Une étrange forêt
Lorsqu'ils se réveillèrent, les deux pirates se retrouvèrent dans une petite clairière située au beau milieu d'une étrange forêt. En effet toute la végétation y était énorme ! Les fleurs étaient aussi grosses que les bulles de Shabondy et les arbres si grands, qu'on n'en voyait pas la cime. Un parfum entêtant enveloppait les deux hommes qui se demandaient où ils avaient bien pu atterrir et surtout comment ils étaient arrivés là. Mais étrangement, toute leur colère s'était envolée, ils se sentaient bien, sereins, apaisés. Était-ce dû à ce parfum ? Au fond ils s'en fichaient royalement, ils étaient bien et c'est tout ce qui comptait. Ils restèrent étendus dans l'herbe fraîche de la clairière toute la journée, jusqu'à ce que l'estomac de Zoro se mette à grogner. Sanji fit alors remarquer qu'il était peut-être temps de se mettre en quête de nourriture et éventuellement d'un abri pour la nuit. Le bretteur se leva et alla cueillir une des baie géante qui se trouvait aux abords de la clairière, la renifla, la tourna et retourna, la palpa puis la montra à Sanji :
- Tu crois que c'est comestible ?
Le cuistot procéda à un examen rapide du fruit et acquiesça. Alors qu'il allait de lever pour en prendre une aussi, l'épéiste l'arrêta en lui tendant la moitié de sa propre baie géante.
- Mange déjà ça, après on ira chercher quelque chose de plus consistant.
Sans savoir pourquoi, Sanji rougit de ce geste. Il n'avait rien de particulier pourtant, ce n'était pas la première fois que Zoro lui tendait de la nourriture ou à boire, alors pourquoi son cœur s'emballait-il ainsi tout d'un coup ? Etait-ce par ce qu'il ne s'agissait pas d'un plat qu'il avait confectionné lui-même mais quelque chose que l'épéiste avait trouvé… et qu'il acceptait de partager avec lui ? Chassant cette idée de l'esprit, il mangea et une fois le repas frugale terminé, les deux compagnons allèrent explorer la forêt dans le but de trouver des vivres plus importantes et un endroit où passer la nuit. Au bout de quelques heures, ils trouvèrent une rivière riche en poisson, mais le soleil commeançant à décliner, ils décidèrent donc de dresser un camp pour la nuit. Alors que Zoro allumait le feu, Sanji vidait et apprêtait les poissons pour le repas qui se passa en silence. Vînt l'heure de se coucher mais malgré la chaleur du feu, la nuit était particulièrement froide et bien que Zoro était habitué à lutter contre le froid lors de ses entrainements, ce n'était pas le cas du cuisinier qui tremblait comme une feuille en silence. L'épéiste remarqua les spasmes qui secouaient le maître coq, il défit son kimono, restant torse nu et le déposa sur les épaules de Sanji avant retourna près du feu sans un mot. Le cuistot se retourna surpris de cette soudaine chaleur et vit l'homme aux cheveux vert qui s'était déjà endormis, du moins en avait-il l'air. Doucement, Sanji se retourna en s'emmitouflant dans le grand et chaud kimono vert, resserrant le col autour de son visage. L'odeur de Zoro envahit les narines du cuisinier qui ferma les yeux et s'endormi un sourire aux lèvres en serrant l'étoffe contre lui.
