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HARRY POTTER ET LA FAMILLE WEASLEY
2ème Année : Harry Potter et George Weasley
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Harry et Ron n'avaient plus jamais reparlé de cette nuit d'égarement. Mieux encore ils avaient passés un pacte d'homme (non sorcier) où ils avaient jurés de ne jamais le révéler à quiconque sous peine de sévères représailles. Au moins, Ron avait été sûr de ne pas être attiré par les garçons, à moins que ce ne soit Harry qui le laissât indifférent, ce qui ne l'aurait pas étonné étant donné que Harry était vraiment un bon ami et que l'imaginer autrement ne l'enchantait pas du tout.
Il avait donc oublié ce moment et avait reprit sa vie comme si de rien n'était.
Harry, lui, n'avait pas osé avouer qu'il avait bien aimé.
Malgré que ce fût avec un garçon, cela restait une paire de lèvres qu'il avait embrassé et la sensation n'avait pas été déplaisante. Si l'on oubliait leur évident manque d'expérience et leur touchante maladresse, leurs baisers échangés lui avaient parus agréables. Mais il préférait ne pas l'avouer à Ron, il tenait bien trop à son amitié !
― C'est bon pour aujourd'hui ! S'écria Olivier, le dos droit sur son balai au milieu du terrain.
Tous les joueurs soufflèrent de soulagement suite à son exclamation et posèrent pied à terre pour se rendre aux vestiaires. Dubois était réellement un tortionnaire malgré le début de neige qui avait commencé à tomber sur Poudlard, il avait insisté pour s'entraîner. Il avait même argumenté qu'ils seraient mieux dehors que dedans vu le monstre qui rôdait à Poudlard… Sans doute le dernier argument qu'il avait trouvé pour convaincre les filles qui rechignaient à s'exposer ainsi au froid si ce n'était pas nécessaire – « Ce n'est pas un match de Quidditch ! » s'était écrié Angelina lorsque Dubois commença à brailler que les entraînements étaient vitaux.
Mais Dubois avait finalement eut ce qu'il voulait.
Enfin presque. Fred avait échappé à l'entraînement, essentiellement grâce à son jumeau d'ailleurs ce dernier avait – sans le faire exprès – lancé un sortilège de furoncles sur Fred en voulant viser Percy. Sa manie de se pavaner avait irrité les jumeaux mais leur manœuvre avait un peu dérapé (Percy avait vu Pénélope Deauclair, la préfète de Serdaigle, et avait accouru vers elle). George avait cru échapper également à l'entraînement en justifiant qu'on ne séparait pas les jumeaux aussi facilement. Sa manœuvre était morte dans l'œuf lorsque Olivier avait menacé de lui lancer le même sortilège pour ne pas briser leur si parfaite ressemblance.
Vraiment pas drôle…
Après qu'ils aient rangés les balles, Olivier, George et Harry se rendirent dans les vestiaires où ils se changèrent avec soulagement. Malgré la froideur, Olivier parvenait à les faire transpirer !
― Combien de temps Fred doit rester à l'infirmerie ? Commença Olivier en enlevant son haut.
― Au moins jusqu'à demain. Il semblerait que le sortilège n'ait pas seulement touché son visage… Sourit George, pas le moins du monde touché par ses actes.
― Bien, au moins il sera là pour les autres entraînements. Il en a manqué un, vous vous rendez compte ?!
― Olivier, tu es vraiment obsédé par les entraînements ! Ce n'est pas en loupant une séance que son niveau va drastiquement baisser.
― Bien sûr que si ! Un entraînement rigoureux et régulier optimise singulièrement nos compétences ! N'est-ce pas Harry ?
― Pour sûr… Évasa Harry sans vraiment les regarder.
Le premier match de Quidditch avait été… trafiqué. En effet l'un des Cognards avaient été ensorcelé par nul autre que Dobby, l'elfe de maison des Malefoy, pour s'acharner sur Harry en espérant qu'ainsi le Survivant doive rentrer chez lui et échapper au complot qui sévissait sur lui et ainsi lui sauver la vie. Assez paradoxal, et Harry espérait que le match contre Poufsouffle soit moins ardu.
Ils terminèrent de se déshabiller et allèrent dans les cabines de douches dont les parois, pas assez hautes, laissait voir le sommet du crâne des membres de l'équipe. Harry, étant encore de petite taille, passait encore inaperçu. George chantait toujours dans les douches, habituellement avec son frère, en sautillant un peu partout – un jour, George avait glissé et sa tête avait violemment heurté la porte de la douche, il s'était un peu calmé depuis.
Move your body like a hairy troll
Learning to rock and roll
Harry ne connaissait pas ce groupe, les Bizarr' Sisters, mais il semblait être celui du moment car ce n'était pas la première fois qu'il entendait quelqu'un chanter leurs paroles. Il ferma les yeux sous le jet, entendant à peine Olivier sortir en claquant la porte et soupira doucement sous les sensations apaisantes, fredonnant inconsciemment avec George.
Spin around like a crazy 'elf
A' Dancin' by himself
Le Polynectar leur avait servit à savoir que Malefoy n'était pas l'Héritier de Serpentard, ce qui n'était pas si étonnant non plus Malefoy était bien trop lâche et peureux pour se risquer à côtoyer un monstre.
I boogie down like a unicorn
No stoppin' till the break of dawn
Mais ils étaient revenus à la case départ, sans rien d'autre que cet étrange journal qui datait d'il y a cinquante ans, exactement à la même période que la première fois que la Chambre des Secrets à été ouverte. Cependant, il n'avait pas encore réussit à en soutirer quoique ce soit, les pages restaient désespérément vides.
Put your hands up in the air
Like a dog, or just don't care
Il sourit vaguement en repensant à la forme féline de Hermione qui s'était trompé en prenant un poil de chat pour un cheveu de Millicent Bullstrode avant de sursauter lorsqu'en ouvrant les yeux il tomba sur les yeux marrons clairs de George dont le léger plissement lui indiquait qu'il devait sourire. Par réflexe, il se cacha les parties intime, se demandant si George parvenait à les voir de là où il était. Il rougit violemment.
― Tu es d'une pruderie amusante.
― Parce que tu aimes te montrer nu, toi ? Répliqua Harry, s'éloignant un peu du jet d'eau qui l'aveuglait.
Sans ses lunettes, le visage de George était un peu flou, mais il voyait parfaitement ses yeux brillants le regarder sans ciller. Lui, évita son regard du mieux qu'il pu.
― Tu es comme Ron. Enfin, lui, c'est un cas désespéré, je me souviens d'une fois où Bill avait ramené sa copine à la maison, Ron n'avait jamais osé croiser leur regard et bafouillait des idioties dès qu'il était avec eux. C'était à mourir de rire, avec Fred on passait notre temps à les coincer ensemble, tout les trois.
Harry sourit en repensant à son ami et n'eut aucun mal à imaginer la situation. Il éteignit le jet de la douche, attrapa sa serviette qu'il passa sur sa taille après s'être vivement frotté les cheveux. George en fit de même et ils sortirent pour se poster devant leur casier et s'habiller. Caché par la porte de son casier, Harry enfila rapidement son sous-vêtement avant que la voix de George ne casse le silence.
― Toi aussi Harry, peut-être que tu auras plus de dix-sept ans la première fois où tu embrasseras quelqu'un. Sourit George, l'œil malicieux. Et je dis bien "quelqu'un", et pas "une fille".
― Ah, d'accord, tu essais de me faire le même coup que t'as fait à Ron l'année dernière ? S'amusa Harry en prenant son pantalon.
― Tu n'étais pas là quand on lui a dit ça, Fred et moi. Sa tête me marquera à vie ! Rit George en sautillant pour mettre son pantalon.
Harry s'immobilisa lorsqu'il dû remonter sa braguette, repensant à la phrase de George qui mettait sa ceinture. Il se mordit la lèvre inférieure en rougissant, détournant le regard pour avouer d'une voix qu'il espéra assurée :
― J'ai déjà embrassé quelqu'un.
Lui non plus n'avait pas dit "une fille", remarqua-t-il trop tard en jetant un petit coup d'œil au Weasley qui s'était figé. Un sourire inquiétant étira ses lèvres et Harry se dit qu'il aurait peut-être mieux fait de ne rien dire.
― Oh oh~ ! Voyez vous cela, et tu m'as caché ça, Potter ? Allez, crache tout, quand, qui, pourquoi et comment c'était ?
Abandonnant le reste de ses fringues, George s'appuya sur la porte du casier de Harry et le regarda fixement, accentuant ses rougeurs. Les yeux de Harry s'attardèrent inconsciemment sur son torse hâlé encore un peu humide avant qu'il ne détourne complètement les yeux en cherchant ses lunettes.
― L'année dernière. Répondit-il simplement.
― Mais… tu n'avais que onze ans ! Sérieusement, tu bats les records… Et avec qui ?
― Ça ne te regarde pas… Marmonna Harry en mettant ses lunettes dont les verres étaient légèrement embués. Et l'histoire qui dit que Bill était déjà avec quelqu'un dès la première année était fausse, alors ?
― Bien sûr, il n'en a pas eut avant sa troisième année.
Il les essuya pour les remettre avant de se rendre compte qu'il n'avait pas mis son tee-shirt et son pull et que ses lunettes risquaient de le gêner.
― Je suis sûr que tu bluff. Regarde toi, tu es tout rouge ! C'est sans doute que tu mens, ou que ça avait été contre ton gré.
― Je ne suis pas un menteur ! S'offusqua Harry en se tournant vers lui.
― Alors prouve-le, petit Harry !
Harry arqua un sourcil, une moue aux lèvres, en se demandant si le jumeau le provoquait réellement. En lui sortant une phrase comme ça, c'était clair qu'il voulait qu'il l'embrasse, non ? Il n'avait pas d'autre moyen de lui prouver, et puis même s'il lui disait qu'il avait embrassé son frère, Ron nierait tout en bloc. Il n'avait pas d'autre choix, et le petit air suffisant de George titilla sa fierté Gryffondorienne et le décida.
George faisait bien une tête de plus que lui bien qu'il n'était pas réellement grand, Harry dut donc s'agripper à ses épaules et le pousser un peu vers lui pour atteindre ses lèvres. Il ne sut si c'était de surprise ou d'attente, mais ses lèvres s'entrouvrir et Harry pencha la tête d'un côté pour approfondir le baiser, s'appuyant gauchement sur George en pestant contre sa frêle taille. Cela restait un baiser léger, qui ne dura pas plus de deux secondes et qui lui ramena les mêmes sensations qu'avec Ron.
George le repoussa finalement doucement, encore sonné par ce qui venait de se passer, et le visage étonné de Harry le fit revenir à lui.
― Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
― Je… Mais, je peux savoir ce qu'il t'a prit ?
Vaguement appuyé sur son torse, Harry fronça ses sourcils et bafouilla quelques mots, disant que George avait implicitement demandé qu'il l'embrasse pour prouver qu'il l'avait déjà fait. Et George éclata de rire.
― Mais non ! Je voulais que tu me dises avec qui, ou s'il y avait des témoins ! Je lui aurais demandé comme ça.
― Il n'aurait pas répondu oui, même si tu lui promettais tous les galions de Londres.
― Tu as dit "Il", cette fois tu es cuit.
Harry rougit brutalement en bégayant avant que le rire de George ne lui coupe la voix. Être attiré par les hommes n'était pas une bonne chose alors, si le Weasley se moquait de lui… L'esprit plus morose, il se saisit de son tee-shirt avant que la main de George ne l'arrête et ne le tourne encore vers lui.
― La seule chose que tu m'as prouvé avec ce baiser, c'est que tu embrasses comme un gamin. Se moqua George en enlevant les lunettes de Harry de son nez.
Les lèvres de Harry se déformèrent en une moue vexée adorable et il croisa les bras en détournant le regard. George posa ses lunettes rondes sur le haut d'un casier et tira un peu plus Harry vers lui, amusé par son air boudeur.
― Attends, le grand George Weasley va t'apprendre. Sois honoré par son apprentissage !
Sa main se saisit du menton de Harry et lui rejeta complètement la tête en arrière – à tel point que Potter eut presque mal – avant d'écraser leurs lèvres ensemble. Ils n'avaient que deux ans de différence, mais Harry était encore un enfant inexpérimenté qui ne devait pas prendre pleinement conscience de ce qu'il était en train de faire. Il se laissa complètement aller contre George, fronçant légèrement les sourcils en sentant sa langue tracer un sillage humide sur sa lèvre inférieure. Cette fois, Harry prit une teinte cramoisie en se faisant la réflexion qu'il n'avait pas fait cela avec Ron et alors qu'il voulait s'essuyer la lèvre, une pression de la main de George sur sa mâchoire lui fit ouvrir la bouche. Il haleta en s'accrochant plus fortement au Weasley, gémissant en sentant sa langue dévastatrice ravager sa bouche et remarqua à peine George le plaquer contre le métal dur des casiers.
Ça n'avait rien à voir avec les bisous échangés avec Ron.
C'était beaucoup moins innocent, beaucoup plus embrasé et diablement plus délicieux. Harry avait chaud, il commençait à brûler, et le contact avec la peau ardente de George lui laissait croire qu'il était dans le même état. La main de George sur son dos nu le plaquait si fermement contre lui que Harry craint un instant de ne plus pouvoir se détacher de lui. Ses propres mains entouraient le cou du Batteur comme pour lui interdire de se relever et de rompre le baiser. Lorsque le premier gémissement de Harry filtra ses lèvres pour mourir dans la bouche tentatrice de George, ce dernier consentit à le relâcher légèrement sans pour autant éloigner leur corps.
― Ça, c'est un baiser, Potter.
L'esprit encore embrumé, Harry ne répondit rien et George termina de s'habiller avec un sourire moqueur, ravi des rougeurs proéminentes de l'Attrapeur. Harry se demanda vaguement pourquoi George prendrait-il la peine de l'embrasser. Prendre l'excuse de son baiser foireux n'était pas suffisant, non ? Reprenant ses esprits, Harry termina de s'habiller avant de se rendre compte que ses lunettes étaient encore au dessus des casiers, clairement hors de sa portée.
Une seconde, est-ce que c'était George qui était gay ?
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Ouais, dans cette fic, ils auront tous le feu aux fesses. Ou aux lèvres. Enfin bon, les hormones en ébullition, quoi ! Je m'en rends compte, et il ne faudra pas vous en étonner. C'est de moi qu'on parle les amis, et je n'aime pas m'embêter avec ces questions d'adolescents pré-pubères du genre "Suis-je gay ? Suis-je hétéro ?", c'est trop compliqué.
Et puis c'est une fiction courte, qui est venu comme ça, je ne vais pas m'appesantir sur ce genre de détail, ne vous en déplaise. Avec cette fiction, je prône la simplicité, parce que c'est fatigant de toujours voir les protagonistes se déchirer la gueule à cause des quiproquos, tout ça quoi. Un peu de sobriété, ça fait toujours plaisir !
Karrow.
