J'vous jure, à chaque fois que je commence un truc de fanfic, que je me dis que j'aurai un peu de temps pour écrire, ben PAF! l'univers me tombe dessus ou bien je me casse la gueule. En ce cas-ci, c'est ma main droite qui me lâche, ce qui n'est pas pratique quand on a un métier manuel.

Les chapitres seront courts pour cette fic! Je les travaille beaucoup plus que d'habitude, notamment au niveau de la grammaire, alors pour ne pas virer folle, je les ferai pas trop longs. Je regarde des cartes du jeu et c'est plaisant de me souvenir des détails de ce parcours, de voir ce que je veux en garder, mais aussi ce que je veux changer dans cet univers. Après Temmie qui remplace Flowey, puis la vendeuse à Snowdin qui remplace Toriel, on a un nouvel échange dans ce chapitre! Enjoy!

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-Ici il n'y a pas grand chose, mais on vit assez bien, disait la dame-lapine. Au moins c'est tranquille. Je vais te laisser explorer l'endroit, si tu le veux bien. Il n'y a rien de bien dangereux par ici, de toute manière. Pendant ce temps, j'irai nous procurer de quoi faire un bon repas pour célébrer ton arrivée!

L'enfant hocha de la tête, l'air content. La dame lui avait montré les puzzles, l'avait instruit un peu sur les combats et les façons de les éviter avec un vieux mannequin qui traînait, lui avait présenté les froggits et les whimsuns. Elle avait un ton plutôt bourru, presque brusque, mais elle était très gentille et patiente malgré tout. Et surtout, elle ne prenait pas Frisk pour un crétin incapable de faire quoi que ce soit par soi-même.

Elle lui tendit un vieux téléphone cellulaire, dans lequel un seul numéro était inscrit dans les contacts.

-Tiens, si jamais tu te perds, ou si tu bloques sur un puzzle, tu pourras me rejoindre avec ça et je t'aiderai. Mais ce n'est pas bien compliqué de se rendre chez moi, tu n'as qu'à suivre la route principale.

Et elle fila après avoir passé sa patte dans les cheveux de Frisk, qui appréciait le contact à la fois brusque et très doux. Affectueux, juste un peu maladroit.

Frisk se trouve donc seul, au milieu des ruines obscures. On ne sait pas vraiment d'où vient l'éclairage ici, mais ce n'est pas noir. Juste obscur. Sombre. Un voile d'ombre, de moins en moins opaque devant les yeux, et finalement c'est comme s'il faisait clair, une fois qu'on s'y habitue. Il n'y a pas de trace du soleil, mais la lumière vient de l'intérieur. Il y a bien des étoiles ici et là, mais elles n'éclairent pas vraiment.

L'enfant poursuit son chemin (après avoir piqué un bonbon dans le plat communautaire), saute avec les froggits, évite le pollen des moldsmals, essaie de consoler les whimsuns, marche dans les feuilles (ou pas)... et ses poches se remplissent peu à peu de pièces de monnaie. On ne comprend pas trop ni pourquoi ni comment. On ne force personne, on n'est pas du genre à faire des menaces, ni à extorquer qui que ce soit.

Peut-être que l'argent n'est pas si important, ici. Ou peut-être que c'est quelque chose qui a une valeur différente qu'à la surface. Mais on accumule les pièces. Ça peut toujours servir.

L'enfant s'habitue au contact avec la magie tout comme il s'est habitué à l'obscurité. Il est étrange comment une simple grappe de pollen peut faire mal, ici! Personne ne semble avoir l'intention de lui faire du mal, et pourtant, les coups sont douloureux, et Frisk serait presque tenté de les rendre. Mais bon, on n'est pas violent de nature, on n'a pas envie de décevoir la gentille dame-lapin, et puis, vraiment, on sait bien que ce n'est pas de leur faute. Et puis ils ont l'air fragile, on pourrait les tuer d'un seul coup de bâton, les pauvres. On n'a qu'à faire bien attention à son âme et puis voilà!

On ne sait jamais à quoi s'attendre, dans un monde magique. On ne s'attendait pas à devoir négocier avec une pierre pour qu'elle se déplace, par exemple. Les pierres sont des êtres plus complexes qu'on le croirait à première vue!

Et puis ces étoiles… Frisk ne comprend pas trop pourquoi, mais la détermination l'emplit juste à les toucher. Sa santé s'en porte beaucoup mieux aussi, ce qui est plutôt rassurant. Et puis… c'est étrange, mais on sait en voyant ces étoiles que l'histoire progresse, petit à petit.

-zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz…

Frisk était arrivé dans une salle qui devenait soudain plus étroite avant de s'élargir de nouveau, probablement pour des raisons de structure rocheuse. Il y avait bien un passage, mais celui-ci était couvert de feuilles mortes… et sur celles-ci reposait un fantôme. Un authentique fantôme, comme un drap un peu translucide. Et ce fantôme dormait au milieu du chemin, il n'y avait aucun moyen de le contourner. Frisk décida de tenter de le toucher. Si c'était possible - c'était un fantôme après tout!

-ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ…

Bon, il devait prétendre dormir, et puis c'est pas comme si les gens faisaient vraiment ce son en dormant, hein! D'ailleurs, est-ce qu'un fantôme a besoin de sommeil? Est-ce qu'un fantôme ronfle? Est-ce qu'un fantôme respire? Mais l'auteure laisse les lecteurs tenter de répondre à ces fort importantes importantes questions, car Frisk avait déjà tenté à nouveau de toucher le fantôme.

-NON MAIS! Vous voyez pas que j'essaie de faire la sieste?

Le fantôme ouvrit de grandes yeux ovales. Il avait l'air très mécontent, et il se redressa alors que Frisk restait là, la main encore tendue, mal à l'aise. Ce n'était peut-être pas la meilleure idée d'avoir tenté de le toucher… on n'était même pas sûr si on avait réussi ou pas… mais il fallait continuer à avancer… non? L'enfant s'excusa aussitôt d'avoir dérangé le sommeil du fantôme. Celui-ci était de si mauvaise humeur qu'il en dégageait des éclairs magiques!

-Je ne suis pas d'humeur à entendre de si pathétiques excuses!

D'autres éclairs, difficiles à éviter, surgissaient du fantôme furieux. Frisk se demandait ce qu'on pouvait bien faire dans une situation pareille. C'était bien la première fois que quelqu'un lui voulait du mal, l'attaquait pour vrai! On prit son courage et son bâton de marche à deux mains, et on tenta de porter un coup…

-Tu es idiot ou quoi, gamin? Je suis un fantôme! Les attaques physiques ne peuvent rien contre moi! Tu crois que je vais baisser mes HP juste pour te faire plaisir?

Et les éclairs se mirent à pleuvoir de nouveau, de plus en plus nombreux. Frisk faisait de son mieux pour se mettre à l'abri, mais les dommages étaient inévitables. On se redressa après l'attaque et on appliqua de nouveau le bandage magique de la dame-lapine. C'était un peu gluant, mais ça faisait le travail, et on se redressa en pleine forme. Mais qu'est-ce qu'on pouvait bien faire contre un monstre pareil…?

Frisk, pris d'inspiration soudaine, raconta au fantôme qu'on n'avait pas pu s'empêcher de le toucher parce qu'il était beaucoup trop beau allongé là, comme une nymphe sur un tapis de feuilles. Le teint du fantôme devint un peu plus rosé et opaque.

-Oh, voyons, gamin! Je ne suis qu'un drap qui flotte!

Et les éclairs plurent à nouveau, mais moins nombreux. On était sur la bonne voie! Frisk continua de flirter avec le fantôme, lui disant qu'il devrait avoir plus confiance, qu'il était superbe, qu'il avait l'air très doux, qu'on aurait aimé pouvoir le caliner. Les éclairs diminuèrent peu à peu, et le fantôme n'avait plus l'air très fâché.

-Je ne savais pas que mon genre était populaire auprès des humains! Tiens, tu me plais bien aussi, je vais te montrer un truc.

Il fit à nouveau apparaître des éclairs magiques… mais au lieu d'attaquer l'humain, ceux-ci s'agglutinèrent devant le fantôme pour former un noeud papillon scintillant sous son visage.

-Pas mal, hein? Je l'appelle: Éléganttaton!

L'enfant applaudit, ce qui donna au fantôme un air très fier. Les deux s'épargnèrent, Mettaton le fantôme s'inclina en souriant et disparut, laissant le chemin libre.

On pouvait continuer l'histoire.