Les Jugements Corrompus : l'Avarice
Réponse aux reviews :
Merci à l'anonyme, ta review m'a fait très plaisir. Je dois bien avouer que moi-même, je n'avais pas du tout compris qu'Arthur ne connaissait pas du tout Ponko (je l'ai appris en lisant un rapide résumé de la chanson, pour être sûre que je ne raconterais pas n'importe quoi x)) Et oui, c'est triste pour la FACE Family, mais je crois que cette histoire là est encore pire xD
Et non, je ne répondrais pas aux deux autres review (d'un « anonyme » et de Margananas), qui ont toutes deux été laissée par ma sœur qui se fait un malin plaisir de me troller et que je prierais d'arrêter. Merci.
Disclaimers : Hetalia appartient toujours à Hidekaz Himaruya, et la Série des Sept Péchés à Mothy.
Suisse : Bash Zwingli / Liechtenstein : Erika
Bash Zwingli travaillait comme juge dans une société qu'il jugeait lui-même corrompue, et où seuls primaient le statut social et l'argent. Faisant lui-même parti de cette société et de cette justice partiale, il était tout autant vénal, ne jurant que par l'argent. Avec lui, même les pire scélérats et criminels pouvaient accéder au salut, par le simple paiement de ce qu'il appelait un « tribut ».
« De toute façon, en Enfer, l'argent a toujours été le meilleur avocat » avait-il coutume de penser.
Bash ne donnait pas même d'importance à l'âge, le sexe ou l'apparence des accusés. La seule chose qui pouvait faire changer la donne quand il vous jugeait, c'était votre capacité à lui payer, ou pas, son tribut. Tout le reste était futile.
Ainsi, dès lors que votre destin reposait entre ses mains, il vous suffisait de payer pour être libéré.
Mais s'il se donnait tant de mal pour amasser tout cet argent, quitte à piétiner lui-même son humanité et toutes sortes de valeurs, c'était pour sa petite sœur adorée, Erika, qui, étant atteinte d'une malformation, avait les jambes trop faibles et ne pouvait pas même se lever, et était donc contrainte à rester dans un fauteuil roulant.
Bash s'était un jour promis de lui donner la possibilité de marcher, même si pour réaliser ce vœu, il serait contraint d'accumuler ses péchés et de s'enliser dans la corruption.
Les procès s'enchaînaient donc, le mal criant sa joie, et le bien son infortune.
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Seul le péché reçoit toute ma considération :
C'est le jugement par la corruption.
Pour que mon souhait le plus cher devienne enfin réalité,
le marteau de l'Injustice devra encore frapper.
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Un jour il fut contacté par un général, un certain Gilbert Beilshmidt. Selon les rumeurs, l'homme en question avait commis de nombreux crimes durant la guerre, et le peuple voulait le voir mort. Enfin, homme était un bien grand mot pour qualifier ce personnage. Homme sous-entendait une certaine notion d'humanité, et donc de valeurs, et de toutes sortes de choses dans ce genre, futiles aux yeux de Bash.
Or, quand le juge avait rencontré le général, il n'avait trouvé aucune once d'humanité en lui. Dans ces yeux ne se trouvait qu'une lueur animale et sauvage, quelque chose de violent couvant en dessous. Comme un prédateur toujours à l'affût, qui ne tuerait non pas pour survivre, mais pour le plaisir. Il n'était qu'un autre de ces personnages avide de jeux macabres et violents, que Bash connaissait si bien, ayant déjà fait face à nombre d'entre eux.
Mais le juge, comme à son habitude, n'avait que faire des crimes de l'accusé, de ses yeux rouges sang et de son sourire dément. Si bien que lorsque qu'il reçut une petite enveloppe cachetée, contenant simplement quelques mots et une belle somme d'argent, il n'hésita pas un seul instant, et lui absous tous ses crimes.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre, et le peuple, outré et enragé, se révolta, provoquant une guerre civile, qui commença par l'assassinat du général Gilbert Beilshmidt. Mais les choses ne s'arrêtèrent pas là. La violence entraîna la violence, le cercle vicieux s'était lancé et n'avait pas l'air de vouloir s'arrêter. Partout, dans les champs, dans les rues, jusque dans les maisons se trouvaient des corps étendus, des corps de soldats, de paysans, d'ouvriers. Parfois même, on retrouvait les corps de quelques familles brutalement assassinés, des gens qui n'avaient rien demandé. Des femmes, des enfants, des vieillards.
Dans son manoir, à l'écart de la ville, Bash Zwingli ne se souciait aucunement des événements qui se déroulaient presque à sa porte. Il ne se souciait que de sa tendre et chère sœur, pour qui il ferait n'importe quoi.
Malheureusement, il ne pouvait pas fuir ses propres crimes éternellement. Ses péchés finirent par le rattraper.
La guerre civile avait bel et bien été en partie provoquée par le général Beilshmidt, mais pas seulement. En effet, la décision qui avait poussé le peuple à la révolte, qui avait lavé le général de tous ses crimes, cette décision, après quoi tout avait commencé, avait été prise par un certain juge corrompu. Lui aussi, devait payé pour ses crimes.
Et c'est ainsi qu'une horde de citoyens se rassembla autour de la demeure des Zwingli, hurlant tandis que les flammes s'élevaient, de plus en plus hautes, léchant la façade, faisant craquer et grincer toute la structure qui ne tarderait sûrement pas à s'effondrer.
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Bash n'avait pas peur. Tant qu'il restait avec sa sœur, si douce et si gentille, il n'avait rien à craindre. Près d'elle, il se sentait en paix. Plus rien d'autre ne comptait. Pas même les cris de la foule au dehors, pas même le crépitement des flammes tout autour. Il s'agenouilla devant Erika, qui était toujours dans son fauteuil, et se saisit des ses mains, qu'il serra, tout près de sa poitrine, comme si c'était la chose la plus précieuse qu'il ait jamais eu.
Il s'adressait à elle d'une voix douce, tentant de l'apaiser et de la consoler, elle qui pleurait, effrayée par tout ce capharnaüm. Il essuya ses larmes, lui répétant qu'elle n'avait rien à craindre. Puis, dans un ultime geste de tendresse, il la prit dans ses bras.
Et c'est ainsi qu'ils furent retrouvés : deux corps calcinés et enlacés, ceux d'un frère et d'une sœur.
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Bash se réveilla dans un endroit sombre, où régnait une chaleur torride, presque aussi insoutenable que celle de la demeure en feu. À côté de lui était allongé sa chère sœur, inconsciente. Il se leva, prit sa sœur dans ses bras, et commença à vagabonder, marchant au hasard, plongé dans des ténèbres oppressants.
Dans ses bras, Erika dormait paisiblement, si bien que Bash lui-même se sentait serein.
Finalement, il entendit une voix gutturale retentirent derrière lui. Se retournant, il fit face à un démon, une créature titanesque et difforme, machine à tuer horrifiante. Il y avait quelque chose, dans le regard de la Bête, qui rappela à Bash le général qu'il avait un jour absous de tous ses crimes, provoquant par la même sa propre fin.
Bash Zwingli devait donc se confronter à un dernier jugement, mais cette fois, il n'aurait pas à jouer le rôle du juge corrompu.
– Même les pires scélérats, s'ils payent leur tribut, peuvent accéder au Salut, déclara la créature avec un sourire dément. Après tout, en Enfer, l'argent a toujours été le meilleur avocat.
Bash s'approcha du démon, sa sœur toujours paisiblement endormie dans ses bras, puis il murmura, presque comme s'il se confessait :
– La fortune que j'ai amassée, héritée de ma vie passée et fruit de tous mes péchés, je crains que vous n'ayez à y renoncer.
Bash se retourna, ne jetant pas un seul coup d'œil en arrière, il avança, berçant tendrement sa chère sœur, ce qu'il considérait comme son véritable trésor. Et puis, soudainement, il se sentit tomber, et il vit l'Enfer fermer sur lui ses mâchoires.
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Seul le péché reçoit toute ma considération :
C'est le jugement par la corruption.
Même si l'ordonnance de cet épouvantable péché
N'induira pas la sentence appropriée.
Un jour, de ces mains, je recommencerai à rassembler
Une parcelle de ce crime mortel...
Je changerai alors ce monde où règne la désolation
en utopie que ma sœur et moi apprécierons...
Bon au final, j'ai décidé de faire d'autres One-Shot à partir des chansons, j'aime bien faire ça et ça à l'air de plaire (m'enfin, j'sais pas trop, comment vous voulez que je sache si vous me dîtes pas x)).
D'ailleurs, j'avais oublié de le dire dans le premier « chapitre », mais comme je ne connais rien en japonais, je me base sur les paroles (en français) des reprises d'Aya_me, qui fait un super boulot et que je vous invite à aller voir sur youtube si ça vous intéresse o/ C'est aussi de là que viennent les petits passages à la 1ère personne (repris directement de la chanson).
