Coucou !
Et voilà le premier chapitre de "Réelle ?" posté avec joie et aussi appréhension. J'espère que serez nombreux(ses) à me suivre pour cette nouvelle et première histoire sur ce site.
Fifer & Edgounette : Merci pour vos review qui ont été mes toutes premières, j'ai fait la danse de la joie ! J'espère que ce premier chapitre sera à la hauteur de vos attentes =D
Sur ce, bonne lecture =D
La foule se déhanchait sous mes yeux et la musique me transperçait les tympans. Assis, ma bière à la main, je patientais.
Alice, ma sœur, avait organisé une stupide fête pour mes vingt-quatre ans.
Comme si j'avais besoin de ça.
Je lui avais promis d'attendre le gâteau avant de m'en aller.
Au bout de quarante cinq minutes, j'avais été voir le chef cuisinier et je lui avais demandé quand arrivait le fâmeux gâteau. Il avait répondu "Mademoiselle Cullen doit me donner le feu vert monsieur". Une heure plus tard, toujours pas de feu vert. Et me voilà donc assis, à regarder les gens s'amuser à ma place, les couples se manger le visage, m'envoyant sans scrupules leur fichu amour à la figure. Deux ans que j'étais célibataire. Deux ans que je ne cherchait plus. J'en avais eu ma claque de m'investir dans des relations et d'être déçu par la suite.
Au loin je vis une silhouette se détacher de la masse de danseurs pour venir dans ma direction. Je fis volte face, et me précipitait à pas feutrés vers la sortie. Je savais qu'il s'agissait de Jessica, et mon intuition fut confirmée lorsque j'entendis sa voix nasillarde m'appeler "Edward !".
Jessica faisait partie de ces gens qui ne comprennent pas (ou qui font semblant de ne pas comprendre) le sens des mots "non" et "je ne suis pas intéressé". A chaque soirée mondaine il fallait que je me la coltine alors que j'avais juste envie de lui arracher ses cheveux en plastique. Alice me surprendrait toujours, elle haïssait cette fille autant que moi, alors pourquoi diable l'avoir invitée ?
J'accélèrais le pas et me cachait dans le parking, entre deux voitures. Je m'assis à même le sol et allumait une clope. Je regardais la fumée s'évaporer autour de moi. Je ne fuyais pas que Jessica, je fuyais ma fête, ma vie, tout.
N'avez-vous jamais eu envie de tout foutre en l'air ?
Moi si. Lorsque mon ancienne petite amie m'avait quittée et qu'elle m'avait dit :
"Edward, j'ai obtenu un contrat pour un film, grâce à toi. Tu m'as rendue célèbre et c'est tout ce que j'espérais de toi. Je suis désolée d'avoir du faire semblant de t'aimer et d'avoir alimenté les magazines sur notre relation. Mais c'était pour me faire remarquer.
Encore désolée, je comprend que tu m'en veuilles, mais malgré tout, j'espère que nous resterons dans de bons termes."
Je l'aimais. Et je le regrettais amèrement.
Jasper, mon meilleur ami et étoile montante de la chanson m'avait dit "Ed, dans le monde du showbizz, on ne peut faire confiance à personne".
Après cette épisode peu glorieux, je m'étais battit une carapace qu'aucune fille ne pourrait briser et j'avais acquis une grande confiance en moi. Et comme le disait Ralph Waldo Emerson, "La confiance en soi est le premier secret du succès".
J'étais devenu un habitué des oscars, l'acteur célibataire en vogue... Toute une merde dans laquelle mon père m'avait plongé. Je l'avais voulu, c'est vrai. A présent, cela faisait partie des choses que je regrettais.
Mon portable vibra soudain dans ma poche. J'ouvris un message d'Alice :
Où es-tu ? On t'attend pour le gâteau !
Je lui répondis que je ne viendrais pas, je savais que je lui faisais de la peine, mais j'avais vraiment envie de rentrer chez moi. Je sentis une goutte d'eau sur mon front alors, instinctivement, je levais les yeux vers le ciel et je sursautais.
Une étoile filante venait de passer.
Bêtement, je fis un vœu.
"Je souhaite vivre une expérience nouvelle qui m'aidera."
Mon vœu n'était pas terrible mais je n'avais jamais cru à ses conneries. Même si, quelque part, au fond de moi, je nourrissais l'espoir qu'il se réalise.
Au bout d'une heure, j'étais chez moi, avachis sur mon fauteuil de cuir, ma bière à la main. Je ne me rendais même pas compte que je m'endormais.
J'ai chaud. Je suis dans une clairière, et le soleil passe à travers les arbres. Adossée contre un tronc d'arbre face à moi, une forme blanche. Je m'approche. J'aperçois une fille endormie aux allures d'ange. Sa peau de porcelaine est couverte d'une robe crayeuse, et ses longs cheveux bruns tombent en cascade dans son dos. Les traits de son visage son fins et harmonieux, puis, soudain, elle a les yeux ouverts. Elle m'observe et je tombe dans les yeux bruns les plus merveilleux que je n'ai jamais vus. L'expression de son visage passe de neutre, à choquée, puis visiblement énervée.
J'essaie de parler, mais les mots semblent bloqués dans ma gorge. Je me baisse à sa hauteur et, envoûté par son odeur, je lui ramène une mèche de cheveux derrière l'oreille. Surprise, elle m'observe la bouche ouverte. Puis, elle s'éloigne. Je ne sais comment, ou plutôt je m'éloigne. Je ne controle plus rien et quelque chose me tire, c'est désagréable et je veux retourner voir l'ange.
Je veux retourner voir l'ange.
- Je veux retourner voir l'ange ! M'exclamais-je agacé.
J'ouvris les yeux sur ma soeur qui me secouait comme un cocotier par les épaules. J'observais sa bouche bouger sans comprendre. Le retour à la réalité avait été brutal et par dessus tout j'avais une migraine atroce. Tout d'un coup, je sentis la main d'Alice s'abattre sur ma joue. Je relevais les yeux vers elle, éberlué.
- Tu m'écoutes ? Me gronda-t-elle.
J'acquiesçais, perdu. Perdu car ce rêve avait été si... Réel.
J'avais eu chaud. J'avais ressenti la chaleur. J'avais touché ses cheveux, j'avais aussi senti son parfum de fleurs et pourtant... Tout m'échappait. Comment un simple rêve pouvait-il me troubler à ce point ?
- Edward ça suffit ! Tu vas m'écouter MERDE ! Jura Alice
La petite chose qui me servait de sœur s'agitait dans tous les sens, rouge pivoine. Je me levais finalement et posais mes mains sur ses épaules, j'essayais de prendre un ton assez doux :
- Alice, excuse-moi, tu sais bien que je ne suis pas du matin, non ? En plus j'ai une sale gueule de bois alors si tu pouvais être brève, merci.
Elle souffla, agacée et pris la place que j'occupais il y a quelques secondes.
- Tu sais bien pourquoi je suis là, tu m'avais promis, c'était ton anniversaire, et j'avais tout préparé et...
Je remarquais qu'elle commençait à sangloter, tout en continuant de bafouiller. J'avais vraiment merdé avec mes conneries.
- Alice...
- Laisse-moi tranquille, va-t-en !
- Mais c'est chez moi, écoute je suis...
- Désolé, finit-elle à ma place.
J'étais vraiment un enfoiré. Comme un minable, je la regardais partir sans rien faire. Je n'avais même pas remarqué qu'il faisait jour. La pendule affichait onze heures quarante sept. Je n'avais pas le choix ce coup ci, si je ne voulait pas encore la décevoir, je devais aller au repas familial.
A midi trente pile, je sortais de chez moi. Me dirigeant vers ma voiture, je remarquais alors une jeune femme qui me tournait le dos, assise sur un banc, me rappelant immédiatement quelqu'un...
Voilà pour le premier chapitre, avec probablement quelques fautes. Et je suis désolée mais dans ma fic Edward jure un peu, alors désolée si ça dérange =c
Sinon j'espère que dans l'ensemble, vous l'avez apprécié, on rentre tout juste dans l'histoire.
Un reproche, un avis... ?
Merci de m'avoir lue ;D
