Titre : Nuria Me.
Auteur : Tâches.
Paring : HPDM.
Raiting : M
Titre : Nuria Me.
-
.II.
« Bienvenue parmi nous monsieur Potter. »
Etrange comme une voix qui se veut heureuse et enjouée peut être perçue comme une agression suraiguë et effrayante par des oreilles innocentes et endormies depuis longtemps.
Et cela faisait longtemps que le survivant –le vainqueur – était étendu sur ce lit blanc d'hôpital, échappant quelques souffles d'air disparates et si faibles, profondément endormi, presque tout à fait mort.
Presque.
Puisque aujourd'hui, il s'était réveillé.
Ca avait été long, laborieux, difficile de sentir chaque parcelle de son corps revenir peu à peu à la vie, sentir des litres de sang se mettrent à rouler bien plus vite dans ses veines, sentir son cœur, si épuisé, se remettre à battre un peu plus rapidement, pour que la vie puisse reprendre finalement ses droits.
Ca avait été dur, d'accepter. De revenir, de re-sentir, de re-voir, de re-parler, de revivre.
De se souvenir.
Il n'avait pas vraiment eu envie. En fait, à partir de l'instant I qui avait décidé de son destin – Il s'était fait avoir en beauté – il avait décidé d'y rester. Juste décidé. Parce qu'il n'avait pas envie d'aller plus loin, et de croire en un nouveau rêve possible. On lui en avait trop fait. Et les compensations en plaisirs et joies n'avaient pas été suffisantes. Loin de là.
Mais finalement aujourd'hui, -parce qu'il était un putain de sentimental triste et pathétique – il acceptait d'ouvrir les yeux et d'affronter.
« N'essayez pas encore de bouger Harry, respirez calmement et ouvrez les yeux doucement. »
Peut être que l'idée de ne pas revenir était bonne finalement – et qui avait permis à cette voix effroyable de l'appeler par son prénom ?-
Et puis il ouvrit les yeux.
« Taisez-vous les trucs. »
« Mère, père ?...Partons…Quoi ? »
« Peut être pas, on verra. Tu vois ? Arrête. » « Dans les bois, sur une collineuh… »
« Parles avec moi. Tu entends ? »
« Arrête. »
« Le plus petit sort peut agresser si bien lancé… » « Les rochers, pouvaient bouger… »
« Et peut être qu'en regardant par là.. »
« Arrête. »
« Sh…Tournes bien haut dans le ciel. » « Et Francine et Appolineuh… »
« Arrête. »
« …leur chantaient, des chants dorées. »
« Malfoy a été transféré immédiatement à Azkaban. Il était penché sur toi quand nous sommes entrés dans la salle du trône. Il voulait probablement t'achever. On l'a désarmé et confié aux aurores. Direction Azkaban, tous frais payés. Cet enfoiré n'aura pas coûté cher en procès. »
Hermione. Vilaine, agressive, méchante petite Hermione.
-Tu me fais mal tu sais ?...Arrête de parler de lui, ne prononces plus son nom. Arrête de me faire mal. S'il te plaît.-
« On a sorti tous les prisonniers des cachots, la plupart sont encore ici, mais les Médicomages ne trouvent pas comment les soigner… » Elle se tu quelques instants – lamentables et pathétiques petits instants de silence en mémoire des victimes…Que tu te taises leur fera quoi ?! Parles, continues... Laisses écouler ta petite joie morbide, ta détestable fascination…Vous l'avez détruit. Il n'y a plus, sur cette grande et haute falaise, l'ombre d'un château, le reste d'un petit Mangemort. Combien en avez-vous explosés avec ? Parle, méchante et vilaine et malheureuse petite peste mesquine que tu es devenu. – « La forteresse a été entièrement rasée, on a du se battre, beaucoup de Mangemort ont été tués ce soir là. Voir tous ces pauvres prisonniers torturés a rendu les Aurors un peu fou…Mais…Ces types répugnants le méritaient de toute façon. Ce sont des assassins.
- Et toi Hermione ? Pour toutes les vies que tu as prises…Qu'est ce que tu es ?-
« Oh, et puis, il y a des gamins qui veulent absolument te voir. Ils sont adorables alors Blaise leur a promis de les faire venir ici dés que tu serais suffisamment en forme. Ils devraient passer cet après midi. »
« Premiers d'une longue série de petits fans hystériques. »
Souffle las. – La certitude d'avoir bien fait de revenir s'estompe.-
« C'était des prisonniers Harry. Ils doivent avoir cinq ans. Ils ne parlent plus. Ne disent que 'Nuria me Harry Potter' à longueur de journée. Blaise n'a pas pu résister. Peut être que quand ils te verront, ils se remettront à parler. »
« Que veut dire Nuria me ? »
Elle hausse les épaules. –Quoi ? Tu ignores quelque chose ?-
« Je ne sais pas vraiment. J'ai cherché pourtant, mais rien. Je suis désolé. »
« Ne le sois pas. Tu ne peux pas tout savoir. » (NdP : Tu n'es pas omniprésente dans le scénario …NdA : Orphéo dégages !)
Plusieurs heures plus tard pénétrèrent dans la chambre deux petits enfants, trop fins, trop petit, trop pâle, brun, très brun, et magnifiques. Deux paires d'yeux métalliques, qui se fixent et oscillent, se rencontrent, se rassurent. Deux petits frères jumeaux apeurés et trop tristes pour des enfants si jeunes.
L'un deux rencontra finalement les yeux si verts d'Harry Potter, et fit un pas, puis deux, tirant par l'une de ses petites mains fines son si cher petit double.
« Nuria me. » Croasse l'enfant, sa voix se brisant en sanglot. « Nuria me…Harry Potter. »
Et l'autre de rajouter la même chose, ses petits yeux débordant de larmes à leur tour.
" Nuria ito Harry Potter, I tin Nuria me." Pleurent-ils ensemble. Et le survivant se lève et s'approche d'eux, s'accroupit. Leurs légères voix, si sanglotantes, tordant ses tripes, attrapant ses larmes et titillant sa gorge. –Quel est ta langue petit enfant. Parles moi de ton pays, donnes des couleurs et un sens à tes petits mots tristes. Et que veux tu de moi ?- « I Assassino… » Sanglote faiblement l'un. « I assassino…melio Nati » Pleure t-il. Tellement. « Melio Nati…Nel I tin nuria me, Harry Potter. I niata. »
« I niata » Rajoute son frère, tout aussi malheureux.
« Hermione, est ce que tu peux comprendre ce qu'ils disent ? » Demande le grand survivant un peu brisé de voir tant de larmes sur de si purs visages.
« Je ne sais pas. Harry. I assassino…Je suppose que cela signifie… »
« Il les a assassiné. Merci Hermione. Le reste ? Est-ce que tu as une idée…Oui, ou non ? » Sa voix claque. – Dis nous des choses qu'on ne sait pas déjà…Où es-tu Hermione ? Qu'est devenu notre si ennuyeuse petite pipelette savante. Celle-la me manque. -
« I niata. Nuria Ito. Nuria Ito. » Continue de sangloter les enfants, encore, et encore, s'approchant un peu plus de Harry « Pati, Pati. Nuria me I tin. Ium niata Pati, Nuria Ito, Nuria Ito Harry Potter. Melio Pati. Nuria ito. Pilia. Pilia, Nuria melio Pati. »
« Hey, les enfants, attendez. Ecoutez. » Et les enfants se turent. – Ils avaient compris ? - « Je ne parles, ni ne connaît votre langue. Est-ce que vous, vous pouvez comprendre la mienne ? Vous comprenez ce que je dis. »
Les deux enfants se regardent, se rapprochent l'un de l'autre, et l'un essuie ses larmes, qui retombent.
Celui-la acquiesce.
« Harry Potter fiaco Englandi Parl. Oni nio. Nel Ium neta."
- Vous comprenez ? » Répète encore l'Elu. Pour être sûr que les enfants ont bien compris. – Malgré ce qu'il ont pu répondre…-
Les enfants hochent de nouveau la tête, tous les deux. Et Harry pense qu'ils ont vraiment compris.
Il en attrape un sous les bras, puis le pose sur son lit, fait de même avec l'autre, tire une chaise et s'assoit devant eux. Saisit leurs mains, et les serre gentiment.
Et puis il leur sourit.
« Vous savez qui je suis. » C'est une affirmation mais les petits semblent répondre.
« Ium ta Harry Potter. »
« Et vous voulez me demandez ou me dire quelque chose ? »
« Nuria Ito ! Nuria Ito, Nuria me…oni niata. I tin Nuria me. I niata. I tin. Oni niata Ium. »
Les larmes pleins les yeux, ils respirent forts, ils sont forts. Ils ne doivent plus pleurer maintenant, ou du moins essayer. Et tout dire, tout faire comprendre au gentil monsieur à lunettes.
« Hola, attendez. Est-ce que…vous cherchez vos parents ? »
L'un a plongé son visage dans le cou de son frère, mais ils acquiescent tous les deux et Harry entend Hermione soupirer.
« Peut être ont-ils été séparés. Ou enlevés. Je vais envoyer un message au ministère pour qu'il fasse passer un message. »
« Vous ne l'aviez pas fait ? » La rattrape le survivant en haussant un sourcil, alors qu'elle s'enfuit déjà vers la porte.
« Ils auraient très bien pu être enfants de Mangemort, ils n'étaient pas dans les cachots, mais dans une chambre. Fermés à clés, soit, mais dans une chambre tout à fait charmante. »
« Et s'il est confirmé qu'ils sont fils de Mangemorts, tu feras quoi ?... » Siffle le brun avec fureur, la faisant soudainement blêmir. « Tu les tueras. La mauvaise graine, ça repousse si vite. Et puis, vu leurs parents, ils le méritent sûrement. »
« Harry ! Je n'ai jamais… »
« Oh, ne t'inquiète pas, ce que tu ne dis pas se lit sur ton visage. »
Elle veut lui répondre, fronce les sourcils, mais il s'est déjà retourné et passe une main réconfortante sur la tête de celui qui semble le moins fatigué, le plus capable de parler, d'expliquer sans pleurer.
« Bon, alors, reprenons. D'abord. Est-ce que vous pouvez me dire vos prénoms ? »
Petit oui muet.
Puis un son, très ténu, du plus chétif des deux. « Liv »
« Liv. Toi tu t'appelle Liv. » Il sourit à l'enfant qui secoue la tête, ses cheveux un peu long voletant un peu partout autour.
« Et toi ? » Un sourire se forme sur les lèvres du prénommé Liv, et Harry hausse un sourcil, et sourit aussi. – Leurs infimes sourires, toujours si discret, et toujours un brin triste, donnaient la certitude qu'il fallait être là. Que ce n'était pas vain. Et triste et pathétique.-
« Ildut. »
« Ildut. » Répète Harry en fronçant les sourcils. Et l'autre ri un peu.
« Ildut. I ta u-upati nimo."
Le survivant sourit de les voir sourire.
« Liv et Ildut, vous avez de très jolis noms. »
Les deux hochent vivement la tête. Fier de leurs petits prénoms originaux.
« D'accord, alors, Idult, Liv…Je sais que ce que je vais vous demander est un peu bizarre mais…Vos parents, est ce qu'ils portaient de grandes capes noires ? »
Et voyant la réaction de ses petits étrangers, il su que oui.
« Melio pati. » Tremble Liv. Et Ildut le serre contre lui.
« Pati…C'est papa ? Votre père. »
« Melio Pati niata Ium. » Murmura Liv. « Pati ta papa, et il fait oui de la tête.
- Ium nio. »
« Et est ce que vous pouvez me dire le nom de votre papa. Ou son prénom ? » Tente le survivant, essayant de ne comprendre que ce qui semble avoir un sens.
« I niata. »
« Je ne comprends pas ce que veut dire I niata. Niata, est ce que c'est son nom ? »
Et là, les deux petits se mettent à rire, comme s'il avait dit la plus idiote bêtise.
« Alors ce n'est sûrement pas ça. »
« I niata ta… » Et Ildult se met à envoyer des petits baisers vers Harry, les posant d'abord sur l'une de ses mains..
« Embrasser ? Niata veut dire embrasser ? »
Le petit hausse les épaules et fronce les sourcils en dodelinant de la tête.
« Non ? »
Liv fait non, penaud. Et Idult fait la moue, avant d'attirer l'attention de Harry et de relever la tête de son frère. Ils se regardent dans les yeux et puis Ildut embrasse le front pâle de son frère.
« Oni niata me fli. Oni niata Liv. » Et il le serre dans ses bras.
« Je t'aime ? Oni niata veut dire je t'aime ? »
Les deux petits se séparent et hochent la tête tout en applaudissant vivement.
« Me Pati » Et l'enfant se désigne puis répète en roulant des yeux. « Me papa, Melio papa » Et il se désigne maintenant avec son frère. « …Niata Ium. » Et l'enfant fait un geste vers Harry, qui fronce les sourcils.
« Votre papa… » Hochement de tête. « m'aime ? »
Et les enfants secouent de nouveau la tête en applaudissant joyeusement.
« Melio Pati niata Ium tac Ium till Nuria Ito.
- Comment s'appelle votre père? Demande de nouveau Harry, alors qu'il se lève, pâlissant violemment.
Les enfants échangent alors un regard, triste, apeuré, incertain. Et Liv de murmurer, presque trop faiblement.
« Melio Pati nimio Draco. »
Et les yeux du survivant se ferme, et un vertige l'assaille, et il se laisse glisser le long d'un des murs de sa blanchâtre chambre.
« I niata Ium. » Reprend l'un des enfants, qui est rapidement descendu du lit pour s'approcher de lui. « I niata Ium. » Et Harry pense que le petit le gronde.
- I niata Ium tac Ium till Nuria Ito.
« Nuria ito. » Rajoute l'autre, mécontent lui aussi.
« Draco Malfoy. » Souffle Harry.
« Io. Draco Malfoy. Oni ta Liv Malfoy, I ta Ildut Malfoy » Et il montre son frère.
« Mati…Mama…ta Pansy. Nel Le Maître assassino ti . Onilio ta… » Et ils se désignent, son frère et lui, avant de placer ses mains l'une en face de l'autre, un petit espace les séparant.
Et comme Harry n'a pas l'air de comprendre. Probablement bien trop sonné. Les petits se mettent à mimer un bébé, qui pleure.
« Areuh. » Termine Ildut. Et l'Elu hoche la tête.
« Votre maman est morte quand vous étiez bébé. C'est Pansy Parkinson. »
« Io. »
« Io veut dire oui ? »
« Io. » Répond Liv en hochant la tête. Puis il la secoue de droite à gauche. « Ne. »
« Et ne est non…Donc vous êtes les enfants de Draco Malfoy et Pansy Parkinson. »
« Io »
Et Harry, malgré qu'il soit si blême, se force à se relever et s'assoit sur le lit.
« Quel langue parlez-vous ? »
« Onilio fiaco Veela Parl. »
« Le language Veela ? »
« Io. »
« C'est Draco qui vous l'a appris? »
« Ne… » Et la voix d'Ildut tremble de nouveau, et ses yeux sont de nouveau rempli de larmes. Et Liv renifle.
« Melio Nati. »
Harry souffle, il a mal à la tête maintenant. Il n'a jamais été très intéressé par les langues étrangères, même si celle-ci est très jolie, et que les voix des enfants pourraient être celles de gentils petits anges. - Du moins ce qu'ils s'imaginaient que des voix d'anges puissent être.-
« Qu'est ce que c'est Nati ? » Souffle t-il. Et les enfants sentent bien que le gentil monsieur qu'aime leur papa est fatigué.
« Nati ta mami. Narcissa. »
« Narcissa vous a parlé le Veela. Pourtant Narcissa est une Black, et les Black n'ont pas d'origine Veela. » Soupire t-il, se passant une main lasse dans les cheveux. « Quoique, qu'est ce que j'en sais… » Et un silence encore. « Vous savez comment elle connaissait le Veela? »
« Upati Lucius. » Répond très sommairement Idult, alors que Liv se mord la lèvre.
« D'accord. »
Et les deux enfants levèrent deux grands yeux humides et pleins d'espoir vers le Vainqueur.
« Pati. Onioli via » Ils pointèrent leurs grands yeux « Pati. Onilio via Pati pilia. »
« Vous voulez le voir. »
Deux faibles 'Io' terrifié et anxieux lui répondirent.
« Je vais vous le ramener. »
- IL avait une raison. Deux raisons. Deux adorables petites raisons. -
« C'est absolument hors de question ! Non mais pour qui vous prenez-vous Potter. »
« Pour celui qui a vaincu Voldemort, monsieur le ministre. » Répondit Harry d'une voix calme et mesuré.
L'homme, inconnu de Harry se retourna vivement vers lui et claqua sa langue contre son palais.
« Hélas, personne n'était là pour nous le confirmer aujourd'hui. »
Et le Survivant éclate de rire, après un bref instant de silence.
« C'est une abominable blague. » Répond-il d'un ton enjoué. Puis bien plus sérieusement, ses yeux assombrit tombant dans ceux trop ingénu du ministre. « J'exige que Draco Malfoy soit libéré. Immédiatement. Et jugé. »
« Il n'y a pas de procès pour les Mangemorts. Il a la marque sur son bras…et de toute manière… » Et l'homme ignoble ricana bêtement. « Il est probablement totalement fou maintenant. »
« Libérez le. » Siffle le survivant, s'approchant dangereusement de l'autre homme.
Mais celui-ci ne voit rien, et continu de sourire perfidement.
« Vous avez dormi trop longtemps pour vous permettre de venir ramener votre petit grain de sel après que nous nous soyons tant fatigué à tout remettre en ordre. »
Et l'homme se laisse tomber las dans son large fauteuil de président.
Sans s'apercevoir du silence bien trop lourd précédant ses toutes dernières paroles. Il allait pour ouvrir la bouche de nouveau quand une baguette fraîche se trouva coller contre sa tempe.
« Monsieur le ministre, je peux, d'un très faible murmure, vous faire passer de vie, à trépas. Ou plus simplement, je peux aller voir les bonnes personnes pour vous faire perdre votre place avant que vous n'ayez pu ne serait-ce que dire ouf. »
« Je ne… »
« Taisez-vous, monsieur le ministre. » Souffle Harry d'un ton bas, fatigué. « Je n'aspire qu'à une chose vous savez. Dormir, me reposer. J'en ai trop vu, trop fait, j'ai trop attendu de voir le monde changer. Maintenant qu'il n'y a plus rien, que j'ai fait tout ce que j'avais à faire, je voudrais seulement qu'on me laisse tranquille et qu'on me laisse vivre ma vie en tentant d'être heureux. Je ne pourrais pas l'être tant que Draco Malfoy sera enfermé dans une cellule à Azkaban. »
« C'est un mangemort monsieur Potter. Je ne peux… »
« Et bien je me porte garant de lui. Démerdez-vous avec ces quelques mots-ci, faites moi signer quelques papiers que ce soit et ramenez moi Malfoy. »
Et le survivant de se relever et de s'éloigner du bureau.
« Ce n'est pas possible Potter. »
« Si… » Lui répond l'Elu simplement. Et il se retourne. « Si, ça l'est. Parce que si ça ne l'est pas, dans deux jours, vous êtes à la rue, votre bagage sous le bras. »
« Monsieur Potter… »
« J'irais chercher Draco Malfoy cette après midi, prévenez la prison. »
Et sans un mot de plus, il sortit.
« Taisez-vous les trucs. »
« Mère, père ?...Partons…Quoi ? »
« Peut être pas, on verra. Tu vois ? Arrête. » »Draco. » « Dans les bois, sur une collineuh… »
« Parles avec moi. Tu entends ? »
« Draco »
« Arrête. »
« Le plus petit sort peut agresser si bien lancé… » « Les rochers, pouvaient bouger… »
« Et peut être qu'en regardant par là.. »
« Arrête. » « Draco. »
« Sh…Tournes bien haut dans le ciel. » « Et Francine et Appolineuh… »
« Arrête. » «Hey, ne pleure pas. »
« …leur chantaient, des chants dorées. »
« Draco. »
« Draco. »
Respirer.
Le serpentard blond se releva brusquement du sol moite et puant du fond de sa cellule et s'éloigna brusquement de l'immense forme noire penchée sur lui.
Il gémit faiblement quand elle voulut se rapprocher et tenta de se fondre dans le mur.
Elle allait encore le faire pleurer.
« Draco. »
« Hey Draco. »
Non, il ne fallait pas répondre. Ca commencait toujours comme ça. Elle l'appelait.
Il ?
« Draco. »
Il épousseta dans un geste frénétique une hypothétique petite poussière sur ses genoux crasseux recouvert d'un pantalon si fin qu'il aurait du mourir de froid depuis bien longtemps déjà et sanglota.
« Draco. C'est moi Harry. Je suis venu te sortir d'ici. On a retrouvé Liv et Ildut. »
Liv et Ildut.
Liv…Et Ildut.
Ildut et Liv ?
« Tes enfants Draco. »
Tes enfants Draco.
« Liv. Ildut. » Souffla le blond les yeux toujours fermés.
Il sentit avec appréhension l'ombre se faufiler vers lui et s'arrêter tout proche.
« Ils sont vivants, ils veulent te voir. Je vais te sortir d'ici Draco. »
Mais Draco n'était pour le moment plus vraiment Draco, et comme poussé par une force donnée par sa terreur, il repoussa violemment l'ombre loin de lui et se précipita, aussi vite que ses maigres forces le lui laissait faire, dans l'autre coin du mur.
Il sanglota.
Et ne vit pas le sort entrer dedans son corps.
Et l'endormir.
« Pati. Pati, pati, pati. Tinox Ium. Tinox Ium. »
Réveilles toi papa, réveilles toi.
« Liv, skuo. I slit. »
Liv, arrête, il dort.
- Non, continuez mes anges. Parlez. Parlez. Ne me laissez encore dans le noir, tout seul.-
« Liv, Ildut, est ce que vous avez faim ? »
« Io. Nel onilio blib ac Pati, fait le premier en indiquant la chambre.
- Liv… -
"Pilia." Ajoute Idult en jetant un coup d'oeil réprobateur à son frère.
« Pilia. » Répète celui-ci.
Harry sourit et vient s'asseoir sur le fauteuil à côté du lit sur lequel repose Draco, pâle et maigre, et où sont installés tout près de lui ses fils.
- Ildut…Liv…-
« Pilia, ca veut dire s'il te plait ? » Demande l'Elu en posant le plateau repas sur la petite table de nuit.
Il y a deux assiettes pleines de purée et de saucisses déjà coupé.
Et puis du jus de raisin.
« Io. Pilia. »
« Et vous voulez rester ici pour manger. »
-Répondez, Liv. Idult Facio Parl. Facio Parl. Pilia Liv, Me Niata. Facio Parl. »
« Ac Pati. »
« Avec papa. »
« Iooooooo. » Applaudissent-ils tous les deux ensemble. « Ium nio Veela Parl. » Idult montre sa bouche puis Harry, puis ses oreilles.
-Ildut. Liv. »
« Je sais le Veela ? Je le comprends. »
« Io. Un peu. » Répond Liv. Et celui-ci sourit quand Harry haussa un sourcil.
« Je vois que… »
-Liv...Ildut...
« Ildut. Liv. Pilia. Facio Parl. Me Niata…Facio Parl.»
« Il a menacé de les tuer…Il avait déjà tué Pansy, et mon père. Il…Quand j'étais ici, il m'a convoqué, par legilimencie. J'étais là bas, je ne sais pas comment. Et… Il m'a fait choisir. Je l'ai tué. J'ai tué ma mère ce soir là. »
…
« Et quand tu es parti, pour te battre, je devais y aller. Il m'a dit qu'ils étaient morts. Il m'a dit que son château n'était pas une nurcerie. Qu'un soir ils pleuraient, et qu'ils les avaient tués. Et, il m'a lancé l'impérium, et puis…Tu es arrivé après. Et après… »
« Je sais. »
« Je t'aime. »
« Tes enfants sont adorables Draco. »
L'autre tenta d'essuyer ses larmes, mais en vain. Bien trop fatigué.
« Je sais. » Il sourit un peu. « Mes petits anges. »
« Tu aurais du me le dire. »
« Il les aurait tué. »
« Me le faire comprendre. »
« Il l'aurait su. »
« I niata, ça veut dire je t'aime c'est ça ? »
L'autre acquiesce, et sourit tristement.
« C'était ce que je leur répétais toujours à travers la porte de leur chambre, pour qu'il n'oublie pas que j'étais là. Comme personne ne le comprend… »
« Ils sont arrivés dans ma chambre en disant cela. Et Nuria me aussi.Nuria ito... Nuria me I tin I niata Melio Pati. C'est un peu décousu. Tu peux me traduire. »
« Nuria me, c'est…Pardonnes moi. Nuria ito, pardonnes le. I tin…Il dit, et oni niata, melio pati...je t'aime, notre papa. »
« Et oni niata Ium. »
Le blond sourit rêveusement. Et ses yeux brillent un peu de larmes. Mais sa tête reste baissée, et ses cheveux encore un peu délavés et ternes cachent ses yeux.
« Je t'aime. »
Le serpentard relève enfin la tête, et son visage semble sérieux maintenant, moins triste.
« Oh. » Répond simplement l'Elu. Et le visage de Draco semble se briser, mais il ne pleure pas, et sa tête retombe.
Et puis un silence se pose sur la chambre. Seul la respiration des petits endormis depuis longtemps, tenant serrés une main chacun de leur papa contre eux se fait entendre.
« Tu sais…C'est d'accord Draco. »
Mais l'autre ne réagit pas.
« Oni Nuria Ito. »
« Et puis I niata aussi… »
« …Vraiment, vraiment beaucoup. »
On ne se relève pas facilement d'une guerre.
On ne sort pas facilement de sa cellule glaciale.
On n'oublie jamais son passé triste et pathétique.
Et l'on reste en colère longtemps, contre les autres hommes.
Mais parfois tout fini.
Enfin.
Hermione resta mesquine.
Blaise attentionné et gay.
Théo tout doux mais très piquant.
Ildut et Liv Malfoy purent être heureux en paix.
Tout comme leur père.
Avec Harry.
J'ai vaincu…Et ce fut dur et laborieux. Je ne sais pas comment j'ai fait pour mettre autant de temps. Mais le fait que justement, le temps m'a méchamment manqué tout ce mois a fait que mes idées ont changés.
Ce deuxième et dernier chapitre est totalement différent du premier. Mais je l'aime quand même. J'aime les deux petits et leurs jolies langues (Marque déposé Plume et tâches Society.)
J'espère qu'il vous aura plu.
A bientôt. Avec la fin de vous revoir. Qui j'espère pourra arriver la semaine prochaine.
Gros bisous.
Tâches.
