Coucou tout le monde ! Voici le deuxième chapitre de Pride and Prejudices, petite précision j'ai abandonné le Je/Tu que je ne comptais utiliser que pour que le prologue soit un peu moins insipide, la compréhension devrait en être facilitée… Merci à toutes pour vos reviews ! Gros bisous et laissez moi une chtite review. J'aime beaucoup savoir si la manière dont évolue l'histoire vous plait !

Pride and Prejudices : Chapitre 2

On a ri quelques minutes jusqu'à ce que la prof nous rappelle à l'ordre. J'ai essayé de me concentrer et de prendre des notes. Mais bien vite, je me suis retrouvée dans la lune, la tête appuyée sur mon poing. Je ne savais pas pourquoi mon cœur battait plus vite et mon estomac semblait si contracté comme si j'avais un nœud dans le ventre.

Ca a été pire quand j'ai remarqué qu'il me regardait, ses yeux gris et rieurs me vrillaient. Il s'est doucement penché vers moi, et tandis que mes joues s'empourpraient j'ai pensé que c'était vraiment du Sirius Black tout craché, il savait qu'il me faisait un effet bizarre et il était entrain d'en jouer.

- Tu es entrain de rêver, a-t-il chuchoté tout près de mon oreille.

- Je … Je suis un peu fatiguée, ai-je répondu en bafouillant.

- Tu as l'air complètement perdu, attend, je vais t'aider.

Il a eu un sourire indulgent et a complété en vitesse mes notes de son écriture fine et arrondie.

J'avais les yeux fixés sur sa main, il avait réellement de très belles mains délicates, musclées, de longs doigts fins et élégants, une main d'homme malgré ses dix-sept ans. Sans savoir pourquoi, je me suis mise à fantasmer sur ses mains, j'ai imaginé à quel point elle devait être douce et combien il devait être agréable de les laisser vagabonder sur mon corps.

Tout à coup, j'ai compris toutes ses filles qui juraient qu'elles se damneraient pour une nuit dans son lit. Il avait remarqué que je regardais intensément ses superbes mains.

- Elles sont si belles que ça, dit-il en désignant du menton la main toujours posée sur mon parchemin.

Il avait certainement posé la question plus pour me rendre mal à l'aise et se moquer de moi que par réelle interrogation, et il avait gagné, j'ai rougi, encore plus.

Je ne savais pas quoi répondre. Alors j'ai répondu simplement oui, ce n'était pas une réponse audacieuse, j'étais juste prise de court.

Il a mis du temps avant d'ouvrir la bouche pour dire quelque chose mais l'enseignante l'a interrompu.

- Trois rouleaux de parchemins sur les dangers de l'applications du sort de réduction à une espèce vivante, pour lundi prochain, évidemment, ordonna-t-elle d'une voix forte.

La cloche annonçant la fin du cours a retentit, j'ai fais mon sac vite fait et je me suis sauvée.

J'étais un peu honteuse de ce que je lui avais di, et j'ai fais de mon mieux pour ne pas croiser son regard du reste de la journée. Mais c'était sans compter sur lui. Il m'est tombé dessus le soir même, après le souper, dès notre retour de la grande salle. Je m'étais installée dans un fauteuil de la salle commune, celui le plus proche de l'âtre. Je me suis laissée réchauffer par la chaleur émanant des flammes, j'ai enlevé mon bonnet et desserré un peu mon écharpe. J'ai laissé tout mon corps froid et rompu par la fatigue se détendre dans le fauteuil moelleux.

- Tu es partie bien vite tout à l'heure, on aurait dit que tu avais le diable aux trousses…

Sirius Black n'avait-il pas assez joué avec mes pieds aujourd'hui ? Devait-il me poursuivre dans toute la tour de Gryffondor ?

- Qu'est ce que tu veux Sirius, soupirais-je lorsqu'il se laissa tomber dans le fauteuil à côté de moi.

- Rien de spécial… Tu m'as juste paru légèrement dans la soupe en métamorphose tout à l'heure, je venais te proposer un coup de main…

- Sirius Black ? Proposer son aide ? Je rêve là…

- Ce n'était pas exactement, mon aide à moi… Mais bon, vu que ça ne t'intéresse pas, je ne t'ennuie pas plus longtemps.

Il fit mine de se lever.

- De quoi veux-tu parler, demandais-je intriguée, lui accordant soudainement mon attention.

- C'est un livre…

- Oh, un manuel, quoi, merci mais je pense que ça ira…

- Non, pas exactement, mais je ne peux pas te le montrer ici…

- Ah, c'est illégal, d'accord j'ai compris… Laisses tomber, ça ne m'intéresse pas.

Je refermais doucement les yeux, me laissant de nouveau envahir par la douce chaleur.

- Non ce n'est pas illégal, c'est juste que je ne suis censé l'avoir, c'est tout.

- Tu l'as volé ? Dis-je les yeux toujours fermés.

- Peu importe, c'est pour la bonne cause, regarde il pourrait t'aider.

- Pourquoi tu m'aides, demandais-je, ce n'est pas ton genre …

- Qu'est ce que tu en sais ? Tu ne me connais presque pas, répondit-il sur un ton un peu sec.

- C'est vrai, excuse moi, mais j'ai un peu l'impression que tu me fais la charité.

- Je ne te demande rien en retour, assura-t-il, c'est juste un prêt.

- D'accord, j'accepte dans ce cas.

Il se leva et fis quelques pas en direction de l'escalier des dortoirs, puis se retourna.

- Bon, tu viens, demanda-t-il.

- Quoi ?

- Je ne peux pas te le donner ici, on monte.

- Mais c'est interdit, Sirius, m'exclamais-je.

- Oh, allez petite fille, ne me dis pas que tu ne l'as jamais fait, dit-il sur un ton un peu moqueur.

Il m'avait piquée au vif.

- Très bien, je monte, répondis-je d'un ton sec.

Je l'ai suivit jusque dans son dortoir, étrangement, j'ai pensé que certaines de mes camarades de classe feraient n'importe quoi pour y pénétrer. C'était un dortoir comme les autres, sauf que les elfes de maison avaient sûrement renoncé à nettoyer et ranger celui-ci. Des plumes, des parchemins chiffonnés, des encriers, un vieux chaudron percé encombraient le sol de la chambre.

- Tu peux t'asseoir, mon lit, c'est celui là, dit-il en faisant un geste vague de la main, la tête enfuie dans une grosse malle.

- Euh… Oui, pourquoi pas…

Je me suis assise sagement. Je le voyais de dos, toujours en train de farfouiller dans le gros coffre. Elles avaient raison, toute ces filles, il était beau. Voilà un adjectif qui décrivaient bien Sirius, beau.

- Est-ce que c'est vrai, demandais-je tout à coup.

- Est-ce que c'est vrai quoi ?

- Hé bien, il y a pas mal de filles qui se ventent d'être passée par ici, dans ton lit… Je me demandais si c'était vrai, dis-je un peu brusquement en tripotant mon écharpe et mon bonnet.

Il a tourné brusquement la tête vers moi, et j'ai cru un instant que je venais de le vexer mais il a fini par sourire.

- Pourquoi tu me poses cette question ?

- Hé bien, je ne sais pas moi, c'est juste une question… J'ai entendu dire cinq ou six trucs dans les dortoirs des filles mais je suis sûre que la moitié n'est pas vraie.

- Ah bon ? Et pourquoi des filles raconteraient des choses qui sont fausses, demanda-t-il.

- Pour se rendre intéressantes, répondis-je comme si la réponse était logique.

- Je ne sais pas ce que tu as entendu dire, mais tu as probablement raison, la moitié est certainement inexacte. Vous les filles, vous avez cette capacité fabuleuse d'extrapoler et de vous faire des films pas possibles… On est un peu agréable et gentil avec vous, on vous fait un compliment et tout de suite on vous drague et on veut vous mettre dans notre lit.

- Avoue quand même que tu es un charmeur, dis-je d'un ton léger.

- Ah bon ? Merci, c'est la deuxième fois que tu me fais un compliment aujourd'hui, fais attention je vais penser que tu me drague, dit-il espiègle.

- T'es bête, t'as compris ce que je voulais dire, répondis-je en riant.

Je m'installais un peu plus confortablement sur son lit, l'atmosphère commençait à se détendre et j'appréciais cette petite conversation avec lui.

- Je peux te dire un truc, demanda t-il en me tendant un gros bouquin poussiéreux.

- Ben, oui vas-y… Dis je en commençant à feuilleter le livre.

- On n'avait jamais réellement discuté ensemble mais je me rends compte que t'es beaucoup moi coincée que je ne le pensais, me lançât-il franchement.

- Ca veut dire quoi ? Que je passe de la catégorie de filles que tu ignores à la catégorie que tu dragues ?

- J'ai jamais classé les filles en deux catégories, s'indigna-t-il. Et puis toi aussi tu m'ignores royalement !

- Ah bon, c'est une des choses que j'ai entendu dire sur toi, c'est tout. Mais je ne t'ignore pas, je suis d'un naturel réservé c'est tout… J'ai besoin que les gens viennent vers moi.

- Hé bien moi aussi ! Avec les filles je ne sais jamais comment m'y prendre, répondit-il.

Ca m'a fait rire parce qu'il avait l'air sincère.

- Hé bien, on ne dirait pourtant pas, riais-je.

- Oh arrête ! Pour qui me prends tu, la moitié des choses qu'on raconte sur moi sur entièrement sont fausses!

- Oui, peut être, peu importe… Je ne vois pas ce qu'il a de spécial ce bouquin, dis-je pour changer de conversation.

Je lu le titre en caressant la couverture usée et poussiéreuse. Il devait bien avoir trente ans ce livre.

- Traité de métamorphose, murmurais-je, c'est plutôt banal…

- Attend, regarde…

Il vient s'asseoir à côté de moi et tapota doucement le livre posé sur mes genoux du bout de sa baguette.

- Revelilo ! Ouvre-le…

J'ouvris doucement le livre. Une petite écriture impeccablement fine et serrée qui m'étais familière couvrait la plus part des pages.

- Minerva Fulvie MacGonnagal, année scolaire 1951-1952, murmurais-je en découvrant la page de garde. Sirius ! C'est le bouquin de la prof, m'exclamais-je.

- Hé, oui, notre chère Minerva était un vrai petit génie de la métamorphose…

- Tu as volé un prof…

- Mais non ! Je lui ai emprunté, se défendit-il.

- C'est mal, Sirius ! C'est un objet personnel, essayais-je de le résonner.

- Mais non, si tu savais où je l'ai trouvé, tu ne dirais pas ça, elle ne s'en sert plus! Tu imagines bien qu'elle a dépassé ce stade depuis des années ! C'est une animagus !

- Je ne sais pas si je dois te croire, dis-je doucement.

- Bon si je te dis où je l'ai trouvé tu me croiras ?

- Dis toujours !

- Tu connais cette salle au septième étage près de la statue de Ludovic le Terrible, demanda-t-il.

- Non, il n'y a qu'un pan de mur vide à cet endroit, répondis-je.

- Oui c'est ce que tu vois, toi… Mais si tu passes trois fois devant ce pan du mur en pensant à quelque chose dont tu as absolument besoin, la salle sur demande apparaît.

- Ce n'est qu'une légende !

- Non, bien sûr que non ! Un jour on avait vraiment besoin de cacher quelque chose avec James… Et on a demandé à la salle sur demande de faire apparaître un endroit où cacher cette chose.

- C'était quoi, demandais-je, curieuse.

- Chut ! Ne m'interromps pas !

- Excuse moi.

- La salle a fait apparaître un immense grenier, ou toute sorte de choses sont rangées, des plus extraordinaires aux plus banales, enfuies là par des générations d'élèves. Après avoir caché notre bidule avec James …

- Tu ne me diras pas ce que c'est, essayais-je.

- Nan ! Sale gamine, dit-il en me mettant une petite tape sur la tête. Bon je disais, après avoir caché ce truc, tu me connais fouineur comme je suis, je n'ai pas pu m'empêcher de fouiller. Et je suis tombé sur ce bouquin par hasard. Quelqu'un l'avais caché là. C'est drôle, non ?

- Plutôt… Je voudrais bien visiter cette salle, j'irais peut-être y faire un tour…

- Tu ne pourras pas, la salle apparaît si tu en as vraiment besoin.

- Ca veut dire qu'elle ne se transforme pas en chambre à coucher où tu peux emmener tes conquêtes ?

- Ben, nan, tu imagines bien ! Sinon la moitié de Poudlard connaîtrait cette salle, dit-il en guise de boutade.

- Donc si je comprends bien, tu es entrain de m'avouer que la moitié de Poudlard est…

Il me lança un oreiller pour me faire taire.

- T'es lourde, je t'ai di que ce n'était pas vrai, s'exclama-t-il faussement outré.

- Excuse moi…

- Je plaisante, précisa-t-il. Essaye un sort du bouquin ! Suis ses instructions à elle et pas celles du bouquin, évidemment.

- Evidemment, suis-je bête, dis-je comme si il me prenait pour une débile.

- Essaye celui là par exemple, il est marrant, proposa-t-il.

- Je ne l'ai jamais réussi, m'exclamais-je.

- Justement essaye ! Avec le portemanteau !

- D'accord.

Je lu attentivement les instructions notées dans la mage, je fis le mouvement de baguette indiqué et je prononçais la formule en détachant les syllabes comme c'était écrit. Rien ne se passa.

- Tu vois, je suis trop nulle.

- Ne dis pas ça, réessaye !

Je me débarrassais enfin de mon manteau pour être plus à l'aise, je remontais mes manches et essayais une nouvelles fois. Mon sort vînt frapper le portemanteau qui se transforma en une myriade de petits oiseaux aux couleurs vives qui se mirent à piailler dans la chambre. Ils se posaient partout, sur les guéridons, les têtes de lit, les poutres de la chambre.

C'est le moment que Lupin, Potter et Petigrow choisirent pour pousser la porte du dortoir, trois petits oiseaux en profitèrent pour filler au dehors.

- Que se passe-t-il ici, demanda Potter tout en essayant de chasser un oiseau qui essayait de faire son nid dans la touffe désordonnée que formaient ses cheveux.

- Rien, Lucy vient d'essayer un sort du bouquin. Il est plutôt réussi, non, dit Sirius. Finite Incantatem !

Le portemanteau se matérialisa à sa place initiale.

- Désolée, dis-je gênée, je devrait pas être là, je vais y aller.

- T'inquiète, tu ne nous dérange pas, dit Petigrow en ouvrant un gros paquet de dragées surprises.

- T'en veux un ?

- Euh je ne sais pas, pourquoi pas, dis je en en prenant une de couleur rose et en la mettant en bouche. Rhubarbe, annonçais-je comme le voulait la tradition.

- Ah, ce sont mes préférés, s'exclama Lupin.

- Remus a des goût vraiment bizarre, commenta Potter.

- Hé, s'exclama ce dernier en lui envoyant un polochon dans la tête.

Je me sentais un peu mal à l'aise parmi eux. Je les connaissais à peine, on était dans la même classe depuis six ans mais on n'avait pas vraiment tissé de liens. J'avais plutôt envie de me sauver à toutes jambes.

- Bon je vais me coucher, annonça Petigrow en laçant le paquet de dragées surprises à Sirius toujours assis à côté de moi. Sirius l'attrapa au vol et le cala entre nous deux.

- Moi aussi, annonça Lupin en fermant les rideaux de son lit à baldaquin tout comme Petigrow. Bonne nuit les gars !

James agita sa baguette et les bougies qui flottaient dans les airs s'éteignirent, sauf trois ou quatre au dessus du lit de Sirius qui continuaient de nous éclairer.

- Je vais me coucher aussi, annonça Potter, j'ai entraînement demain, et toi aussi Sirius, alors ne traîne pas trop !

Il ferma aussi les rideaux pourpres de son lit.

- Je vais peut-être y aller, murmurais-je mal à l'aise.

- Attend, ce n'est pas parce que se sont des couche-tôt, qu'on doit en faire autant ! J'ai encore envie de faire quelques sorts.

- Bon, ok, mais ça ne va pas les déranger ?

- Ils dorment déjà et leurs lits son insonorisés tellement Peter ronfle !

J'ai cédé, on passé le reste de la soirée à transformer tous les objets qui nous passaient sous la main en riant comme des mômes et en avalant des dragées surprises de Berties Crochues. La Métamorphose ne m'avait jamais semblée aussi facile qu'avec ce bouquin et avec Sirius elle était très drôle.

Et puis sans savoir comment je me suis retrouvée allongée sur son lit à côté de lui, jetant des coup de baguette à droite à gauche en suivant les instructions du livre ou plutôt de MacGonnagal. Et tout à coup la fatigue m'a gagnée, je ne comprenais plus les plaisanteries de Sirius auxquelles je riais quand même. Mes paupières étaient lourdes si lourdes, la chaleur du corps de Sirius à côté de moi était réconfortante, et le matelas de son lit si confortable. Je me suis assoupie. Et je n'ai pas pu voir le sourire attendri de Sirius quand il a remonté la couverture sur moi.

Fin du chapitre 2

Réponse aux reviews :

A Juliette : Euh pourquoi Blair ? Lol ! Merci beaucoup pour ta review je suis super contente que ce chapitre t'ai plu et j'espère que celui-ci te plaira autant.

A Elayna Black : La suite, hé bien la voilà !!!

A Naomi : Oui bien sûr j'ai lu Orgueil et préjugés, j'adore Jane Austen, d'ailleurs j'ai hâte d'aller voir Reviens-Moi au ciné… Je prends patiente ! lol.

A Missloulou : Oui on peut dire que ce sont deux personnes différentes, Lucy est le narrateur ! Ca me paraissait logique mais apparemment pas mal de gens on eût du mal ! Désolé ! Contente que ça t'ait plu malgré ça !

Aux Maraudeusesetrebelles et à Syglira ; Merci pour vos reviews, ainsi qu'a vous toutes car c'est trèèèèès encourageant !