Disclamer : désolé, j'ai oublié dans le chapitre précèdent : donc Bones ne m'appartient pas, je n'ai aucun lien, ni avec Kathy Reichs, ni avec Hart Hanson, ni avec la fox, ni avec aucun des acteurs (à mon plus grand regret ^^), je ne touche aucun bénéfices de mes fictions.
Chapitre 1
PDV Narrateur
Lorsqu'ils arrivèrent sur la scène de crime, une odeur effroyable les accueillit. L'odeur que Brennan identifia de suite, l'odeur de chair humaine calcinée. Une bande jaune entourait plusieurs arbres, dont un partiellement brûlée. Et, sur un coté, une voiture était encastrée.
Ils s'approchèrent et passèrent la limite annonçant la zone de la mort. En dehors, des dizaines de curieux se parlaient, s'échangeant les dernières nouvelles, tout ce qu'ils avaient vu et qui pourrait permettre de comprendre l'incident, et ainsi d'alimenter les ragots. A l'intérieur, les policiers travaillaient, rassemblant le plus d'indices possible, la mine grave, les traits tirés. Brennan arriva près de la voiture. Elle regarda à l'intérieur et examina les os. Deux squelettes. L'un était un homme, l'autre une femme. Une quarantaine d'années chacun. Type caucasien. Booth s'approcha :
-Alors ?
Elle lui reporta tout ce qu'elle avait découvert et ajouta :
-Pour la cause de la mort, je ne peux pas me prononcer mais…
Un détail à la base du crâne attira soudain son attention, et elle ne finit pas sa phrase, absorbée par ce qu'elle voyait.
-Mais ? S'impatienta son partenaire.
-Regardez, l'orifice ici, près de la mandibule, c'est l'impact d'une balle.
-Calibre ?
-Je ne sais pas encore. Il faut envoyer tout de suite les squelettes à l'institut.
-Très bien, avec la voiture je suppose ?
-Oui,… et l'arbre.
-L'arbre ?
-Etes-vous sourd, Booth ? Conclut Brennan en s'éloignant.
Booth soupira et la suivit, ordonnant au passage à ces hommes les demandes de Bones.
PDV Leslie
Nous arrivâmes enfin. Je sortis rapidement et examinai les alentours. Voici ce que serait mon "chez moi" maintenant. Une grande cour goudronnée, entourée sur trois coté de bâtiments. D'après le plan que l'on m'avait donné, à droite, les dortoirs, à gauche la cantine et au centre, l'administration.
Mme Pickering s'avança d'un pas rapide et sec, me faisant signe de la suivre. Je détestais qu'on me donne des ordres. Néanmoins, je serrai les poings et lui emboîta le pas. Nous entrâmes dans le bâtiment central, parcourant rapidement les longs couloirs, et arrivâmes devant le bureau indiquant : M. Sanck, directeur.
Un vieil homme nous accueillit. Il devait avoir la soixantaine, les cheveux entièrement blancs, l'air bienveillant. Il commença, en parcourant mon dossier :
-Leslie Swan, 16 ans, ses parents ont disparu i mois, son frère, Matthew Swan, 19 ans, avait la garde, jusqu'à ce qu'il disparaisse à son tour, quelque semaine plus tôt. On l'a retrouvé chez elle, seule…
Matthew… rien que son évocation me fit monter les larmes aux yeux. Mon frère, ce garçon rieur et naturelle, mon frère, mais aussi mon ami, mon confident et mon protecteur. Il l'avait toujours été, protecteur, mais depuis la disparition de nos parents, son attitude surprotecteur s'était décuplé me rappelai toujours de cette journée de janvier, cette journée où j'avais appris la disparition de mes parents.
Flash-back
Nous étions samedi et, mes amis et moi flânions dans le parc qui longeait notre collège. Alors qu'on riait suite à une blague de Bryan, l'un des deux garçons de la bande, Matthew était venu, et j'avais su, en voyant son visage, que quelque chose s'était passée. Il m'avait demandé de le suivre, et mon sourire s'était évanouit. Je me rappelai de cette étrange sensation de plomb dans le ventre, et de ce nœud dans la gorge.
Il m'avait ramené chez nous, ou une voiture de police était stationnée. Deux hommes étaient venus à notre rencontre, et avait parlé a mon frère. Je n'avais pas écouté, mon esprit focalisé sur la photo posée sur le capot de la voiture, au coté d'un dossier. Mon père et ma mère me souriaient, figés sur le papier.
Fébrile et anxieuse, je lu le dossier du coin de l'œil. Au fur et à mesure que je lisais, je sentais les battements de mon cœur s'accélérer, mais, quand j'eu fini, mon cœur lâcha. Je restai un moment interdite, vidée de toute émotions. « Non, non c'est pas possible…non, je dois rêver…non, non…NON ! » Pensai-je avec force. Je relus le texte, encore et encore, tandis que mon frère discutait.
Je me souvins vaguement que Matthew m'avais pris la main, et m'avais fait rentrer dans la maison. Puis, il m'avait parlé, pendant des heures, me racontant ce qui s'était passé avec maintes précautions. Mais parents avait disparus. D'après les policiers, mon père avait rencontré deux hommes pour déjeuner, et ces derniers l'avaient forcés à le suivre, le menaçant discrètement de leurs pistolets. Ma mère, avait disparu à peu près au même moment que mon père, alors qu'elle se rendait chez une amie. Depuis, aucune nouvelle. Finalement mon frère m'avoua qu'en attendant que nos parents reviennent, il s'occuperait de moi.
Fin flash-back
Une main sur mon épaule me ramena dans le monde réel. Le directeur et mon accompagnatrice s'étaient levés et semblaient m'attendre. Je me levai à mon tour et ensemble, nous parcourûmes rapidement les couloirs, pour se rendre au dortoir. Une multitude de portes, côtes à côtes semblaient s'étirer jusqu'à l'infini. Le directeur s'arrêta devant l'une des dernières portes du couloir. Il l'ouvrit et me dit, de se voix grave et bienveillante :
-Voilà, je te laisse t'installer. Mais n'oublie pas, si tu as un problème, ou juste besoin de parler, viens me voir.
Je lui souris brièvement et tandis que lui et Mme Pickering s'éloignaient, je pénétrai dans ma chambre. C'était une petite pièce carrée, aux murs grisâtres et sales, au plafond lézardé. De chaque coté, deux lit superposés trônaient, aux cotés de deux armoires miteuses. Le tout sentait le renfermé. Une seule minuscule fenêtre laissait filtrer un semblant de lumière, donnant à la pièce une allure sinistre. Les deux lits de droites étant déjà pris, je m'installai sur un lit à l'opposé, celui d'en bas.
Je m'assit en tailleur et sortit mon mp3, m'enfonçant dans ce monde de musique. Je mit "hurt", de Christina Aguillera, et l'écouta attentivement, m'imprégnant des paroles. Au refrain, je me mis à les articuler silencieusement, laissant enfin les larmes déborder de la barrière de mes yeux, pour couler librement le long de mes joues, et finir leurs courses dans le matelas nu, le trempant.
La porte s'ouvrit brusquement, me faisant sursauter. Je séchai mes larmes d'un revers de manche et levai la tête. Deux filles rentrèrent, riants et se tenants les cotes. Elles s'arrêtèrent net en me voyant. Je soupirai.
Non, définitivement, mon nouveau monde ne me plaisait pas.
A suivre...
