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If looks could kill
Elle était là. Il n'avait pas besoin d'être sous sa forme Animagus pour la sentir. Narcissa Malfoy, aussi belle que dans ses souvenirs. A côté d'elle se tenait un adolescent ayant le même regard qu'elle. Le célèbre et impétueux Draco Malfoy, le garçon dont Harry se plaignait si souvent.
Il ne pouvait pas quitter des yeux son magnifique corps élancé. Il s'était passé tant de temps depuis qu'il l'avait vu pour la dernière fois, depuis qu'il avait embrassé ses lèvres si tendres. Narcissa avait été aussi une autre des obsessions qui lui avait permis de ne pas perdre l'esprit à Azkaban, tout comme le désir de tuer Peter Pettigrow.
Elle était comme un poison. Elle avait dompté son coeur à jamais. Il l'aimait tant. Il l'aimait encore, malgré toute la raison qu'il avait.
Mais elle avait été une vraie garce et il ne lui avait jamais vraiment pardonné de l'avoir trahit. Jamais. Ses yeux brillèrent d'une pure haine. Il souhaitait qu'il puisse clarifier leur histoire ensemble, il le souhaitait vraiment. Mais ça n'allait en fait pas plus loin que ça.
"Sirius? l'interrompit dans ses pensées, la voix de Harry. Tu ne devrais pas te tenir si près de la fenêtre."
Sirius sourit. Harry agissait parfois comme un vrai parent avec lui.
"Qui regardes-tu? demanda Harry avec curiosité en s'avançant vers la fenêtre.
-Quelqu'un que j'ai connu il y a longtemps", répondit Sirius, hébété, les yeux perdus dans le passé.
Harry baissa les yeux. Son coeur manqua un battement quand il aperçut Draco Malfoy. Le rêve était encore présent dans son esprit. Il essayait d'oublier mais c'était devenu quelque chose d'impossible. Comment pouvait-il, alors que Malfoy avait semblé si beau et charmant? Et à quoi était-il d'ailleurs en train de penser? Malfoy n'était qu'un con agaçant qui ne méritait pas qu'on s'y intéresse. Son père était un Mangemort, par la barbe de Merlin! Sans mentionner le fait qu'il était un garçon et que Harry ne pouvait définitivement pas être attiré pas lui. Pourquoi ne pouvait-il pas tomber amoureux d'une fille comme Ginny? Pourquoi tout était si foutument compliqué dans sa vie?
"Qu'est-ce qui ne va pas, Harry?
-Pourquoi? demanda Harry, coupablement.
-Ton visage est tout rouge.
-Vraiment? s'étonna-t-il en sentant ses joues le brûler.
-Oui. Et ça empire. Est-ce que je suis censé m'inquiéter? sourit Sirius, plus qu'amusé par la situation.
-Ce n'est rien, vraiment.
-Oh, vraiment?
-Ouais! C'est juste une petite rougeur, c'est tout.
-Ok... acquiesça Sirius en baissant à nouveau les yeux. Regarde, ce garçon blond, c'est bien Draco Malfoy, n'est-ce pas?
-Ouais, c'est lui. Comment le sais-tu?
-Il correspond parfaitement à la description que tu m'as donnée. Et n'oublions pas que tu l'as mentionné dans une douzaine de lettres que tu m'as écrites. En plus, il ressemble vraiment à sa mère.
-Tu la connais?
-Ouais. Elle étudiait avec moi, à Poudlard."
Sirius sembla plus tendu, tout à coup. Ses yeux prirent une teinte plus sombre.
"Elle était charmante, au début. Puis elle a prouvé qu'elle était une vraie serpentard. Tu connais la suite.
-Vous étiez amis à quel point?
-Tu devrais savoir bien mieux que moi que les Gryffondors et les Serpentards sont comme l'eau et l'huile. Ils ne peuvent tout simplement pas être mélangés. Ils sont dans l'obligation de devenir ennemis."
Harry se sentit étrangement peiné en entendant cela. "Ouais, je sais.
-Eh! Tu n'étais pas supposé aller voir Ron et Hermione?"
Harry regarda l'horloge près du lit et réalisa qu'il était là depuis déjà dix minutes.
"Je devine en regardant l'heure que quand je reviendrai, tu seras parti", souffla Harry.
Sirius le serra dans ses bras.
"Pardon, Harry. Tu sais ce que c'est. Et je suis sûr que je ne te manquerai pas tant que ça maintenant que Ron et Hermione sont ici." Harry lui lança un regard qui voulait dire 'putain, tu vas me manquer'. "Les Weasleys prendront soin de toi. Et je te promets que je t'écrirais.
-Sois juste prudent.
-Eh, mon garçon! Tu parles au mec qui a dupé les gardes d'Azkaban, là! Combien de personnes ont déjà fait ça avant moi? plaisanta Sirius en souriant, et Harry lui rendit son sourire. Ça ira pour moi."
Ils s'étreignirent une dernière fois et Harry partit rejoindre ses amis.
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Une heure plus tard, Harry, Ron et Hermione étaient assis à la terrasse du glacier de Florian Fortarôme, un énorme sorbet posé devant chacun d'eux.
"... Percy disait que le gars du Ministère arrêté près de chez nous était un Mangemort, mais un simple sous-fifre. Il semblerait, selon Fudge, qu'il n'était pas vraiment dangereux. Peux-tu vraiment le croire? Je veux dire, ma famille est presque morte et pourtant, Fudge se comporte encore comme un vrai crétin. Et n'oublions pas les pauvres moldus. Mon père était furieux. Heureusement que Dumbledore nous avait prévenu." Le visage de Ron était maintenant si rouge, qu'il ressemblait à une grosse carotte.
"C'est simplement affreux. Vous-Savez-Qui sera de retour au pouvoir depuis longtemps quand Fudge fera enfin quelque chose, affirma Hermione. Il avait déjà l'intention de t'attaquer Harry, et la famille de Ron, pareil. Mais arrêtez de ne penser qu'à ça. Il a aussi rompu tous les sorts de Protection qui étaient posés sur tout le quartier, Harry. Et Dumbledore avait posé ces sorts. Si Tu-Sais-Qui peut faire ça, comment pouvons-nous être sûr avec certitude, que Poudlard est un endroit sûr? C'est simplement affreux...
-Poudlard n'a jamais vraiment été un lieu sûr, Hermione, parla Harry avec une expression impassible. Voldemort est toujours parvenu à aller là-bas, peut importe sous quelles formes. En première année il était avec le professeur Quirrel, l'année d'après il y était en tant que Tom Jedusor. Et la quatrième année..." Cette année là, Cédric est mort. "Le fils de Croupton m'a conduit jusqu'à Voldemort sous le nez de Dumbledore et..." Sa voix lui fit défaut.
"Ça va, Harry? lui demanda Hermione, inquiète. Je sais que tu disais que tu allais bien, mais... Ça a été un moment difficile pour nous tous. Je ne peux tout simplement pas imaginer ce que ça a été pour toi.
-Ouais, mon gars, approuva Ron. Tu sais que tu peux tout nous dire, hein?"
Harry sourit. Tout? Il n'arrivait même pas à imaginer la tête de ses amis s'il leur disait qu'il avait développé une étrange obsession à propos de Draco Malfoy.
"Bien sûr que ça ne va pas, dit-il honnêtement. Mais je garde les apparences. En plus, j'ai confiance en Dumbledore. Et je sais que l'on va gagner cette guerre contre ce bâtard et ses acolytes.
-Quel esprit! s'exclama Ron. Et je serai à tes cotés de toute façon."
Hermione remarqua un air étrange sur le visage de Harry et elle frissonna. "Harry, s'il te plaît, dis-moi que tu n'envisages pas de faire quelque chose de stupide comme aller trouver seul Tu-Sais-Qui.
-C'est Voldemort, Mione. Pourquoi as-tu encore peur de prononcer son nom?
-Peu importe! Promet-moi juste que tu n'iras pas le trouver toi-même. C'est une idée complètement folle.
-Ouais, Harry. Je me dois d'être d'accord avec Hermione sur ce point. Mais si tu le fais quand même, tu as intérêt à me laisser t'accompagner. Je désirais tellement tuer ce bâtard après qu'il ait eu l'audace d'attaquer ma maison.
-NON! Personne n'ira!" Le visage de Hermione prit une teinte légèrement rouge.
"Je ne sais pas ce que je vais faire. Mais je ne vais pas rester assis là pendant que dehors, des gens innocents sont torturés et tués. Peut-être que c'est le moment de montrer enfin au monde qu'il y a bel et bien quelque chose en moi qui lui fait peur. Que ce n'est pas simplement une putain de chance.
-Mais Harry, tu es juste un adolescent et...
-Pas de mais, Hermione. Je suis fatigué de me cacher, et je ne peux pas le laisser tuer les personnes que j'aime." Comme Malfoy. Mal-à-l'aise, il se leva de sa chaise. "Vous savez quoi? Je vais aller chez Mme Guipure. Je vous retrouverai au Chaudron Baveur dans une heure et demie."
Après que Harry fut parti, Hermione soupira profondément. "Eh ben, ça va être une année d'enfer."
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"Eh bien Monsieur, vous pouvez êtes certain que vous avez grandi comme un arbre! Enlevez votre chemise. J'en ai quelques nouvelles et je pense qu'elles vous intéresseront. Je serais à vous dans un instant. Ma soeur est là, et elle me donne la migraine", dit Mme Guipure avec un sourire attendri.
Draco sourit un peu mais il était encore furieux après la conversation qu'il avait eue avec son père, avant de quitter le Manoir.
'Tu m'as tant déçu, Draco. Notre Maître a choisi un autre garçon à ta place! Et c'est entièrement ta faute. Je t'avais dit que tu ne te montrais pas assez loyal! Comment as-tu pu laisser cela arriver? J'espère que tu réalises à quel point la situation est grave. Lord Voldemort n'était déjà pas vraiment content de moi, mais maintenant... J'aurais du m'en douter! Que pouvais-je attendre de quelqu'un dont le niveau est plus bas que celui d'un sale Sang de Bourbe? Par quelqu'un qui a toujours été battu au Quidditch par la face de rat, l'amoureux des moldus Potter! Tu as déshonoré le nom des Malfoys, avait grogné Lucius. Maintenant sort de ma vue. Je ne peux plus supporter de voir ton visage ici.
-Mais...
-Ne dis rien, Draco.'
Draco avait pâli. Il n'était d'ailleurs pas content de lui-même, parce que quelqu'un d'autre allait être les yeux de Voldemort à Poudlard. Un autre élève – probablement un serpentard – allait être espion à la solde de Voldemort et personne ne connaissait l'identité de la personne, mis à part Voldemort et ce rat de Pettigrow. C'était vraiment mauvais pour Draco parce qu'il n'y avait rien de plus dangereux qu'un ennemi invisible.
En la présence de Voldemort, Draco avait essayé de se conduire comme un serviteur dévoué. Mais il était trop fier pour s'incliner devant qui que ce soit. Il faisait cela juste pour son père, pour lui montrer son respect en tant que fils – et par crainte, s'il était honnête avec lui-même. Mais s'incliner devant une abomination ayant deux fentes en guise de yeux et le visage d'une bête… Pas même dans des millions d'années.
Par ailleurs, il ne pouvait pas s'empêcher de penser à Harry et il se haïssait pour cela. Parce qu'être amoureux du garçon prodige le rendait faible. Comment était-il supposé protéger Harry comme ça? C'était la première épreuve qu'il avait passée et il avait échoué misérablement. Damné Potter.
"Draco, entendit-il sa mère l'appeler. Est-ce que ça va, chéri?
-Oui, mère.
-Ton père a-t-il dit quelque chose qui te tracasse? demanda Narcissa inquiète.
-Ce n'est rien, maman. Je vais bien."
Narcissa écarquilla les yeux. Il venait juste de l'appeler 'maman'. Ça ne pouvait pas être un bon signe.
"Je sais, commença-t-elle prudemment, que je n'étais pas là pour toi la plupart du temps, mais si quelque chose te tracasse, tu peux m'en parler."
A ce moment, Draco ouvrit les yeux avec surprise. Il aimait sa mère. Mais elle avait toujours été distante et froide. Seulement parfois, elle lui montrait ses sentiments et émotions. Et à ces moments là, Lucius n'était pas dans les parages.
Tout le monde à Poudlard pensait qu'il avait une vie parfaite et cossue avec une famille, elle aussi, parfaite. Si seulement ils connaissaient la vérité.
"Je vais bien, maman. Mais merci de l'offre." Il lui sourit et son coeur devint soudainement plus léger.
"Bien, je pense que je devrais aller m'acheter une glace alors. Il s'est passé bien longtemps depuis que je n'en ai pas mangée une!" dit Narcissa avec un sourire nerveux. Elle était si touchée et étonnée par le sourire sincère de Draco que si elle ne sortait pas de la pièce tout de suite, elle allait probablement se mettre à pleurer en ouvrant son coeur à son fils. "Est-ce que tu en veux une, chéri?
-Non, merci."
Après que Narcissa soit parti, Mme Guipure, qui avait été occupée tout le temps depuis qu'ils étaient arrivés, s'excusa une nouvelle fois en sortant d'une autre pièce dans laquelle une sorcière souriait nerveusement - probablement sa soeur. "Je serai bientôt là.
-Prenez votre temps", dit-il.
Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas la porte du magasin s'ouvrir.
Harry venait tout juste d'entrer dans la boutique quand il le vit. Draco Malfoy, le point central de ses problèmes. Sans sa chemise. Une vague de chaleur parcourut son corps et il retint son souffle. Il se donna quelques minutes pour se donner du courage.
Draco se retourna et leurs yeux se croisèrent. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais tout ce qu'il en sorti fut un faible: "Potter." Il se racla la gorge. Il n'était pas prêt à voir Harry si soudainement. Et par Merlin, il était bien plus mignon qu'auparavant.
Ils étaient si surpris par la présence de l'un et l'autre que les mots semblaient être stoppés. Harry sentit ses mains devenir moites et son coeur se mit à battre de plus en plus vite. Il ferma les yeux, réfléchissant à quelque chose à dire, mais son esprit semblait totalement vide.
"Eh bien, eh bien, eh bien, commença à dire Draco après avoir inspiré profondément. Quelle coïncidence."
Harry glissa sa langue sur ses lèvres sèches. Draco en frissonna de plaisir. Tout ce qu'il voulait, était d'avancer jusqu'à Harry, le pousser sur le sol et l'embrasser avec avidité. Il chercha quelque chose de méchant à dire, avant qu'il ne perde son sang-froid.
"Tu réalises que c'est une perte de temps, dit Draco avec son habituelle voix traînante.
-Quoi?
-Que tu essaies de t'acheter de nouvelles robes. Honnêtement, Potter, tu n'as aucun sens de l'esthétisme que diable, alors pourquoi te donnes-tu la peine? De plus, rien ne peut égaler tes cheveux en bataille. Excepté peut-être, ces haillons que tu portes.
-Surveille ton langage, Malfoy. N'oublie pas qu'aucun de tes loubards n'est là pour te coller au cul.
-Je pourrais te battre les mains liées."
Harry se mit à rire bruyamment. "Je souhaiterais voir ça. Tu n'es rien sans ta baguette, Malfoy. En fait, tu n'es pas beaucoup plus avec ta baguette. Alors, s'il te plaît, épargne-toi cette humiliation. Ça pourrait tout de même être très intéressant. Toi, les mains liées, à ma merci."
Draco se sentit étourdi en entendant ces mots sonnant presque d'une manière séductrice.
"Tu aimerais cela, n'est-ce pas?" Draco ne put résister, et il s'avança vers Harry.
"Qu'est-ce que j'aimerais, exactement? demanda Harry en avalant avec difficulté sa salive.
-M'avoir. A ta merci", souffla Draco.
Harry fit un pas en arrière et retint son souffle. "Ouais, j'aimerais. Seulement pour pouvoir te mettre KO.
-En es-tu sûr?" Draco s'avança plus près encore. Il était seulement à quelques centimètres de Harry.
"Bien sûr que j'en suis sûr. Qu'est-ce que tu essaies d'insinuer? se hérissa Harry.
-Qu'est-ce que tu penses que j'essaie d'insinuer?
-Putain, comment pourrais-je savoir?" Harry mordit ses lèvres d'un geste nerveux.
"Tu es tendu, Harry.
-Reste... juste loin... de moi", bégaya Harry.
L'air devint soudainement irrespirable. Draco était complètement ahuri. La réaction de Harry avait été si inattendue qu'il ne savait plus comment agir. Harry Potter était en train de bégayer en sa présence. Les yeux verts devinrent plus sombres et Draco pensa avoir vu une étincelle de désir les illuminer un instant. Est-ce que cela avait été réel? Ou bien, son esprit lui jouait-il des tours?
Comme poussé par une force invisible, Harry alla plus près encore de Draco. Si près que leurs lèvres s'effleurèrent presque. Mais avant qu'elles ne puissent se toucher, une voix perçante cassa le charme dans lequel ils étaient tombés.
"Drake!" s'exclama Pansy Parkinson.
Rapidement, Harry et Draco s'éloignèrent l'un de l'autre. Harry savait que son visage avait une légère teinte rouge, mais il était si inquiet pour lui-même qu'il ne rendit pas compte que Draco était dans le même état que lui. Ils se fixèrent, se demandant au fond d'eux-mêmes, comment cela avait pu se produire.
Mme Guipure entra dans la pièce et salua Harry. Harry ne lui répondit pas. Il regarda Pansy s'accrocher fermement au cou de Draco avant de l'embrasser soudainement sur les lèvres.
Draco la repoussa, dégoûté. Il chercha Harry des yeux mais remarqua que le garçon était déjà parti. Il soupira, frustré.
"Où en étions-nous?" demanda calmement Mme Guipure.
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Juste avant d'entrer dans la boutique de Mme Guipure, Narcissa vit un gros chien noir s'avancer vers elle. Il semblait fatigué et misérable. Elle s'avança vers lui et il la fixa, l'air apeuré.
"Pauvre bête. J'imagine que tes maîtres n'ont pas été très gentils avec toi. Viens là. Je te promets que je ne vais pas te faire de mal. Je sais ce que c'est, de se sentir si seul et abandonné." Elle le caressa doucement.
Narcissa ouvrit son sac à main et elle en sortit un petit paquet. Elle déballa un morceau de pain. "C'est le meilleur pain que l'on puisse trouver dans le monde. Mais je pense que tu en as plus besoin que moi." Elle lui jeta alors le pain. "J'espère que tu aimes ça." Elle le caressa une dernière fois puis elle se retourna.
Elle n'avait jamais vu de tristesse dans les yeux d'un chien.
