oublions nos querelles car le portail s'assemble !
N'entendez-vous donc pas ? C'est la psychée qui grogne !
Les intrigues commencent à se mettre en place. Alors. Une 'tite review ? Dites-moi tout !
Et à la semaine prochaine !
