Voilà le second chapitre de cette fic, chapitre voulu par Clairaice. J'ai mis beaucoup de temps avant de l'écrire car je voulais que cette histoire n'ait qu'un seul chapitre. Donc, Clairaice, ce chapitre est pour toi.

Il était là. Juste devant moi. allongé de tout son long dans ce lit. Je me dirige vers lui, me penche doucement, et prend possession de ses lèvres. Après tout, elle sont miennes. Elle sont sèches et pâles, aussi blanche que lui. Je me place juste au dessus de lui, sans ne rompre notre baiser. Je l'approfondit, en passant ma main dans ses cheveux couleur corneille. Je serre son corps contre le mien, pour ne pas qu'il s'envole loin de moi. J'attrape ses joues blanches comme la neige précoce de Novembre et approfondi encore davantage l'union de nos lèvres. Je me redresse, et l'admire une fois de plus, encore une fois, comme toutes les nuits passées avec lui. Il a le sommeil très lourd dernièrement. Après tout, cette vie le fatigue. Je l'enlace, le serre contre moi. Avec douceur pour qu'il ne se brise pas. Avec force pour qu'il ne s'échappe pas. Il est à moi. Il l'a compris lors de la première étreinte éveillée que nous avons partagé. visage était rouge et il a souri en regardant le mien. Il m'a accepté comme je suis. Je l'aime et il l'a accepté. Moi seul sais combien je l'aime. Combien sa vie a changé la mienne. Je t'aime L. Je t'aime.

"Je t'aime."

C'est la première fois que je le lui dis. Et ça fait quelque chose. Je me redresse et l'embrasse sur le front. Puis sur le nez. Et sa joue, ses lèvres, son cou, sa clavicule, son épaule. Je lève avec douceur son T-shirt, découvrant son ventre et sa poitrine. Je les parcoure de multiples baisers. Cent, mille, ou un million. Je ne les compte pas. Je ne les compte plus. Je caresse son torse, laisse mes doigts couler jusqu'à ses reins, ils effleurent son bas-ventre...

Je les arrête, ces vilains doigts. Il ne faudrait pas que mon petit oiseau s'effarouche. Alors je les remonte, les laissant tout de même s'attarder sur ses abdominaux. Ils ont droit à leur petit plaisir, et de toute façon, son corps est mien. Car j'ai tout de lui. Sa vie que j'ai ranimé, son corps que je caresse, ses lèvres que j'embrasse jusqu'aux cheveux que je cajole et à ses yeux teinte corbeaux noirs qui sont clots.

Ils ne s'ouvriront plus. Je pose ma tête sur son cœur qui ne bat plus. Son corps aussi fragile qu'un oisillon est aussi froid que la glace. Son souffle a quitté sa poitrine. Son âme est loin de moi. Ne m'appartient pas.

Mon oiseaux s'est envolé dans une lumière rouge colorant son visage de pourpre mais pâlissant sa peau, alors qu'un fin sourire éclairait sa face. Il m'a quitté dans mes bras, à cause d'un nom barbouillé par une encre noir saignant un cahier.