Marche ou crève.

Chapitre 01

J-86

Ma montre sonne. Je me lève aussitôt. Je pars sous la douche. Je sors le blaireaux de feu-mon père. Et sors le couteau de mon frère. La lame glissant contre ma peau, je me regarde. J'aime que ma peau soit lisse. J'aime la rigueur. Je sors de la salle de bain. Et sors mon uniforme d'apparat. Je regarde les galons sur mes épaules. Adjudant. Peut être bientôt adjudant-chef. Je défaits mon pactage. Repli toutes mes affaires à nouveau et les place correctement dans mon sac. Je plis mes habits civiles. Et les range consciencieusement au fond. Ce sont mes seules vêtements civiles.

Je regarde une dernière fois cette chambre ou j'ai vécu ces deux dernières semaines. J'attrape mon sac et sors de la pièce. Je prends un taxi qui m'amène jusqu'à une caserne. En apercevant la guérite au loin, je souris. Je me sents revivre. Mon sac dans la main, je me présente, un caporal me salut et me montre le bâtiment des dortoirs. Je croise de nombreux soldats, des militaires de rangs, des officiers subalternes que je salue bien évidemment et des sous officiers, comme moi. Mon dortoirs est composé de huit lits. Je défaits les draps et les refaits aux carrés. Un autre adjudant me regarde de biais. Dans ce dortoirs, i que des sous officiers. Et nous ne passerons qu'une seule nuit entre ses murs. Normalement demain, on sera déployé en Irak.

Un officier subalterne entre dans les dortoirs on le salut, on est tous au garde à vous. Il passe en revu nos lors et nos affaires. Puis nous informe du déroulement. 11h tapant au mess, puis réunion à 14h au qg des sous-off. 17h fin de réunion. L'officier parti, je m'assois à nouveau sur mon lit. Je passe en revue mes affaires. Mes couteaux tactiques et baïonnettes. Mes lunettes pare-balles, ma boussole, mon casque, mes oreillettes, mon micro, une couverture de survie tout y passe. Je suis pressé d'avoir à nouveau Lola au près de moi.

Toujours en tenue d'apparat, mes collègues et moi partons au mess. Nous passons devant les militaires de rangs, les biffins comme nous les appelons entre nous. Je prends mon plateau et va isoler. Dautes sous off me rejoingnent. Ils parlent entre eux moi je reste mué dans le silence. je ne suis pas de nature à parler pour ne rien dire. Je préfère écouter et exécuter les ordres. Même si en tant que sous officier je suis sensé en donner. Je sais quoi dire et ordonner à mes hommes. Je dois répéter les ordres qui m'ont été donné quand j'étais dans le même cas qu'eux de simple soldat.

Mon repas fini. Je sors fumer une clope. Puis je rejoins la salle de briefing. Le lieutenant nous donne nos ordres de mission et les dernières nouvelles en Irak. J'ai hâte d'être là bas et de rencontrer mes hommes. Avant qu'ils ne nous laisser quartier libre. On est tous encore une fois passés en revue. Cette fois ci on est sur la place des mort, sur le champs de Mars. La levée des couleurs avaient été faites ce matin. Mais maintenant le colonel lui même qui nous salue un par un. Les photos prises nous pouvons retournés dans nos quatiers.

Avec quelques hommes nous retournons au mess, on boit un ou deux verres puis je retourne dans les dortoirs. Je brosse et cire encore une fois mes rangers. Tout soit être impeccable. Je m'allonge ensuite sur le lit, les mains derrière ma tête. Je ferme les yeux et respire cet odeur. Le mélange d'eau Cologne bon marché, de testostérone, de crème cirante à chaussure, de sueur et poudre à canon. Manquerait plus que l'odeur du sang pour parfaire le tout.

Il est 18h30 le mess est ouvert. Pour la seconde fois de la journée. Je vais au mess. Je mange calmement c'est sûrement le dernier repas à peu près potable que je mange. Mes prochains repas se constitueront de boite de conserve de nos rations de combats et avec de la chance on aura peut être un repas concocté par in cuistot militaire à la base de repli.

À la fin du repas, les officiers nous offre notre dernière soirée. Peut être là dernière de notre vie. De la bière, des cigares, de la musique et des filles voilà notre dernière soirée.

Je suis assis entre un adjudant et un caporal-chef. J'ai déjà enfilé trois verres. Fumer un ciagre et une dizaine de clope. Je suis pressé d'être à demain. Je pars me coucher. Demain levée 5h.

Je me glisse sous le draps et la couverture qui gratte. J'embrasse les plaques d'identification de mon frère, de mon père et de mon grand père puis les remet dans ma rangers. Je ferme les yeux. Les images de la guerre me reviennent en tête, les cris des hommes, ma respiration devient lente, l'odeur de souffre, de poudre, et de sang arrivent aussitôt à mon nez. Je m'endors.

J-85

Ma montre sonne, je suis l'un des premiers à le lever. Une toilette rapide. Je suis prêt. Le colonel arrive, il sonne le clairon, on est tous au garde à vous en face de notre lit. Le menton haut, le torse bombé, on salut notre officier. Il passe devant et cri les ordres. "5h30 inspections des chambrés, de vos vêtements et de votre matériel! 6h! levée des couleurs sur la place des morts. 6h30 petit déjeuner au mess! 7h30 départ. Le colonel se dirige vers la porte. Mes collègues se précipitent dans leurs sac, ils font leurs toilettes. Je m'habit, sors les plaques de mes aïeul et les glisses dans les poches, je noues correctement mes rangers et range mon sac. Je prends mes photos, je les regarde. La première est celle de mon frère en tenue de ceremonie avec mon père. La seconde est celle de mon père et de mon grnad père, également en tenue de cérémonie. La troisième est celle de mon frère accompagné de Kate et de leurs enfants. Je ferme les yeux et les range dans la poche de ma veste. Je suis prêt, j'attends la venue du colonel.

La porte s'ouvre, on se met au garde à vous, c'est un lieutenant cette fois qui apparaît devant nous. Il inspecte tout. On reste tous face à lui, sans bouger, sans broncher. Tout va bien pour notre chambrée, à croire qu on est tous discipliné.

On est tous en tenue de combat. Prêt à mourir pour notre patrie. Le sac sur le dos, on marche au pas vers le champ de Mars. On se range autour de la place des morts. Le clairon sonne. Au garde à vous la main sur la tempe, on regarde les couleurs de la patrie s'élancer vers le ciel. Le colonel nous met au repos, puis on se dirige vers le mess. On boit un café, boit un jus de fruit, mange deux tartines et c'est partie.

On est à nouveau sur le champs de Mars, le bus militaire nous attend. On grimpe dedans. J'allume mon iPod. Et écoute de la musique les yeux fermés. On a deux heures de routes avant d'arriver à la base aéronautique de la un porte avion nous emmènera à la limite des eaux territoriales et nous seront sûrement envoyé en Irak par des transports de troupe aérien. Je verrai enfin mon nouveau régiment.

J'aperçois l'eau au loin on est presque arrivé. Je commençe à avoir des crampes aux jambes. J'éteins mon iPod je le range dans ma veste. La femme, qui était assise à côté de moi, me sourit. Un sourire qui dit. Mon adjudant. Je suis son superieur, elle me sourit rien que pour cette raison. Je regarde par la vitre du bus. Le porte avion est immense. Le bus s'arrête dix minutes plus tard. On sort, et on grimpe à bord du porte avion. On est entassé dans une salle, assis sur des bancs. On s'envolera dans 1h20. On patiente, on se regarde, on se jauges.

Une heure plus tard on est appelé à grimper dans des transall, des avions spécialisé dans les transport de troupes. On est tenu d'enfiler nos gilet tactique. Chose que l'on fait. On sort nos casques mais nous les prenons dans la main. On entre tous, on s'anarche. Notre sac entre nos jambes. On est tous mélangé, militaire de rang, sous officier, officier subalterne. On a 4h de vol. Je ressors mes écouteurs. J'ai plus beaucoup de batterie. Mes piles de rechange sont au fond de mon sac, j'ai hâte d'atterrir.

Le chemin est long, j'en ai marre, je veux retrouver la vie militaire, la vraie vie, la guerre. Dans cet avion, je repense à mes petits affaires. ai je tout signé? mon testament est il bien enregistré ? Kate recevra tout. Tout reviens aux Barton restant. À 20 minutes de l'atterrissage, on nous ordonne de mettre nos casques. On finit par nous déposer. On s'engouffre dans des blindées. Sur la route, je la sents, je sents l'odeur du sang, de la poudre, de la chaire mourrante, je suis revenu en Irak, je revis.

On est à vingt minutes du camp. Je souris rien que d'y repenser, je vais retrouver mon ancienne équipe et ma nouvelle aussi. J'ai hâte d'y être. On nous dépose à l'entrée. Je regarde autour de moi. Le sable. Les couleurs tan. Je souris. Ma base. Mon lieutenant me salue aussitôt. Et m'embarque ainsi que d'autre sous officier dans le qg. Il nous fait asseoir. Nous sommes 8 sous officier. Et chacun de nous avons une nouvelle équipe. Je suis Delta. Enfin mon unité est Delta. J'ai la charge de deux sergents qui ont tout deux 6 hommes à leurs charges, tous des militaires de rangs. Le plus haut gradé est un caporal. C'est vraiment le la bleusaille. Le lieutenant me fourni les dossiers des quatorze hommes sous mon commandement. Je commence par regarder les deux sergents un des deux à fait ses preuves sur le terrain, le deuxième à eut son diplôme en poche, un burocrate en somme. Je suis un homme de terrain, j'aime qu'on fasse ses preuves.

Les douzes soldat sont tous jeunes ou presque. Le plus à jeune à peine 18 ans, ils sont 12 à avoir entre 18 et 21 ans, un autre est âgée de 23 et le dernier de 25 ans. Un trait rouge est surligné en rouge. Sur trois engagés, du gnouff. Après 26 ans de carrière alors que je pourrais être en retraites depuis 10 ans, on me donne de la vermine. Je referme les dossiers, ils ne me font pas peur. Les classes... Qu'est ce que c'est les classes? Une cours de récré. Un vrai soldat est un soldat qui se bat sur le terrain. Peut etre qu'ils se montreront de bons et loyaux soldats.