Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété de J.K. Rowling. Merci à elle de me laisser les emprunter.
Petite note de l'auteur : Merci à ma bêta reader de me soutenir comme elle le fait, je t'adore ma Chipie!
Merci à lady oscar, ptithermy, Ct6, pilgrim67 et bien sûr à toi ma Beowulfwulf pour vos reviews si gentilles.
Guinness
Hermione s'était réveillée à l'aube, comme toujours. Elle se doucha rapidement, s'habilla d'un tailleur de couleur gris-bleu avec une chemise blanche. Elle ne prenait jamais son petit-déjeuner chez elle. Elle préférait de loin aller chercher son café dans ces brasseries où l'on servait des cafés à emporter de différentes tailles. Elle ne savait jamais faire le sien, c'était toujours du jus de chaussettes et les leurs étaient à se damner. Elle adorait déguster le sien au boulot. Et de café, elle en aurait besoin. Rien que pour oublier la journée horrible qu'elle avait passée la veille. Arrivant à son travail, chargée comme un mulet, débraillée au possible, des dossiers empaquetés pris dans son bras gauche. Son sac (de Mary Poppins) descendu jusqu'au coude droit, son café dans la main qu'elle posa soigneusement sur son bureau sans les renverser ou les faire tomber, et là elle se dit que c'était un exploit. Elle s'installa enfin sur sa chaise et se rhabilla prestement.
Tiens, en parlant de truc horrible, son chef s'approchait de son bureau. Elle ne pouvait vraiment pas le saquer celui-là ! Elle le trouvait pédant, avec une tête de premier de la classe, trop de dents, draguant tout ce qui bouge. Elle se demandait comment il avait pu avoir ce poste de chef d'édition. Tout simplement parce que la boîte appartenait à son père et qu'il ne voyait pas quoi faire de son fiston. Alors pourquoi ne pas lui donner un poste. Il aurait tout un tas d'assistants pour lui faire son boulot, et lui ferait semblant de comprendre ce pour quoi il est payé. Quel abruti !
Bref, il fallait qu'elle se calme. Il allait encore lui prendre la tête sur le manuscrit qu'elle avait décidé de faire publier. Comment pouvait-il donner son avis ? Il n'y connaissait rien en littérature, quelle qu'elle soit. Il ne savait même pas qui avait écrit 'Notre-Dame de Paris'. Mon Dieu ! Sauvez nous !
Elle travaillait sur un livre qui lui tenait à cœur. L'écrivaine était une de ses connaissances, Béa Wolf. Cela racontait l'histoire d'une femme, historienne, qui enquêtait sur les mystères du collège de Navarre à Paris. L'héroïne était une femme forte, indépendante, cultivée, passionnée d'Histoire, bravant tous les dangers pour faire émerger la vérité. Une femme de romans comme Hermione les aimait. Pour une fois qu'elle s'occupait d'un roman historique, ça changeait. D'habitude, son rayon c'était les romans littéraires.
Son chef arriva à sa hauteur.
« Bonjour Hermione ! Toujours avec ce fichu manuscrit ! Vous voulez vraiment le faire publier ? Je vois que vous ne voulez ni m'écouter ni en démordre. »
« Bien sûr que non ! Je ne vois pas en quoi cela vous pose un problème ! Ce bouquin est très bien écrit. De plus, il se vendra aussi bien que ces romans à l'eau de rose minables que nous publions. C'est bien vous qui les choisissez non ? Je me trompe ? »
Son visage cramoisi par la honte, les lèvres pincées, il la regardait avec mépris.
« N'oubliez pas que c'est moi qui vous paie, Mademoiselle Granger. Il serait peut être temps que vous appreniez à m'obéir.»
« Malheureusement, je ne risque pas de l'oublier, Monsieur ! Cependant, je ne suis pas payée pour faire un travail médiocre, il me semble. Sauf erreur de ma part, tous les manuscrits que je vous ai conseillés de publier vous ont rapporté plus que ces maudits textes romanesques. Donc, je pense pouvoir être en mesure de faire un caprice pour celui-ci. Vous pourrez me réprimander, par la suite, s'il n'a pas eu le succès escompté. Sur ce, Monsieur, j'aimerais continuer mon travail, vous savez celui pour lequel je suis payée. »
Sans lui laisser l'opportunité de continuer, elle pencha la tête sur l'amas de feuilles se trouvant devant elle. Il resta immobile encore quelques secondes et lui dit :
« Très bien. Je vous autorise à poursuivre votre travail sur ce livre. Cependant, s'il ne parvient pas à engendrer un nombre de ventes suffisant, je vous en tiendrai pour responsable. Sachez-le ! »
« Je n'en doute pas un seul instant. Monsieur ! » Dit-elle, ironiquement, le sourire aux lèvres.
Il partit, laissant Hermione qui le regardait avec dédain, la tête remuant de gauche à droite en signe de dénégation, le traitant dans sa barbe de tous les noms d'oiseaux dont elle pouvait se rappeler.
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Ron était au téléphone depuis bientôt un quart d'heure avec sa mère. Toutes les questions existentielles y passaient. Est-ce qu'il mangeait bien ? Est-ce qu'il se couvrait bien ? Voyait-il quelqu'un en particulier ? Est-ce qu'il dormait assez ? Comment se passait l'entraînement ? Comment s'était passé son voyage à Rome ? Il dut mettre un terme à sa conversation téléphonique car son entraîneur l'appelait.
« Hey ! Weasley ! C'est pour aujourd'hui ou pour demain ?! On t'attend ! Magne-toi ! »
« Bon, Maman, je te laisse ok ! Je te rappelle plus tard… Mais non pas dans dix jours, promis… Moi aussi je t'embrasse… Oui je t'aime aussi… Je dois y aller. Bye. »
Il secoua la tête. C'était toujours comme ça avec sa mère. Elle s'inquiétait pour tout et n'importe quoi. Elle avait beau avoir eu sept enfants, elle téléphonait à chacun d'eux pour prendre de leurs nouvelles. Ils avaient tous droit à leur jour de la semaine. Ron, c'était le Lundi. Ne cherchez pas pourquoi, lui-même n'en savait rien. Il faisait parti d'une famille très soudée, qui s'agrandissait au fur et à mesure que ses frères et sœur avaient des enfants. Sa mère lui rappelait constamment qu'il fallait peut être qu'il s'y mette un jour. Il restait les seuls avec son frère Charly à ne pas être marié ni avoir des enfants. Elle pensait qu'il ferait un très bon père, vu la façon dont il s'occupait de ses neveux et nièces. Mais pour Ron, ce n'était pas à l'ordre du jour. Sa carrière était, pour le moment, sa priorité. Et puis, se marier et avoir des enfants, OK, mais pas avec n'importe qui. Il n'avait pas encore trouvé la perle rare.
Plus tard, pendant la pause-déjeuner, dans les vestiaires, Ron discutait d'Hermione avec ses coéquipiers. Il leur raconta l'espèce de furie qu'il avait rencontrée, entre le moment où elle avait pris la tête à tout le monde pour retrouver son billet, jusqu'au passage dans l'avion avec le blond, et pour finir, le coup du taxi. Rien que d'en parler, la moutarde lui remontait au nez. Quand une sonnerie l'arrêta dans son discours. Ron regarda l'écran de son portable, c'était le numéro de Natasha. Une mannequin, rencontrée dans un de ces cocktails mondains auxquels il avait participé. Elle était assez jolie, un peu trop maigre par contre et pas très intéressante. Elle avait tendance à dire 'Amen' à tout ce qu'il disait. Mais il fallait avouer que c'était une partenaire très séduisante. Il répondit au coup de fil. Elle lui annonça qu'elle ne pourrait pas être disponible pour leur rendez-vous de ce soir.
« Tu n'es pas fâché, j'espère ? » Lui demanda-t-elle.
« Mais non enfin ! Je comprends, il n'y a pas de souci. On se reprogrammera une sortie plus tard, ne t'en fais pas. Bon je dois te laisser Natasha. A bientôt. »
« À bientôt mon chéri ! »
« Bye. »
Il raccrocha. Ses collègues le regardèrent, souriant.
« Ça veut dire que tu vas pouvoir venir avec nous pour une troisième mi-temps ! Trop cool ! » Dirent-ils en chœur.
« Euh… Je sais pas les gars. Je suis un peu crevé. »
« Allez ! Ça va te faire du bien après tes péripéties d'hier » Dit Steve.
« Ok, vous avez gagné ! »
« Super !! »
En fin de journée, sur le chemin du pub, Ron regardait distraitement dans les différentes vitrines. Il s'arrêta à quelques mètres de la vitrine d'un restaurant où il aperçut Natasha en charmante compagnie. Sa main étroitement enlacée dans celle de l'homme assis en face d'elle. Elle se pencha vers lui et ils s'embrassèrent. Ron resta à les regarder encore quelques instants. Un de ses collègues, Greg, parti à sa recherche, le rejoignit enfin. Au même moment, Natasha tourna la tête et le vit, surprise, elle retira sa main de celle de son compagnon. Il lui mima le geste et la parole 'C'est fini entre nous!'. Elle se précipita dehors mais Ron et son ami étaient déjà loin. L'amant de la jeune femme qui avait suivi la scène, essaya de la retenir. Elle revint dans le restaurant, s'excusa et s'en alla.
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Dans un pub branché, de l'autre côté de la ville, Hermione prenait un verre avec ses amis. C'était un groupe assez hétéroclite. Il y avait Judith dite Jude, timide, introvertie mais qui n'avait pas son pareil pour vous dire vos quatre vérités sans s'en rendre compte. Hermione l'avait connue pendant ses études à la fac. Rupert dit Rup', était mignon, charmeur, plein de vie, sortant avec tout ce qui bougeait mais surtout qui avait un attribut masculin. Ils s'étaient rencontrés avec Hermione dans une boîte, un soir où ils avaient eu des galères et de ce fait, ne s'étaient plus quittés. La seule fois où elle avait été en boîte de sa vie. Et enfin, il restait Shona, l'excentrique et grande gueule de service, plutôt canon, qui dévorait les hommes à pleine dent. Shona avait été collègue. Elle travaillait encore dans leur ancienne société.
Ils discutaient de leur prochain voyage à Barcelone. Judith qui est une planificatrice née, leur expliquait le programme qu'elle leur avait concocté.
« Donc nous allons d'abord commencer par visiter Les Ramblas, ensuite Le Quartier Gothique, puis Le Quartier de la Barceloneta, et pour finir Le Port. Qu'est-ce que vous en dites ? »
« Moi j'en dis qu'en 3 jours, on aura jamais le temps de tout faire » Dit Hermione.
« Attends Jude !! Mais on s'arrête quand pour manger ? » S'exclama Rupert.
« Mais tu ne penses qu'à ça ma parole ! T'es pas un mec pour rien toi ! » Rétorqua Jude.
« Ben quoi, c'est important quand même ! »
« Bon les gens, on verra quand on y sera ! Si ça se trouve on aura le temps de tout faire, même de manger chouchou » Expliqua Shona à Rupert.
« Au fait, en parlant de voyage, comment s'est passé le tien à Rome ? » Demanda Jude à Hermione.
« Pour être honnête, à part la conférence et le vol de retour c'était super ! Rome est une ville magnifique. J'ai eu le temps de faire les visites que je voulais. Entre la Basilique Saint-Pierre et sa place, La Piazza Colonna, Le Forum Romain, Le Colisée, Le Panthéon et La fontaine de Trevi, j'ai été gâtée. C'est superbe. Par contre, c'est le pays du Vespa et ils ne savent pas ce qu'est le code de la route. »
« Qu'est-ce qui s'est passé pendant le voyage du retour ? » Demanda Rupert.
« Je me suis retrouvée entre deux crétins sur le vol. Un blond qui n'a pas arrêté de me draguer. Et un autre type, un roux, qui lisait par-dessus mon épaule. Ça ma gonflé prodigieusement. En tous les cas, il ne laissait pas indifférent le stewart qui a passé dix plombes à nous expliquer les règles de sécurité en lui faisant les yeux doux.»
« Tu sais si tu réagis comme ça à chaque fois qu'un mec te drague, on arrivera jamais à te caser » Dit Jude.
« Et alors ?! Je ne vais tout de même pas sortir avec le premier idiot que je croise tout de même ! » Répondit Hermione en colère.
« Moi, le seul roux qui me fasse triper, c'est un joueur de rugby. Je le kiffe grave. Il est trop sexy ! » Dit Shona en minaudant, essayant de détendre l'atmosphère. Pendant qu'elle se trémoussait sur sa chaise, elle vit Ron sur un des écrans allumés dans le pub.
« Oh Mon Dieu !! C'est Lui !! Le fameux joueur dont je viens de vous parler ! Lui, là ! Ronald, je ne sais quoi. Il est trop beau !! Je l'aime d'amouuuuuuuuuuur ! » Hurla-t-elle aux autres en pointant du doigt l'écran.
Tous se retournèrent pour fixer la télévision et voir le 'roux sexy'. Hermione n'en crut pas ses yeux. Elle resta abasourdie.
« Nan !! Ne me dis pas ça ! Pas Lui ! Pas ce gros con ! Mais c'était lui à l'aéroport ! » Déclama-t-elle.
« Quoi !! Scandale !! Ne me dis pas que tu étais avec lui dans l'avion. Présente-le moi tout de suite !! » Lança Shona
« Ça va pas non ?! Je ne le connais même pas d'abord. Et y'a peu de chances pour que je le revoie cet abruti » Rétorqua Hermione.
« Allez ! Fais un effort ! Tu dois bien avoir des connaissances dans le milieu du journalisme sportif. Tu sais, Julien, ton pote de la fac. Il est bien journaliste sportif. Il doit pouvoir avoir ses entrées, non ? » Supplia Shona.
« N'insiste pas ! Franchement je ne vois pas ce que tu peux lui trouver ! Il est roux, c'est moche le orange ! Et puis, je suis sûr qu'il est homo ! » S'emporta Hermione.
« C'est vrai ? Il est homo ? Il est fait pour moi alors. Pour une fois que je sors avec un roux ! Il est plutôt pas mal, un rugbyman en plus. Je vais vous faire un remake des Dieux du stade, les filles ! » Dit Rupert.
« Rêve pas bichon ! Il est hétéro et PAS TOUCHE ! Il est pour moi celui-là ! » Revendiqua Shona.
« On est mal barré avec ces deux là ! Car quand il s'agit d'une future conquête, on a du mal à les arrêter. » Répliqua Jude en regardant tour à tour Hermione et ses deux autres comparses.
« Calmez-vous tous les deux. De toute façon, il est hors de question que je le revoie, ça m'a suffit d'une fois. » Répondit Hermione pour stopper ses deux amis dans leur querelle.
Si elle savait….
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Ron était furieux. Il fallait s'en douter. Les femmes, de nos jours, étaient devenues aussi frivoles que les hommes. Il se dépêcha de rejoindre ses amis. Ils lui demandèrent ce qu'il lui arrivait, si cela concernait Natasha. Mais Ron grogna de protestation pour leur signaler que le sujet était clos, après avoir partagé un regard de connivence avec Greg.
Dans le pub, Ron ne cessait de ressasser ce qu'il s'était passé. Il enchaînait verre sur verre. À la fin de la soirée, il était complètement ivre. Il proférait des injures et autres missives concernant les femmes et leurs comportements vis-à-vis des hommes. Greg le stoppa dans son élan pour boire un autre verre.
« Toutes les mêmes de toute façonnn ! Y'en a pas une pour relever l'autre ! Elles te remplacent à la moinnnndre occasionnnn ! »
« Bon, Ron, il est temps de rentrer chez toi mon grand. Allez ! Je te raccompagne. » Dit Greg.
« Naaaaaaaaan, je veux pas rentrer maintenaaaant ! »
« Si, si ! Allez grosse brute. On y va. Bonne fin de soirée les gars. À demain. » Salua Greg, tout en prenant par le bras Ron, qui tentait plus ou moins de se débattre pour rester assis.
Il titubait et serait tombé tomber plusieurs fois si Greg ne l'avait pas retenu. Il ramena Ron chez lui, l'aida à rentrer dans son appartement et le jeta sur son lit.
« A demain Ron. La prochaine fois sors avec une intello, au moins elle te brisera pas le cœur celle-là. » Dit il en sortant de la chambre de Ron.
