- Melinda-

*Second Chapitre *

GARDEN OF HELLS, HÔTEL DAVY JONES, CHAMBRE 3

-MELINDA

-9 : 43

— Ow!

La gracile figure se releva péniblement de son lit en affichant une grimace de douleur. Le combat d'hier soir avait laissé des séquelles. Elle pouvait sentir que quelques côtes avaient été endommagées en plus de sa migraine qui menaçait de fendre son crâne en deux. Son esprit était embrumé et ses sens déboussolés comme si elle avait la gueule de bois. Mais, finalement elle se leva et se traina plus ou moins à la salle de bain pour une douche bien méritée.

Après celle-ci, la jeune fille entreprit de s'habiller. Parmi ses maigres possessions, elle choisit une simple camisole bleue par-dessus laquelle elle enfila une chemise de soie noire. Puis, elle revêtit un simple jeans et compléta le tout par des boucles d'oreille en argent représentant des éclairs.

Elle attrapa son masque de combat et le fourra dans son sac. Ce dernier aussi avait subi des dommages durant l'échange d'hier. Du sang tachait une majeure partie du tissu noir et les motifs blancs en formes de tonnerre semblait sales et déchirés. « Il faut vraiment que je m'en procure un autre », pensant la guerrière. Elle tenta vainement de coiffer ses longs cheveux de jais, mais abandonna et les laissa lousses au vent. Elle allait quitter quand un objet accrocha son regard; the strawhat. Doucement,ses doigts soulevèrent le chapeau le posèrent sur sa tête. Si son plan s'avérait être exact, elle en aurait grandement besoin. Ses lèvres dessinèrent un sourire de contentement à l'idée de ce qu'allait lui rapporter le petit objet de paille. S'en plus tarder, elle balança Gambol Shourd sur son dos et claqua la porte de sa chambre d'hôtel.

En bas de l'escalier menant au premier étage s'étendait le bar de l'hôtel dans lequel elle résidait; le Davy Jones. La silhouette à la chevelure noire vint s'assoir au comptoir et presque immédiatement un vieillard l'accueillit avec un plat chaud qu'il posa devant elle.

— Bonjour, Miss Melinda. Vous n'avez pas l'air très en forme aujourd'hui. Avez-vous mal dormi? demanda le propriétaire.

— Ce n'est rien, Gama. Juste le Jeu d'hier qui s'est avéré un peu plus dur qu'ordinaire et qui m'a épuisée, répondit-elle en avalant une bouchée du déjeuner qu'on lui avait servi.

— Est-ce cela? J'espère que vous ne vous êtes pas trop blessé!

L'ainée affichait une moue soucieuse avec ses soucis touffus qui se fronçaient.

« Il ne se préoccupe pas vraiment de ma santé. Cette expression est peut-être du souci, mais elle ne m'est pas destinée. Comme tout le monde, Gama ne se soucie que de ses problèmes à lui et ferme les yeux sur ceux des autres. Tous : égoïstes, indifférents, insensibles. Ce qui le tourmente tant n'est pas mon bien-être, mais bien de savoir si je pourrai payer le loyer ce mois-ci. Les gens sont incapables d'affection puisqu'ils ne cherchent qu'à accomplir leurs propres dessins. Au détriment des autres. Oui, ils sont tous comme cela. Tous. »

— Ne vous inquiétez pas, Gama. J'ai gagné comme toujours. J'allais justement allez réclamer mon prix, je vous paierais à mon retour.

Et s'en plus attendre la réponse du vieillard, elle quitta Le Davy Jones.

Le soleil éblouit les yeux bleus de la figure se tenant sur le seuil de l'hôtel. Mais cette dernière enfonça un chapeau de paille sur sa tête pour leur procurer un peu d'ombre. Ensuite, elle se mit à marché en direction du port avec un pas déterminer. Seulement, son esprit divaguait.

« Pourquoi ne m'a-t-il toujours pas retrouvé? Est-ce que j'ai commis une erreur dans l'analyse? Non, tout concorde. Il est clair que l'idiot à qui ce chapeau appartient y tient beaucoup. Braver une foule de pirates ivrognes, interrompre un match. En plus, il y avait comme une aura qui émanait de lui. Quelque chose de familier, mais je ne me souviens pas ou je l'aie ressenti la dernière fois... Même avec un grand sourire, ses yeux semblaient m'avertir. Oui, ils m'observaient et me fixaient, comme pour dire "Si tu endommages le chapeau, tu vas regretter." Mais mes instincts ne me mentent jamais; ce garçon viendra à ma recherche pour récupérer ce que je lui aie pris. Et à la façon dont il y tient, je suis sûr que quelques milliers de Berry* ne seront rien. »

Melinda réafficha son sourire caractéristique.

Soudain, elle s'arrêta net. Ses yeux avaient repéré, à sa gauche, un magasin vendant de masques de toutes sortes.

— Génial! s'écria-t-elle en s'y engouffrant.

Des dizaines de modèles s'étalaient sous ses yeux exorbités par l'étonnement. Elle se promena entre les étagères et admirait les éléments exposés. Des masques loup, vénitiens, à plume, de carnaval, blancs, en cuir et d'autres styles qu'elle ne reconnaissait pas. Après de longues minutes de réflexion, elle opta pour un masque loup noir comme celui qu'elle possédait déjà. Cependant, le nouveau était cousu en soie et de longues lignes blanches s'y étendaient à partir du côté gauche en s'entremêlant formant un étrange motif.

Excitée par son nouvel achat, la jeune fille ne prêta pas attention lors de sa sortie de la boutique. La vive lumière du soleil la prit hors garde et elle se trouva aveuglée et confuse dans la foule animée du marché. Elle entreprit de chercher pour le chapeau de paille seulement, comme sa main effleura l'objet, quelqu'un se heurta violemment à elle et ils tombèrent tous les deux à la renverse.

— Aie! s'exclama-t-elle en se frottant la hanche droite sur laquelle elle était tombée.

— Ouch! Oh, je suis vraiment désolé! s'excusa inconnu.

Melinda releva la tête pour examiner l'étranger qui avait eu l'audace de rentrer dans elle. La première chose qu'elle remarqua fut le nez incroyablement long. Elle peinait à croire qu'un nez pouvait atteindre une telle taille. Néanmoins, ce ne fut pas le seul élément qui ressortait chez l'individu; ses cheveux frisotés étaient recouverts d'un drôle de chapeau blanc étendu sur les extrémités, un pantalon jaune remontant à son abdomen était retenu par des bretelles et finalement, un curieux bâton vert qu'il tenait dans sa main gauche et qui ressemblait à une sorte de fronde.

Sans plus attendre, l'extravagant jeune homme se releva et fit mine de continuer son chemin. Il semblait pressé et inquiet. La fragile silhouette encore sur le sol se remit debout, non sans douleur, lorsque son intention fut attirée par une voie provenant de la direction qu'avait empruntée le curieux étranger :

— Usopp! On ne peut pas quitter comme ça! Elle est peut-être blessée. Il faut que je l'examine!

Le propriétaire de la voix semblait être le compagnon de l'individu au long nez. Mais Melinda fut stupéfaite par l'apparence de celui-ci; il était un renne! Mais, en plus de parler, il portait un short, une camisole, un chapeau par où dépassaient ses panaches et un petit sac à dos.

— Je sais, Chopper. Mais on n'a pas le temps! Il faut qu'on retrouve le chapeau de Luffy! Et-

Les deux figures furent trop loin pour que la jeune combattante ne puisse entendre le reste de la conversation. Toutefois, elle avait déjà recueilli l'information qui l'intéressait.

« Alors, ils sont à ma recherche? Je n'avais pas prévu qu'il aurait des amis. Mais, si ses derniers sont si inattentifs et stupides que ces deux-là, je n'ai rien à craindre. Le chapeau était juste sous leur nez et ils l'ont manqué dans leur empressement! Baka! **... Ils l'on appelé 'Luffy'. Est-ce que c'est son nom? Je me demande quand il va finalement me trouver. Je veux négocier avec lui et non pas ses ``amis ``. »

Ses pieds se remirent à bouger en direction du port et quelques minutes plus tard elle pouvait l'apercevoir au loin.

Mais plus Melinda s'en approchait plus, quelque chose lui semblait différent. Elle ne pouvait pas dire quoi, cependant quelque chose semblait avoir modifié dans le paysage.

Elle longeait maintenant la côte en examinant les quais. C'est là qu'elle l'aperçut; un bateau pirate. Ce n'était pas le fait qu'il appartenait à des pirates qui la surprit, car Garden of Hells était une ville remplie de pirates. Ce qui l'intrigua ce fut la présence du bateau lui-même sur l'ile. Garden of Hells se situait dans le New World, cette mer cruelle et dévastatrice. Peu de pirates parvenaient à atteindre l'archipel et peu avaient le courage de le quitter. En effet, il n'avait pas eu de nouvel arrivant sur l'ile depuis des mois.

Curieuse la jeune combattante s'approcha du navire afin de mieux l'observer.

— Encore une bande de fous, soupira-t-elle en voyant enfin de plus près l'embarcation.

Le bateau abordait des couleurs vives comme le rouge et le jaune. De plus, d'étranges cabines se situaient à l'arrière et ont la place du nid de pie. Seulement, ce qui la surpris le plus fut l'énorme prou en forme de lion avait deux pattes de chaque coté servant d'ancrage.

En levant la tête, elle put discerner le Jolly Roger de l'équipage à qui le navire appartenait; deux os croisant un crâne portant un chapeau de paille.

« Ce Jolly Roger, je l'ai vu quelque part. Mais où? Argn! Je n'arrive pas à me souvenir du nom de l'équipage qu'il représente. Mmmm...Merde! Il fallait vraiment que ma mémoire me lâche maintenant! »

La figure frustrée s'éloigna du bateau et continua son chemin le long du port en direction du hangar de combat.

Peu après, elle atteint ce dernier. Discrète, elle fit le tour et s'infiltra par un passage à l'arrière. Une fois à l'intérieur, elle enfila rapidement son nouveau masque et traversa un long couloir sombre avant de pousser une porte imposante. Derrière celle-ci se trouvait un grand comptoir ou une silhouette élancée était concentré a parlé a un Den Den Mushi***.

— Non, Monsieur. Non, le gamin n'était pas d'en le coup. Il est apparu de nulle part, on ne sait toujours pas s'il travaillait pour les DevilsDogs ou s'il cherchait simplement les ennuis. Et —

— JE ME FOUS DE SAVOIR POUR QUI IL TRAVAILLAIT! IL A FAILLI GÂCHER LE COMBAT! TU SAIS COMBIEN D'ARGENT J'AI MISÉ SUR CETTE MAUDITE FAUCHEUSE, HEIN?! EST-CE QU'ON LUI A AU MOINS RÉGLÉ SON COMPTE À CE FUMIER?

Le Den Den Mushi s'époumonait à l'oreille du secrétaire qui avait l'air d'avoir pissé dans ses culottes. Melinda resta à l'écart, elle savait que ses combats étaient organisés par un homme beaucoup plus riche et avec beaucoup de contacts. Néanmoins, elle ne l'avait jamais vu ni entendu en personne. On le connaissait uniquement sous le nom de Patron.

« On dirait que ce Luffy a causé un véritable carnage hier soir. Le Patron n'a vraiment pas l'air de bonne humeur. Mais j'espère qu'il ne se soit pas trop fait péter la gueule par la foule pour avoir dérangé mon match; j'ai besoin de lui en un morceau — »

La jeune figure fut arrachée à ses pensées par la voie du Patron qui venait de monter encore d'un cran (même si elle pensait que cella était impossible).

— COMMENT ÇA; LA SÉCURITÉ A ÉTÉ ANÉANTIE? ILS ÉTAIENT AU MOINS UNE VINGTAINE D'HOMMES! ET LA FOULE? ILS DEVAIENT AVOIR DE DIZAINES DE DANGEREUX PIRATES SOÛLS QUI NE CHERCHAIENT QU'UNE RAISON POUR SE TAPER SUR LA GUEULE!

— Pareil, Monsieur. Le gamin les a tous anéantis en quelques minutes avant de partir. D'autres pirates le traitent de monstre!

— MONSTRE OU PAS, JE VEUX QU'ON ME LE RAMÈNE! MORT OU VIVANT, JE M'EN FOUS!

— B-Bien, M-Monsieur.

Et le Den Den Mushi raccrocha laissant le secrétaire tremblotant. Melinda décida de faire son entré et s'approcha du comptoir, faisant sursauter le jeune homme encore terrifié.

— Faucheuse, fut l'unique mot qu'elle articula.

La figure masculine la regarda longuement, le regard perçant et curieux, comme s'il essayait de voir à travers son masque. Finalement, il se leva et prononça quelques mots avant de sortir par une porte adjacente :

— Une seconde.

Cinq minutes plus tard, il retourna tenant une grosse bourse à sa main qu'il déposa sur le comptoir devant la faucheuse.

-10 000 Berry, comme convenu. Nous vous recontacterons comme à l'habitude pour votre prochain Jeu.

La fille au masque attrapa la bourse d'argent et le fourra dans son sac avant de quitter par le passage à sa droite.

À peine avait-elle travers la porte qu'elle entendit quelqu'un rentrer. Elle n'y prêta pas attention et continua son chemin. Néanmoins, après quelques pas un fracas se fit entendre provenant de la salle qu'elle venait de quitter. Ne pouvant résister sa curiosité, elle fit demi-tour. À son approche, elle entendit une voix féminine questionner le secrétaire furieusement.

— Où est-ce qu'on peut trouver cette `` Faucheuse `` ? On sait qu'elle a combattu ici hier soir. Où est-elle maintenant? questionnait la voix.

— J-Je ne s-sais pas! J-Je n'ai j-jamais vu s-son visage, e-elle po-rte toujours un m-masque! J-Je ne c-connais r-rien s-ur elle! bégayait le jeune homme pétrifié.

— Notre capitaine-san est très attaché à un objet qu'elle lui a dérobé.

C'était une deuxième voix qui avait parlé, elle aussi féminine. Mais se fut les paroles qu'elle avait prononcé qui poussa la silhouette dans le corridor à entrouvrir la porte pour jeter un coup d'œil dans la pièce.

« Donc se sont aussi des amies de ce Luffy. Quel cran que de venir ici en plein jour! Avec toutes les machines à tuer que renferme ce bâtiment, ça m'étonne qu'elles aient le courage de s'y introduire! Elles sont soit complètement idiotes, soit elles ignorent tout simplement le danger que cet endroit représente. »

La deuxième voix reprit :

— Il serait très apprécié de votre part de nous donner des indications ou des informations sur l'endroit où il serait possible de la rejoindre.

Melinda pouvait à présent distinguer la propriétaire de la deuxième voix; une élégante femme dans la fin vingtaine. Son corps était élancé et pourvu de courbes très avantageuses et ses cheveux noirs descendaient à ses épaules. Elle les retenait en arrière avec une paire de lunettes de soleil qu'elle portait sur le dessus du crâne. Finalement, elle ne portait qu'une simple jupe rose pâle longue jusqu'aux chevilles et une petite jacket de cuir bleu exposant son décolleté et sa taille.

— Allez, dépêche! Dit-nous ou elle est! rajouta la première voix.

La jeune guerrière masquée ne fut pas surprise de constater que la personne à qui appartenait la voix était aussi séduisante que l'autre.

« Définitivement, ce Luffy sait choisir ses amis! » nota la combattante.

En effet, elle avait de longs cheveux orange bouclés et ne portait qu'un top de bikini avec une paire de jeans. Cela permettait de mettre en valeur les atouts féminins dont elle était dotée. Elle était aussi beaucoup plus jeune que sa compagne; Melinda lui donnait une vingtaine d'années.

— D-D'acords! J-Je vous d-dirais tout! J-Juste, ne-ne faites pas de m-mal!

Le secrétaire avait abandonné. Son regard se tourna vers où la jeune figure se trouvait et leurs regards se croisèrent. Melinda su tout de suite que le frêle homme allait tout avouer.

« Merde! » jura-t-elle intérieurement.

Elle se leva rapidement de sa position accroupie dans laquelle elle avait espionné la scène et se mit à courir dans le corridor en direction de la sortie.

« Pourquoi est-ce que je n'arrête pas de tomber sur ses amis? Tout ce que je veux c'est avoir une conversation seul à seul avec ce Luffy pour négocier ce stupide chapeau! » pensa-t-elle en débouchant sur le marché du port.

Parfait. Elle allait pouvoir se fondre dans la foule. En suivant le flot de courant, elle essaya de mettre le plus d'espace entre elle et les deux femmes.

Mais soudain, Melinda entendit la fille aux cheveux orange s'écrier quelque chose derrière elle :

— Robin, là!

La silhouette masquée se retourna pour voir la jeune femme pointant vers elle à côté de sa compagne. Puis, les deux se mirent à courir en fendant la foule dans sa direction.

— Et merde!

Elle partit elle aussi à courir. Heureusement, les gens ralentissaient ses deux poursuivantes. Cependant, cela rendait sa progression à elle pareillement ardue.

Après quelques minutes de tag, la jeune combattante se retourna pour voir si elle avait semé ses assaillantes quand elle percuta quelqu'un.

— Ouch! s'exclama Melinda en se heurtant la hanche droite pour la deuxième fois aujourd'hui.

— Oi! Fais attention, dit simplement l'étranger qui arborait une drôle de chevelure verte et ne paraissait même pas déséquilibré.

Ne prenant pas le temps de s'excuser, la guerrière se releva rapidement et continua sa couse effrénée

— QU'EST TU FOUS, ZORO? C'EST CELLE QU'ON CHERCHE; C'EST LA FAUCHEUSE! hurla la femme en jeans à l'étranger.

— QUOI? C'est la fillette qui vient de me bousculer?

L'inconnu aux cheveux verts semblait incrédule.

— Nami-san a raison, swordsman-san, affirma simplement la femme plus mure. C'est bien la personne que nous recherchons.

Melinda les vu du coin de l'œil se remettre à courir vers elle.

— Ce n'est pas vrai! Un autre? se plaignit la figure masquée.
Brusquement, une douleur aigüe la happa et la força à s'arrêter. Pliée en deux en se tenant l'abdomen, elle jura intérieurement.

« Fait chier! Tout ce foutu exercice a rouvert mes plaies, sans mentionner mes côtes qui me font un mal de chien! »

— Elle est juste devant nous, Robin-BON SANG, ZORO, PAR ICI!

« Ils sont juste derrière moi! Qu'est que je fais? » se demanda intérieurement Melinda qui commençait à paniqué et regardais de tout bord frénétiquement.

Soudainement, ses yeux bleus tournaient une teinte argentée, comme par instinct.

Ses mouvements devinrent plus calmes et réfléchis pendant que son esprit de clarifia. Elle balayait de sa vue argentée le boulevard grouillant de gens à la recherche d'une issue. Puis son regard s'illumina et un sourire apparut sur le coin de sa bouche.

Parfait.

— Elle tourne à gauche! s'écria la jeune femme aux cheveux orange en indiquant la direction à ses compagnons.

Le groupe entreprit de prendre le même chemin que la figure masquée avait emprunté, mais à leur surprise, elle avait disparu.

— Où est-ce qu'elle est passée? interrogea l'homme à cheveux verts.

— Elle a disparu! ne pu s'empêcher de retenir la jeune femme aux cheveux orange du nom de Nami.

— Vous êtes sur que c'est bien elle? reprit le surnommé Zoro.

— Oui, j'ai aperçu le chapeau de capitaine-san sur son dos pendant qu'elle courrait, lui répondu la femme plus mure, Robin.

— Elle avait l'air blessée; elle n'a pas pu allez loin. Il faut qu'on la retrouve! rajouta Nami avant que le groupe ne continu ses recherches plus loin.

Quelques minutes passèrent avant qu'une tête n'apparaisse d'un tonneau en soulevant le couvercle. Des yeux bleus regardèrent de long en large de la ruelle plusieurs fois avant que le couvercle ne soit jeté par terre et qu'une gracile silhouette sorte du baril.

« Plutôt coriaces ceux-là! » remarqua Melinda en s'époussetant.

Elle fit quelques pas dans l'intention de sortir de la petite rue quand elle s'effondra sur ses genoux.

— ARGNN! OW!

« Ce n'est pas possible! Quand est-ce que ces foutues côtes vont finalement guérir?! »

Son corps entier lui donnait l'impression d'être écartelé par la douleur qui se rependait en ondes. Et sa tête se mit de la fête avec une charmante migraine.

« Ça fait si mal! Ouch! Mais je ne peux pas rester ici; ils vont sûrement revenir. Il faut que je dégage; maintenant. »

La frêle figure entreprit lentement de se relever en faisant le moins de mouvements brusques. Cependant, elle dû garder ses dents solidement sérés pendant tout le processus pour s'empêcher de crier. Une fois debout, elle tenta de marcher.

Pied droit :

« Aie! »

Pied gauche :

« Ow! »

Et ainsi de suite pendant tout le chemin menant au Davy Jones. À ce rythme, le soleil était sous le point de se coucher quand elle pu enfin apercevoir l'hôtel.

Les magasins étaient fermés et la rue déserte. Pas une âme à l'horizon. Une chance; Melinda n'aurait pas voulu qu'on la voie dans cet état.

La jeune fille épuisée continua d'avancer vers le bâtiment. Seulement, en traversant la rue, son regard accrocha quelque chose à sa gauche. Elle tourna la tête pour voir ce que s'était et ses yeux s'écarquillèrent.

— Tu me niaises...