Au delà des ténèbres

Titre:

Au delà des ténèbres

Chapitre:

Résurrection

Couple:

Shura et Aioros / El Cid et Sysiphe

Note de l'auteur:

Bonjour bonjour ! Je sais ce couple est plus habituel que les précédents mais c'était nécessaire pour cette fic et la prochaine également ! Et je précise que cette fic se passe quatre mois après la guerre contre Hadès et plus de deux ans avant d'histoire de Fenrir et Shiryu.

Résumé:

Quatre mois que la guerre est terminée et que tous sont revenus à la vie mais...Shura n'a pas l'air dans son assiette depuis quelque temps...des choses étranges se préparent et...Sysiphe que revient soudainement à la vie ?

Yaoi/Lemon Shura/Aioros principalement.

Commentaires:

Chapitre 1. Rêves

Shura bougea dans son sommeil, il poussa un petit gémissement quand un rayon de soleil vint éclairé son visage. Il s'enfuit un peu plus sous sa couverture...il avait encore sommeil. Mais, manque de chance, son réveil sonna l'heure de l'entrainement...il grogna en se mettant en position assise de manière à éteindre cette saleté de machine qui lui vrillait les tympans. Il se prit la tête entre ses mains en baillant...il soupira:

-J'ai encore rêvé d'eux...

Cela faisait plus d'un mois maintenant qu'il rêvait sans cesse de ces deux chevaliers...El Cid et Sysiphe. Pourquoi ? Il ne les connaissait pas, tout ce qu'il savait c'était qu'ils étaient leurs prédécesseurs à lui et Aioros. Il frissonna...non, il ne devait pas penser au sagittaire. Poussant un énième soupir, il se décida à se lever et à aller prendre sa douche afin de se réveille complètement. Une fois sous le jet, il s'appuya à deux mains sur le mur...cela faisait presque quatre mois qu'ils étaient tous revenus à la vie...quatre mois que le traité de non agression avait été signé...et tout ça grâce à cette andouille de Kanon (PARDON ?) qui avait eu le coup de foudre pour Rhadamanthe du whyvern et vice versa. Shura était heureux que les guerres soient finies mais...honnêtement...il aurait préféré rester au Cocyte...depuis qu'il avait rouvert les yeux lors de la résurrection, il avait l'impression de vivre un véritable Enfer...pire que celui d'Hadès. Et pas seulement à cause de ses rêves qui, même s'ils n'étaient pas violents, n'étaient pas reposants non plus...non...sa déprime avait un nom...Aioros. Le capricorne s'en voulait à mort...il avait tué le sagittaire de ses propres mains alors que celui ci voulait juste protéger Athéna. Même s'il clamait qu'il avait pardonné à l'espagnol depuis longtemps, l'espagnol en question, lui, n'arrivait pas à se pardonner.

Poussant un nouveau soupir, il se décida enfin à sortir de sa douche pour aller prendre son petit déjeuner. Et puis...pourquoi faisait-il ces rêves à propos de son prédécesseur ? Il ne comprenait pas...il hésitait à aller en parler à Shion, après tout, ils étaient de la même époque El Cid et lui. Cette nuit, il avait vu leur première rencontre, l'ancien capricorne avait cinq ans et l'ancien sagittaire devait en avoir entre treize et quinze pas plus. Une chose est sure, ils avaient l'air de très bien s'entendre tous les deux...un peu comme lui et Aioros à une époque. Tout en buvant son café, Shura soupira à nouveau...rien à faire, quoiqu'il pense, ses pensées finissent toujours par dériver sur le sagittaire actuel...

Après son petit déjeuner, il revêtit son armure et sortit de son temple pour se rendre à l'entrainement. Juste à ce moment, Aphrodite arriva en compagnie de Camus. Ensemble, ils descendirent les marches en papotant. Heureusement pour Shura, ils ne croisèrent pas Aioros dans le temple d'en dessous. Arrivés au huitième temple, une tornade bleu se jeta sur le poisson. Milo l'embrassa voluptueusement avant de serrer le verseau, son ami de toujours, dans ses bras. Ils continuèrent leur route jusqu'au temple du cancer...la, Camus se déplaça sur le côté avant que le gardien dudit temple ne lui saute dessus...au sens propre. Résultat, le cancer se retrouva face contre terre. Il se releva et grogna contre son amant qui se contenta d'un bisou sur la joue...simple, mais qui eut pour effet de revitaliser Angelo sur le champ.

Une fois arrivés aux arènes, Milo prit Camus comme adversaire et Angelo alla s'entrainer avec Aphrodite, oui ils avaient décidé d'y aller entre amis et pas entre amants cette fois. Shura s'assit sur les gradins et regarda ses compagnons s'entrainer ensemble. Aiolia vint s'assoir à ses côtés, le lion avait pardonné au capricorne ce qu'il avait fait à son frère et depuis ils étaient redevenus aussi amis qu'autrefois. Le dixième gardien se figea en apercevant Aioros pas très loin de lui, il discutait tranquillement avec Saga. L'espagnol pria pour que le grec ne le voit pas...peine perdu, deux minutes plus tard le frère d'Aiolia se leva pour aller vers lui:

-Hé Shura ! Tu veux venir t'entrainer avec...

-Aiolia...Le coupa le capricorne en baissant la tête.

Les deux frères le regardèrent les sourcils haussés. L'espagnol regarda le lion et dit:

-Tu viens t'entrainer avec moi Aiolia ?

-Euh...d'accord. Répondit le grec en se levant.

Shura se leva à son tour et suivit Aiolia jusqu'au centre de l'arène, laissant debout sur les gradins, un Aioros choqué. Il ne comprenait pas la réaction de son compagnon et, il avait remarqué depuis qu'ils étaient revenus à la vie, le capricorne l'évitait comme la peste. Il ne savait pas pourquoi il agissait comme ça alors que le sagittaire voudrait qu'ils redeviennent aussi complices qu'avant...l'attitude de l'espagnol le blessait plus qu'autre chose. Il sentit une main se poser sur son épaule, il se tourna pour croiser le regard bleuté de Saga.

-Aioros, tout va bien ? Demanda le premier gémeau.

-Je ne sais pas quoi penser Saga...je pensais qu'avec le temps ça irait mieux mais...rien ne change. Shura ne veut décemment pas que je l'approche...

-Il faut qu'il se pardonne à lui même, il n'arrive pas à se remettre de ce qu'il t'a fait...alors que c'est de ma faute...à moi et à moi seul. S'il doit en vouloir à quelqu'un c'est à moi et pas à lui.

-Arrêtes, ce n'est ni de ta faute, ni de la sienne, ni de personne d'autre.

Aioros tapota un peu la tête de son ami avant de reporter son regard vers l'endroit ou s'entrainaient son frère et Shura. Il soupira et demanda à Saga d'être son adversaire, celui ci accepta avec un sourire.

Peu après le début de leur combat, celui d'Aiolia et de Shura s'arrêta. L'espagnol voulut partir mais le grec le retint, en lui demandant ce qu'il se passait avec son frère:

-Rien du tout Aiolia...rien du tout...

-Te fiche pas de moi. Il y a quelque chose qui ne va pas entre vous deux et je le sens bien.

-...Ce n'est pas grave je te dis...

-Alors ça, permets moi d'en douter.

Shura soupira, Aiolia n'allait pas le lâcher, il l'invita à aller chez lui pour discuter. Ils montèrent tranquillement et sans rien dire jusqu'au dixième temple. Une fois en haut, ils enlevèrent leurs armures et l'espagnol alla préparer du café, le lion s'assit dans le canapé et attendit, le capricorne revint quelques minutes après avec deux tasses fumantes. Il s'assit en face de son ami et resta silencieux pendant quelques minutes avant de dire:

-Tu voulais savoir ce qu'il se passe en ce moment ?

-Oui. Répondit le lion en buvant son café.

-Bon...en fait voilà...je m'en veux pour ce qui est arrivé à Aioros...

Aiolia ne dit rien, en fait, il s'en était douté, que ça avait un rapport avec ce qu'il s'était passé treize ans plus tôt. Il reposa sa tasse sur la table et fixa son ami, attendant qu'il continue.

-Quand j'y repense maintenant...je me demande comment je n'ai pas pu penser au fait qu'il n'avait rien fait...jamais il n'aurait fait de mal à la déesse. Il n'avait fait que la protéger et moi...j'ai bêtement cru ce qu'avait dit Saga...je suis allé le retrouvé et j'ai utilisé Excalibur sur lui...

Shura ferma les yeux pour retenir ses larmes et continua:

-Je...je ne comprends pas comment il peut m'avoir pardonné. Moi je n'y arrive pas...et même s'il ne le montre pas...je suis sur qu'il m'en veut encore...comment...comment pourrai-je redevenir son ami après ça ?

-Shura...Es-tu sur qu'il t'en veut toujours ?

-Oui.

-Comment peux-tu le savoir ? Tu n'as pas parler une seule fois avec lui depuis qu'on est revenu.

Shura sursauta et leva des yeux surpris vers Aiolia qui le regardait avec un air sérieux qui ne plut pas au capricorne. Le lion reprit:

-J'ai déjà parlé avec mon frère et saches une chose: Il ne t'en a jamais voulu, même au moment de sa mort il ne t'a pas haït, il savait que tu avais cru agir pour le bien d'Athéna. Tout comme personne ne vous en veut à toi, à Saga, à Camus et aux autres pour être revenu au Sanctuaire sous forme de spectre, car en réalité, c'était afin d'aider la déesse. Shura, il faut que tu apprennes à oublier le passé et à aller de l'avant, il faut que tu vives ton présent sinon tu le regretteras plus tard, je suis bien placé pour le savoir...

-Comment ?

-Pendant des années, je me suis enfermé dans le fait que mon frère avait, soit disant, trahis...que tu étais son meurtrier...je vous ai détesté tous les deux. Résultat...j'en ai presque oublié à quel point je tenais à vous...à force de ne regarder que le passé, j'en ai oublié de fixer un but pour l'avenir...je ne savais plus quoi faire...j'étais dans le noir total. Shura...ne commets pas la même erreur que moi, à rester enfermé dans le passé tu risques de perdre quelque chose d'important...l'amitié de mon frère.

Shura fixait Aiolia avec de grands yeux, si on lui avait dit qu'on jour son ami résonnerait de cette façon il en aurait éclater de rire mais la...le lion le salua et sortit...il avait rendez-vous avec une certaine vierge qui habitait trois temples plus bas. Le capricorne resta un moment assis sur son canapé à réfléchir...il soupira...oui, Aiolia avait raison, il devait se pardonner à lui-même et aller de l'avant...se serait dur au début mais...peut être qu'Aioros l'aiderait. Il eut un sourire fatigué puis il bailla...il était épuisé...la journée ne faisait que commencer mais...il était à bout de force. Vraiment, ses rêves le vidaient de toute son énergie. Il alla prendre une douche et décida de faire une sieste avant d'aller voir le sagittaire...oui, ils devaient se parler...car Shura ne voulait pas perdre leur amitié bien trop précieuse pour lui.

...

-El Cid ? Tout va bien ?

El Cid leva les yeux et aperçut Sysiphe qui le regardait avec un air soucieux. Cela faisait maintenant trois ans que le petit espagnol était arrivé au Sanctuaire, il avait huit ans maintenant et son ami sagittaire en avait dix-huit. Le petit brun poussa un soupir et regarda son ami avec des yeux un peu triste, le chevalier aux cheveux châtains s'assit près de lui, devant un petit par terre de fleur, et lui demanda doucement:

-Qu'est-ce que tu as ?

-Rien...en fait...c'est tout bête...

-Ce sont encore les autres apprentis qui t'ont embêté parce que tu es espagnol et non grec ?

-Non...depuis que tu leur a tiré les oreilles ils me laissent tranquille avec ça...

-Alors qu'est-ce qu'il y a ?

L'apprenti capricorne baissa la tête vers son poing, il le tendit à Sysiphe et l'ouvrit, laissant voir une petite fleur fanée et dépourvue de tous pétales.

-Elle est fanée tu as vu ? Demanda El Cid d'une voix un peu timide.

-Oui, je vois.

-Pourquoi ?

-Pourquoi quoi ?

L'enfant baissa encore la tête, tristement et continua:

-Pourquoi les fleurs naissent si elles finissent par se faner ? Et c'est pareil pour les humains...pourquoi naissent-ils en sachant qu'ils finiront par mourir ?

Sysiphe le regarda avec des yeux surpris.

-Pourquoi te demandes-tu ça ?

-Je ne sais pas...

Le sagittaire regarda les fleurs au alentour, il sourit et en cueillit une, une marguerite. Puis, il se tourna vers l'enfant et répondit:

-C'est dans l'ordre des choses El Cid. C'est la nature, on ne peut aller contre. Je vais te dire quelque chose.

El Cid regarda son ami droit dans les yeux et attendit. Sysiphe sourit et continua:

-Tu sais, la vie d'un homme, n'est pas différente de celle d'une fleur. Un bébé nait comme le bourgeon qui sort de sa graine, l'enfant grandit comme la petit plante pousse au fur et à mesure, l'homme devient adulte comme la fleur qui éclot enfin, une personne vieillit comme les pétales qui commencent à jaunir, et enfin, l'être humain plonge dans le sommeil éternel qu'est la mort tout comme la fleur qui se fane. Mais saches une chose, pendant ce laps de temps qu'est la vie, il faut justement profité de celle ci et la croquer à pleine dent, lorsqu'un humain meurt, il est heureux car il s'est qu'il a rempli sa vie et qu'il peut partir tranquille. Crois moi El Cid, la vie dont on hérite à la naissance est un bien précieux, un immense cadeau dont il faut se saisir dés qu'on a l'occasion.

Le sagittaire se tourna vers l'apprenti capricorne et lui caressa un peu la tête avant de lui mettre la marguerite, qu'il tenait toujours, dans ses cheveux, bien coincé derrière son oreille. El Cid caressa les pétales blanc du bout des doigts et reporta son attention sur son ami qui lui souriait toujours autant.

-Ne te demande plus jamais pourquoi tu es venu au monde, tu es la et c'est le plus important, tu es encore jeune, il faut que tu en profites temps qu'il est temps. D'accord ?

-D'accord. Répondit El Cid en souriant.

-Aller, viens, il faut y aller, je te ramène à ton temple ?

-D'accord !

Ils se levèrent et, pris d'une impulsion subite, Sysiphe souleva El Cid dans ses bras, celui-ci sourit et enroula ses bras autour de son cou et ses jambes autour de sa taille. Alors qu'ils montaient doucement les escaliers, l'espagnol resserra sa prise sur la nuque de son ami et murmura:

-Sysiphe ? On restera toujours les meilleurs amis du monde ? Hein ?

-Oui. Toujours. Jamais je ne t'abandonnerai El Cid, je serai toujours ton ami, je te le promets.

L'apprenti capricorne eut un grand sourire et s'exclama:

-Tu sais quoi Sysiphe ?

-Quoi donc ?

-Et bien...je t'aime beaucoup !

Le sagittaire le regarda un instant, surpris, mais il finit par sourire et murmurer à son tour:

-Moi aussi El Cid.

A suivre