Il y a un assez marquant changement dans la narration, car, comme le dit l'auteure, un lemon doit s'écrire sérieusement!

Vous êtes prévenus, ce chapitre contient un lemon et donc des obscénités.

Je précise une fois de plus que ceci n'est qu'une traduction de la fic Verdades y resacas d'AnGeLuSyCaIm, et que les personnages appartiennent à Hidekaz Himaruya.

J'ai fait du mieux que j'ai pu pour la traduction du lemon, mais si vous comprenez l'espagnol je vous conseille vivement de lire la version originale, qui est bien meilleure!

. . . .

Antonio

Qu'est ce qui arrive à Romano? On dirait qu'il allait dire quelque chose d'important et il me sort qu'on devrait se soûler?

B-bon...ce n'est pas que je ne veux pas. Même si je suis ivre, c'est toujours a-agréable d'être avec lui. Ca me fait sentir bizarre, m-mais çe me plaît...tout me plaît chez lui.

Bien que je continue de penser que ce serait plus agréable s'il arrêtait d'utiliser ces sales jurons de camionneur qu'il lâche à chaque minute. Non. A chaque seconde. Ou moins.

"Comme tu voudras...J-je vais chercher quelques bouteilles que j'ai rangé."

. . . .

Lovino

"Que ce soient des alcools forts, bastardo! Les plus forts que tu puisses trouver! Vodka, tequila, whisky, brandy de Jerez, cognac, rhum! Mais du bon rhum! Et je veux aussi de la Vodka noire, du Rhum miel, et du Sol Blanco! Et de l'Absinthe!

"Lovi!"

"Si tu n'en as pas achète tout! Prend mon argent si c'est nécessaire, mais je veux qu'il y ait des rivières d'alcool dans cette salle!" Dis-je de manière exubérante. Il y avait littéralement une aura maligne et machiavélique qui semblait s'échapper de mon corps, on pouvait voir dans mes yeux des flammes ardentes de détermination capables de faire fondre le Pôle Nord.

Décidément, mes plans sont parfaits!

Bon...ceux de vengeance contre le macho aux patates n'ont pas fonctionné...Mais ce plan est la putain de perfection incarnée!

"Tu es très passionnel ce soir..." - me dit-il.

"Tu ne peux même pas imaginer..."

"Hein?"

"Rien!" - dis-je avec un sourire tellement tordu que je ne sais même pas comment mon visage a pu le supporter sans rester défiguré à vie. Mon dieu. Maintenant j'ai mal au visage. Je ne suis pas habitué à sourire, bon sang.

Nous réunîmes en très peu de temps plusieurs bouteilles pleines d'alcool dans sa chambre. Antonio et moi commencions à boire tandis que nous parlions vivement, bien que je faisais semblant, car en réalité je n'avais bu que quelques gorgées. Ce que je faisais était encourager Espagne à boire encore et toujours plus.

Peut-être était-ce insensé de faire ça...

"Lovi, j-je n'en p-pe-...je ne peux pas boire plus." - dit-il avec une voix très faible. Même comme ça, je continuai de remplir son verre à ras-bord et je l'obligeais presque à le porter à ses lèvres. Il me manquait juste un fouet et la scène serait impeccable.

Quand il recommença à boire, il tomba presque endormi plusieurs fois, mais je le secouai et lui offrai un autre verre. Cependant, après quelques gorgées, il y avait des moments où il paraissait énervé contre le monde entier et regardait même la bouteille comme s'il regardait le pire de ses ennemis. A d'autres moments il me regardait...bizarrement...fixement...et à d'autres il était un vrai pot de colle, se frottant contre moi et m'enlaçant plusieurs fois amoureusement.

J'arrêtai de lui offrir (l'obliger) à boire quand je me rendis compte que le pauvre Antonio n'en pouvait vraiment plus. Je suis peut-être allé un peu trop loin. Et s'il faisait une chute de tension ou quelque chose dans le genre? Bon sang, je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit et...et...je veux dire que...!

Bordel! Il vaut mieux que je l'embrasse une bonne fois pour toutes!

...

Je m'approchai doucement vers le pays en face de moi. Il avait l'air ailleurs, avec les paupières légèrement fermées, les joues très rouges et son regard brouillé par l'alcool.

Il paraissait ne rien percuter du tout; restant vulnérable et sans défense devant mon plan pervers. C'était ma chance!

Je commençai à m'approcher, lentement. Petit à petit. Je sentais comment mes mains transpiraient et à quel point je devenais de plus en plus nerveux.

Mon dieu. Oh mon dieu. Je n'aurais jamais pensé que je ferais quelque chose comme ça. Je n'aurais jamais pensé...que...je le désirais tant...

Mon visage était à quelque millimètres du sien. Juste à ce moment, je pus observer comment Antonio paraissait sortir momentanément de sa transe, rouvrant ses yeux en me voyant m'approcher. Je m'en fichais. Après tout, ceci restera dans l'oubli. Et ce fait...cet oubli...me fait ressentir un grand malêtre au plus profond de mon cœur...

Mais il est trop tard pour regretter quoi que ce soit. Mes bras sont déjà sur ses épaules, l'enveloppant chaudement. Mes lèvres se sont déjà posées sur son cou, causant une subtile friction qui hérissa sa peau, pour remonter lentement jusque sa bouche. Je sens la chaleur que dégagent ses joues aussi rouges que les miennes. Je sens le doux contact de ses chaudes lèvres. Je sens sa respiration accélérée se mêlant à la mienne. Trop tard. Je me suis perdu moi-même en lui, en ces lèvres avec lesquelles je joue maintenant, en cet arôme que je sens...

Et j'avais alors compris. Je viens de m'enchaîner tout seul avec des fers et de grosses chaînes à cet amour impossible.

Impossible car jamais il ne me préfèrerait moi, car jamais il ne me désirerait de la manière que je veux, car jamais je n'aurais le courage de rompre notre amitié et me confier s'il existe le risque qu'il me rejette...

Il était maintenant impossible de le nier, il n'y avait donc aucune autre explication possible pour ce que je suis en train de ressentir.

J'étais tombé amoureux de lui.

Je devrais dire que je suis un imbécile pour ne pas l'avoir su, afin d'avoir pu ainsi l'éviter à temps, mais le plus triste c'est qu'au fond je le savais. Je savais que j'allais tomber amoureux, mais je n'ai pas pu l'éviter. L'amour et le désir furent plus forts que moi.

Je passai ma langue sur sa lèvre inférieure, savourant son essence aussi lentement que je le pouvais. La sensation était exquise, mais lui ne me répondit pas une seule fois. Il ne fit pas le moindre mouvement. Je me séparai de ses lèvres assez brusquement, plus rouge qu'une de ses précieuses tomates. Je n'osai pas le regarder en face, bien que je sais que lui, probablement, est si bourré qu'il n'a pas donné la moindre importance à ce que je viens de faire. Cependant, je sentis mes genoux trembler lorsque j'essayai de me redresser.

Ça fait mal de penser que je suis le seul à presque fondre à cause du baiser et le seul qui en ai profité. Ça fait...vraiment mal.

Je finis de me redresser. La seule chose que je voulais était sortir d'ici. Courir, faire quelque chose, quoi que ce soit, mais je devais m'en aller. Fuir.

Et ce qui commence à sortir de mes yeux ne sont pas des larmes! C'est que je transpire des yeux! Bon sang...

Je sursautai lorsqu'une main emprisonna mon poignet avec fermeté.

Je ne sais pas quand ni comment, mais je me retrouvai soudainement acculé entre le mur et Antonio, qui avait placé mes poignets au dessus de ma tête et les maintenait fermement.

L'expression de confusion que j'exprimais face à son soudain emportement devait être très comique.

Je me rendis soudainement compte d'un petit détail...pourquoi nos corps étaient-ils si près l'un de l'autre ?

"Tu vas quelque part, Lovi~?"

Je ravalai ma salive. J'avalai de nouveau.

D'où vient cette voix si mystérieuse, si dangereusement basse, si grave, et si sex-...? Oh bon sang, ça suffit!

I-il continuait à sourire aimablement, mais quelque chose n'allait pas, quelque chose n'allait pas du tout. L'atmosphère avait changé de manière radicale entre nous deux. Elle s'était transformée en quelque chose de dense, d'asphyxiant, d'inquiétant...de sensuellement dangereux.

"Pourquoi es-tu si pressé, Lovino?" - dit-il d'une voix terriblement basse et calme. Ses cheveux cachaient ses yeux, projetant ainsi une ombre sur son visage, mais je parie ce que tu veux qu'en ce moment même deux émeraudes brillaient avec une perverse intensité, menaçant de dévorer tout sur leur passage. Je sentis comment il s'approchait lentement jusqu'à ce que ses lèvres frôlent mon oreille. Son sourire, étrange et mystérieux, n'avait pas diminué le moins du monde. Il était maintenant très près, le bout de mon nez frôlait son cou et mes sens s'enivraient de son odeur .

"Alors comme ça, tu me provoques et ensuite tu t'en vas~? Tu es un très, très mauvais garçon, Lovi" – me susurra-il d'un ton qui frôlait l'obscène. Ses simples chuchotements près de mon oreille étaient suffisants pour augmenter le rythme de ma respiration. Je commençai à haleter légèrement. Trop près. Je ne peux pas penser clairement. -"Ce serait dommage si tu partais si tôt, Lovi~ Tu ne veux pas jouer avec le chef?"

"J-jouer?" Pourquoi est-ce que je suis en train de bégayer? Bordel...bordel...

"Dis-moi, mon délicieux et appétissant italien...c'est moi ou ici il fait...chaud? L'atmosphère parait...chaude. Très chaude, Lovi. Autant que tu l'es toi maintenant...tu n'as pas envie de t'amuser à chauffer la queue de ton chef? "– sa voix se faufilait dans mes sens et les mettait sens dessus dessous. Je ne savais pas comment réagir.

Mon dieu. Mes genoux tremblent.

"Q-Qu...q-quoi?"

"Tu es déjà excité, Lovino? Quel rapidité~, ça me fait plaisir...parce que moi aussi je veux te baiser, tu sais?..." C'est alors que je sentis une de ses mains sur mon entre jambres. Mon dieu. OH MON DIEU.

Bon dieu. MON DIEU. Qui est CE type et qu'est ce qu'il a fait d'Espagne? Il n'était pas à moitié K.O il y a quelques secondes?

"Qu'est ce que tu me fais, bordel? Sale pervers, dépravé, malade!" - lui criai-je avec un mélange de honte, confusion et haine.

Je commençai à me débattre, mais il maintenait encore mes poignets prisonniers. Le seul résultat de ma vaine tentative de fuite fut que son corps se colle encore plus au mien. Nos torses se retrouvèrent très proches, respirant avec agitation dû à l'excitation grandissante. Je pouvais parfaitement sentir nos coeurs battre fortement contre nos poitrines.

J'étais nerveux. Et encore pire, j'étais excité. Je commençai à me tordre dans tous les sens pour essayer de fuir, mais ce à quoi je ne m'attendais pas fut la réponse d'Antonio, qui bougea ses hanches contre les miennes, provoquant une irrésistible et plaisante friction. Je gémis involontairement et je ne pus éviter que mes hanches répondent presque immédiatement à ses mouvements, provoquant encore plus de friction, plus d'avidité, plus de chaleur. Un frisson de pur plaisir parcourut mon corps.

Antonio se colla à moi et gémissait juste à côte de mon oreille, provoquant encore plus de frissons. Il ne tarda pas à utiliser sa main libre pour la glisser sous mes vêtements et explorer mon torse, dosant les caresses frénétiques et passionnées, tandis qu'il dévorait mon cou de suçons, de petites morsures et de précis coups de langues. J'essayai de l'écarter, mais je n'avais pas de forces pour résister.

Je me sentais bien.

Beaucoup trop bien.

Mon corps réagissait inévitablement à son toucher et ma respiration excessive, en même temps que mes gémissement et halètements, encourageait encore plus l'autre nation.

Même ainsi, je continuais à donner toute la résistante que je pouvais. J'inspirai une grande quantité d'air et lui criai de me lâcher de toutes mes forces, ignorant mon désir.

Lui agrippa ma mâchoire avec force, mais sans me faire mal. Le regard de ses yeux verts et sensuels transperçait mes propres pupilles, provoquant en moi une certaine inquiétude et un étrange sentiment. Il recommença à bouger ses hanches contre les miennes, me regardant fixement pendant qu'il le faisait et affichant un léger sourire pervers et inquiétant sur son visage. Je commençai à sentir la honteuse pression qui palpitait en dessous de mon aine et je mordis ma lèvre inférieure, essayant d'occulter ma satisfaction. Il me jeta un regard lascif et se lécha lentement les lèvres.

"Tu es très dur~" - grogna Antonio en un ton sombre et espiègle tout en sentant la grosse bosse en dessous de mon pantalon appuyant contre la sienne. Des gouttes de liquide séminal firent leur apparition, tâchant mes sous-vêtements et montrant mon désir malpropre. Sa langue parcouru érotiquement les points sensibles de mon cou, descendant toujours plus, jusque mon torse. Il faisait pression sur moi avec son corps, pour éviter que je m'échappe, tandis que ses mains déboutonnaient ma chemise, et que sa chaude langue léchait mon téton qui se hérissa aussitôt à son contact.

Chaud.

J'ai chaud.

Je suis en train de haleter, de transpirer, de m'exciter. Mon cœur bat à cent à l'heure. Il n'a même pas directement touché mon érection que je meurs déjà de plaisir. L'adrénaline circule excessivement dans mes veines. Mon corps frémissait face à son regard prédateur.

Je me perds dans ses caresses.

Luxure.

Je suis en train de devenir fou.

"Dis-moi que tu m'aimes, Lovino. Dis-moi que tu me désires!" - ordonna-t-il, sa voix rauque et profonde pénétrant abruptement mes sens, imprégnant chaque parole de la condamnable luxure que je ressentais.

"J-je vais rien dire du tout! Bastardo! Va te faire fo- ahh!" - Antonio pinça brusquement un des mes tétons et je ne pus contenir mon intense gémissement.

"Que tu es vulgaire. Mais ne t'inquiète pas. Je me chargerai de que part cette bouche sortent des sons plus...agréables~"

Je levai ma tête vers l'arrière et retins le son abject qui menaçait de s'échapper de ma bouche sans ma permission quand je sentis la main d'Antonio agripper fermement mon derrière, alors que sa bouche léchait et suçait mon téton qui était devenu hypersensible sous sa sensuelle domination.

"Ça te plait, petit pervers. Ne le nie pas" – l'espiègle moquerie et l'arrogance que dégageaient ses paroles ne faisaient que m'enflammer encore plus. Raviver le désir.

"C'est faux. Ça ne m-me p-plait pas. Aaah"

"Menteur" – m'accusa-t-il, haussant le ton. Il rit ensuite très bas. Sa main se dirigea vers mon entre-jambes et saisit mon pénis en érection, tout en faisant pression sur lui. -"Ton ami en bas me dit le contraire~"

Il termina de détacher la ceinture et le bouton de mon pantalon, ce dernier tombant aussitôt au sol, suivi de près par mes sous vêtements, me laissant exposé et sans défense face à lui.

Il se colla ensuite de nouveau à moi jusqu'à ce qu'il ne reste pas un seul millimètre de distance entre nous. Ses mains avides n'arrêtaient pas de parcourir mon corps.

"C-ça ne me plait pas, n-non..."

"Alors pourquoi es-tu en train de frotter ton érection contre ma cuisse, mon petit pervers?" - dit-il, espiègle et amusé.

"N-Non...aah"

Je me retournai, faisant face au mur. Je dus m'appuyer contre celui-ci et essayer de reprendre mon souffle. Le corps d'Antonio était presque brûlant. Mes genoux tremblèrent encore plus quand il fit pression avec sa dure et palpitante érection contre mon postérieur. Son menton resta appuyé sur mon épaule, son souffle chaud et haletant près de mon oreille transmettant à mon corps de délicieux frissons. Sa main avait commencé à jouer avec mon membre, exerçant une légère pression au gland, duquel commençait à couler plus de liquide séminal.

"Aaah...Espa-...aah~~n-non, non.."

Il commença à le pomper, me masturbant tout en me susurrant de sensuelles paroles et en mordant ou léchant mon dos, mes épaules ainsi que mon cou.

Oh, oui. Touche moi. Plus vite. Touche mon membre et fais-moi vibrer...comme ça. Oh, mon dieu, oui.

Je rougis violemment face à mes pensées sales. Mes cris de plaisir résonnaient dans la chambre, ainsi que ceux d'Antonio, qui appuyait son membre dur contre moi, cherchant plus de friction, se perdant dans l'ardeur de mon corps.

Il prit mon visage par le menton et le tourna afin de pouvoir dévorer mes lèvres et entrelacer nos langues dans une danse pleine de passion et dépravation.

Un fil de salive liait nos bouches après nous être séparés et nos yeux étaient entrouverts, enivrés de plaisir et brouillés par cet ardent et libertin désir.

Sa main avait cessé de caresser mon membre suite au baiser, mais mon angoisse ne faisait qu'augmenter. Il le savait, et c'est pour cela qu'il ne faisait que caresser légèrement ma peau, comme s'il attendait à ce que je lui en demande plus. Je joignis mes jambes et essayai de soulager la pression de mon membre palpitant, m'appuyant un peu plus contre le mur. Bordel...touche moi. Touche moi...

Antonio esquissa un sourire.

"Allonge-toi" – me dit-il.

"P-Pourquoi, b-bastardo?"

"Parce que ton chef va tellement te faire jouir que tu te sentirais au ciel même."

Je rougis encore plus, si c'était encore possible, mais je fis ce qu'il dit, murmurant quelques jurons.

Une fois allongé, je vis comment Antonio se plaçait en face de moi, encore debout. Il commença à enlever le reste de ses vêtements, tandis qu'il me regardait fixement et que ses yeux parcouraient mon corps. Mes yeux s'ouvrèrent de part en part. J'avais beau vouloir, je n'arrivais pas à détourner le regard, jusqu'à ce qu'il se défasse de ses sous-vêtements et que la honte me fasse tourner le visage complètement rouge vers une autre direction.

Je ravalai ma salive quand je sentis qu'il s'approchait. Il se plaça sur moi et je fronçai les sourcils, trop intimidé pour le regarder en face. Il posa délicatement sa main sur le côté de mon visage et le fit tourner pour m'inciter à le regarder. Mon cœur fit un bond lorsque nos regards se croisèrent. Il y avait de l'amour, de l'affection, de l'érotisme. Nous nous embrassâmes de nouveau, à un rythme plus lent, qui ne tarda pas à accélérer jusqu'à ce que nous paraissions nous dévorer mutuellement. Le contraste entre la froideur du sol et le corps ardent de mon amant me fit trembler. Je gémis profondément durant le baiser et cherchai impatiemment plus de friction tandis que nos lèvres restaient unies.

"Tu veux que le chef te la suce, Romano?" - me chuchota-t-il.

C'est à ce moment là que je perdis complètement la tête...

Je le poussai brusquement et nous restâmes assis. Il m'observa stupéfait lorsque je m'inclinai et, sans prononcer une seule parole, pris son membre et l'amenai à ma bouche, le suçant, le léchant, le caressant avec mes mains tremblantes. Il émit un fort gémissement et trembla, fermant les yeux face à la vague de plaisir. Il ne tarda pas à se pencher vers mon pénis et à le sucer également, nous stimulant mutuellement.

Sa langue jouait avec mon gland; c'était trop pour moi, tout comme sa bouche exerçant une pression sur la longueur imprégnée de sperme. Je finis par éjaculer en premier, tout comme lui qui le fit peu après.

"Quel goût à la queue de ton chef, Romano?" - dit-il de manière obscène, un sombre sourire sur son visage, dégageant une fausse innocence. Je pus seulement l'observer avec un un regard absent, les yeux à moitié fermés et un reste de salive à la commissure de mes lèvres. J'avais joui, mais je désirais encore plus. Beaucoup plus. Je ne pouvais pas m'arrêter.

Lui non plus.

Il m'embrassa, me toucha et me fit gémir à nouveau sans retenue. Mon érection ne tarda pas à palpiter, elle nécessitait son attention.

"J-je le veux, Antonio. Aaah" – criai-je bien fort. Je m'en fichais si quelqu'un m'entendait. Rien n'importait. Seulement...bon dieu, je veux le sentir.

Je gémis désespérément lorsque je sentis ses doigts dans mon entrée et je m'inclinai vers eux, menant mes mains à ma bouche. Il les écarta et son doigt pénétra à l'improviste mon entrée. Il me regardait, se régalant avec chacune de mes expressions. Il désirait m'entendre crier sans retenue. Le pire c'est qu'il y arrivait.

La sensation que provoquaient ses doigts était étrange, mais elle devint vite plaisante, bien que...elle n'était pas suffisante. Je le désirais lui.

"Encore, encore, Antonio, encore plus. Je le veux. Je le désire."

"Quel garçon sale et obscène"- dit-il haletant et en sueur – "J'adore."

Il écarta mes jambes, me laissant exposé et honteux face à lui. Son membre, humide et chaud, effleura enfin mon entrée, et commença à mettre le bout en mon intérieur.

"Encore, plus...aah" – dis-je en reprenant frénétiquement de l'air. Mes ongles griffaient la surface sur laquelle je me trouvais, dans une vaine tentative d'apaiser cette frénésie. La dépravation déchirait mon corps. Je léchais mes lèvres lascivement tandis que nous nous dévorions du regard.

Antonio s'introduit finalement en moi en un fort et érotique gémissement.

"Lovino" – gémissait Antonio, sentant la chaleur étouffante qui consumait chaque parcelle de sont corps. Mes muscles opprimaient son pénis excité, et de petites perles de sueur glissaient sur nos corps.

Les cris de plaisir intenses et désespérés inondèrent la salle lorsqu'Antonio commença à bouger. Lentement d'abord, pour ne pas me blesser, mais à m'habituer aux coups de hanches, ils commencèrent à être de plus en plus intenses, tout comme nos gémissements. Le rythme devint alors frénétique.

Je levai la tête vers l'arrière quand il atteignit ma prostate, provoquant en moi le plus sublime des délices.

Mon dieu. Je me sentais si bien.

"Lovi..." - Antonio se mit soudainement à parler avec un ton préoccupé – "Lovi, c-c'est mal tout ça...p-pardonne-moi..." - L'alcool était en train d'arrêter de faire tant d'effet? Il est confus? Il croit qu'il m'a forcé ou quelque chose comme ça?

"Continue...Antonio, c-continue. J-je veux plus" – Ses yeux s'agrandirent dans une surprise totale, il reprit alors le rythme avec plus d'intensité, soulevant mes jambes afin de faciliter la pénétration et atteindre mon point le plus sensible avec plus d'avidité, jusqu'à me mener au septième ciel, comme il l'avait dit.

Entre tout ce plaisir, nous arrivâmes à l'orgasme ensemble, prononçant nos noms humains en nous effondrant tous deux au beau milieu de notre nid d'amour improvisé.

Je n'avais pas encore réussi à récupérer entièrement quand j'entendis Antonio murmurer.

"Je te désire, je t'aime. Je t'en prie. Aime-moi Lovi...ne me rejette pas...je t'en prie."

"Imbécile...comme si te rejeter était encore possible...ti amo. Ti amo, Antonio."

Nous restèrent en silence; deux nations enlacées attendant l'aube, montrant entre de douces caresses l'amour endormi qui nous habitait depuis longtemps.

...

...

Il faut en profiter pour être mielleux maintenant, parce que la gueule de bois de demain personne ne pourra la supporter...

. . . .

Notes de l'auteure :

Rhum miel : rhum typique des Iles Canaries (Espagne), auquel on ajoute du miel pour donner un goût plus sucré.

Sol Blanco (cocktail dont je n'ai pas réussi à trouver de traduction...désolée DX) : mélange de jus d'orange sucré (souvent du Sunny Delight..) et de vin blanc.

L'auteure ne recommande en aucun cas l'absinthe XD

J'espère que cette fic vous a plu, et que la traduction ne vous a pas trop semblé bizarre ou peu naturelle. Si vous voyez des fautes ou autre, n'hésitez pas à me le dire.

Et si vous lisez la fic originale, commentez-la, même en anglais, car l'auteure le mérite vraiment (et au passage lisez ses autres fics spamano qui sont aussi excellentes).