J'aime te détester je hais t'aimer.
Je levai les yeux lentement, si je n'étais pas seule dans ce compartiment je saurais qu'il ne s'adresserai pas à moi mais là je ne vois pas ce qu'il leur arrive, ils sont tout les deux en sixième année comme moi, ils me connaissent donc au moins de réputation et vu qu'elle n'est pas jolie jolie je ne comprends pas ce qu'ils font ici.
« Si ça vous amuse …, murmurai-je » Pour moi, la discussion était finie mais pas pour eux apparemment.
« Et toi qui es tu ? » Je ne répondis pas, ils le savaient tout deux qui j'étais tout Poudlard le savait je me murai dans mon silence, fermant les yeux et je sortis mon baladeur de mon sac à dos, l'allumai et mis le son au maximum. Je voulais restée dans mon monde et eux deux n'avaient pas à y être.
« Tu pourrais répondre au moins, me somme le brun » Je restais toujours dans mon silence, interdite.
« Oh je te parle la goth » Sa main s'avança vers mes écouteurs et il les faucha m'arrachant à mon monde, pour me montrer la réalité un emmerdeur qui s'apprête à me secouer à deux mains par les épaules. Ma réaction fut immédiate je me levai et pivotai lui saisissant les doigts, je les tordis violemment mais m'arrêtai pour ne pas lui casser.
« Si tu tiens à tes doigts, ne repose plus jamais la main sur moi !
- Lâche moi, sale … aaah
- Sale quoi je t'écoute ?, susurrai-je en augmentant la pression que j'exerçai sur ces doigts.
- Rien j'allais m'emporter bêtement mais lâche moi bordel !
- Je ne supporte pas les ordres, lâchai-je froidement, je pense que tu peux faire mieux et plus poli que ça.
- Aurais-tu l'amabilité de desserrer ta prise sur mes doigts ?
- Tu vois quand tu veux. »
Je le lâchai sa main, prit mes clics et mes clacs, ouvris la porte, la claquai violemment et m'installai au fond du couloir. Je remis mes écouteurs et m'enfermai de nouveau dans mon monde, ce genre de mec me soule en fait non, c'est les autres les personnes extérieures à mon monde qui m'énerve, que disait madame Pomfresh déjà, ah oui « Hermione quand tu te sens agressé réfléchis avant d'attaquer », mais à force j'avais appris que la meilleur des défenses c'est l'attaque. La musique coulait en moi me redonnant de l'énergie comme de l'essence vitale. Je me figeai quand j'entendis la porte coulissée, je n'ouvris pas les yeux néanmoins, je sentis une odeur forte d'eau de Cologne à coté de moi, je plissai le nez en essayant de garder mon calme, je me décalai au maximum que me le permettait l'étroit couloir.
« Je suis désolé que mon abruti de pote ai réagi comme ça, il n'est pas très patient et ne supporte pas qu'on l'ignore. »
Je restai une fois de plus dans mon silence, à force de l'ignorer il se lasserait comme tout le monde.
« Je vois que tu es plutôt réservée et peu bavarde, mais c'est pas grave je suis patient et je peux parler pour deux, donc tu es Hermione Granger, je crois ? Tu écoutes quoi ? »
« D'accord tu dois être aussi un peu têtue et bornée pour ne pas répondre comme ça, aussi avoir une force de caractère hors du commun pour résister ainsi à toutes les moqueries dont tu peux faire l'objet, quelque part je t'admire tu es telle que t'es et tu ne te renies pas, ne changes pas sous prétexte de la persécution quoique ce soit toi qui persécutes les personnes qui te cherchent. Tu es entière et ça c'est quelque chose de rare de nos jours... tu comptes me répondre un jour ? »
Je tournai ma tête vers lui et le regardai de mes yeux cernés de noir, mon regard inexpressif du lui faire peur car il détourna le regard. Agacée de son monologue, je me levai et allais à l'autre bout du train, il essaya de me retenir par le poignet, je me retournai et levai les yeux. Il vit mon regard froid et menaçant et me lâcha. Le reste du voyage se passa sans eux deux pour mon plus grand bonheur.
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« Alors Drago ?
- Tu m'as imposé un défi vraiment très dur, je lui ai parlé pendant cinq minutes c'était cinq minutes de monologue je n'ai pas entendu le son de sa voix, elle est même partie sans un mot et quand j'ai voulu la retenir elle m'a lancée un regard à refroidir un dragon ! Je lui est juste attrapé le poignet bon sang !
- Je te l'ai dit cette fille est impossible à approcher.
- Faux c'est possible et je vais te le prouver Blaise. »
Un sourire carnassier s'étendit sur le visage de Drago, dans sa tête un plan s'élaborai déjà.
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L'arrêt du train me sortit de mon sommeil, je mis ma cape par dessus mes vêtements, les profs se sont habitués à mon refus de mettre l'uniforme et je continue d'avoir des heures de retenues pour cela, mais je m'en moque et puis ils se lasseront plus vite que moi ça fait cinq ans que je les fais ces heures et je continuerai à les faire jusqu'à ce qu'ils arrêtent avant moi. Je descendis du train et montai dans les calèches que tiraient les sombrals, ces créatures m'avaient toujours fascinée,je pouvais les voir et je voyais en eux une certaine noblesse. Le chemin menant au château fut rapide mais tout aussi ennuyeux que le trajet en train. Je levai les yeux vers ce qui s'approchait plus à une maison, un foyer pour moi et une fois de plus il n'avait pas changer, toujours aussi majestueux, grand, imposant et accueillant à sa manière. Je sortis de la calèche que j'avais partagé seule comme d'habitude et pour mon plus grand plaisir, tous les élèves de sixième année étaient réunis ici, chacun parlant de ci de là à leurs amis et m'évitant soigneusement moi, mon air sérieux et mon visage toujours impassible. J'étais enfin en paix après tout ce dérangement dans le train. Du moins c'est ce que je croyais.
« Hey ! Granger ! Reste pas toute seule, je te cherchais je t'ai laissé partir tout à l'heure parce que je voulais pas être lourd mais peut-être que maintenant tu t'es calmée et tu es prête à nous parler ?, il fit s'installer un sourire qu'il devait vouloir amical, mais il ne me fit ni chaud ni froid.
- Drago tu vois bien qu'elle n'as pas plus envie que tout à l'heure de parler et je te rappelle qu'elle a failli me casser les doigts cette fille !
- Blaise tu as aussi été un petit peu excessif, mais on va se faire pardonner, il avait toujours son sourire niais et mielleux, j'avais envie de lui arracher de là.
- La seule chose qui me donnerait envie de te parler serait que tu ne sois pas là, dans ce cas je parlerai seule et tout ne serais que félicité et bonheur alors. Son sourire tressauta, il me regardait interloquée. J'entendais les filles murmurées autour de lui, et d'entre elle sortit du lot en me toisant méchamment.
- Non mais tu te prends pour qui ? Tu ne sais pas qui est cet homme ? C'est Drago Malefoy le prince des serpentards, l'homme le plus désiré de tous Poudlard et il prétend s'intéresser à quelqu'un d'aussi basse que toi et tu oses faire ça !
- À qui ai-je l'honneur ?, je marmonnai toujours montrant à quel point je lui portai peu d'intérêt.
- Non mais tu sors d'où la goth ? Je suis Pansy Parkinson, tout le monde ici me connait, après tout je suis la petite amie de Drago.
- Malefoy je t'informe que la zoophilie est interdite par la loi, sortir avec un bouledogue enragée en plus n'est donc pas vraiment toléré. Tout le monde autour éclata de rire sauf évidemment Parkinson qui bouillait de rage et Malefoy et Zabini qui essayait tant bien que mal de garder contenance.
- Sale garce ! Éructa-t-elle. Elle sortit sa baguette la pointant sur moi.
Je chuchotai : La prochaine fois que tu sors ta baguette pour m'attaquer vérifie qu'il n'y a pas de prof derrière toi et apprends à t'en servir je ne voudrais pas que tu te blesse enfin je te disais ça entre nous. »
Elle blêmit et se retourna, la professeur McGonagall se tenait derrière elle, la regardant froidement.
« Miss Parkinson que comptiez vous faire avec ceci, demanda-t-elle en désignant la baguette de Parkinson toujours brandi sous mon menton.
- Rien professeur, réussit-elle à balbutier.
- Tant mieux alors, rangez la et tout de suite »
On rentra disciplinement dans la grande salle et s'installant chacun aux tables de nos maisons respectives. Je m'assis à côté de Nick avec qui je fis la conversation pendant tout le repas. À la fin du banquet et du discours du directeur on nous distribua nos emplois du temps je le rangeai ans même le regarder je le découvrirai bien assez tôt. Je sortis la première de la grande salle pendant que les autres élèves traînaient des pieds à l'idée de rejoindre leur dortoir, tandis que moi je voulais rejoindre mon havre de paix. Apparemment, Malefoy ne s'était pas pas rendu compte à quel point il m'insupportait si il continue à insisté je sens que je vais le remettre à sa place et à ma manière.
« Bah Hermione tu t'en vas déjà ? Je peux t'appeler Hermione ? Je te suis très reconnaissante d'avoir envoyer Pansy à sa place, elle a pris la confiance depuis que j'ai cédé une fois à ses pulsions, mais par contre tu n'étais pas obligé de t'en prendre à moi je n'ai rien fait de mal à ce que je sache !
- Rien que le fait de me parler est un mal que tu me fais quand à Parkinson je n'ai fait que lui faire comprendre que je me fiche royalement de la réputation de telle ou telle personne. Quant à toi tu as un soudain intérêt pour moi, je ne sais pas ce qu'il te prend mais je te préviens pour ta propre santé tu devrais me lâcher un peu, au cas ou après tout on ne sait jamais.
- Je te trouve très attirante c'est tout, tu as un côté mystérieux Hermione et …
- Stop ne m'appelle plus par mon P-R-É-N-O-M, insistai-je, et je t'ai dit de me laisser tranquille, hurlai-je »
Je lui fauchai les jambes le faisant tomber par terre et j'enchaînai en décrochant un coup de poing, je m'arrêtai à un millimètre de son visage pétrifié de surprise.
« J'espère que cette fois-ci le message est passée sinon je me verrai contrainte de recommencer. »
Je partis lentement à mon rythme ne me souciant pas de quel pourrai être sa réaction je montais les escaliers allant à la tour des Gryffondors, comme d'habitude j'installai mon stratagème habituel, la métamorphose de mon coussin en moi, et je redescendis pour aller à la salle sur demande. J'étais face au mur nu en pensant fort à mon repère, mon refuge, mon cocon, mon nid et aussitôt la porte se matérialisa. Je la franchis mon univers gothique apparut devant mes yeux, tout mes bibelots, rosaires, croix gohtiques, et autres objets. Apaisée, je m'endormis sur mon lit.
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Blaise sortait de la grande salle et il y trouva, à ses portes, son ami allongé par terre.
« Drago tu te fais une petite sieste ?
- Ah vraiment Blaise tu a trouvé un diamant brut, dure solide incassable.
- Je te l'ai dit Drago tu ne l'auras jamais ! Je vais gagner ce pari.
- Rêve ! Je gagnerai ce challenge plutôt difficile et ma victoire n'en sera que plus belle ! »
Il mettrait son plan en action le plus tôt possible c'est à dire demain …
Fin du chapitre.
Et voilà c'est la fin de ce chapitre, j'espère que ça vous plaît et que je vous décevrai pas ^^ thank U au reviewer et surtout n'hésitez pas à en laisser, ça prends pas beaucoup de temps et ça fait plaisir.
Bisous
Misa-or-Pigloo
