Chapitre 2

Je suis heureuse de voir que le premier chapitre vous a plu.

Pour celles qui ont remarqué l'utilisation des noms des personnages de Gossip Girl, c'est juste pour nommer certains personnages et forcément ceux-là étaient évidents, vu le cadre.

Je vous remercie pour vos commentaires, vos mis en favoris et pour avoir prit le temps de lire ce premier chapitre. Je vous embrasse fort.


Felicity était encore dans la cour, à l'ombre d'un arbre et observait les élèves se diriger vers les clubs et associations. Elle se leva, épousseta sa jupe et ramassa son sac. Elle prit la direction du premier étage du bâtiment. Les élèves étaient rassemblés en petits groupes et discutaient avec plaisir et enthousiasme. Elle avança dans le couloir, certains clubs avaient préparés des tables, d'autres occupaient les salles et ils exposaient chacun leurs projets passés et appelaient les élèves pour faire la promotion de leurs activités. Elle entra dans la première salle où se tenait le club de théâtre, un des élève était costumé en Hamlet alors que deux de ses camarades s'occupaient de la liste d'inscription. Celui costumé s'approcha d'elle et se présenta. Il s'appelait Nate, il était dans l'autre classe Junior et il lui vanta l'intérêt de jouer la comédie. Elle l'écouta tout en observant les autres et la file d'attente devant le bureau. Il lui expliqua qu'ils allaient organiser des auditions et qu'elle était la bienvenue si elle le souhaitait. Felicity lui sourit et déclina son invitation, elle s'éloigna et sortit pour voir les autres stands. Le théâtre n'était absolument pas ce qui lui fallait, bien sûr sa mère lui dirait que ça lui permettrait d'être moins introvertie et de faire face à ses peurs, mais comment pourrait-elle consciemment se jeter dans la fosse et se mettre en avant sur une scène face à toute l'école, c'était impensable.

Elle avança en regardant ce qui se présentait, les clubs de sports avaient préparés des affiches qui indiquaient de venir se renseigner directement dans le gymnase ou le dojo pour les sports de combat. Felicity continuait d'être surprise et impressionnée par tout ce qui était proposé aux élèves. Elle vit ensuite, les clubs artistiques qui étaient partagés entre arts plastiques, chant, vidéo et ceux plus communautaires qui proposaient de s'intéresser à l'éco-responsabilité ou de participer à la gestion de la radio de l'école. Il y en avait vraiment pour tous les gouts. Elle continuait de déambuler dans le couloir en passant la tête dans les différentes salles. Elle arriva à la dernière salle où les élèves se faisaient moins nombreux et elle comprit immédiatement la raison. Il s'agissait des clubs plus intellectuels, du genre échecs, sciences et plus loin un jeune homme était installé seul à une table. Elle s'approcha un peu plus et quand il la remarqua, il lui offrit un grand sourire et se leva.

Le jeune homme brun aux cheveux courts était avenant et chaleureux. Il se présenta, Barry Allen, président du club de criminologie. Felicity qui souriait perdit quelque peu son sourire et fronça les sourcils.

- « Un club de criminologie », répéta-t-elle perplexe.

- « Oui. Je m'intéresse à tous les aspects scientifiques qui permettent de trouver des indices et de comprendre ce qui a pu se passer sur les lieux de délits.

- Et tu fais ça comment ?

- Hé bien en réalité, je lis beaucoup de rapports d'affaires que je peux trouver sur internet. Et je cours après l'inspecteur Lance.

- Un inspecteur ?

- Oui, c'est le père de Laurel et Sara… les pompom girls… », précisa-t-il en voyant l'air interrogatif de la blonde. « Tu es nouvelle ? »

Felicity hocha la tête par l'affirmative et Barry reprit.

- « Ah je comprends ! Tu es en quelle année ?

- Junior.

- Tu es dans la classe J2 alors, moi je suis en J1. Tu connais Oliver Queen ?

- Oui, un footballeur…

- Le capitaine. Laurel est sa petite-amie. Tu vois on est dans les grands stéréotypes.»

Felicity retrouva son sourire à la réflexion identique à celle qu'elle avait eu le matin même.

- «Tu les connais ?»

Felicity avait du mal à comprendre le comportement qu'Oliver lui avait témoigné, elle tombait sur quelqu'un qui connaissait l'école et qui était sympathique du coup, elle en profita pour avoir quelques informations.

- « Je connais principalement leur réputation comme tous ceux qui appartiennent au commun des mortels ». Barry leva les yeux théâtralement et reprit. « Deux grandes familles Queen et Merlyn, les fils ainés sont amis, Oliver et Tommy. »

Felicity hocha la tête pour lui indiquer qu'elle les connaissait.

- « Oliver sort avec Laurel Lance qui est donc la fille de l'inspecteur. Ce n'est pas une méchante fille mais elle joue un peu un rôle.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Elle a réussi à mettre le grappin sur Oliver Queen, elle est entrée dans un autre cercle d'amis et elle est pompom girl. Elle a le comportement qui répond à sa position sociale et elle se considère depuis comme au-dessus du lot. Sa sœur Sara n'a pas du tout le même comportement. Elle est pompom girl comme elle mais elle appartient aussi au club d'arts plastiques. Ça a l'air d'être une fille gentille. Tu as déjà eu à faire à leur petit groupe ?

- Non pas vraiment. »

Felicity sourit alors que Barry riait face au soulagement qu'elle manifestait. Il se calma et jeta un regard derrière Felicity, celle-ci se retourna et vit le brun de sa classe qui avait attaqué Oliver, arriver dans leur direction. Ce qui la frappa, c'était l'air arrogant qu'il arborait et qu'elle avait déjà noté quand il s'était adressé à Oliver. Elle pensait que c'était dû à une vieille rivalité qui les opposait mais en le voyant approcher, elle en déduisit que c'était le trait principal de son caractère.

- « Eh, tu ne devrais pas traîner avec ce genre de gars », lui lança-t-il en ignorant Barry.

Celui-ci ne répondit pas et perdit quelque peu son sourire.

- « Si tu cherches une activité, je peux te proposer le tour des clubs avec moi », en se plaçant entre elle et Barry. « Et finir dans mon lit pour me remercier. », en se penchant en avant et en faisant glisser le bout de ses doigts entre les mèches de ses cheveux qui reposaient sur son épaule.

Elle fut ahurie par sa phrase, il se prenait pour qui ? Elle fit un pas en arrière, une légère grimace déformant ses traits. Barry toujours en arrière ne bougeait pas. Chuck laissa son regard glisser sur son corps avec un sourire en coin. Son regard visqueux lui fit froid dans le dos, elle avait la sensation qu'il la déshabillait sans même la toucher.

- « Je préfère ce genre de gars à ceux qui se croient tout permis », en se redressant pour ne pas se laisser intimider. Felicity n'était pas quelqu'un de sûr d'elle mais elle ne se laissait pas marcher dessus pour autant.

Il pencha la tête sur le côté et son sourire s'agrandit en devenant plus carnassier. Felicity réprima un frisson qui lui remonta le long de l'échine et garda son regard fixé sur lui. Ne pas lui montrer qu'il l'impressionnait. Chuck se rapprocha d'elle d'un pas et se baissa pour lui parler à l'oreille.

- « Tu ne sais pas ce que tu viens de faire », en murmurant. Puis il se redressa et la dépassa pour s'éloigner en adressant un dernier mot à Barry. « N'espère pas trop avoir de nouveaux adhérents Allen. Ils tiennent à leur réputation. », en s'éloignant d'un pas décontracté.

Felicity reposa son regard sur Barry, un air encore choqué sur le visage.

- « C'est qui celui-là? »

Barry ne réussit pas à retenir le fou rire qui le gagna.

- « Tu ne sais pas ce que tu viens de faire », en imitant le ton de Chuck.

- « Je viens de remettre un con à sa place et j'en suis plutôt fière. »

Felicity s'approcha de la table sur laquelle Barry était maintenant assis. Elle retourna la feuille d'inscription et nota son nom et son adresse mail. Elle se retourna vers Barry avec un air malicieux.

- « Ça ne marche pas à chaque fois.

- De quoi ?

- De me dire de ne pas faire quelque chose pour que je le fasse.

- Je m'en souviendrai », répondit-il en riant.

Felicity lui posa encore quelques questions sur l'école et Barry lui expliqua que la bibliothèque occupait un bâtiment à part, tout ce dont ils avaient besoin était sur les lieux, même un bassin olympique qui servaient aux entraînements de l'équipe de natation. Elle était prête à croire ce qu'il lui disait pour la bibliothèque et elle en était même très heureuse par contre la piscine ce n'était pas possible. Elle se mit à rire à moitié dubitative. Il leva la main droite et solennellement lui expliqua qu'elle était derrière le gymnase et que c'était pour cette raison qu'elle ne l'avait pas encore vu. Barry lui souhaita la bienvenue dans le club de criminologie et ils se séparèrent alors qu'il n'y avait encore que le nom de Felicity sur la liste d'inscription.

Elle traversa une dernière fois le lycée pour la journée et se dirigea vers la sortie. Elle croisa quelques collégiens qui étaient arrivés à leur tour et revenaient du gymnase où ils avaient droit au discours d'accueil du directeur. Elle sortit de l'établissement et retrouva le bruit de la circulation. De l'autre côté de la rue, il y avait des bars et quelques magasins couraient sur la droite et la gauche. Elle remonta la rue tranquillement en direction du métro en pensant au fait que finalement la journée n'avait pas été si mauvaise. Bien sûr elle avait croisé quelques spécimens qui l'avaient laissée perplexe mais elle préférait retenir les bons côtés. Ceux-ci étaient déjà nombreux, un lycée qui permettait d'avoir de nombreuses activités, des professeurs impliqués auprès de leurs élèves et des camarades de classes sympathiques et accueillant. Elle avait eu un très bon contact avec Barry, en ce qui concernait Tommy, elle était encore un peu sur ses gardes.

Tommy Merlyn comme lui avait expliqué Barry était issu d'une des grandes familles de Starling City tout comme Oliver Queen. Ils étaient amis depuis l'enfance et où Tommy s'était montré souriant et accueillant, Oliver ne lui avait témoigné que de la condescendance et des regards acerbes. S'ils s'entendaient si bien que ça, c'était étonnant qu'ils se conduisent de façon si différente. Finalement le seul point négatif, et incompréhensible, de sa journée s'appelait Oliver Queen, elle sourit s'il n'y avait que ça son année allait être une vraie partie de plaisir. Ils étaient dans la même classe mais ils n'étaient pas obligés de se parler. Il y avait quelques élèves qui entraient chez eux, la plupart semblaient avoir leur voiture ou un chauffeur attitré.

Elle marcha un moment, passant des grands immeubles à des petites boutiques bohèmes. Elle prit le temps d'observer l'environnement et découvrait sa nouvelle ville. L'ambiance dans la rue n'était plus la même, dans ce quartier les gens avaient l'air moins pressés et stressés. Le lycée n'était pas dans le quartier des affaires mais elle n'avait croisé que des gens distingués et pour ceux qui avaient un aspect plus décontracté leur milieu social était assez flagrant au vu de leurs occupations. Elle préférait ce quartier où se croisait des vendeurs ambulants, quelques touristes égarés et entra dans un petit café. La clochette de la porte tinta et le bruit de la circulation fut remplacée par celui des conversations des différentes tables. Elle n'eut pas le temps de s'approcher du comptoir que deux bras l'enserrèrent par derrière et sursauta.

- « Mon bébé. »

Felicity leva les yeux au ciel.

- « Maman », en soupirant suffisamment fort pour lui faire comprendre son mécontentement.

Sa mère, Donna Smoak, se retrouva devant elle en un clin d'œil, un sourire immense posé sur les lèvres et un regard toujours pétillant. Elle était gai et vivante, avait un contact facile avec les autres et aimait montrer ses atouts. Elle se mordit la langue en remarquant que la jupe que portait sa mère était encore plus courte que son tablier et que son tee-shirt moulant avait un décolleté plongeant. Ses longs cheveux blonds tombaient en cascade sur ses épaules et son comportement extraverti attirait les regards en plus du reste. Elle n'avait pas envie de se fâcher avec elle le premier jour des cours mais elles semblaient être les exacts opposés. Elle était aussi ouverte que Felicity était renfermée, aussi charmeuse qu'elle était gauche.

Sa mère prit sa tête entre ses mains et déposa un baiser sur son front. Elles faisaient la même taille et cela seulement dû au fait qu'elle était perché sur des talons compensés. Felicity aimait porter des talons, mais pour l'instant c'était hors de question avec son uniforme. Donna l'attrapa par la main et la tira jusqu'au comptoir pour la faire assoir.

- « Je veux tout savoir en détail », en s'installant à côté d'elle.

Felicity regarda autour d'elles.

- « Tu ne devrais pas plutôt travailler ?

- Non, tout le monde est servi. Vas-y je t'écoute. Si on a besoin de moi on me fera signe. N'est-ce pas ? », en s'adressant à l'homme que Felicity remarqua en suivant le regard de sa mère. Celui-ci, assis dans un coin, hocha la tête sans lever le nez de son journal.

Sa mère avait eu de la chance de trouver un petit travail aussi rapidement. Elle était serveuse à Las Vegas et elle avait écumé tous les bars des casinos de la ville. A Starling City, ça risquait d'être plus compliqué, en plus si elle travaillait dans des cafés où les clients ne semblaient pas affluer. Elle reposa son regard sur elle en sentant sa main se resserrer sur la sienne. Elle attendait impatiemment le récit de sa première journée. Felicity se retourna pour s'installer face au comptoir.

- « Il y a tout ce qu'il faut pour travailler, des salles bien équipées, une bibliothèque et des professeurs concernés. Il y a un gymnase, un stade et une piscine.

- Vraiment ! », en écarquillant les yeux. Et Felicity hocha la tête en souriant.

- « Il y a tout un tas de clubs auxquels on peut participer gratuitement et… », elle allait lui parler du parc quand sa mère l'interrompit.

- « Et les garçons ? » Elle n'eut pas le temps de lui dire que ce n'était pas sa priorité qu'elle était déjà noyée sous un flot de questions. « Il y en a des mignons ? Tu as discuté avec certains d'entre eux ? Je suis sure que tu pourrais trouver un bon partie. »

Felicity sentait une tension naitre au cœur de son ventre et cette fois elle ne se retint pas.

- « C'est pas croyable, je te parle de mes études et toi tu ne parles que des garçons que j'ai pu croiser et qui auraient assez d'argent pour m'entretenir.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire… » mais Donna n'eut pas le temps de préciser sa pensée.

- « En tout cas s'ils sont tous aussi arrogants que ceux de ma classe, tu ne risques pas de les voir chez nous. »

Ce qu'elle venait de dire n'était pas totalement vrai, elle avait rencontré Tommy, qui semblait être sympathique mais vu ses relations elle ne comptait pas sur le fait qu'ils deviennent amis. Il restait Barry, lui en revanche était un gentil garçon et elle comptait sur leur activité commune pour devenir son amie.

Elle vit sa mère pencher sa tête sur le côté les yeux peinés et ceci l'énerva encore un peu plus. Elles n'avaient pas le même caractère mais ce n'était pas pour ça qu'elle devait la regarder comme une cause perdue ou son pauvre petit poussin comme elle l'appelait. Elle aussi aimerait avoir un contact plus facile avec les autres, être moins inhibée par le regard que les autres posaient sur elle et se sentir peut-être comme tout le monde, ne pas être mise à l'écart à cause de son âge ou de sa façon de raisonner. Elle se retrouvait finalement isolée des deux côtés.

- « Je suis là pour mes études, ça passe avant tout le reste. Tu devrais le savoir, on a déménagé pour ça.

- Je sais mais tu peux profiter de tes années de lycée aussi. Moi j'ai… »

Elle allait encore lui servir le refrain du « je t'ai eu à l'adolescence et ça a gâché ma jeunesse » et préféra couper court à la conversation en se levant.

- « Je rentre, je dois vider mes cartons et ranger mes affaires. »

Sa mère tenta de la retenir en s'excusant mais Felicity sorti du petit café sans regarder en arrière. Elle inspira profondément une fois dans la rue pour retrouver son calme. Sa mère faisait ce qu'il fallait pour elle, elle en était consciente mais par moment elle ne la supportait pas. Elle était volubile et superficielle, le seul intérêt qu'elle semblait avoir dans la vie c'était les hommes et le bon temps qu'elle pouvait trouver avec eux, pourtant son histoire avec son père aurait dû lui servir de leçon et aurait dû lui mettre un peu de plomb dans la tête. Ce qui l'énervait aussi c'était qu'elle avait l'impression d'être l'adulte, c'était normal qu'elle aide à faire les courses, la cuisine, le ménage mais elle aurait préférait que sa mère se sente un peu plus concerné par son futur et ses capacités que par les garçons qu'elle pouvait rencontrer.

Elle souffla, elle devrait être moins dure parfois avec elle, elle avait tout de même abandonné sa vie pour l'accompagner et lui permettre de faire ses études. Elle remonta la rue et descendit dans le couloir souterrain et entra dans une rame de métro. Quand elle sorti du sous-terrain, l'environnement avait changé. Les immeubles de haut standing et les petits commerces laissaient place à de petites maisons. Quelques touches de végétation venaient compléter ce tableau et compenser le côté vieillot des bâtiments.

Elle entra dans la petite maison blanche d'un étage et laissa tomber son sac sur le canapé dans le salon. Elle traversa la pièce et se dirigea dans la cuisine, ouvrit le frigo et sorti une bouteille de jus de fruits. Elle ouvrit le placard en hauteur et attrapa un verre qu'elle posa sur le plan de travail pour se servir. Elle avait retrouvé son calme grâce au voyage qui lui avait permis de penser à autre chose. Elle se retourna, s'appuya contre le rebord et observa leur nouveau chez elles en buvant.

La maison bien que petite était bien organisée. L'entrée donnait sur le salon, équipé d'un canapé, deux fauteuils et une télévision dans un coin. Dans le prolongement de la pièce, la cuisine occupée par une petite table en son centre. Sa mère avait trouvé cette maison assez facilement, elle avait résilié leur bail et loué celle-ci sur photo. Felicity avait eu peur de trouver un taudis et elle avait finalement était soulagé en découvrant les lieux. Elle traversa le rez-de-chaussée en sens inverse attrapa son sac et monta les marches pour atteindre le premier étage.

Le couloir donnait accès à la chambre de sa mère à gauche, la salle de bain à droite et au bout du couloir sa chambre. Elle poussa la porte et se senti accablée par le travail qui lui restait à faire. Une pile de cartons encore fermés trônait dans un coin et des affaires éparpillées encombraient le reste de l'espace. Elle retira sans attendre son costume et enfila un jean et petit haut coloré. Une fois débarrassée de ses vêtements aux couleurs infâmes, elle se laissa tomber sur le lit et alluma son portable pour faire une recherche.

Elle s'installa confortablement contre la tête de lit, l'ordinateur sur les jambes et ouvrit le navigateur de recherche. Elle avait entendu parler d'Oliver Queen pratiquement toute la journée et sa curiosité avait été piquée au vif. La page s'afficha et son opinion fût confirmée. Les titres des articles et les photos mettaient en évidence la vie débauchée qu'il menait. D'après ce qu'elle lisait, il avait été arrêté plusieurs fois pour état d'ivresse sur la voie publique et pour agression contre des journalistes. Les arrestations s'étaient terminées par des libérations grâce à son père qui avait payé les contraventions. Elle en avait la confirmation, c'était un gosse de riche protégé par le nom de sa famille. Et Tommy avait l'air de se retrouver souvent dans la même situation.

Elle souleva les sourcils, leurs vies n'avaient rien à voir avec la sienne et elle sentit une déception en pensant au brun. Elle n'avait dû susciter de l'intérêt uniquement parce qu'elle était nouvelle mais quand Oliver lui parlerait d'elle, il s'éloignerait surement. L'attrait de la nouveauté s'estomperait bien vite. Elle ferma l'ordinateur en fermant les yeux un instant. De toute façon, elle était là pour la qualité de l'enseignement, elle ne devait pas se laisser détourner de son objectif par ce genre de garçon. Elle allait finir de s'installer et demain, elle pourrait commencer ses premiers cours l'esprit tranquille. Elle ouvrit les yeux et se leva sans attendre, sa motivation maintenant réveillée. Elle mit un album de rock, augmenta le son et se plongea dans le rangement de sa chambre en oubliant ses nouveaux camarades. Il lui restait un moment avant de devoir s'occuper du repas avant que sa mère ne rentre. Elles ne pourraient sans doute pas manger tous les soirs ensemble car son planning risquait d'être modifiée alors elles devaient en profiter quand elles le pouvaient.