Note de l'auteur :
Le village appelé "Prän" dont je fais ici mention est totalement fictif. Toute ressemblance avec des évènements ou des personnes ayant réellement existé est absolument et définitivement involontaire. En même temps si c'était le cas j'aurais vraiment pas de bol. Bonne lecture !
-Seras?
-Oui Sir ?
-Sérieusement ?
-Hum... Zorin était vraiment un adversaire monstrueux, vous savez... Et elle était accompagnée d'une bonne centaine de goules..., bafouilla une Seras rougissante à une Integra bouche-bée.
Integra n'était pas seulement sidérée devant l'ampleur des dégâts causés au manoir. Elle était ulcérée. Le coût des réparations allait être colossal, sans compter le temps qu'elles allaient prendre. Et les corps à évacuer... Le sang à nettoyer. Il y avait du sang partout, le manoir entier baignait dans une infecte odeur de sang coagulé et séché, à soulever le cœur même du plus affamé des vampires. Les goules en elles-même était des créatures franchement répugnantes, mais si l'on ajoutait en plus à l'odeur de leurs corps en décomposition celle des cadavres de mercenaires qui commençaient à... C'était trop. C'était le manoir de sa famille, et le voir dans un tel état lui brisait le cœur. Dieu merci, son père n'était plus là pour voir ça.
-Il va nous falloir plusieurs équipes de nettoyage. Et un restaurateur. Messieurs ? Il serait préférable pour le royaume d'Angleterre de faire tout cela au plus vite. Une crise pourrait survenir à tout moment.
Derrière elle, le Lieutenant Général Walsh et Sir Irons soupirèrent. Les deux membres du Conseil des Douze, les seuls qui avaient pu se libérer pour une réunion avec Integra, avaient eu une semaine tuante. Le manoir Hellsing n'était pas la seule structure à remettre sur pied. La moitié de Londres avait été ravagée et Sir Irons n'avait pas dormi depuis deux jours. Il avait les traits tirés et les yeux cernés, au point que Seras lui avait plusieurs fois proposé un siège, tant il paraissait faible et sur le point de s'évanouir.
-Je suppose qu'il faudra également vous trouver un nouveau majordome... songea-t-il soudain d'un air las, voyant s'ajouter à une quantité déjà titanesque de travail une épreuve supplémentaire.
-Oh, ne vous en faites pas pour ça, Sir Irons, j'ai déjà pris mes dispositions et engagé quelqu'un. Il ne devrait plus tarder.
-Vous m'ôtez d'un poids, Sir Integra.
-Il faudra également trouver de nouveaux hommes... Général Walsh ?
-J'ai commencé à m'en occuper, Sir Integra. Dès que les locaux seront de nouveau en état d'être utilisés nous...
Seras s'éloigna en direction de la Bibliothèque du manoir. Leurs discussions administratives était passablement ennuyeuses et, après tout, ils n'avaient pas besoin d'elle pour le moment. Elle pouvait donc en profiter pour se dégourdir un peu les jambes... En évitant de marcher dans la chair en décomposition, évidemment. Malheureusement, même si des cadavres ne jonchaient pas le sol dans tout le bâtiment, l'air empestait de partout. L'odeur des cadavres en putréfaction est incroyablement envahissante. Arracher le toit du manoir pour aérer serait probablement plus efficace que d'ouvrir les fenêtres pendant deux jours. Seras esquiva volontairement les zones sinistrées, ne tenant pas particulièrement à repasser dans le couloir où Pip Bernadotte avait trouvé la mort. Elle se dirigea donc vers l'aile Nord, où l'odeur des cadavres était moins forte, et après avoir passé un nombre incalculable de pièces dont l'utilité lui paraissait un peu aléatoire (deux salles de réunions et une salle où Integra s'entraînait occasionnellement à l'épée), elle arriva devant une pièce dont elle avait seulement entendu parler. La Bibliothèque.
Seras avait relativement peu fréquenté la Bibliothèque du manoir Hellsing, ces derniers mois ayant été essentiellement occupés par des missions pour contrer Hellsing et des séances d'entraînement au tir et au combat rapproché. Quand elle ne reprenait pas son souffle ou soignait ses blessures, elle dormait dans son cercueil pour récupérer. Elle se rendit compte que finalement, elle connaissait mal le manoir. Elle dormait au sous-sol et en sortait peu, puisque la lumière du jour lui avait été jusque là interdite. Pour la première fois depuis longtemps, Seras avait un peu de temps libre, loin de la surveillance d'Integra, Walter ou Alucard. Ô joie.
La double porte donnant sur la Bibliothèque, taillée dans un bois très sombre et luisant, était parfaitement intacte. Aucune éclaboussure n'était venue les souiller, aucun tir n'avait arraché le moindre bas-relief végétal qui en faisait le tour. Au centre de chaque porte, un grand oiseau aux ailes déployées, apparemment une chouette, tenant dans ses serres des épées. Seras se demanda un instant si elle n'avait pas sous les yeux les armoiries de la famille Hellsing : toutes les familles nobles en possédaient. Quelles étaient celles de la famille Hellsing, déjà ? À bien y réfléchir Seras ne se souvenait pas d'avoir vu le moindre blason où que ce soit. Quoiqu'il en soit, la Bibliothèque était intacte, et ouverte. Lorsque la jeune vampire tourna la poignée, la lourde porte s'ouvrit lentement, sans un grincement. Les gonds avaient dû être huilés récemment... Seras jeta un œil dans la pièce encore inconnue et resta pantoise.
-Est-ce que vous êtes tout à fait sûre de ce nouveau majordome ? demanda Sir Irons tandis qu'ils sortaient tout les trois du manoir. Le Général Walsh en profita pour allumer une cigarette.
À l'extérieur, il faisait un temps magnifique. C'était un beau printemps, tiède et lumineux. La saison rêvée pour faire le nettoyage et opérer de grands changements dans le manoir.
-Sûre et certaine, répondit Integra en allumant un cigare. Il m'a été adressé par le fils de feu Sir Penwood, et je l'ai rencontré personnellement pour m'assurer de ses compétences. Il sort tout juste de la British Butler Institute. Ah, le voilà... Exactement dans les temps.
Une voiture noire remontait doucement l'allée, Sir Irons la reconnu comme étant celle de Sir Penwood. Le véhicule s'arrêta non loin d'eux et un homme descendit du siège passager.
Il ne devait pas avoir plus de trente ans, peut être même moins. Il était plutôt petit, mince, ses cheveux étaient blonds et coupés courts, ses yeux verts, et il avait trois petit grains de beauté formant un triangle sur le cou, en dessous de l'oreille droite. Il dégageait exactement l'aura de sobriété et de professionnalisme qu'on était en droit d'attendre d'un majordome et qui, semblait-il, était la marque de la profession. Il était entièrement vêtu de noir, hormis une chemise blanche. À peine sortit, il se dirigea vers Integra et s'inclina légèrement devant elle.
-Ah, Geralt, vous êtes parfaitement à l'heure, dit Integra avec un sourire. Je vois que Lady Penwood a bien voulu vous prêter son chauffeur.
-Mon père estimait que c'était beaucoup trop pour un simple majordome, mais Lady Penwood a insisté, répondit Geralt avec un sourire gêné.
-Oui, j'imagine qu'elle vous est extrêmement reconnaissante pour ce que vous avez fait pour leur famille ces dernières semaines. Sortez donc vos affaires de la voiture, Léona va les porter dans votre chambre et je vais vous montrer le manoir, autant vous mettre dans le bain tout de suite...
La Léona en question venait d'arriver au petit trot. C'était une femme de petite taille, rondelette mais très dynamique, aux cheveux d'un roux éclatant et au visage parsemé de taches de rousseur. Sir Irons et le Général la connaissaient de vue seulement, et on la voyait rarement, tout comme on voyait rarement les domestiques d'Hellsing. Depuis la disparition de Walter, elle était en charge de toute la domesticité au manoir : les petites mains qui œuvraient dans l'ombre, qu'on ne voyait que rarement et qui s'assuraient du ménage, du rangement et de la cuisine, de l'approvisionnement en poches de sang pour les vampires... Le personnel d'Hellsing s'était considérablement réduit au fil du temps, mais il restait encore une vingtaine de personnes, en comptant le majordome.
-Sir Integra, fit Sir Irons en regardant Léona s'éloigner rapidement en transportant à elle seule les quatre valises de Geralt, je n'ai jamais bien compris pourquoi vous prenez la peine de choisir vous-même vos domestiques... Je pensais que l'organisation Hellsing vous prenait déjà beaucoup de temps.
-Oh, mais la domesticité du manoir est très importante, mon cher... Nous sommes au QG de Hellsing, voyez-vous.
Elle tira une bouffée de son cigare en fixant le ciel d'un air innocent.
-Tout les domestiques de Hellsing pratiquent un sport de combat et sont entraînés au corps à corps. Vous n'avez jamais vu Léona se servir d'un hachoir, je crois. C'est un spectacle qu'on n'oublie pas facilement, et pour ce qui est d'être intimidante, elle concurrencerait presque Alucard dans ses mauvais jours. Sur ce, messieurs, je vais vous laisser, j'ai à faire...
Le Général Wlash et Sir Irons saluèrent respectueusement Sir Integra qui se dirigeait vers le Manoir, suivie de près par son nouveau majordome.
-Je suppose que votre père vous a déjà mis au courant pour notre organisation, dit Integra lorsqu'il passèrent les portes d'entrée.
-J'ai été mis au courant très rapidement par lui et Sir Penwood... je veux dire, le fils de feu Sir Penwood.
-Bien. Si je vous ai choisi, Geralt, c'est non seulement parce que votre père m'a assuré de vos compétences, mais aussi parce que je sais que vous ferez, si besoin était, un très bon garde du corps, et que vous avez le cœur bien accroché. Ce n'est pas inscrit sur votre contrat de travail, mais défendre Hellsing sera à l'occasion l'une de vos taches. Vous sentez-vous les épaules pour ça ?
-Tout à fait.
-Bonne réponse.
-Si je puis me permettre, Sir Integra... M'auriez vous renvoyé, si j'avais dit non ?
-Non. Je vous aurais plaint. Puis je vous aurais confié à Seras et Alucard pour qu'ils vous entraînent. Puis je vous aurais plaint plus encore. Oh, à propos, je suis désolée de l'état dans lequel se trouve le manoir le jour de votre arrivée, nous avons essuyé une attaque et les équipes de nettoyage ne viendront que demain.
Montrer la totalité du Manoir à Geralt pris beaucoup du temps à Integra. Le bâtiment était vaste, s'étendait sur quatre étages, et possédait quatre parties différentes. Cependant cette « promenade »durait juste le temps qu'il fallait pour expliquer à Geralt ce que c'était que de vivre à Hellsing, dans les moindres détails.
-Nous voici à la Bibliothèque... Qui a été épargnée par le carnage, dieu merci. Il y a là dedans toute la documentation d'Hellsing sur de nombreux domaines, notamment l'occulte et les créatures surnaturelles. Une partie a été écrite par mon père et mon grand-père eux-même. La plupart des livres ici sont extrêmement précieux. Ah, Seras... Peux-tu descendre de là, s'il te plaît ?
La Bibliothèque méritait bien sa majuscule : elle était gigantesque et prenait deux étages de l'aile Nord. Les murs étaient couverts d'étagères croulantes de livres anciens ou neufs. Quelques fenêtres apportaient un peu de lumière à ce temple du savoir. De grandes échelles permettaient d'accéder aux plus hauts étages. Sur leur droite, tout près du plafond et voletant à une dizaine de mètres au dessus du sol grâce à ce qui semblait être de grandes ailes d'ombre, une jeune fille blonde à l'air un peu confus les fixait, un livre à la main.
-Oh... heu, oui Sir !
Seras remis l'ouvrage à sa place et redescendit sur terre, se mettant presque au garde-à-vous devant Sir Integra. Elle avait l'air un peu gênée.
-Je vois que tu as trouvé la Bibliothèque d'Hellsing, fit Integra avec un léger sourire. Quel livre étais-tu en train de lire ?
Seras remarqua qu'elle avait prit soin d'éteindre son cigare avant d'entrer dans la Bibliothèque.
-Je cherchais les armoiries de votre famille... Simple curiosité... Je n'aurais pas dû ? demanda-t-elle, un peu gênée en voyant l'air surpris d'Integra.
-Oh non, ne t'en fais pas. Mais c'est une question qu'on me pose rarement. C'est une chouette. Noire sur fond blanc, tenant dans ses griffes deux épées. Quelque chose comme ça... Mon père aimait la discrétion, il est très peu représenté, dans le manoir. Je compte sur toi pour prendre soin des livres que tu lis, ils sont tous très précieux... Et je te présente Geralt, le nouveau majordome. Geralt, voici Seras. C'est une vampire et, oui, elle boit du sang et dors dans un cercueil. Maintenant que les présentations sont faites, ajouta Integra alors que Seras et Geralt échangeaient un sourire amical, j'aimerais que tu vienne avec moi dans mon bureau, je vais avoir besoin de toi.
Tandis que la machine Hellsing se remettait en marche, une petite bourgade isolée du sud de la Biélorussie s'apprêtait à devenir le théâtre d'événements étranges et inquiétants, plus étranges et inquiétants encore que tout ce qu'elle a vécu jusqu'ici. Là aussi, le printemps avait déployé toute sa magnificence : les près étaient en fleur, l'air était plutôt doux. Les arbres étaient couvert d'un feuillage neuf d'un vert encore tendre, un cerf frottait ses bois contre un chêne pour en ôter le velours. Le petit village de Prän compte à peu près deux cent habitants. C'est un village reculé, très ancien, tout proche d'une grande forêt. Un village pittoresque, facilement accessible à près de cinquante kilomètres d'une ville nettement plus grande : Pinsk. Une destination rêvée pour des vacances au calme et en pleine nature.
Depuis le sous-bois, une silhouette encapuchonnée observe les petites maisons de pierre agglutinées autour de l'église, au sommet d'une petite colline. De l'autre côté de la forêt, le soleil se couche. La cape noire de l'observateur lui permet d'être presque invisible. Seule une grande étoile rouge, un œil en son centre et située dans son dos, le trahis. Il attend. Il sait qu'un peu partout dans les bois, ses acolytes attendent, comme lui, le signal.
Dans le village où se trouvait tout de même une petite auberge, un homme seul était installé dans l'une des modestes chambres du premier étage. Assis à une petite table près de la fenêtre, il observait la rue et le paysage alentour. Cet homme a beaucoup d'importance et pourtant il se manifestera à peine dans les événements qui suivront. Tout au plus ne fera-t-il que regarder de loin. Quelle dommage,songe-t-il en caressant du doigt un petit livre blanc posé sur la table, un si joli village. De si charmants habitants. Les passants étaient rares dans la rue en contrebas, et se faisaient de plus en plus rares à mesure que les ténèbres s'installaient. Il pouvait voir l'inquiétude sur leurs visages. Les mères tenaient la main de leurs enfants avec fermeté. Quelques semaines plus tôt, on voyait des enfants jouer dans la rue jusqu'au crépuscule. C'était un si petit village : tout le monde se connaissait. On ne pouvait soupçonner son voisin, n'est-ce pas ?
Le premier enfant à avoir disparu avait sept ans. C'était un petit garçon appelé Mickaël. Vers seize heures, un dimanche de février, il était sortit de la maison pour aller jouer au fond du jardin et n'était jamais rentré. Et puis, deux jours plus tard, ce fut une petite fille appelée Charleen, âgée de six ans, qui s'était rendue dans le poulailler de ses parents pour aller chercher les œufs. Comme Mickaël, elle n'était pas rentrée. La police avait interrogé des dizaines de témoins. On soupçonnait pour le moment que les enfants avaient été attirés par quelque chose ou quelqu'un, puis enlevés. Toutes les personnes valides du village avaient participé aux battues. Comble de l'horreur et de l'ironie : un troisième enfant, âgé de quatre ans, fut enlevé directement à son domicile, arraché à son lit, durant les battues. En l'espace d'un mois, six enfants entre quatre et huit ans avaient disparus. Parallèlement, des rumeurs concernant une créature étrange qui rôdait dans les bois commencèrent à courir.
Le 5 mars, le chien de la famille Mizenov se mit à hurler à la mort en se jetant contre la porte d'entrée. La fille des Mizenov, Laurie, alla lui ouvrir et aperçut, à une dizaine de mètres de l'entrée et juste en bordure d'une zone éclairée par un lampadaire, une créature anormale qui l'impressionna vivement. Interrogée par ses parents, elle parla d'un « énorme chat noir aux long cou et à la bouche large et pleine de dents pointues. Comme une bouche de requin. » Des témoignages attestant de l'apparition d'une telle créature se multiplièrent, non seulement à Prän mais aussi, dans une moindre mesure, dans les villages environnants.
Plusieurs fois durant les deux mois ou le kidnappeur sévit à Prän, la terre trembla. Des secousses légères, à peines perceptibles. Quelques personnes remarquèrent que le puit sur la place du village s'était vidé de son eau.
Le maire de Prän dû faire face à une petite émeute lorsque, deux mois après la disparition de Mickaël, et faute d'éléments ou de pistes, la police abandonnait les recherches. La colère grondait. Un jour plus tard, un nouvel enfant disparaissait : Camelia, âgé d'à peine trois ans. Mais cette fois le ravisseur laissa derrière lui un indice qui le trahit.
Paxton Roudine, installé depuis une dizaine d'années à Prän, militaire retraité et passablement misanthrope, possédait un husky albinos. La bête, que son maître avait baptisé Heliwr, avait beaucoup de succès auprès des enfants, à qui il rappelait un peu un loup blanc. Roudine en lui même n'était pas particulièrement aimé. C'était un solitaire hargneux, peu loquace et qui pratiquait la chasse comme un forcené. Malgré ses airs bourrus et son penchant pour le massacre du gibier, ce n'était pas un mauvais homme, en tout cas pas plus mauvais qu'un autre. Lors de la battue organisée pour retrouver la dernière victime en date, on retrouva, près de l'endroit où Camelia avait été vue pour la dernière fois, une touffe de poils blancs, accrochés dans un buisson de ronces. C'était à l'extrême sud du village, loin des sentiers de promenade habituels de Roudine.
On était au mois d'avril, le feu couvait depuis deux mois. La peur, la colère et la souffrance étaient dans tout les cœurs. Deux nuits plus tard, Roudine avait disparu. On signala sa disparition à la police, qui ne trouva rien. Son chien ne fut pas retrouvé non plus.
Les disparitions cessèrent, et les villageois purent respirer en paix. Pourtant la peur semblait s'être installée définitivement. Les apparitions de l'étrange créature se firent moins nombreuses, et on assimila ces rumeurs à de l'hystérie collective.
Dans sa petite chambre au premier étage, l'homme sourit.
