Titre : Je t'avais choisi - Partie 2

Résumé : UA hpdm. Il réussissait tout ce qu'il faisait, chaque jour de ma vie était un échec. On le trouvait brillant et populaire, j'étais considéré comme le pire des voyous. Il était toujours entouré d'amis, moi je n'aimais que lui...

Disclamers : (J'en avais pas fais au premier chapitre... :x honte sur moi, lol.) Les perso ne sont pas à moi, mais à JKR. Voilà :)

Alors tout d'abord, désolée d'avoir été aussi longue à publier cette suite... Je l'avais presque fini quand mon ordi est malheureusement décédé prématurément... Le temps qu'il soit réparé, beaucoup de temps a coulé, et quand il est revenu tout beau tout neuf, ben... j'ai dû recommencer du début... :(

Ça m'a plutôt démotivée, mais je m'y suis remise et finalement, me revoilà :D

Merci à Zozo, philomoon, titegarceblonde, slydawn, Hermoni, yaoi gravi girl, el0, munnin, Staphy, Alfa, pompon, ayuluna, Mariie, FayVerte, Sidonie99, ka-chan, Bezoard, Didi Gemini, Hisokaren, yohina, Dragonneva, Maiionette, Sellesta, Loryah, Lynshan, Lucid Nightmare et Elaelle !

Merci à tous ceux/celles qui m'ont laissé une review, ça m'a fait trop plaisir d'en recevoir autant :D je suis trop contente que cette fic ait été autant appréciée ! et j'espère que cette suite vous plaira aussi !

Bonne lecture !

°0Oo.oO0°

Je retiens un cri de douleur. Cet enfoiré m'a presque déboîté l'épaule ! Avec un rictus douloureux, j'échappe à sa poigne et fais un bond en arrière pour mettre de la distance entre nous.

Zabini. Voilà le nom de celui qui est en train de me faire chier. Il m'a eu par surprise, alors que je pensais m'en être débarrassé. C'est la quatrième fois cette année qu'il vient prendre sa revanche. C'est un cercle sans fin ou quoi ?

Il sourit et essuie distraitement le sang qui coule de son nez. Je ne lui ai pas cassé, pas encore.

Je me redresse et soupire avec nonchalance. Il me lance un regard perplexe.

- Qu'est ce que tu fous, Potter ?

Je lui lance un bref regard.

- Ça me saoule, je rentre chez moi.

Draco m'attend, j'ai pas de temps à perdre avec lui.

Il ne semble pas l'entendre de cette oreille et avance à grands pas vers moi, levant le poing d'un air menaçant. J'esquive de justesse, sentant ses doigts effleurer ma joue déjà meurtrie, et je contre-attaque aussitôt.

Cette fois, mon poing rencontre violemment son visage et je sens plus que je n'entend un petit craquement sous mes doigts. Zabini pousse un cri rauque et tombe au sol, le nez ensanglanté. Voilà, ça devait arriver...

- Ça me saoule, je rentre chez moi, répète-je en le fixant longuement.

Il ne dit rien, acceptant sa défaite, et je m'éloigne après avoir ramassé les courses que j'ai fais tomber par terre. J'essuie le sang de ma lèvre inférieure avec mon pouce et reprend mon chemin.

Dire que je suis seulement à cinq minutes de chez moi, si c'est pas abusé...

Dans la rue, mes voisins évitent mon regard et se détournent en me voyant passer, comme si je n'existais pas ou qu'ils refusent que j'existe. C'est si magnifique d'être le nuisible du quartier... Les passants me dévisagent tantôt comme une bête de foire, tantôt comme un criminel. Je les ignore superbement, comme toujours, les yeux baissés sur mes pieds.

Il y a des choses qui ne changeront jamais.

J'arrive rapidement devant ma maison et parviens à ouvrir le portail malgré mes doigts tremblants. Ils ne sont pas trop amochés mais restent douloureux après avoir donné autant de coups.

Je referme soigneusement le portail après moi et traverse le grand jardin que mon père a tondu la veille. Des fois, je le trouverais presque maniaque... J'ouvre la porte et entre dans la maison. J'entend des pas dans l'escalier pendant que je retire mes chaussures et mon blouson, puis Draco apparaît devant moi.

Son sourire se fane aussitôt qu'il me voit et il lève doucement la main vers mon visage légèrement tuméfié et rougi. Avec un soupir, il attrape fermement ma main, me prend les courses de forces et les pose sur la table de la cuisine, puis m'entraîne dans la salle de bain.

Il me fait asseoir sur le rebord de la baignoire et se tourne vers les placards. Il n'a aucun mal à trouver la trousse de pansements et le désinfectant. Question d'habitude. Il pose tout sur le lavabo et se tourne vers moi avec un coton imbibé d'alcool.

- Viens par là, me fait-il d'une voix douce.

Je m'exécute aussitôt et avance mon visage. Il s'en saisit délicatement de la main gauche et pose le coton sur mes plaies. Je fronce le nez lorsque je sens les picotements de l'alcool sur ma peau.

Draco sourit doucement et je l'observe silencieusement. Je sais qu'il me trouve mignon quand je fais ça -il me le dit à chaque fois que je fronce le nez- mais pour une fois, il ne me le fait pas remarquer.

Il prend ensuite un tube vert et dépose une noisette de crème blanche sur son index. Il étale la pommade sur mon visage, sous mon oeil et sur ma joue, puis met une autre couche de pommade sur mon épaule malmenée. Il entreprend ensuite de me mettre un pansement sur une petite coupure qui commence déjà à désenfler.

Tous ses gestes sont doux et lents, et je me suis vite détendu sous sa tendresse. Un léger sourire flotte sur mes lèvres sans que je ne puisse m'en empêcher. Lorsqu'il a fini, il se redresse et m'embrasse tendrement, posant doucement ses lèvres sur les miennes pendant quelques secondes. Je sens aussitôt des milliers de papillons s'envoler dans mon estomac et plus rien n'existe que mon bonheur.

Draco recule finalement et me sourit, puis il m'embrasse à nouveau et va ranger les pansements dans le placard où il les a pris.

Il y a des choses qui ne changeront jamais, mais maintenant Draco est là pour compenser tous les aspects négatif de ma triste vie... Arg, je vire cul-cul la praline...

Je me lève et attrape Draco par la main pour l'emmener dans ma chambre. On s'installe contre mon lit et je me cale dans ses bras. Je me sens bien, comme à chaque fois qu'on partage ces moments.

Ça fait deux mois qu'on sort ensemble. Deux superbes mois ! Je vais bien mieux maintenant, même si j'attire toujours les problèmes... et même si Draco fait toujours semblant de ne pas me connaître quand il est avec ses potes...

Aaaaahh pensons à autre chose !! Le soir où tout à commencé, ça c'est bien mieux. Le soir où je lui ai tout avoué après qu'il m'ait retrouvé dans le parc. Un très bon soir, c'est certain, mais... Je me suis toujours posé une question.

- Dis...

La main de Draco qui caressait mon dos s'arrête, et je regrette presque de l'avoir interrompu.

- Oui, quoi ? demande-t-il doucement à mon oreille.

Je relève la tête vers lui et me décolle légèrement de son torse. Draco me regarde droit dans les yeux, affichant un petit sourire sur le coin des lèvres.

- Tu sais, ce soir là, commence-je lentement.

Il penche la tête sur le coté et une moue curieuse naît sur son visage. Je le trouve furieusement adorable...

- Ben quoi ? répète-t-il pour me faire sortir de ma contemplation silencieuse.

- Comment tu as su où j'étais ?

Ma question le surprend un instant mais son sourire retrouve vite sa place sur son visage.

- C'est ta mère qui me l'avait dit, répond Draco.

- Ah, oui, je vois.

Il se penche et cueille délicatement mes lèvres. Je lui rend son baiser avec douceur, goûtant une nouvelle fois avec délice la bouche qui m'est offerte. Il s'éloigne avec un soupir de contentement et sa main reprend ses caresses le long de mon dos.

Et là, je fais tilt.

- Attend... Comment ça, elle te l'a dit ?

- Tu sais, un truc comme : "Va voir près du parc, c'est toujours là qu'il va." Quelque chose de ce genre.

- J'y crois pas ! Elle m'a vendu...

Draco sourit de toutes ses dents.

- Si elle ne l'avait pas fait, on en serait pas là aujourd'hui. On se tournerait encore autour et on aurait pu continuer longtemps...

- Mais tu t'en es bien rendu compte, ce soir-là, alors ça aurait juste retardé un peu ce moment.

- Hn, fait Draco en secouant négativement la tête. C'est parce que ta mère m'a dit quelque chose à ce moment là que je l'ai compris.

Je le fixe incrédule, oubliant aussitôt de lui demander ce que ma mère lui avait dit.

- Alors, quand tu es venu me chercher, tu le savais ? Tu m'as fait mariner et tout, alors que tu savais ?

Draco éclate de rire et je me sens fondre malgré moi. Pourquoi mon ventre me fait ça dès qu'il rit ?

- J'avoue, réplique-t-il finalement. Mais c'est parce que je n'arrivais pas totalement à y croire. C'était trop beau...

Il dépose un baiser au creux de mon cou.

- En fait, quand j'ai vu ton regard, je me suis dit : Vas-y, lâche tout. Quand je t'ai demandé si tu m'aimais, je m'attendais presque à ce que tu te moques de moi...

Ses doigts remontent le long de mon bras et il m'embrasse tendrement la joue, juste aux coins des lèvres.

- Mais j'avais heureusement visé juste, achève-t-il avec un petit sourire fier.

Au risque de me répéter, c'est pas humain d'avoir un sourire aussi extraordinaire...

Je ne dis rien et tourne légèrement la tête vers lui pour réclamer un baiser qu'il ne me refuse pas. Ses lèvres se posent aussitôt sur les miennes et s'en emparent avec fougue. Je lui rend son baiser avec passion, laissant sa langue venir rencontrer la mienne dans une caresse.

Et comme à chaque fois qu'il m'embrasse, je sens les battements de mon coeur s'affoler. J'aime cette sensation. Une fois, Draco m'a dit qu'il avait la même.

Lorsque nous nous séparons, à bout de souffle, il pose sa tête dans mon cou et je sens sa respiration se calmer progressivement contre ma peau. Soupirant d'aise, je me laisse aller contre son torse, heureux de sentir ses deux bras raffermir leur prise sur moi...

°0Oo.oO0°

Je fixe mes pieds, essayant de ne pas montrer mon malaise. Dumbledore m'a convoqué dans son bureau, et mes parents aussi. Ma mère s'est assise à ma droite et me sert la main avec force. Je crois qu'elle ne s'en rend pas vraiment compte, mais bon... A ma gauche, mon père n'a encore rien dit et ne m'a pas regardé une seule fois.

En face de nous, Dumbledore sourit gentiment -oserai-je dire niaisement...?- nous regardant alternativement. Il nous a déjà proposé tout ce qu'il avait à proposer, thé/café/bonbons/gâteaux, et je sens qu'il ne va pas tarder à passer à l'attaque.

- Je vous ai demandé de venir pour que nous puissions discuter des problèmes d'Harry.

Qu'est ce que je disais...

- Il s'est beaucoup battu ces derniers temps, continue le directeur. Il a envoyé trois élèves à l'hôpital, il y a deux jours...

- J'étais le seul désarmé, je vous signale, lâche-je d'un ton brusque.

- Je sais, je sais, fait Dumbledore en levant les mains en signe de paix. Le problème est le suivant : la moitié des bagarres auxquelles tu es mêlé sont causées par des élèves de notre lycée...

- Que suggérez-vous ? fait ma mère en serrant un peu plus ma main -la main avec laquelle je ne pourrais bientôt plus écrire- dans la sienne Qu'on le change d'école ?

- Je veux justement que nous parlions de cette possibilité, répond calmement Dumbledore.

Je lève les yeux au ciel.

- Qu'en dis-tu, Harry ? demande soudainement mon père.

Je tourne la tête vers lui. Il me fixe pensivement, envisageant visiblement la question avec sérieux. Je lui lance un sourire hésitant.

- Ici ou ailleurs, ça ne changera rien. Si tu veux qu'on me foute la paix, faudrait m'envoyer en Alaska. Et encore, même les lutins du père noël auraient peut-être envie de vérifier qu'ils sont plus fort que moi...

Mon père esquisse un sourire.

- Tu confonds l'Alaska avec la Laponie, dit-il d'un ton moqueur.

- N'y a-t-il pas un lycée où il sera en paix dans tout Londres ? demande ma mère -ah, ça, je sais qu'elle se retient de lever les yeux au ciel.

- Il semblerait que la renommée de votre fils ait traversé toute la ville, réplique Dumbledore. Mais j'ai songé à une solution. Hogwarts.

Je lève les yeux vers lui. Le lycée de Draco ?

- Pas idiot, chuchote pensivement mon père.

- Les frais d'inscriptions sont élevés, et le niveau d'études plus difficile, mais au moins il sera tranquille quand il ira en cours. Il y a très peu de bagarreurs là-bas.

Très peu est un euphémisme, je peux carrément les compter sur les doigts de la main...

- Sa vie serait beaucoup plus calme dans ce lycée, conclut Dumbledore.

Tu m'étonnes ! Et en plus, je serais avec Draco... J'avoue que l'idée me plait assez...

- Je vais appeler le directeur du lycée, je pense qu'il pourra faire sa rentrée dès lundi prochain, fait Dumbledore en décrochant son plus beau sourire ridé. Je vous tiens au courant.

Mes parents se lèvent et le remercient avec une sincère reconnaissance. Je le remercie à mon tour, plus par politesse que par réelle sincérité, et quitte le bureau en emboîtant le pas à mes parents.

Je reste sceptique quant à l'idée mais malgré moi, une petite étincelle de joie s'allume dans mon regard. Je vais aller dans le même lycée que Draco !

°0Oo.oO0°

- Nous accueillons aujourd'hui un nouvel élève.

Je jette un coup d'oeil au prof à coté de moi puis reporte mon attention sur la classe qui me fait face. Les autres élèves me fixent, curieux. La plupart d'entre eux m'ont sûrement reconnu... Un groupe de filles me pointe du doigt sans aucune discrétion, gloussant devant mon uniforme déboutonné.

C'est sûr que vu la tête de mes nouveaux camarades, je vais passer pour un sauvage, si c'est pas déjà fait...

Le prof se tourne vers moi avec un sourire.

- Vous pouvez aller vous asseoir, Mr Potter.

L'annonce de mon nom et les chuchotements qui s'en suivent suffisent à dissiper les derniers doutes quant à ma réputation. Sans un mot, j'acquiesce et m'avance lentement entre les tables. Je rejoins un bureau libre au fond de la classe et pose silencieusement mon sac par terre avant de m'asseoir sans un regard pour mes nouveaux petits camarades.

Dumbledore a beau dire que c'est une seconde chance pour moi, je suis loin d'être naïf. La moitié des élèves -si ce n'est plus- me connaît ou connaît ma réputation. C'est sûr que j'aurais moins d'ennuis à l'intérieur du lycée, mais c'est pas pour autant qu'ils voudront faire copain-copain avec moi...

Le cours commence et je vois tout le monde se pencher pour prendre des notes. Le prof commence un long monologue sur le règne de je-n'sais-qui et j'en profite pour observer autour de moi.

Les élèves sont comme je l'imaginais... Studieux, bien habillés et puis, bien sûr, riches. Je le vois à leurs montres, à leurs bagues, leurs sacs de marques... Autant dire qu'ils exhibent des trucs qu'il me viendrait même pas à l'esprit d'acheter...

Bien que je vienne moi aussi d'une famille assez riche, j'ai vraiment l'impression d'appartenir à un autre monde... Secouant la tête pour chasser ces pensées, je prend un stylo et commence à prendre des notes, essayant de rattraper le retard que j'ai pris.

L'heure se passe lentement. Tout en prenant des notes, je pense à Draco qui n'est pas si loin de moi. Je me demande si je le verrais... Mais même si c'était le cas, je sais qu'il continuerait à m'ignorer devant ses amis. Cette pensée m'arrache un pincement au coeur mais la sonnerie vient à mon secours, me permettant de ne plus y songer.

Je range mes affaires, conscient des regards posés sur moi. Apparemment, il va falloir que je fasse attention à mes arrières, si j'en crois cette fille qui dit qu'il ne va pas apprécier que je sois là.

Je sais pas de qui elle parle, et je préfère ne pas le savoir...

Je sors de la classe d'un pas lent, me demandant qui est ce fameux 'il', et essayant vainement d'ignorer les commentaires murmurés sur mon passage. Pas si évident, quand tout le monde vous dévisage d'un air hautain, presque méprisant.

Je suis pas sûr que cette école me convienne tant que ça finalement...

Quoique, si je cherche quelques points positifs, ça ne peut pas être pire qu'ailleurs...

Je décide distraitement de me trouver un coin tranquille pour respirer un peu. Je n'ai pas encore fait le tour du bahut après tout, il doit bien exister un endroit où on me foutra une paix royale...

Draco m'avait dit une fois que le toit était toujours désert, vu qu'il est interdit d'accès. Haha, je suis trop un rebelle... Sans hésiter davantage, je monte les quelques escaliers menant au toit, sans faire attention aux autres élèves.

Une fois arrivé sur place, je fais le tour des lieux d'un regard et sourit de contentement. Personne. Au moins, ici je serais tranquille.

Je retire ma veste et la pose par terre, puis je m'allonge dessus, les mains en guise d'oreiller. Au dessus de moi, le ciel est d'un bleu clair et il n'y a presque pas de nuage. Il fait un peu froid, mais la température est plutôt bonne pour la saison.

Je ferme les yeux, toujours souriant. Mes pensées dérivent petit à petit.

Lorsque je rouvre les yeux, je jette un rapide coup d'oeil à ma montre. Je me suis assoupis pendant une bonne heure. Je me relève en hâte -j'ai déjà une heure d'absence à mon compte- et récupère mes affaires pour arriver à l'heure à mon prochain cours.

Lorsque je rejoins la civilisation, je me rend compte que c'est l'heure de pause entre deux cours. Je pousse un soupir, soulagé, et reprend une allure normale. Je n'ai plus vraiment besoin de me presser maintenant.

Mais alors que je prend le chemin de ma classe, un blond passe devant moi et m'arrête en posant sa main sur mon épaule. Je le connais lui, c'est... Diggory, non ? Charles Diggory, ça me revient !

Je le fixe silencieusement, voyant un sourire mesquin s'agrandir sur son visage.

- Alors c'est donc vrai, le fameux Potter est parmi nous. Moi, c'est Cédric Diggory, retiens-le, dit-il tout en me jaugeant de haut en bas. Je te voyais plus grand et plus baraqué...

Ah, tiens, c'est Cédric, pas Charles, suis-je bête...

Je remarque la présence de ses deux potes derrière moi quand ils se mettent à ricaner. Je leur lance un regard froid et garde le silence.

- T'as limite une tête de fille, avec tes yeux. On dirait que tu te mets du mascara, mon gars, continue le blond en ricanant.

Je retiens un soupir ennuyé et détourne les yeux avec lassitude, attendant qu'il ait fini de m'insulter. Encaisser quelques insultes, ça ne me gène pas, tant que ça ne va pas plus loin. Et puis, j'ai décidé de ne plus me battre, pour pouvoir rester dans ce lycée avec mon petit blond préféré...

Quand on parle du loup...

Du coin de l'oeil, je vois Draco apparaître à l'autre bout du couloir. Il discute joyeusement avec ses amis et ne me remarque pas tout de suite. Mais lorsqu'il lève la tête, curieux devant le rassemblement, et que nos regards se rencontrent, je vois ses yeux s'écarquiller progressivement.

Je le fixe intensément, tout en ignorant le gars qui continue de m'insulter.

Aide moi.

Nos regards ne se quittent plus.

Ne me laisse pas tomber.

Mais j'ai beau le supplier mentalement, Draco ne bouge pas. Il reste avec ses amis, observant la scène de loin. Je le vois se mordre la lèvre inférieure, me lançant un regard hésitant. Et alors, je comprend.

Il ne viendra pas.

Je ne peux m'empêcher de lui lancer un regard déçu. Il a choisit sa popularité, plutôt que de venir m'aider, moi, le bon à rien qui ne sait que se battre. Je me doutais que si quelque chose comme ça arrivait, ça se passerait de cette façon.

Je le savais, mais je n'y peux rien. Je me sens trahi. Je me sens encore plus seul que jamais auparavant...

Je ferme les yeux en soupirant et m'adosse au mur derrière moi. Diggory arrête brusquement de m'insulter et me saisit par le col, m'étranglant presque. Je rouvre les yeux et le dévisage avec une rage qui ne lui est pas vraiment destiné. Ça n'a pas l'air de lui plaire.

- Tu te prends pour qui, bâtard ! Baisse les yeux ! me lance-t-il avec hargne.

Il lève le bras et l'abat rapidement sur moi. Une douleur sourde, à laquelle je me suis depuis longtemps habitué, se répand dans mon visage. Je sens ma lèvre se fendre légèrement et le goût acre du sang se glisse sur ma langue. Un ricanement désabusé franchit mes lèvres.

Un rictus déforme le visage du blond un court instant et il lève à nouveau le bras. J'attrape son poing avant qu'il ne me touche et le serre furieusement dans ma main. Son visage prend une moue surprise et ses yeux s'écarquille légèrement. Je resserre ma prise sur lui et tord le poignet d'un mouvement sec.

Il tombe à genou au sol en lâchant un petit cri de douleur. Les autres lycéens sursautent presque tous et beaucoup reculent d'un pas. Tenant toujours le blond au sol, je pivote légèrement et lui donne un coup de genou dans le visage, lâchant son poing tandis qu'il heurte le mur.

Ses deux amis réagissent enfin. Le plus proche m'attrape par le bras tandis que l'autre agrippe mon épaule. Je me dégage souplement et attrape la nuque du premier venu. Son visage percute violemment le mur avant qu'il ne s'en rende compte. Le dernier recule d'un pas et me dévisage, incertain.

Je fais un pas vers lui mais la bagarre est finalement interrompue par l'arrivée de mon nouveau professeur principal. Ce dernier s'avance à grand pas et s'interpose entre moi et le lycéen.

- Monsieur Potter, venez tout de suite avec moi dans le bureau du principal, dit-il en me lançant un coup d'oeil furieux.

Il se tourne vers le blond, qui se relève lentement.

- Quant à vous, allez à l'infirmerie, nous reparlerons de votre sanction plus tard.

Charles -...Cédric!- acquiesce et me lance un regard noir. Ok, je viens de me faire un ennemi, j'ai saisi le message... Je me détourne de lui quand le prof me fait signe de le suivre. Je lui emboîte le pas sans un mot.

Au moment où je passe à coté de Draco, je le sens se tendre. Je relève les yeux vers lui et nos regards se croisent. Il culpabilise, c'est évident, je le vois. N'importe qui pourrait le voir... Je m'arrête et le dévisage un instant, sentant ma déception revenir au triple galop...

Les amis de Draco me lancent des regards qui se veulent menaçants mais je vois bien qu'ils n'osent pas s'interposer parce qu'ils ont peur de moi. Moi, je me serais interposé pour lui. Vraiment. Alors pourquoi lui ne l'a pas fait ?

Douloureusement, j'esquisse un sourire. Un sourire amère. Et je me penche sur Draco pour murmurer à son oreille.

- Finalement, il semblerait que tu m'aies pas choisi...

Je recule d'un pas, tête baissée, refusant de voir son visage, et reprend mon chemin d'un pas rapide pour rattraper mon prof.

°0Oo.oO0°

Deux jours. C'est ma sanction. Deux jours de renvoi, et ce dès mon premier jour. Mon père était furax, je l'ai jamais vu autant en pétard. Il criait des trucs du genre "mais à quoi ça sert qu'on le change d'école, si c'est encore pire qu'avant?!" ou "ils veulent qu'il se laisse faire sans broncher ou quoi?!!". En plus, tonton Sirius était là, alors il en a rajouté une couche, lui aussi. Je crois qu'ils se sont mutuellement pris la tête mais bon... M'enfin, ça valait le détour. Heureusement que ma mère a réussi à les calmer...

Je retourne au lycée demain matin. Ça va être folklo, je le sens... En plus, ma mère a décidé de se faire psy improvisée -l'horreur. J'arrive à lui parler de tout en général, mais là...

Je sais pas si c'est parce qu'elle insiste trop et que je me braque, ou si c'est pour la même raison que je ne répond plus au téléphone quand Draco m'appelle, mais en tout cas, je n'arrive pas du tout à en parler.

En fait, depuis deux jours, je n'ai pas parlé. Pas un mot n'est sorti de ma bouche. Pas que j'en ai pas envie, mais je n'y arrive plus. Je reste bloqué. Ma bouche refuse obstinément de s'ouvrir...

Je vois mes parents me parler, je veux leur répondre, mais je n'y arrive pas. C'est comme ça depuis que j'ai suivis mon prof, après la bagarre. Autant dire que ça ne m'a pas aidé quand il a fallut que je m'explique...

Mais je me sens tellement blasé, tellement lassé. On dirait que je suis même découragé de parler. Je me suis enfermé dans une sorte de bulle, où seuls mes parents peuvent entrer lorsqu'ils m'apportent à manger dans ma chambre.

Je n'ai pas quitté mon lit, non plus. Je n'ai rien fait, si ce n'est fixer mon plafond. Ou mon portable lorsqu'il se met à sonner dans le vide.

J'ai 27 appels en absence. Il a essayé de m'appeler 27 fois. J'ai jamais répondu.

Je ne veux plus l'entendre. Je ne veux plus le voir. Je veux juste qu'on me laisse en paix.

Deux coups retentissent à ma porte.

Comme j'aimerais qu'on me laisse en paix...

- Harry, fait mon père en entrant. Tiens, maman t'as fait ton plat préféré.

Il s'avance et pose l'assiette sur mon bureau, à coté de celle de la veille. Que je n'ai pas touché d'ailleurs. Il pousse un soupir et vient s'asseoir à coté de moi.

- Hé, fiston. Je sais que t'es déçu que ton premier jour ce soit mal passé. Mais baisse pas les bras, d'accord ?

J'acquiesce, me sentant malgré tout encore incapable de parler. J'abandonnerais pas. C'est pas ça qui me déprime...

- Et puis, continue mon père en souriant. La prochaine fois, Draco sera peut-être présent pour empêcher que quelqu'un s'en prenne à toi.

Je me renfrogne aussitôt et plonge le visage dans mon oreiller. Je sens mon père se tendre légèrement, mais je ne pourrais pas dire si c'est par surprise ou parce qu'il a compris pourquoi j'ai réagi comme ça.

- Tu t'es disputé avec Draco ? me demande-t-il doucement en essayant de soulever l'oreiller qui me sert à m'étouffer.

Je reste immobile. Perspicace le vieux...

- Pourquoi vous vous êtes disputé ? continue-t-il, parvenant à m'arracher le coussin des mains.

Je croise son regard sérieux, un peu inquiet et triste.

- Il était là, murmure-je faiblement.

- Hein ? fait mon père en plissant les yeux.

J'ai parlé trop bas pour qu'il me comprenne. Je reprend d'une voix un peu plus forte, presque douloureusement après mon long mutisme.

- Il était là quand je me suis fais tabasser. Il est pas venu m'aider.

Mon père me fixe un instant puis passe une main dans mes cheveux, comme quand j'étais petit. Je ferme les yeux, un peu apaisé, et commence à trouver le sommeil.

- Il trouvera un moyen de se racheter, je le connais depuis le temps.

Je sais pas si c'est vrai, mais le fait de l'avoir avoué à haute voix rend son abandon encore plus douloureux...

A cette pensée, je rejoins les bras de Morphée sans vraiment m'en rendre compte.

°0Oo.oO0°

Ce matin, je me suis levé, je me suis douché et je suis parti au lycée sans rien avaler. J'étais trop déprimer pour ça. Ma mère m'a lancé un regard désolé mais ne m'a pas forcé à manger pour une fois.

Pendant le trajet pour aller au lycée, les gens se sont subtilement écarté de mon chemin. Oui, c'est vrai, j'ai ma tête des mauvais jours : j'ai mal dormi, j'ai un gros bleu là où Diggory m'a frappé, et je suis déprimé. Un peu comme les panneaux 'attention chien méchant' à coté des sonnettes des maisons...

M'enfin, je suis arrivé jusqu'au lycée sans encombres, ce qui est déjà merveilleux en soit. J'ai été directement dans ma classe, sur un magnifique bureau au fond de la salle, avec pour compagnie moi et... moi... Haha, pitoyable n'est ce pas ?

Je suis donc là, la tête enfouie dans mes bras, essayant d'oublier le monde qui m'entoure. Un jour, j'y arriverais peut-être.

- Harry, chuchote quelqu'un près de moi.

Je me fige. Cette voix, je la connais par coeur...

- Harry ! répète Draco depuis la porte de la classe.

Je l'ignore, gardant obstinément la tête cachée au creux de mes bras. Il continue de m'appeler en chuchotant, ne voulant pas attirer l'attention sur lui. Je relève finalement la tête, ne désirant qu'apercevoir une seconde son visage. Il me manque, ce con...

Le prof choisit le moment où nos regards se croisent pour entrer dans la classe. Avec regrets, Draco me lance un dernier regard suppliant et s'en va rejoindre sa salle. Je sors mes affaires de cours lentement, un gros poids sur le coeur.

Les deux heures passent assez vite et la pause de midi arrive au triple galot. C'est plutôt intéressant cette matière, j'aime bien les mythologies et tout. Et puis, au moins, ça m'a un peu changé les idées.

Quand la sonnerie retentit, je range mes affaires sans me presser. J'ai deux heures pour manger. Le prof me fait signe de venir le voir. Avec reluctance, je le rejoins, m'attendant à être insulté ou mis en garde. Mais le prof, un certain Firenze je crois -il a une tête vraiment bizarre mais bon- me fait un petit sourire.

- Alors, pas trop perdu ?

- Non, répond-je aussitôt. Votre cours est intéressant, c'est rare.

Oops, je devrais faire gaffe à ce que je dis, quand même...

Mais le prof sourit et acquiesce en remerciement à mon compliment.

- Si vous avez un problème dans les autres matières, ou même dans la mienne, n'hésitez pas à en parler, les enseignants sont là pour ça.

- D'accord. Merci, dis-je en lui adressant un dernier signe de tête.

- Au revoir, Mr Potter. A la semaine prochaine.

Je lui souris légèrement et m'éloigne, content. Enfin un bon prof, qui me parle comme si j'étais un élève normal. Ça fait drôlement plaisir...

- Harry.

Je me fige un quart de seconde. Draco est là, devant ma salle, m'attendant patiemment. Je me mord la lèvre inférieure, hésitant, puis soupire et passe devant lui sans m'arrêter. Draco m'emboîte le pas aussitôt, jetant un coup d'oeil autour de lui. Au bout de quelques pas, il m'attrape par le bras.

- Harry...

Je me dégage d'un geste ample et le fusille du regard.

- T'as pas peur que quelqu'un te voit me parler ? demande-je avec sarcasme.

Il me lance un regard un peu perdu, et vraiment blessé -et là je me déteste complètement... Je me détourne rapidement de lui, faisant un pas pour m'éloigner, et rentre de plein fouet dans quelqu'un.

- Tiens, tiens, Potter. Je te cherchais justement.

Je lève les yeux. Ah, encore lui...

- Salut Charles.

- C'est Cédric, réplique-t-il, les dents serrées.

J'entend Draco ricaner derrière moi mais n'y prête pas trop attention. Je détaille Diggory quelques instants. Je l'ai plutôt bien amoché, à en voir les bleus et les pansements. Enfin, il ne m'a pas loupé non plus...

- Dégage, je suis pas d'humeur.

Si c'est pas de la provocation, ça... D'ailleurs, il n'a pas l'air d'apprécier. Je le vois lever son poing et tout ce que je fais, c'est fermer les yeux, attendant que la douleur vienne avec le coup.

Au bout de quelques secondes, je rouvre les yeux, surpris. Le coup n'est pas venu.

Mes yeux tombent sur Draco. Il s'est interposé entre nous et tient le poing de Diggory dans sa main droite. Draco m'a... protégé...

- Qu'est ce que tu fous Malfoy ? grogne Diggory en fronçant les sourcils.

Draco lâche son poing et l'attrape par le col avec brusquerie.

- Ne le touche plus jamais !

Je le fixe, incrédule, alors qu'il prononce ces mots d'un ton froid. En face de lui, Diggory à l'air autant sur le cul que moi. Il se reprend vaguement et lance un regard amusé à Draco.

- Très drôle Malfoy. J'y ai presque cru. Maintenant, je vais le finir, pousse toi.

Il contourne Draco d'un mouvement rapide et m'attrape par le col. Draco fait un tour sur lui-même et envoie son poing dans la mâchoire du blond. Celui-ci me lâche sous la surprise et tombe par terre.

Draco attrape mon bras et m'attire plus près de lui, sans pour autant que nos corps se touchent. Rien que le contact de sa main sur mon bras me fait frissonner. Il lève les yeux vers les autres élèves, rassemblés autour de nous.

- Harry est mon meilleur ami, je ne laisserais plus personne s'en prendre à lui ! Le prochain que je vois lever la main sur lui, je l'explose, c'est assez clair pour tout le monde ? achève-t-il en se tournant vers Diggory, toujours à terre.

Sans attendre de réponse, il me lâche le bras et me fait signe de le suivre d'un signe de tête. Je m'exécute sans un mot, lui emboîtant rapidement le pas alors qu'il s'éloigne.

Nous traversons plusieurs couloirs, silencieux comme des tombes. Mes pensées s'emmêlent dans un tourbillon de sentiments contradictoires et je n'arrive plus vraiment à réfléchir à ce qu'il se passe. Tout ce qui tourne en boucle dans ma tête, c'est qu'il est venu pour moi. C'est moi qu'il a choisi.

Avant que je ne m'en rende compte, nous sommes arrivés sur le toit du lycée. Je referme la porte après nous et l'observe. Il fait quelques pas, me tournant soigneusement le dos. Mais il n'a plus rien à craindre, ma rancune et ma tristesse se sont envolées maintenant.

J'ai envie de sautiller partout comme un fou tellement je suis heureux ! Mais je décide de le faire mariner encore un peu, juste pour satisfaire mon petit coté sadique.

- Pourquoi tu as fais ça ? demande-je finalement, brisant le silence.

Il se tourne vers moi, hésitant.

- A ton avis ? fait-il avec une moue boudeuse absolument adorable.

- Je sais pas, dis moi, fais-je en me rapprochant subtilement de lui.

- Je devais choisir entre toi et eux, non ? Tu sais, je voulais pas te faire souffrir par égoïsme... Et puis, je t'aime, quoi...

J'attrape sa main pour l'amener près de moi et plaque ma bouche contre la sienne. Je le sens s'accrocher à moi désespérément, agrippant ma chemise. Ouh la la, il a vraiment dû avoir peur de me perdre...

Je lâche sa main et vient prendre son visage en coupe. Délicatement, mes lèvres s'emparent une fois de plus des siennes avec délice. C'est dingue qu'il m'ait autant manqué, alors qu'on a été séparés que quelques jours...

Draco semble aussi de cet avis, car il prend le contrôle du baiser et m'attire contre lui d'un geste possessif. Je le laisse faire, trop heureux de sentir ces fourmillements habituels apparaître au creux de mon ventre.

Draco délaisse mes lèvres et sa bouche fait son chemin jusqu'au creux de mon cou. Il commence à mordiller sournoisement ma peau, puis glisse sa langue sur la légère brûlure qu'il m'a laissé. Ce p'tit con que j'aime est en train de me faire un suçon, ma parole !

Je dépose un baiser sur sa tempe, invitation à revenir s'occuper de mes lèvres. Draco n'hésite pas une seconde et reprend ma bouche avec cette douceur que j'aime tant. Au bout de quelques instants, nous nous séparons, haletant un peu. Draco colle son front contre le mien, ses yeux plongeant dans mon regard.

- Alors, pardonné ? demande-t-il d'une voix légèrement rauque.

J'esquisse un sourire tendre et dépose un nouveau baiser sur ses lèvres comme seule réponse.

°0Oo.oO0°

Un an et demi plus tard.

Je me laisse tomber lourdement sur le canapé en cuir et pousse un carton par terre pour me faire plus de place. Quelle plaie, les déménagements ! Et en plus...

- M'aide pas, surtout !

Draco oublie son livre un instant et tourne un regard innocent dans ma direction. Eh oui, c'est à toi que je parle, feignasse !

- Mon amour, tu veux que je t'aide à te détendre ? fait-il malicieusement.

Je lève les yeux au ciel et me cale plus profondément dans le canapé. Tout neuf, le canapé. L'appartement aussi d'ailleurs. Un nouveau départ pour nous deux, et pour moi.

Après que je sois entré sous la protection de Draco ce jour-là, beaucoup de choses ont changées. Pas tout, bien sûr. Mais j'ai réussi à récupérer un semblant de paix dans ma vie. Au moins quand j'étais en cours. Plus personne dans le bahut ne s'en est pris à moi, alors j'ai pu finir le lycée dans un calme relatif.

Bien sûr, une fois dans la rue, j'ai encore eut droit à mon quota de bagarres et autres embrouilles, mais Draco est resté avec moi jusqu'au bout.

Après avoir fini le lycée, Draco m'a dit qu'il voulait suivre des études à l'université de New York. Ça a été naturel que je parte avec lui, on en a même pas discuté. En fait, on s'est même pas demandé ce que j'allais faire là-bas. Du moment qu'on était ensemble.

Maintenant qu'on est là, dans notre petit appart près du campus, Draco va commencer ses études dans un mois. Et moi, je vais me trouver un boulot. Personne ne nous connaît ici. C'est vraiment comme une seconde chance pour moi. Mes parents me manqueront un peu, mais c'est pas comme si je leur avais dit adieu.

- Aide-moi plutôt à tout sortir des cartons, fais-je en fermant les yeux, rejetant ma tête en arrière.

Je sens Draco bouger et un poids vient peser sur mes jambes. Et là, je sais qu'il vient de s'asseoir à califourchon sur moi. Je rouvre les yeux et plonge mon regard dans le sien. Draco lève une main vers mon cou et l'y pose pour ramener délicatement mon visage vers lui.

Avançant son visage, il s'empare de mes lèvres, glissant sa langue jusqu'à la mienne. Un nouveau bal est entamé, ce ne sera pas le dernier.

Oui. Ici, on pourra se construire une nouvelle vie. Une vie rien qu'à nous.

Fin

Voilà :) je préfèrais la premiere version de ce chapitre, celle là ne me plait pas totalement... satané ordinateur... :/

Enfin, merci d'avoir lu. J'espère que cette vraie fin vous a plu :)

Bye bye !