Coucou de nouveau! Alors voilà le chapitre 2, l'académie.
La relation entre Spock et Kirk va prendre un tournant, vous allez voir...
Attention à ne pas vous brûler
L'académie
Spock marchait dans les couloirs, le pas de plus en plus rapide et ses émotions oscillant entre la fureur et l'inquiétude.
Alors qu'il marchait vers sa chambre, le Vulcain replaça brutalement son uniforme qui lui était très inconfortable (tout pour rajouter à ses nerfs à vif!).
Il arriva finalement devant sa porte de chambre et tourna la poignée, essayant de ne pas la défoncer.
Jim était couché dans son lit, celui du fond, comme à son habitude, avec un petit sourire gêné, face à l'expression de son ami.
- Tu es vraiment impossible! Tu ne peux pas penser à quelqu'un d'autre pour quelques secondes parfois? Les galaxies ne tournent pas autour de toi, James Tiberius Kirk!
Jim perdit toute trace de sourire sur son visage et regardait Spock, inquiet et confus. Il ne savait vraiment pas ce qu'il avait fait de mal. Non, en fait c'est faux il y avait beaucoup de choses qu'il avait fait de mal, mais aucune que Spock n'aurait remarqué aujourd'hui…
- Tu,…
Spock s'arrêta, essayant de garder toutes ses émotions à l'intérieur.
- Tu ne sais vraiment pas, hein? Pourquoi est-ce que cela ne me surprend même pas?
- Voudrais-tu bien arrêter de m'insulter et me dire pourquoi tu es en colère?
- JE NE SUIS PAS EN COLÈRE!
- Ouais, je peux voir ça…
Spock prit quelques secondes pour se concentrer sur son contrôle d'émotions. Il n'avait jamais été bon à ce genre de choses et devait constamment se calmer pour ne pas frapper quelqu'un ou se mettre à pleurer.
- Je suis désappointé que monsieur n'ait pu se rappeler, ne serait-ce que pour un instant, le plus important jour de la vie de son meilleur ami, dit Spock, calme mais sa voix résonnant de sarcasme amer.
Jim allait faire une blague, comme «Je ne savais pas que monsieur allait se marier…», juste avant d'avoir un énorme flash…
Merde!
James avait vraiment merdé sur ce point là et alors qu'il se retenait pour se ruer en excuses, son propre désappointement personnel en prit une grande claque et il dût mettre son visage dans ses mains, essayant de fuir le regard de son compagnon de chambre.
- Spock, je suis tellement, tellement…
Le cœur de Jim pesait lourd à cet instant. Comment avait-il pu oublier?
- Désolé d'avoir oublié ta cérémonie de diplôme.
Kirk ne pouvait toujours pas se résoudre à croiser le regard offensé de son ami.
- J'avais l'air d'un imbécile. Non seulement tout le monde savait que tu aurais dû être là, mais je pouvais même les entendre murmurer leur pitié. Ma mère, évidemment, n'arrêtait pas de me répéter que tu viendrais, mais tu sais quoi? Monsieur Monde ne nous a pas fait honneur de sa présence! Monsieur était trop occupé à relaxer sur son lit.
L'humain remonta finalement son regard, essayant de faire comprendre à Spock combien il s'en voulait.
- Tu ne peux pas comprendre à quel point je m'en veux! Sincèrement, Spock. Tu sais que j'aurais tout fait pour être là. Je comprends que tu sois fâché et tu pourras faire de moi ton servant pour toute ta vie si c'est cela qu'il faut pour que tu me pardonnes… Je suis simplement tellement désolé.
Jim pensait entièrement tout ce qu'il disait et Spock pouvait bien le voir. Il ne voulait pourtant pas le pardonner. C'était trop facile. Jim serait toujours celui qui merderait et un seul regard ferait le Vulcain plier. Spock en avait marre.
Jim pouvait voir l'ambivalence dans le visage de Spock, alors que celui-ci passait de neutre à fâché en passant par triste en quelques secondes. Mais tout d'un coup, son expression s'arrêta brutalement à frustration et Jim put apercevoir un petit mouvement des oreilles de Spock, comme si quelque chose le surprit.
Spock se retourna vers son étagère pour prendre quelques vêtements et partir vers leur salle de bain, le pas pesant. Mais juste avant de fermer la porte, il regarda Jim avec des yeux durs et il dit sèchement, comme un ordre :
- Quand, je ressors, je veux que la truie sous ton lit soit partie et toi aussi. Et je dis truie, parce qu'elle respire aussi fort qu'un sus scrofa!
Et il claqua la porte fermement.
- Je ne respire pas si mal, dit Gaila, une Orionne que Kirk avait rencontré quelques heures plus tôt, alors qu'elle sortait de sous le lit. Et je ne suis certainement pas une truie!
Elle était toujours en sous-vêtement et Jim lui passa ses vêtements pour qu'elle s'habille. Il ne dit pas un mot et regarda Gaila s'en aller, mais juste avant qu'elle ne sorte de la chambre, elle se permit de rajouter :
- Il n'est pas un peu en train de réagir excessivement?
Non. Il ne l'était pas. Jim avait déjà vu Spock réagir excessivement à quelque chose et c'était bien pire que cela! Il espérait ne plus jamais revoir ceci de toute sa vie.
Gaila referma la porte et James se revêtit mais ne sortit toujours pas plus de leur chambre commune. Il attendit son ami, mais lorsqu'il vit l'expression de Spock lorsqu'il sortit finalement de la salle de bain, il sut qu'il avait brisé quelque chose.
Spock marcha vers son lit, le visage aussi stoïque qu'une statue, les yeux complètement vides d'émotions et le corps n'exprimant rien de plus que de la neutralité.
Jim avait assez vu cette expression pour savoir que Spock se camouflait derrière celle-ci, cherchant à recréer un Vulcain de sang pur. Cela ne fit qu'échauffer l'humain.
- N'essaie pas de faire le truc du robot, tu sais que ça ne marche pas sur moi!
- Je n'essaie pas de faire quoi que ce soit, dit Spock, parfaitement concentré à l'ignorer.
- À part ta petite crise existentielle tu veux dire? Tu n'es pas un Vulcain, Spock!
- Je ne suis pas humain, Jim! Répliqua sèchement l'extraterrestre.
- Ce n'est pas une mauvaise chose d'être humain, dit Jim, se calmant.
Cette fois-ci, le masque de Spock tomba complètement. Cela faisait des années qu'il traînait un sac de plaintes et c'était ce soir que tout se réglerait, peu importe ce qui arrivera après. Ils étaient debouts, devant l'autre, prêts.
- À te voir, je ne dirais pas ça. Tu es incapable de penser à autre chose que ton propre nombril! Tu ne possèdes absolumnet aucune conception d'un « autre », tout ce que ton cerveau de primate pense est soit relié au sexe ou à la nourriture. Tu es dans l'incapacité de formuler ne serait-ce qu'une pensée logique, Spock cria en jetant ses bras dans les airs, puisqu'il se retenait de frapper les murs et les meubles. C'est coup, après coup, après coup, de maigres actes doublés d'excuses infantiles! Tu ne feras jamais un bon Capitaine, Jim, car tu n'es pas capable de penser au bien-être des autres!
Oh.
Oh...
Jim n'avait jamais voulu faire de mal à Spock, mais à ce moment, il avait des idées de meurtres. Jamais son ami ne lui avait parlé comme cela. Et il se disait Bien fait que je ne soit pas allé! Si j'avais su qu'il pensait cela tout le long…
Son premier réflexe avait toujours été de se battre, et Spock attendait le premier coup. Mais Jim avait le poing tellement serré comme de l'acier et tellement collé à ses côtés que cela lui faisait mal. Tout pour ne pas commencer une bagarre. Le mi-Vulcain aurait probablement le dessus de toute façon s'il le voudrait.
Spock attendait toujours l'éclosion de la colère de l'Humain, mais au lieu de cela, à sa grande surprise, Kirk se traîna rapidement hors de la pièce, bouillant de frustration.
Jim n'avait jamais fait de mal à son ami et ne lui en ferait jamais.
Ce ne fut qu'au sixième verre que les problèmes de Jim commencèrent à lui sembler moins importants.
En fait, tout semblait parfait.
Franchement, je suis capable d'être seul, ce n'est pas comme s'il était toute ma vie! J'ai d'autres amis qui sont aussi important! Pleins… Pleins d'amis… Comme… McCoy! Et… Et… Non, mais de toute façon, je n'en ai pas besoin de plus!
Mais aussitôt, Jim se questionna à propos de Spock. Lui et McCoy ne s'entendaient pas mais ils se supportaient. Tout cela serait fini. Spock serait seul… Jim ne voulait pas qu'il soit seul. Il voulait qu'ils restent amis et…
Merde!
Jim savait qu'en absence de contact humain, Spock se renfrognait sur lui-même et passait à son côté vulcain en un rien de temps. Des années auparavant, Kirk était allé en voyage avec sa mère pendant deux semaines, et lorsqu'il était revenu, cela prit plusieurs semaines avant qu'il ne soit de nouveau le Spock que Jim connaissait.
- Alors, où est passé Clyde, Bonnie? Demanda une voix sarcastique et désagréable en arrière de Kirk.
Jim n'était vraiment pas d'humeur à faire de l'humour avec un autre étudiant et il était déjà trop saoul pour faire la conversation avant de se jeter sur l'homme, alors il passa directement à l'étape deux. Exactement ce qu'il avait besoin… une bagarre.
Spock ne savait pas quoi faire. Ce n'était pas comme s'il y avait déjà eu une dispute entre eux avant. Est-ce qu'il devrait s'excuser? Est-ce qu'il devrait attendre des excuses? Il aurait préféré que Jim le frappe, cela aurait été plus facile…
Il était assis sur son lit, essayant de méditer pour contrôler toutes les pensées et les émotions qui le submergeaient. Même s'il était exaspéré de toujours avoir à s'excuser après que Jim ait fait une connerie. Pourtant, cette fois-ci, Spock avait été trop loin et il l'avait su la seconde même où les mots franchirent ses lèvres. Jamais il n'avait voulu dire cela à James. Jamais. Et d'ailleurs, c'était complètement faux, Spock savait que Kirk ferait un excellent Capitaine.
Alors qu'il se replongea dans ses pensées, la porte s'ouvrit dans un bruit assourdissant. Spock, avec son ouïe surpuissante, sursauta sur le choc.
Jim rentra dans leur chambre commune, appuyant tout son poids contre la porte. Au visage, se formait un énorme hématome et une plaie était ouverte au-dessus de son œil. Juste à son allure, Spock sut qu'il n'apporterait pas des bonnes nouvelles.
Spock voulut lui demander s'il allait bien, lui traiter sa blessure ou simplement s'excuser, mais Jim ne lui en laissa pas le temps.
- Je suis venu pour te dire tes 4 vérités, alors tu ferais bien de t'asseoir!
Spock, déjà assis sur son lit, le regarda et haussa les sourcils. Jim aurait probablement rit s'il ne s'était pas préparer à crier sur son ami.
- Jim, je préférais si nous faisions cela demain. Je suis désolé pour ce que j'ai dit, mais tu as l'air blessé, tu devrais te reposer.
Jim leva un doigt vers ses lèvres, essayant de faire taire le Vulcain. Mais le déséquilibre eut raison de lui et il faillit tomber sur le sol.
- Chuuuuuuututuuut! Tu vas rester là où tu es et toi, tu vas m'écouter. Je t'ai écouté. Tu vas m'écouter.
Spock hocha la tête. Après tout, il lui devait bien ça.
- Tu n'es pas facile à vivre non plus d'accord? Un jour tu es tout sourire et on est les meilleurs amis du monde et la journée d'après tu ne veux même pas me parler! On peut passer des heures et des heures à rire et tout d'un coup tu t'en vas comme si de rien n'était. Est-ce que tu pourrais comprendre que ce n'est pas une partie de plaisir pour moi non plus! Je ne sais jamais comment tu vas réagir! C'est comme vivre avec un bipolaire! Tu n'as aucun contrôle de tes émotions!
Spock ne disait rien et laissait ces insultes le rabaisser de plus en plus. Il n'osait pas regarder Jim dans les yeux. Il avait beau se répéter que Jim était saoul, il sentait ses dernières forces mentales s'affaissées.
C'est tellement stupide, reprend le contrôle!
- Mais ce n'est même pas ça le problème. Je suis habitué et cela aurait fait longtemps longtemps longtemps que je serais parti si je n'avais pas accepté ce côté-là de toi. Non. Ce n'est pas ça, Spock. C'est le fait que tu te crois plus important que TOOOOOOUT le monde seulement parce qu'il y a la moitié de ton sang qui est d'une autre race! Ce n'est pas parce que tu es une sorte d'hybride unique que tu es supérieur à chacune des races! Ce n'est pas pour ça que tu es spécial! Tu dois arrêter de te reposer sur ça! Oui, tu es en partie vulcain et oui, tu es en partie humain, mais... Tu n'es pas vulcain Spock!
- Et je ne suis pas un humain, Jim. Répondit-il avec un certain dégoût malgré lui, comme s'il voulait se défendre.
- Tu l'es à moitié. Et qu'est-ce qu'il y a de mal à ça? Tu sais ce que les vulcains t'ont fait? Ils vous ont jeté hors de votre maison, toi et ta mère, tué ton père et brûlé tout ce que vous possédiez. Les humains, eux, dit Jim en imitant le même petit dégoût qu'avait utilisé Spock, vous ont accepté et donné une seconde maison! J'en ai rien à faire de comment tu te comportes, mais assumes-le et choisis un camp, bordel.
Il y eut un malaise et la colère montante de Jim ne fut qu'amplifiée par le manque de réaction de la part de son interlocuteur.
- Tu n'es pas plus intelligent que les Humains et tu n'es pas plus compréhensif qu'un Vulcain. Tu es un amalgame des deux. Je ne peux plus supporter de te voir au dessus de tout le monde. Tu penses même que tu es meilleur que moi. Je n'en peux plus d'être regardé de haut, Spock...
- Ce n'est absolument pas vrai! Je-
- Arrête! C'est fini, Spock. Peu importe ce que tu as à dire. Peu importe comment tu es désolé. Je pense que ce serait mieux si on arrêtait ça, là.
- Tu parles de quoi, là? demanda Spock, espérant avoir mal entendu.
- Manifestement, notre amitié ne marche plus et donc j'y met fin avant que les bons souvenirs soient gâchés. Je- Je vais venir chercher mes affaires demain vers 1h. Essaie de ne pas rendre ça plus difficile que ça ne l'est.
Spock ne l'avouerait pas, mais il pouvait ressentir ses yeux se remplir d'eau et il le détestait. Jim partit en claquant la porte… le laissant là. Dans un silence douloureux. Il regardait la porte, ne réalisant pas vraiment ce qui venait de se passer. Il ressentait son cœur plus lourd qu'avant, même s'il savait que c'était techniquement impossible. Il aurait aimé ne plus pouvoir ressentir. Ne plus avoir cette pression dans sa poitrine, ne plus sentir ses poumons qui ne voulaient plus fonctionner ou ses yeux qui coulaient depuis un moment déjà.
Choisis un camp.
Spock laissa le temps à ses yeux de manquer de larmes et à ses poumons de respirer normalement avant de décider. S'il devait choisir un camp, il choisirait celui qui ne lui ferait plus aussi mal.
26 mois plus tard
Spock marchait dans le corridor, le pas confiant.
Il n'avait eu l'honneur d'aller au bureau du Capitaine Pike qu'en de très rares occasions, même si c'était grâce à lui qu'il était rentré à l'académie. Ce n'avait d'ailleurs été que ce matin même qu'Uhura l'informa de l'invitation. Ils travaillaient de pairs sur la traduction d'un message transmis il n'y avait que quelques jours de cela.
Arrivé à la porte, il cogna trois petits coups avant de reculer, par politesse. Mais dès qu'il vit qui se trouvait déjà dans le bureau, toutes ses bonnes manières s'écroulèrent. Alors que la porte s'ouvrit, laissant sortir un Kirk plus que de mauvaise humeur, Spock lui renvoya aussitôt son regard hostile habituel.
Spock était neutre avec tout le monde et pourtant avec Kirk, il ne pouvait pas se retenir une grimace.
Depuis la dernière fois qu'ils s'étaient parlés, ils ne s'étaient regardés que de loin et, rapidement, ces coups d'œil devinrent méchants. Quelqu'un qui ne les aurait pas connu plus tôt aurait pu croire qu'ils avaient toujours été ennemis. Alors, quand Spock vit James sortir du même bureau qu'il devait rentrer, il sentit la mauvaise nouvelle.
Le Vulcain regarda l'Humain traverser le couloir, son esprit toujours persistant à ne plus repenser à ce qui venait de se passer. Cela faisait déjà deux ans qu'ils ne s'étaient pas parlés. Spock passa son temps à l'académie, prenant des cours supplémentaires ou formant de nouveaux étudiants et il avait entendu dire que Kirk avait reçu son diplôme un an après lui et que depuis, il ne faisait pas grand-chose.
- Je t'en pris, entre, Spock.
Il finit par remettre ses pensées en ordre et reprendre son expression stoïque.
- Merci, Capitaine.
- Oh, combien de fois t'ai-je demandé de m'appeler Christopher? Nous avons appris à nous connaître au fil des années. Et c'est d'ailleurs pourquoi j'ai pris la liberté de t'avertir de cette rencontre dans un si court délai.
Spock se contenta de hocher la tête, ne voyant aucune question à répondre.
- J'ai pris une décision Spock, commença à expliquer le Capitaine en s'assoyant derrière son bureau. C'est à dire que mon ancien Commandant en seconde a dû quitter ses responsabilités pour affaires familiales et donc le poste reste libre.
Spock sentait venir la proposition et franchement, il n'aurait pas pu rêver d'une meilleure rencontre. Ce fut à ce moment précis qu'il comprit la présence de James plus tôt. Celui-ci avait toujours voulu ce travail et ce, à n'importe quel coût. Probablement que le Capitaine Pike avait rejeté sa candidature et cela justifiait les yeux encore plus fâchés qu'à l'habitude.
Spock se sentait tout de même mal, il n'avait même pas postulé pour ce poste et il se souvenait du regard de Jim lorsqu'il parlait des missions de plusieurs années dans l'espace. Il ressemblait à un enfant avec des étoiles dans les yeux.
Non! Ne pense pas à ça. C'est fini et il faut que tu penses à ta carrière! Il n'avait qu'à ne pas prendre une année sabbatique.
- Et donc j'aimerais te proposer le poste, mais à une condition, et je crains qu'elle ne soit pas petite. J'ai décidé, pour la première fois, que j'aurais deux seconds.
Quoi?
- J'ai décidé qu'à deux, le travail serait parfaitement réussi et cela vous aiderait de plus dans votre travail d'équipe. Et je dois l'admettre, celui-ci a d'ailleurs pris de grands défauts…
- Excusez-moi, monsieur, mais de qui voulez-vous parler? Qui partagerait le poste?
Pitié… Pitié… Il y a pleins d'autres possibilités dans cette foutu académie…
- De Jim. Tu devras partager ton poste avec Jim.
L'esprit de Spock eu comme un court-circuit et il resta là, à fixer un point, son cerveau essayant de comprendre la nouvelle.
- Je sais que votre relation laisse à désirer depuis un temps, mais je suis sûr que votre professionnalisme pourra dépasser ce détail. Je ne vous demande pas d'être toujours avec l'un et l'autre, vous n'aurez qu'à partager quelques heures de travail, des missions et votre chambre…
- Notre chambre, monsieur? demanda Spock, soudain inquiet.
- Et bien, il n'a toujours eu qu'une seule chambre de commandant et nous n'avons pas de place pour vous mettre séparément.
Spock essayait de comprendre les conséquences de toutes ces informations, mais les possibilités d'une réponse positive devenaient de plus en plus faibles.
- J'ai besoin de vous deux, Spock. Je ne le ferais pas ça si un des deux me dit non. J'ai besoin d'un cerveau et d'un cœur en mission.
Spock soupira.
- Et Kirk vous a déjà répondu positivement?
- Je ne te le demanderais pas s'il m'avait déjà dit non.
- Merde, laissa sortir Spock.
- C'est exactement ce qu'il a dit, répliqua Pike avec un sourire.
Spock pensa rapidement, se disant que ce n'était pas le temps de faire attendre le Capitaine dans ses responsabilités. Il avait voulu ce travail et le fait que Kirk en fasse partie n'y changera rien. Il était capable de l'éviter.
- Bien, d'accord. J'accepte le poste.
Le Capitaine fit un grand sourire au Vulcain avant de lui tendre la main pour conclure le contrat. Avec un certain dédain, Spock lui fit tout de même une poignée de main.
- Bon, et bien ce n'est pas que je n'aime pas ta compagnie, mais j'ai tout un document à faire sur la justification de mes choix de commandants. Nous nous reverrons de toute façon dans quelques semaines pour le lancement de la mission.
- Bien sûr, bien sûr. À dans quelques semaines, Capitaine.
Et il partit du bureau, toujours inquiet de sa réponse. Christopher le vit partir et refermer la porte et c'est alors qu'il se permit de dire ce qu'il pensait tout haut depuis le début de cette idée folle :
- Soit c'est la meilleure, soit la pire idée de toute ma vie.
