Merci à tous pour vos reviews, ça me fait extrêmement plaisir ^^
Disclaimer: Comme toujours, les personnages ici-présents appartiennent à Eiichiro Oda. Akuma est mon OC.
Bonne lecture !
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CHAPITRE 2
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Robin se réveilla vers six heures. Et elle n'avait pas besoin de réveil pour ça, c'était un automatisme. Elle se frotta doucement les yeux et toucha du bout des doigts la griffure de son menton. Elle fit une petite grimace et sortit de son lit.
La petite retira son pull et son jogging, puis enfila ses petites chaussures. Elle avait beaucoup de mal à le faire car cela faisait longtemps qu'elles étaient devenues bien trop petites pour elle. À cause de ça, ses pieds la faisaient souffrir en permanence.
Elle s'empara de son linge sale ainsi que d'un livre, et descendit doucement du grenier. L'orphelinat était silencieux, tout le monde dormait encore. Sur la pointe des pieds, elle descendit les escaliers. Elle traversa le couloir en silence, se rendit rapidement dans la salle de bain pour y prendre une brosse, attrapa un petit panier à l'entrée, ouvrit la porte et se rendit à l'extérieur. Elle prit bien soin de fermer la porte une fois dehors.
La brune se mit à marcher lentement. La rue était pratiquement déserte, seuls quelques chats traînaient à la recherche de nourriture. Robin croisait quelques fois des travailleurs matinaux qui passaient sans même la regarder.
Elle arriva rapidement à la plage où elle s'était rendue le soir précédent. Là, elle retira ses chaussures et se dirigea vers la mer. La petite s'accroupit et se mit à frotter énergiquement ses vêtements dans l'eau avec la brosse. Le soleil venait à peine de se lever et ses premiers rayons lui caressaient le visage. Le ciel était jaune et orange, et elle adorait ce moment de la journée. Ayant fini son travail, elle s'assit plus loin sur le sable, laissant sécher ses vêtements sur un rocher. Elle resta ainsi longuement, scrutant l'horizon, essayant d'imprimer dans sa tête chaque instant de ce moment magique.
Elle resta ainsi plus d'une heure, profitant comme chaque matin de cet instant de liberté. Robin se releva, prit ses vêtements encore un peu mouillés et les fourra dans le panier où se trouvait son livre. Elle enfila ses chaussures et, en jetant un dernier coup d'œil sur la mer, elle repartit en direction de l'orphelinat. Elle y entra sans bruits et se rendit au grenier où elle posa ses affaires. La petite prit un morceau de pain et sa petite bouteille de lait et les rangea dans sa poche. Puis, pour la seconde fois de la matinée, elle redescendit et sortit. Elle ne pouvait pas rester.
Chaque matin à huit heures, tous les enfants se levaient et mettaient leurs plus beaux habits. Ils se coiffaient et se faisaient les plus beaux possibles. Mademoiselle Akuma les aidait et vérifiait la bonne tenue de chacun des enfants. Puis, à dix heures, commençaient à arriver des clients. Des parents sans enfants pour la plupart, mais il y avait aussi quelques fois des familles qui voulaient s'agrandir. Les petits orphelins étaient alignés en rang d'oignon, et affichaient leur plus beau sourire. Les parents les observaient tour à tour, et choisissaient l'heureux élu qu'ils souhaitaient adopter.
L'orphelinat recevait ainsi chaque jour des parents jusque quinze heures. Et pendant tout ce laps de temps, Robin avait l'interdiction de montrer le bout de son nez dans le bâtiment. Mademoiselle Akuma disait que s'ils la voyaient, les clients fuiraient et qu'elle avait honte d'elle. C'est comme cela que tous les jours, Robin était obligée de rester dehors. Elle trouvait parfois refuge dans la bibliothèque ou d'autres lieux publics et elle devait parfois faire quelques courses pour l'orphelinat, mais à part ça, elle ne faisait pas grand chose. De toute façon, elle habitait sur une île estivale, et n'avait donc pas à se soucier du froid.
Elle ne voulait pas s'approcher des autres enfants, sachant pertinemment qu'ils se moqueraient d'elle. Tom lui avait bien proposé de passer ses journées chez lui, mais elle refusait catégoriquement. Pourtant, elle avait souvent pensé à lui rendre visite, mais rapidement l'idée lui venait qu'elle n'était rien d'autre qu'un fardeau pour lui et qu'elle ne ferait que l'embêter. Il avait essayé de la convaincre du contraire, mais rien n'y faisait. Elle avait bien trop peur de profiter de lui sans le vouloir et de l'ennuyer. Il était sa seule consolation et elle refusait d'interférer maladroitement dans sa vie. Alors elle passait ses journées seule, lisant la plupart du temps.
La petite brune s'assit sur le banc d'un petit parc où elle venait d'arriver. Ce parc était entouré de buissons, et donc personne ne pouvait la voir de l'extérieur. Elle se sentait bien ici, à l'abri. Il faisait beau, même si quelques nuages ornaient le ciel. Elle observa un instant les quelques oiseaux qui y volaient avant d'être interrompue par le bruit de la cloche qui sonnait huit heures. Robin sourit un instant en s'imaginant mademoiselle Akuma dans tous ses états, courant d'ici de là pour ajuster la chemise d'un garçon où la coiffure d'une petite fille. Mais son sourire s'estompa bien vite, et on ne vit bientôt que son regard sombre. Elle attrapa le livre qui reposait dans le panier et l'ouvrit délicatement. La petite lit à voix basse le titre sur la première page:
« Les mystères de l'archéologie. »
Ce livre, elle le connaissait par cœur. Elle pouvait le réciter de la première à la dernière page. Ce qui n'était pas étonnant, vu le nombre de fois qu'elle l'avait lu. Ce n'était pas qu'elle ne pouvait pas en lire d'autres, non, elle avait la bibliothèque à sa disposition. Mais ce livre était spécial. Et elle y tenait beaucoup. Il était à sa mère autrefois. Sa mère qui était morte dans un incendie alors qu'elle était encore un bébé. On lui avait raconté que c'était un accident, mais Robin était sûre que ce n'en était pas un.
Sa mère faisait des recherches sur le Siècle Inconnu. Recherches interdites par le gouvernement. Pourquoi ? Personne ne le savait vraiment. Sûrement avaient-ils quelque chose à cacher. Quoi qu'il en soit, ce livre était le seul objet qui avait survécu à l'incendie. Il était le seul souvenir qu'elle possédait de sa mère. Robin ne se souvenait même plus de son visage. Alors chaque fois que l'envie lui venait de pleurer, elle l'ouvrait et le lisait. C'était une sorte de réconfort.
Alors que Robin était déjà loin dans sa lecture, on entendit au loin des villageois hurler. Le bruit se rapprochait de plus en plus. Robin tendit l'oreille et referma son livre. Elle se demandait vraiment ce qu'il se passait. Les cris étaient furieux et on sentait des pas faire vibrer le sol. Elle se leva et s'approcha des buissons, essayant d'apercevoir quelque chose entre les feuilles.
C'est là qu'elle vit un jeune garçon au visage couvert de poussière noire, habillé d'une chemise hawaïenne et d'un... slip. Il courait comme un fou, comme si sa vie en dépendait, une espèce de télécommande hyper sophistiquée à la main. Elle fut assez surprise de voir que la couleur de ses cheveux n'était autre que bleu. Pas un bleu foncé ou usé, mais un beau bleu bien vif.
Le jeune garçon se dirigea vers le parc et y entra. Il tourna la tête à droite, puis à gauche, et partit se cacher derrière un buisson tout près de Robin. Cette dernière n'avait rien raté de la scène et semblait ne comprendre absolument rien à la situation. Le jeune garçon ne l'avait pas remarquée, tellement il était paniqué. Il regarda encore autour de lui, et c'est là qu'il se rendit compte de sa présence, juste devant lui. Elle pencha la tête sans le lâcher des yeux. Il sembla vouloir ouvrir la bouche pour lui parler quand tout à coup, un groupe de villageois apparut. Il fit une petite grimace, attrapa le bras de Robin et l'attira contre le lui, une main sur sa bouche. Elle ne présenta aucune résistance et sourit encore plus quand elle comprit enfin ce qu'il se passait.
Le groupe de villageois, furieux, passa devant le buisson où ils étaient cachés, en marmonnant des choses incompréhensibles. Quand ils furent assez loin, le garçon aux cheveux bleus relâcha Robin et soupira de soulagement. Il essuya son bras contre son visage afin d'y retirer la poussière noirâtre qui le recouvrait. Puis il sourit à la petite et, avec sa chemise, il lui essuya le bras et le visage. Il lança:
« Désolé si je t'ai fait peur, et pardon de t'avoir salie.
- Ce n'est pas grave. »
Robin hésita un instant, puis demanda:
« Pourquoi ces personnes te suivaient ? »
Le jeune garçon sourit encore plus et montra fièrement du doigt la télécommande qu'il tenait dans sa main.
« En fait, je construis des machines et des bateaux ! Mais le problème, c'est que la plupart du temps, ils explosent... »
Robin hocha doucement la tête, trouvant ce garçon de plus en plus amusant. Le garçon aux cheveux bleus se leva et lui tendit la main pour l'aider à faire de même. Elle observa un instant sa main, hésitante, et accepta finalement son aide. Une fois debout, elle constata qu'il était plus grand qu'elle. Alors qu'elle le détaillait, il lui demanda:
« Comment tu t'appelles ? »
Voyant que la petite ne répondait pas, il enchaîna:
« Moi c'est Franky ! »
La gamine le regarda dans les yeux et répondit:
« Nico Robin. »
Franky, tout content, lui répondit joyeusement:
« Enchanté, Nico Robin ! »
Puis il pointa du doigt le menton de la petite et demanda, inquiet:
« C'est moi qui t'ai fait ça ? »
Elle cacha soudainement la griffure avec une main et répondit rapidement:
« Non, c'est rien. »
Robin repartit s'asseoir sur son banc, et se remit à sa lecture. Franky alla la rejoindre et s'assit auprès d'elle. Il regarda rapidement son livre, puis lui demanda:
« T'as quel âge ?
- Huit ans.
- Huit ans ? Et tu lis un livre d'archéologie ? Tu dois être SUUPER intelligente ! »
Le jeune garçon semblait vraiment admiratif. Robin sourit légèrement, amusée par sa façon de parler. Puis à son tour, elle questionna Franky.
« Et toi ? Tu es jeune et pourtant tu construis déjà des bateaux.
- Yeah ! J'ai douze ans et je veux devenir charpentier ! »
À ces mots, il monta debout sur le banc, fléchit une jambe et leva les bras. La petite leva la tête et l'observa. Il resta dans cette position étrange jusqu'à ce que Robin éclate de rire. Cela faisait vraiment longtemps qu'elle n'avait pas rit, mais ce garçon était vraiment très drôle, et son rire devint rapidement contagieux. Franky s'assit de nouveau sur le banc en riant avec elle. Progressivement, leur rire cessa, et Robin reprit paisiblement sa lecture. Franky la fixa un instant, puis fronça les sourcils avant de parler.
« Comment ça se fait que tu sois ici ? Tu ne devrais pas être à l'école ? »
La petite se raidit. Elle se mordit la lèvre et une larme coula sur sa joue. Elle s'empressa de l'essuyer avec le dos de sa main et baissa la tête pour que Franky ne remarque pas sa peine. Puis, dans un ultime effort pour empêcher sa voix de trembler, elle prononça dans un murmure:
« Je n'ai pas le droit. »
Le jeune garçon n'était pas dupe, et il avait bien compris que Robin aurait tout donné pour pouvoir étudier. Sachant bien qu'elle était au bord des larmes, il s'avança un peu vers la petite, hésitant. Il se gratta la tête, gêné, puis s'arrêta, pour finalement prendre Robin dans ses bras. Celle-ci, surprise, se dégagea de son étreinte, puis se leva en rangeant ses affaires avec empressement. La tête toujours baissée, elle murmura:
« Je dois m'en aller. »
Et elle partit, marchant rapidement. Franky, un peu étonné, la suivit discrètement. Il était curieux, certes, mais il aimait bien cette fille et il ne voulait pas la laisser seule. Il avait remarqué quelques hématomes sur ses bras et se demandait vraiment d'où ils pouvaient provenir. Ce n'est pas étonnant, après tout quand on est un enfant, on se lie facilement d'amitié avec un autre.
XxX
Robin marcha longuement, sans remarquer qu'un garçon aux cheveux bleus la suivait. Au bout de quelques temps, elle arriva devant la bibliothèque du village. Avant d'entrer, elle jeta un rapide coup d'œil autour d'elle, plus par réflexe que par crainte. Une fois à l'intérieur, elle se retrouva dans un immense espace rempli exclusivement de livres en tout genre. Elle se dirigea vers le fond de la salle, un espace qu'elle connaissait comme sa poche. On pouvait lire sur une pancarte: Sciences de la Terre et Archéologie. Elle parcourut une étagère du regard puis saisit un petit livre qui s'y trouvait. Après cela, elle partit s'asseoir sur une chaise et posa ses affaires sur la table pour commencer sa lecture.
Une petite tignasse bleue dépassait d'une étagère derrière elle. Franky l'avait suivie jusque dans la bibliothèque et ne comptait s'arrêter de sitôt. Après tout, il avait tout le temps devant lui.
Il sortit de sa cachette et s'empara d'un livre au hasard sur une étagère. Puis il se mit à siffloter en se dirigeant vers Robin comme si de rien était. Il s'assit à la même table que la petite, totalement plongée dans sa lecture. Il posa son livre et regarda autour de lui. La bibliothèque était vide, exceptée la bibliothécaire qui s'affairait à l'accueil. Il s'approcha d'un air innocent de Robin, encore... jusqu'à ce qu'il touche malencontreusement le coude la petite. Elle sursauta et lui se recula vivement. Trop vivement, puisqu'il tomba de sa chaise pour se retrouver la tête la première par terre. Robin s'empressa de l'aider à se relever et elle lui demanda à voix basse:
« Pourquoi tu m'as suivie ? »
Franky se frotta l'arrière de la tête en faisant une petite grimace. Puis il sourit et répondit:
« Parce que je t'aime bien !
- Mais on ne se connaît même pas !
- Alors apprenons à nous connaître ! »
Robin soupira. C'était bien la première fois qu'un enfant s'intéressait à elle, mais après tout, lui avait l'air différent des autres. Quand elle se rendit compte que Franky la fixait en attendant une réponse, elle rougit et détourna le regard. Il y eut un bref instant de silence, puis elle répondit doucement:
« C'est d'accord. »
C'est ainsi qu'ils se mirent à faire connaissance et à discuter pendant plusieurs heures. Robin apprit que Franky n'allait plus à l'école depuis longtemps pour pouvoir se consacrer entièrement à sa formation de charpentier. Formation qu'il suivait avec un camarade un peu plus âgé que lui, un certain Iceberg. Ils étaient tous deux orphelins et avaient été recueillis par un charpentier à la retraite. Franky lui raconta aussi que son vrai nom était Cutty Flam, et que c'était Iceberg qui lui avait donné ce surnom, prétextant que son vrai nom était bien trop long. La petite lui avoua qu'elle préférait l'appeler Cutty Flam.
Le jeune garçon lui, eut beaucoup plus de mal à obtenir les réponses qu'il voulait. La petite semblait réticente à l'idée de dévoiler toute sa vie à une personne qu'elle ne connaissait que depuis quelques heures. Ce qui était tout à fait justifiable et normal, mais parler de sa vie semblait la faire souffrir. Franky fut informé de l'accident de sa mère, de sa passion pour l'archéologie et de l'orphelinat où elle vivait. Mais rien d'autre. Aucun détails. Voyant que Robin semblait de plus en plus mal à l'aise, il l'interrompit et la rassura:
« Tu n'es pas obligée de tout me dire tu sais. »
La petite brune hocha la tête et cessa de parler. Franky la regardait toujours, et ils restèrent ainsi quelques instants, sans rien faire de plus qu'apprécier le silence. Silence qui fut brisé lorsque le ventre de la petite brune se mit à grogner rageusement. Elle rougit légèrement, et se leva pour reposer son livre. Mais ses gestes étaient trop brusques et ses pieds la faisaient souffrir, alors elle tomba en avant, dévoilant ainsi ses talons qui saignaient de part et d'autre.
Le garçon les vit mais ne s'y attarda pas et se précipita vers elle pour l'aider à se relever. Elle accepta son aide et sortit rapidement de la bibliothèque. Là, elle s'assit sur les marches de l'entrée, et sortit son morceau de pain et sa bouteille de lait de sa poche. Elle les mangea lentement, appréciant chaque morceau qu'elle avalait. Puis elle but quelques gorgées de lait. Franky qui l'avait rejointe, ne cessait d'épier tous ses gestes, ne sachant pas vraiment quoi faire d'autre. Puis il se souvint soudainement des pieds meurtris de la petite et ouvrit la bouche pour lui en demander la raison. Mais il eut à peine le temps de parler, que la cloche sonna quinze heures.
« Pourquoi tes pieds sont...
- Il faut que j'y aille. »
La brune s'était levée précipitamment. Elle partit en direction de l'orphelinat sans même un regard pour le jeune garçon aux cheveux bleus. Celui-ci la regarda partir, jusqu'à ce qu'il ne la vit plus du tout. Il se leva et s'en alla dans la direction opposée, traînant des pieds.
XxX
Lorsque Robin arriva à l'orphelinat, ce fut le jardinier qui lui ouvrit. Mademoiselle Akuma devait être en train d'assister au cours donné aux orphelins. La petite se dit qu'elle avait de la chance et se rendit aux grenier. C'était comme cela que fonctionnait l'orphelinat: le matin on accueillait des parents voulant adopter, et l'après-midi un professeur particulier donnait des cours aux orphelins. Et à son grand désespoir, Robin n'avait pas le droit d'y assister. De toute manière, cette petite était surdouée. À seulement quatre ans, elle savait déjà lire et compter, et à six ans elle écrivait sans faire aucune faute. Et tout cela grâce à plusieurs centaines de livres qu'elle lisait toute la journée dans la bibliothèque.
XxX
L'après-midi passa comme d'habitude avec Robin au grenier et les enfants en cours. Après le dîner, la petite brune eut la chance de trouver quelques restes qu'elle mangea rapidement pour ne pas trop traîner avant de faire la vaisselle. Elle s'était encore prit quelques coups et gifles, mais moins violents que le jour précédent. Ou bien était-ce elle qui était trop joyeuse pour faiblir sous les coups ? Elle ne le montrait pas, mais elle était d'assez bonne humeur. Lorsque la soirée se termina, la petite repartit dans sa chambre et lut un peu avant de se coucher. En enlevant ses chaussures, elle remarqua que ses pieds étaient de plus en plus meurtris. Mais elle ne pouvait rien faire d'autre que de les soigner avec du désinfectant.
Elle marcha vers l'unique fenêtre qui ornait le mur de sa chambre et s'appuya dessus, la tête sur les bras. Il faisait nuit. Elle observa la petite partie du village qu'elle pouvait voir du grenier et, un sourire aux lèvres, elle articula à voix basse:
« Cutty Flam... »
La rencontre tant attendue ! A bientôt pour la suite !
