disclaimer: Tout est à JKR et rien n'est à moi... Enfin, sauf les histoires issues de mon esprit sadique et tordu... Non, ne partez pas en courant!

blabla auteurien: Tout d'abord, merci pour vos reviews qui m'ont énormément touchées. J'ai répondu aux personnes enregistrées ( merci encore, z'êtes géniales les filles!!!) et merci à Sophie ( ravie que ça t'ai plu, j'espère ke la suite te plaiera aussi) et à noa 05 (merci d'avoir pris le tps de faire une review sympa et constructive, j'espère avoir tenu compte de tes critiques, et surtout, j'espère ke la suite te plaiera au moins autant!)

Voilà ze last but not least 2ème et dernière partie de 22 ans: enjoy!!!!!

On se retrouve en bas,

Bonne Lecture!

2è partie

A cet instant, on n'aurait pas pu dire lequel était le plus surpris des deux. Ils se dévisageaient incrédules, stupéfaits de voir leur ennemi de toujours en face d'eux. Cinq ans plus tards, Drago Malefoy et Hermione Granger se retrouvaient à nouveau au même endroit, et quel endroit!

Le corps raidi par l'attente, la baguette tendue dans un poing crispé, ils guettaient celui qui serait le premier à déclancher les hostilités. Mais ni l'un ni l'autre n'était décidé à engager le combat.

Drago observait la jeune femme en face de lui. C'était fou comment elle n'avait pas changé! Même masse de cheveux, même grands yeux bruns. Elle ne semblait pas avoir grandi, elle avait l'air d'avoir toujours 17 ans. D'instinct, il cherchait presque le sac de livres sur son épaule.

Et pourtant...

Hermione contemplait son adversaire, incrédule. Personne ne l'avait revu depuis leur sixième année, ils l'avaient tous cru mort, victime de la colère de Voldemort. Mais il était là, devant elle. Ses cheveux blonds pendaient sur son visage blafard et elle guettait déjà son sourire narquois.

Et pourtant...

Ils avaient changé tous les deux. Le visage de l'ancienne Griffondor était pâle et creusé. Ses yeux cernés étaient rouges d'avoir pleuré et ses mains tremblaient. Malefoy, quant à lui, avait perdu son éternel air supérieur et ne semblait vraiment pas en bonne santé.

A cet instant, dans le regard de l'autre, ils virent combien la guerre les avait transformés. Elle avait réduit en miettes toute leur innocence.

Ce fut Hermione qui pris la parole en premier.

- Je vais devoir te tuer, dit-elle d'une voix rauque.

- Pas si c'est moi qui lance le sort en premier, répliqua-t-il d'un ton calme.

Elle déglutit nerveusement. Lui restait étrangement serein, il savait que son destin se jouerait ce soir-là.

- Je ne veux pas mourir! La voix de la jeune femme sonnait comme une supplication.

Il eût le rictus qu'elle connaissait bien.

-Aussi étrange que ce la puisse te paraître, moi non plus.

- Mais...Il faut bien que l'un de nous meurt.

- Et pourquoi ça?

- Parce que nous sommes ennemis, voilà pourquoi!

Ne comprennait-il donc rien? C'était la guerre et le principe de la guerre c'était de se battre, de tuer et de mourir.

- Je ne vois pas où est l'obligation.

Elle le dévisagea, incrédule.

-Tu... tu ne vas pas me tuer?

-Regarde, je pose ma baguette.

Il abaissa lentement son bras le long de son corps.

Elle l'observa un long moment, méfiante. Mais, comme il ne bougeait pas, elle l'imita. Instantanément, l'atmosphère de la pièce se détendit.

Drago poussa un long soupir mais ne fit pas un geste. Il restèrent là à se regarder et ils y seraient sûrement encore si des voix ne les avaient pas tirés de leur hébétude.

Hermione poussa un cri. Drago jeta un coup d'oeil par la fenêtre.

- On ferait mieux de partir, dit-il.

- Et pourquoi? répondit-elle d'air de défit. Ce sont peut-être les miens.

Il soupira à nouveau.

-Si ce sont les miens, ils nous tueront tous les deux, expliqua-t-il. Toi, pour être une ennemie, moi pour avoir déserté. Si ce sont les tiens, ils me tueront et ils te ramèneront là-bas et tu mourras à coup sûr. Peu importe leur identité, s'ils nous découvrent, demain nous seront morts tous les deux.

Elle hocha la tête.

-Je te suis. Où allons-nous?

- Comme tu le sais, Londres est sous un bouclier anti-transplanage. Si on arrive à quitter les limites de la ville on pourra transplanner où on veut.

- Alors dépéchons-nous.

§§§§§§§§§§§§

Ils avaient couru toute la nuit, se cachant parfois dans quelques coins sombres pour échapper à une patrouille. Au matin Drago avait décidé qu'ils prendraient un peu de repos avant de passer la frontière de la cité, le soir venu et Hermione n'avait pas émis d'objections. Ils avaient trouvé refuge dans une des bicoques abandonnées du quartier sud. La jeune femme avait songé qu'elle avait vécu dans un endroit comme celui-ci. Un joli pavillon fleuri qui devait désormais être dans le même état que la maisonnette en ruine où ils se dissimulaient. Les images de rideaux bleus, d'un jardin ensoleillé et d'une balançoire flottèrent devant ses yeux.

Elle frissonna et ramena ses bras autours de sa poitrine.

- Tout va bien?

Malefoy, elle l'avait presque oublié celui-là.

Sa gorge était nouée cependant, elle se força à répondre.

- Tout va bien, c'est jusqu'il fait si froid. Le ciel est toujours orageux et je ne me rappelle plus la dernière fois que j'ai vu un rayon de soleil.

Il hocha la tête, son regard était compréhensif. Il était si différent de l'adolescent d'autrefois.

- C'est à cause de la guerre, il y a trop de douleur dans l'air, la magie est chargée de haine. Alors, même la nature est en colère.

Elle eut un drôle de petit sourire triste. Il lui sourit en retour. Prise au dépourvu, elle détourna la tête et soupira:

- Il fait si froid... Oh Dieu qu'il fait froid!

Il ne répondit pas mais lui prit la main. Elle faillit éclater de rire, elle était gelée jusqu'à la moelle! Croyait-il pouvoir la réchauffer d'une poignée de main? Puis une douce chaleur ce répandit en elle, de son bras jusqu'à son coeur. Et elle comprit que ce qui lui manquait, depuis si longtemps, c'était la chaleur humaine, rien qu'un peu de chaleur humaine! Un simple contact, un unique geste de compassion qui faisait toute la différence au milieu de l'horreur.

Alors elle posala tête au creux de son épaule et s'endormit.

§§§§§§§§§§§§§

Lorsque Drago se réveilla, le soleil était déjà couché. Depuis combien de temps? Il n'aurait pas su le dire. Granger était blottie tout contre lui, il eut un petit sourire. Si on lui avait dit un jour qu'il passerait la nuit avec l'ex Miss je-sais-tout de Poudlard il aurait éclaté de rire! Et si on lui avait dit ce qu'il était devenu... Son visage se durçit et il secoua l'épaule de sa compagne qui se réveilla immédiatement.

-Il faut y aller, dit-il sèchement.

Elle hocha simplement la tête et se mit debout. Ils quittèrent la masure sans un mot et s'élançèrent sur la route déserte. Ils avaient consciente d'être une cible évidente sur ce terrain plat et la lumière de la lune ne jouait pas en leur faveur.

Ils couraient en silence, à un rythme régulier, acquis grâce à toutes ces années de guerre, lorsqu'ils entendirent des voix. D'un même mouvement ils se retournhèrent et aperçurent des silhouettes indistinctes.

- A ton avis, ce sont les miens ou les tiens? demanda Hermione, tétanisée.

- Je n'en sait rien et on ne va pas rester ici pour le savoir, répliqua Drago. Et maintenant, dépêchons-nous!

Il lui prit la main et l'entraîna dans une course folle.

Etrangement, Hermione avait moins peur. Sa main dans la sienne lui procurait un étrange réconfort et elle sentit la détermination grandir en elle. Ils s'en sortiraient, ils le fallait! Il n'y avait aucune alternative.

Les voix se faisait de plus en plus distinctes, ils les rattrapaient! Mais tout à coup les deux jeunes gens aperçurent une ligne floue à l'horizon.

- La frontière! s'exclama la jeune femme, le souffle court.

Drago jeta un regard en arrière et Hermione vit une expression très étrange naître sur son visage.

- Ecoute moi bien, dit-il, on y est presque. Quoi qu'il arrive ne te retourne pas, ne t'arrête pas. Continue à courir et ensuite, transplane le plus loin possible. Compris?

- Mais... voulut-elle protester.

- C'est compris?

Son regard était dur comme la glace.

- Compris, murmura-t-elle, l'incompréhension peinte sur son visage.

- Très bien.

Il soupira et accéléra encore plus, l'entraînant avec lui.

Ils y étaient presque, plus que quelques mètres. Mais leurs poursuivants étaient tout proches. Hermione avait l'impression de sentir leurs souffles sur sa nuque.

Alors tout se passa très vite. Elle entendit quelqu'un crier, le souffle d'un sortilège lui brûla le poignet. Le corps de Drago devint lourd, si lourd! Ils'affaissa. Sa main glissa hors de la sienne. Plus qu'un mètre. Hermione ne s'arrêta pas. Elle ne se retourna pas. Un éclair fusa, droit sur elle. Trop tard.

§§§§§§§§§§§§§§§§

Hermione ouvrit les yeux, un vent tiède et parfumé lui caressa la joue. Elle leva les yeux vers le ciel et un rayon de soleil l'enveloppa et la réchauffa toute entière.

Elle était bien. Libre, enfin. Grâce à la seule personna qu'elle n'aurait jamais pu imaginer sauver sa vie.

Je ne t'oublierai jamais Drago Malefoy, se promis-t-elle. Cette vie que tu m'as offerte, je la vivrai pour nous deux.

Fin

Voilà, voilà... J'espère que cette OS vous aura plus. J'envisage éventuellement une suite, qui serait une vraie fic et plus une OS. Mais je ne suis pas très sûre, car en même temps j'aime bien la façon dont cette OS se termine et je ne voudrais pas la gâcher. Je vous demande donc votre avis.

En cas de suite éventuelle le titre pourrait être: "Guerre et Paix" mais si vous avez d'autres idées envoyez les par reviews ou MP!

Une remarque, une critique ou juste un petit mot, ça fait toujours plaisir. N'oubliez pas le petit bouton en bas à gauche!!!!

Bizzzz,

Aelynah