Alors voici la suite... c'est court, je sais, mais pour me faire pardonner, la suite viendra très vite. N'hésitez pas à me laiser un review pour me faire part de vos impression et un grand merci à ceux qui l'ont déjà fait.

Bonne lecture
Bisous
Lyana

Chapitre 2 : Présence

Elle en était là dans ses réflexion lorsque la sonnerie de la porte d'entrée retentie. Elle attrapa l'épaisse serviette qui gisait sur le plancher près de la baignoire et tout en l'enroulant autour d'elle, se dirigea vers l'entrée. Qui pouvait bien venir l'embêter à une heure pareille. Le soleil n'était même pas encore levé. L'air maussade, elle entrouvrit la porte pour se retrouver face à face avec…. DiNozzo !?

« Qu'est-ce que tu fabrique ici ? lui demanda-t-elle l'air plus surpris que fâché.

- Je passais dans le coin ? lança ce dernier face au regard interrogateur que lui lançait la jeune femme.

- Mauvaise réponse, Tony.

- Bon… heu…tu ne répondais pas sur ton portable et je….

- Bon entre et donne moi une minute, j'enfile quelque chose et je reviens, l'interrompit-elle avec un demi-sourire, amusée par l'air embarrassé de son collègue. »

Sur ce, elle disparut dans sa chambre, laissant DiNozzo planté dans l'embrasure de la porte.

En fait, il avait tourné un bon moment en rond avant de se décider à venir chez elle. Il était resté tard au bureau, puis, lorsque la directrice lui avait ordonné de rentrer se reposer, il n'en avait pas eu envie. Il était allé dans un bar, se disant que draguer lui changerait les idées, mais vite, il avait compris que ça ne changerais rien à son état d'esprit. Il avait donc repris sa voiture et s'était décidé à rentrer chez lui lorsqu'il avait repensé à Ziva. Elle avait quitté les bureaux rapidement après le départ de Gibbs. Il se demandait comment elle allait. Elle avait eu l'air tellement détachée des événements qu'il aurait pu croire qu'elle était indifférente à ce qui se passait, mais il avait bien vu dans ses yeux, lorsqu'elle lui avait souhaité bonne nuit qu'il n'en était rien. Il avait alors tenté de la contacter sur son portable, mais il n'avait eu que la messagerie. Il avait jonglé entre l'option d'attendre au lendemain pour la rappeler et celle de passer chez elle. Finalement il avait opté pour la seconde et voila qu'il était planté dans l'embrasure de la porte de la jeune femme, comme un idiot, à bafouiller comme le Bleu une excuse incohérente pour expliquer sa présence.

Dans sa chambre, Ziva se pressa d'enfiler un pantalon de sport et le premier t-shirt qui lui tomba sous la main. Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien faire ici ? Bon, elle n'en était pas fâchée puisque ça lui éviterait pendant un moment d'être seule à ressasser ses pensées qui ces temps-ci étaient loin d'être agréables.

« T'as toujours pas bougé ? Tu es venu seulement pour rester debout sur le plat de ma porte ou tu vas entrer et m'expliquer ce que tu fais ici à quatre heures du matin ? lui lança-t-elle alors en reparaissant, cette fois vêtue de façon décente.

- On dit sur le pas de la porte Ziva, la reprit le jeune agent

- Mouais, c'est pareil. Et alors, tu ne m'as toujours pas répondu ?

- Je ne sais pas trop, je voulais savoir comment tu allais ? tenta-t-il plus sur le ton de la question que de l'affirmation

- Et qu'est-ce qui te fais croire que j'aurais pu aller mal, Tony, lui répondit-elle sur un ton plus agressif qu'elle ne l'aurait voulu.

- Bon ça va, message reçu, Ziva, je fiche le camp.

- Non, ça va, entre, je vais faire du thé. Tu en veux ? se reprit-elle plus doucement.

- Oui, pourquoi pas.»

Elle l'accompagna au salon, puis se dirigea vers la cuisine. Tony l'entendit s'affairer à préparer le thé. T'es qu'un crétin DiNozzo, tu croyais peut-être qu'elle allait se jeter dans tes bras en te disant qu'elle était heureuse que tu prennes de ses nouvelles. C'est de Ziva qu'on parle ici, la personne que tu connais qui déteste le plus parler de sa vie privée. Et si tu es ici ce n'est pas seulement pour voir comment elle va, mais plutôt parce que tu n'as aucune envie de te retrouver seul en se moment. Il fut interrompu dans ses pensées lorsque Ziva lui fourra une tasse du breuvage brûlant dans la main.

Elle l'avait observé en silence un moment. Il semblait préoccupé. Il devait en fait surement l'être pas mal puisqu'il n'avait fait aucun commentaire sur sa tenue lorsqu'elle lui avait ouvert. Il avait sursauté lorsqu'elle lui avait tendu la tasse de thé qu'elle lui avait versé. Il semblait crevé et avait les traits tirés. Je ne dois pas vraiment avoirs meilleure mine, songea-t-elle. C'est en silence qu'ils vidèrent leur tasse de thé, ni l'un ni l'autre ne sachant comment amorcer la conversation. Pourtant cette situation ne les embarrassait pas vraiment. Tous les deux appréciait la présence de l'autre, mais aucun n'avait vraiment envie de parler maintenant de ce qui c'était passé. Ziva se leva pour aller ranger les tasses à la cuisine et à son retour, elle aperçut DiNozzo qui s'était assoupi. Doucement, pour ne pas le réveiller, elle replaça sa tête plus confortablement sur un coussin et alla chercher une couverture qu'elle déposa délicatement sur le jeune homme endormi. Elle prit ensuite place, recroquevillée sur elle-même, dans le petite espace toujours libre à l'autre bout du canapé, observant son coéquipier d'un air attendri.

À suivre...