Chapitre 1

Je me réveillai avec plein de questions à l'esprit, il allait falloir que je parle de ces personnes à Charlie quand il sera rentré du boulot.

Je pris mon petit-déjeuner et tentais de me préparer psychologiquement à la séance de torture qui m'attendait. Ce n'était pas vraiment le shopping qui me révulsait c'est plutôt le sur-peuplage des boutiques, surtout le samedi.

Une fois mon ventre rempli, je montai à l'étage et après la partie salle-de-bain, je m'habillais.

Avec Angéla, nous avions classés mes habits par couleurs, tous les habits noirs d'un côté de mon armoire, les habits blancs de l'autre et au milieu les habits bicolore : noir et blanc ou noir et rouge ainsi que les jeans.

Je tâte les quatre robes qui restaient dans la partie centrale de mon armoire et dégotai ma robe rouge que je reconnaissais grâce à l'étiquette. J'enfilai ensuite des collants et mes ballerines noires.

On sonna à la porte, Angéla était en avance ou peut-être que c'était moi qui étais en retard.

Je descendis les escaliers et ouvris la porte.

Non, ce n'était pas Angéla mais je reconnus l'odeur.

« Bonjour Bella, je suis...

« Eléazar, je sais. Le coupai-je. Mon père ne vous connaît pas, je ne sais pas ce que vous me voulez mais je m'en fiche, allez-vous-en !

Je lui claquai la porte au nez sans lui laisser le temps de protester. Quand je me retournai, l'odeur était de nouveau présente, cette fois, il n'était pas seul. Ils étaient là tous les trois, devant les escaliers. Comment avait-ils fait pour entrer si vite sans que je ne m'en aperçoive ?

« Comment êtes-vous entrez ? Grondai-je.

« Par la fenêtre à l'étage. Me répondit une voix féminine.

Comment était-ce possible ?

« Qu'est-ce que vous voulez ?

« Nous partons en voyage et tu nous accompagnes Bella. M'expliqua Eléazar.

« Vous êtes des malades ! Je ne partirai pas avec vous !

« Oh, si tu le feras. Déclara la femme. Si tu ne nous suis pas bien sagement, nous tuerons ta famille et tes amis... on commencera par ton père, ensuite on s'occupera de tes amis, Angie et Jake. Et si on est d'humeur, on les fera peut-être souffrir avant.

« Mon père est flic ! Lançai-je.

« Tu crois que ton père peut quelque-chose contre nous ? Se moqua une troisième voix, masculine.

J'entendis un bruit qui m'était inconnu et qui n'était pas rassurant comme si on était en train de broyer quelque-chose.

« Qu'est-ce que c'est ?

« Je viens de broyer la rampe d'escalier, d'une main, comme s'il s'agissait de carton.

Impossible. Je m'avançais vers la rampe et la parcourus avec mes mains, je sentais effectivement la surface irrégulière et poussiéreuse provoqué par l'homme, là où il y avait une boule décorative en chêne massif.

Pourquoi voulaient-ils m'emmener ? Qu'est-ce qu'ils voulaient d'une pauvre aveugle comme moi ? Peut-être qu'ils allaient demander une rançon à mon père ? Ou alors ils avaient été mis en prison par mon père et ils voulaient se venger...

je ne les laisserai pas faire de mal à ceux que j'aime, il fallait que je les suives. Je ne voulais pas que d'autres souffrent et meurent à cause de moi, surtout pas mes parents et mes amis.

« Combien de temps, ce voyage ? Leur demandai-je après mon monologue intérieur.

« Je doute que tu ne reviennes un jour. Railla la jeune femme.

Sa réponse me désespèrait, il n'y aura pas de rançon et donc pas d'espoir de revenir.

« Il me faut prendre des affaires.

Je montai à l'étage et sortis une valise de sous mon lit, tout en me demandant si j'avais le temps de m'enfuir en sautant par la fenêtre, je la posai sur ma couette et l'ouvrit, retenant mes larmes. ''Il faut que je sois forte.'' Me répétai-je comme un mantra.

Je mis quelques pantalons noirs et deux-trois jeans dans la valise, j'y plaçai également des tee-shirts et tuniques dans la partie bicolore sans prendre le temps de vérifier lesquelles ainsi que les trois robes.

J'avais déjà mes ballerines noires aux pieds, je plaçais donc mes tennis dans la valise ainsi que des collants et des sous-vêtements.

J'y miss également une brosse à dent neuve, un tube de dentifrice, mon shampoing et mon gel douche à la fraise.

« Donnez, je vais la porter. Proposa Eléazar.

« Oh, un kidnappeur gentleman. Fis-je narquoise.

Il ne relèva pas et m'entraîna à l'extérieur, nous traversâmes la rue et j'entendis le déverrouillage d'une voiture. L'un d'eux m'ouvrit la portière et je m'installai, je me rendis compte que j'étais à l'arrière de la voiture. Je mis ma ceinture espérant intérieurement qu'on ait un accident avant d'aller trop loin.

L'un d'eux s'installa à mes côtés et les deux autres à l'avant.

« La jeune femme à côté de toi, c'est Jane et à côté de moi c'est Demetri. M'informa Eléazar.

« Cool... fis-je simplement.

Qu'attendaient-ils de moi ? Que je devienne leur plus grande amie ? Je me contrefichais de leurs noms.

Plus tard, nous étions dans un lieu où il y avait beaucoup de monde, des valises roulaient au sol, je pourrai crier mais ils m'avaient avisées avant de sortir qu'ils s'en prendraient à ma famille et mes amis si je tentais quoique ce soit. Je restais donc calme et une annonce m'indiqua que nous étions dans un aéroport.

Ils m'encerclaient aussi je n'avais pas de mal à avancer à travers la foule, j'avais l'impression que la plupart des voyageurs nous évitaient mais sans doute que je me faisais des idées.

Jane demanda quatre billets pour Rome en première classe. Nous allions donc en Italie, ma mère, qui avait beaucoup voyagé, m'avait dit que c'était un pays très romantique, peut-être que je pourrais le sentir une fois là-bas.

Une demi-heure plus tard, nous étions installés sur nos sièges, c'était la première fois que je prenais l'avion, à dire vrai, c'était la première fois que je quittais Forks.

Je me retrouvais à côté d'Eléazar, j'arrivais désormais à faire la différence entre leur odeur très similaire. Les deux autres étaient derrière nous.

« J'estime que j'ai le droit de savoir pourquoi vous m'enlevez. Maugréai-je.

« Nos chefs sont à la recherche de personnes talentueuses comme toi.

« Je n'ai pas de talent.

« Oh si tu en as un, crois-moi.

« Comment pouvez-vous savoir un truc pareil ? Et c'est quoi mon talent, alors ?

« J'ai la capacité de reconnaître les talents chez les autres. Je crois que ton don est lié à ta capacité à savoir où se trouve les personnes et les objets autour de toi.

« Vous devez vous tromper, c'est une faculté que j'ai apprise au fil du temps, faculté que j'ai amélioré grâce aux arts martiaux.

« Nous verrons bien.

« Du coup, vous parcourez le monde à la recherche de talents, enlevant des personnes à leur famille et amis ?

« Nous l'avons fait au début, maintenant, c'est plus sur le hasard des rencontres que je découvre certains talents. Cependant, je suis las de cette vie et malheureusement, mes chefs ne me laisseront partir qu'une fois que je leur aurais apporté un talent exceptionnel. Et si j'en crois mon instinct, tu en possède un, de talent exceptionnel.

« Quand vous dites exceptionnel, vous voulez dire ?

« Rare et puissant.

Nous cessions de parler, je tentais d'assimiler ma nouvelle situation : je m'étais faite enlevée parce qu'un dingue croyait que j'avais un don rare et puissant, j'étais donc en route pour l'Italie afin d'éviter une mort douloureuse à ceux que j'aimais.

Pov Edward

Je n'avais pas attendu que le soleil quitte le ciel pour partir chasser, Aro me tombera dessus, c'était certain, mais plus tard.

Aro, Caius et Marcus étaient les chefs du clan des Volturi, ce clan était un peu la police des vampires.

Il y avait certaines règles à respecter, ce que j'avais toujours fait mais me déguiser en petit chaperon rouge, très peu pour moi. J'avais toujours refusé de mettre cette cape rouge, cape que les Volturi et ses gardes devaient mettre en journée, à cause du soleil qui faisait briller notre peau.

Je m'étais arrêté sur le toit d'un immeuble d'une petite ville qui se nommait Santa Luce, à quelques kilomètres de Volterra. Je restais là, attendant que les rues se vident, il était trop tôt pour attaquer.

Je n'avais pas toujours été ce monstre, enfin si, j'avais toujours été un monstre et ce depuis ma transformation en 1918, mais j'avais commencé soft. Carlisle, mon créateur se disait végétarien, il ne se nourrissait que de sang animal et il m'avait appris à me contrôler pour ne pas attaquer d'humain, c'était laborieux au départ mais j'avais réussi à ne pas fauter.

Du moins, pas la première année qui était censée être la plus difficile.

La seconde année, je n'étais alors plus un nouveau-né, j'étais plus à même de me contrôler. Carlisle avait fini par rencontré son âme-sœur, Esmée, qu'il a transformée également, faisant d'elle son épouse.

Quelques mois plus tard, je m'étais rebellé et j'avais attaqué mon premier humain. Le sang humain fut bien meilleur, bien plus savoureux et bien plus rassasiant.

Il avait tenté vainement de me remettre sur ce qu'il pensait être le droit chemin mais je n'en faisais qu'à ma tête, il avait fini par abandonner. J'avais passé une vingtaine d'années à errer de villes en villes tel un nomade avant qu'Eléazar ne me découvre et me propose d'intégrer le clan des Volturi.

J'avais hésité puis accepté alors Eléazar m'avait présenté aux chefs des Volturi, Aro s'était réjoui d'avoir un vampire télépathe dans son armée.

Aro aussi était télépathe seulement il était obligé de toucher la peau de la personne pour y lire ce qu'il voulait, moi je le faisais à distance, mais je ne lisais que les pensées dans le présent et je ne contrôlais rien, je recevai toutes les pensées des personnes qui m'entouraient sans pouvoir les bloquer.

Les habitants se faisaient moins nombreux maintenant que le soleil avait disparu mais j'attendais encore. Pour patienter je prêtai attention aux pensées qui me parvenaient.

zut ! J'ai oublié d'acheter du pain... disait une voix féminine.

J'adore embrasser cette salope, elle embrasse bien mieux que ma femme et touchez-moi ce cul, un vrai cul de cochonne. pensait un homme. 'Tain, j'arrive pas à croire qu'il m'embrasse, ce mec a un charme fou et quel gentleman... j'espère que mon p'tit-ami ne passera pas par là en rentrant du boulot. pensait celle qui était collée à lui.

Cette fois c'est décidé, je ne reculerais pas. Aucune marche arrière possible, ce soir sera le dernier soir de la vie de Vanessa Carter, je vais la tuer mais avant, je vais la faire souffrir. Personne ne jette Tony Picollini. pensait une voix masculine.

Je repèrai le propriétaire de cette pensée, il était dans une ruelle sombre et vide. Parfait, ça n'en sera que plus facile. La seconde suivante, j'étais devant lui.

Il était d'abord effrayé puis il tenta de reprendre contenance.

« Qui êtes-vous, comment vous êtes arrivez-là ?

« Peu importe, je ne suis pas là pour discuter. Lui dis-je calmement.

« Que voulez-vous ?

« Je veux... te faire la même chose que ce que tu as décidé de faire à cette Vanessa. Fis-je d'une voix menaçante.

Je n'attendis pas qu'il réponde pour me jeter à son épaule. Sa mort aurait été plus rapide et le sang aurait coulé plus vite dans ma gorge si j'avais attaqué à la jugulaire, je voulais qu'il souffre avant de succomber à la mort.

Pov Bella

A l'aéroport de Rome, nous avions pris une autre voiture louée, nous avions roulé pendant quelques heures.

Nous voilà maintenant arrivé à destination, du moins je le pensai. Nous entrions quelque-part car j'avais entendu une porte s'ouvrir, lourde d'après le bruit.

Je suivis mes ravisseurs, nous croisions un groupe en pleine visite guidée de l'endroit.

« Déjà de retour Jane ? Demanda une voix.

« Oui, ce fut rapide. Tâche de bien t'appliquer dans ton rôle de guide, Alec.

« J'essaye. Rit-il.

Eleazar me tenait le bras car j'avais du mal à les suivre, sa peau était glacée. Peut-être était-il malade ? Ce n'était pas moi qui allait le soigner.

« Eléazar, nous te laissons, après tout, elle n'est pas notre problème. Lança Jane. Dis leur que nous avons bien accompli notre mission.

Nous continuions notre chemin, juste Eléazar et moi, une autre porte s'ouvrit puis se ferma après notre passage. L'odeur dans la salle était similaire à celle de mes ravisseurs, il devait y avoir beaucoup de passage de gens parfumés par ici et ils allaient tous à la même parfumerie.

L'odeur s'accrut au fur et à mesure que nous avançions.

« Seigneurs, permettez-moi de vous présenter Isabella Swan.

« Bella ! Grondai-je.

J'entendis un petit rire devant moi.

« Bienvenue à Volterra Bella. Fit quelqu'un devant moi, sa voix était douce mais ferme. Je suis Aro et voici Marcus et Caius.

« Peu importe. Fis-je en haussant les épaules.

« Cher Eléazar, pourquoi m'apportes-tu cette humaine ?

Humaine ?

« Je pense qu'elle a un don très particulier, qui pourrait peut-être vous intéresser.

« Quel est-il ? Le questionna-t-il légèrement enthousiaste.

« Le mieux est que vous voyez par vous même.

Je sentis un mouvement rapide d'Eléazar, sans réfléchir, j'arrêtai son poing glacé de ma main gauche. Son mouvement fut rapide, plus que ceux contre lesquels je m'étaient battue jusque là, mais il avait retenu son poing juste quand mes mains étaient entrées en contact avec celui-ci parce que je n'avais pas eu beaucoup à forcer par rapport à la vitesse.

« Elle est rapide pour une humaine, est-ce cela son don ? S'enquit Aro, sa voix dénotait une petite déception.

pour une humaine ? Mais pour qui se prenait-il ?

« Elle est aveugle. Répondit simplement mon ravisseur.

« Vraiment ? S'étonna-t-il. Intéressant, approche Bella.

Je fis ce qu'il me demandait parce que de toute façon, j'étais foutue.

« Donne-moi ta main. Me demanda Aro.

Je plaçai ma main là où je pensai qu'il avait mise la sienne. Lui aussi était glacé, il y avait peut-être une épidémie.

« Mmh, étrange, je ne vois rien.

« Vraiment, Aro ? Demanda un homme que je n'avais pas encore entendu.

« Oui, Caïus, il n'y a rien. Je me demande si... Cher Eléazar, allez chercher Edward je vous prie, il doit être revenu de sa partie de chasse.

« Bien sûr.

J'avais l'impression d'être une bête de foire que l'on montrait à tout le monde.

« Seigneurs. Fit une voix masculine et mélodieuse sur ma droite.

Je ne l'avais pas entendu arriver. Sans doute Edward mais il était arrivé bien vite, je sentis l'odeur d'Eléazar revenir à ma gauche. L'odeur d'Edward était... différente, meilleure.

« Cher Edward, je te prierais de sortir avec ta cape si tu sors en plein jour... Enfin, ce n'est pas pour ça que je t'ai fait venir.

Je manquai de laisser un rire m'échapper, Aro le remarqua.

« Quelque-chose te fais rire, Bella ? Me demanda-t-il alors.

« Edward, c'est un genre de superman pour devoir sortir avec une cape ?

J'entendis quelqu'un ou quelque-chose grogner à ma droite.

« Cher Edward, je te présente Bella, peux-tu me dire ce qu'elle pense ?

Cet Aro avait vraiment un problème avec ses ''cher machin, cher truc''. Et comment ce cher Edward pouvait-il lui dire ce que je pensais. Ça me confirmait bien qu'ils étaient tous dingues, en tout cas.

« Il n'y a rien, cette fille ne pense pas ! Assèna-t-il.

« Hé ! M'emportai-je. Bien sûr que si, d'ailleurs, je pense que vous êtes tous sortis d'un asile !

Je n'étais pas sûr que c'était une bonne chose d'avoir parlé ainsi mais qu'importe, je n'allais pas les laisser insinuer que j'étais stupide.

« Voilà une jeune fille avec du caractère. S'amusa Caïus.

« Cher Marcus, Cher Caius, qu'en pensez-vous ? Demanda Aro.

« Pourquoi pas ? Voyons ce que cela donne. Déclara Caius.

« Oui, transformons-la. Dit l'autre qui devait être Marcus.

Me transformer ?

« Vous voulez me transformer en quoi ?

« En vampire. Me répondit Aro.

Dingue.

« N'importe quoi ! Soufflai-je.

« Ah oui ? Me dit Aro du fond de la salle.

« Tu crois ça ? Me demanda-t-il dans l'oreille alors qu'une seconde ne s'était pas écoulée, ce qui me fit sursauter.

Il prit ma main.

« Est-ce que tu sens de la chaleur ?

Il la posa sur son torse.

« Est-ce que tu sens un cœur battre ?

Il lâcha finalement ma main me laissant assimiler.

C'était impossible, ça ne pouvait exister. J'étais terrifiée à l'idée qu'il me dise la vérité. Pourtant, il m'avait montré les preuves. Sa vitesse, sa froideur, son cœur mort. Et Demetri qui avait cassé la rampe d'escalier.

« Vous êtes des vampires ? Hésitai-je.

Il rit mais ne me répondis pas.

« Cher Eléazar, installe Bella dans une chambre, nous nous occuperons de sa transformation demain.

Eléazar me conduit dans une pièce après avoir passé différents escaliers et différents couloir. Je fis le tour de la pièce en posant mes mains un peu partout pour mieux me rendre compte de cet endroit.

J'étais dans une chambre immense, il y avait un lit et rien d'autre. Eléazar revint en peu de temps pour me déposer ma valise.

Je m'assis sur le lit, désespérée.

Je me réveillai le lendemain sans vraiment savoir comment je m'étais endormie. Je ne savais pas s'il y avait une salle de bain ici, sans doute pas, les vampires ne devaient pas avoir besoin de se laver. Je passais mes mains sur ma robe avec laquelle j'avais finalement dormi pour la remettre correctement et me rendis compte que je n'avais pris aucun pyjama.

Quelqu'un entra sans frapper ni s'annoncer.

« Aro te demande. Dit sèchement l'homme.

Je reconnus la voix d'Edward.

« Bien. Fis-je d'une voix glaciale.

« Suis-moi ! Exigea-t-il.

Je passai la porte sans mal et pris par la gauche, je n'entendais pas les bruits de pas d'Edward, je me demandai s'il était toujours là, j'avançais doucement car je ne connaissais pas l'endroit, et je n'avais pas retenu le chemin que j'avais fait dans le sens inverse.

« Mais t'es plus escargot qu'humaine toi ! Cracha-t-il au bout du couloir.

Il revint vers moi rapidement car je fus frappée par son odeur.

« Veux-tu te dépêcher ? Gronda-t-il.

« Je ne peux pas.

« Pourquoi ça ?

« Je ne veux pas tomber ! Soufflai-je.

« Tu es si maladroite ?

« Je ne connais pas le chemin, abruti, je suis aveugle !

Je m'attendais à ce qu'il se mette en colère pour l'avoir insulté mais au lieu de cela, il me prit brusquement par le bras pour m'emmener en soupirant.

Nous passions une dernière porte et il m'arrêta au milieu de la pièce.

« Merci, cher Edward. Bella, le jour de ta transformation est arrivé.

« Attendez, le coupai-je, je ne reverrais plus jamais ma famille ni mes amis après ?

« Non. Me répondit-il simplement.

« Alors je veux les voir avant.

« Tu n'es pas en mesure de demander une telle requête.

« J'exige que vous me laissiez voir ma famille et mes amis avant ! Vous ferez ce que vous voulez après.

Il rit, je me renfrognai.

« Bien, j'accède à ta requête, Alec t'accompagnera.

« Aro, je pense que nous devrions donner cette tâche au jeune Edward.

« Ce n'est pas une bonne idée. Lança Edward.

« Pourquoi cela ? Demanda Marcus à ce dernier.

Il ne répondit pas, je sentis l'odeur d'Aro se rapprocher de nous mais j'avais l'impression qu'il se postait devant Edward.

« Je vois, Bella est la ''tua cantante'' de ce cher Edward. Déclara Aro.

la quoi ?

« Bien plus que ça. Ajouta Marcus.

« Prenez le jet, vous irez plus vite ainsi. Emmène-la voir sa famille, veille à ce qu'elle ne divulgue rien et ramène-la nous vivante.

« Comme vous voulez. Répondit Edward agacé.

Dans la seconde suivante, j'eus la main glacée d'Edward sur mon bras, me dirigeant à l'extérieur de la pièce.

« Attends ici. Exigea-t-il.

Je ne répondis pas, cependant, il fut de retour rapidement.

« J'ai pris ta valise. Maintenant viens. Fit-il en me prenant le bras.

Je ne pensais pas être si proche de ''ma'' chambre, ou peut-être avait-il usé de sa rapidité.

Nous sortions de cet endroit, qui je pense était un château, pour monter dans une voiture si j'en croyais le son qui venait de retentir.

Il m'ouvrit la portière et je m'y installai.

Un silence pesant se fit ressentir dans l'habitacle, je n'entendis que le bruit du moteur. Je décidai tout de même de briser ce silence pour une affaire humaine mais vitale.

« Il faudrait peut-être... que je mange, si tu veux me ramener en vie bien sûr. Je n'ai pas mangé depuis le petit-déjeuner d'hier.

« Tu mangeras dans le jet. Répondit-il sèchement.

Le voyage allait être cool...

Je n'osai pas lui dire que j'avais aussi besoin d'aller aux toilettes.

« Où allons-nous en premier ? Me demanda-t-il.

« Phœnix en Arizona, ma mère y habite.

Ooo

Ce premier chapitre vous a-t-il plu ?

Merci pour vos review et vos mises en alerte/favoris, j'espère que cette histoire continuera à vous plaire.