Coucou tout le monde!

Vi je sais Ca fait un moment que je n'ai rien écrit. Pas ma faute! Je vous le jure! Quand on se met en recherche d'un studio, quand on le trouve, quand on remplit les papiers, quand on se rend sur place et quand enfin on reçoit les clés de son premier chez-soi, on peut dire que les fics passent dans un coin de l'arrière plan. Mais elles sont toujours là! Ne vous inquiétez pas! J'ai toujours plein d'idées!

Bon concernant cette fic, voici donc le chapitre 2 que j'avais en réserve. Maintenant je n'ai plus de cartouche

Le chapitre 3 est commencé mais pas encore fini. Vous allez me dire et alors? Et bien, dans mon nouveau chez-moi, ben il n'y a pas d'ordinateur et il n'y a pas non plus d'internet alors pour continuer et pour faire des mises à jours...ben mission impossible de là-bas! Enfin, je pense réussir à me débrouiller pour continuer d'écrire et durant les vacances scolaire: retour à la maison familiale et tapotage sur Word pour enfin vous faire continuer de vivre cette aventure née de ma cervelle un brin dérangée :p

Voilà, ça sera tout du Blabla de l'auteur et place à l'histoire ;)

BONNE LECTURE!

Chapitre 2 : Convalescence, entraînement et révélations.

Harry était assis dans un fauteuil dans une des chambres du second étage. La chambre était spacieuse : elle comprenait une bibilothèque, une armoire, un bureau, et un lit à baldaquin trônant au milieu. Deux fauteuils rouges se faisant face devant la cheminée. Une salle de bain était raccordée à la pièce. Cette chambre était confortable. C'est pourquoi Harry y avait installé Hermione. Ginny, elle, reposait dans sa chambre au même étage, sous la surveillance de sa mère et de ses frères. Harry lui était resté près d'Hermione. Il se sentait de trop dans l'autre pièce et puis Hermione n'avait plus de famille. Harry se frotta le crâne. Tout ça c'était des excuses. En définitive, il s'inquiétait plus pour Hermione que pour Ginny. Point barre. On pourrait lui demander pourquoi alors que Ginny est sa petite amie officielle. Ou du moins l'était. Il ne savait plus. Un coup, ça allait entre eux, un autre c'était carrément la guerre. Harry ne savait plus trop où il en était avec elle. En tout cas, la voir revenir ensanglantée l'avait retourné. Il ne pouvait le nier. Mais lorsque les bras d'Hermione s'étaient empourprés, il fut hypnotisé par eux. La couleur du sang avait fini par lui faire un drôle d'effet à la longue. Cette couleur lui renvoyait des souvenirs à la face ou bien lui faisait penser à de noires craintes pour l'avenir. Avaient-ils une chance de s'en sortir vivant ? Arrivera-t-il à tuer Voldemort ? Il repensait notamment à l'épouvantard de Mrs Weasley qui prenait tout à tour la forme des corps sans vie de tous les Weasley et pour finir le sien.

Pendant que Harry, le regard fixé sur les flammes de l'âtre, ressassait de sombres pensées sans fin, un médicomage oscultait Ginny dans l'autre pièce. Il était arrivé une heure après les soins prodigués par Hermione, un auror s'étant dépéché de le trouver. Il s'étonnait d'ailleurs de la qualité de ces soins…

Doc, examinant la blessure avec attention –Hum… C'est du très bon travail. Hum… Les nerfs, la chair, les muscles, les cellules… Vraiment excellent. Et vous dites que c'est une fille de son âge qui a fait ça ?

Molly –Oui… enfin… Hermione est un peu plus âgée mais ça revient au même… Mais… Euh…Docteur, pour Ginny…

Doc –Oh ne vous en faites pas ! Elle va juste dormir toute la nuit pour récupérer de l'anémie. Elle est sortie d'affaire. Mais en parlant des nerfs… Il osculta une fois de plus, remontant vers l'épaule C'est étrange.

Molly –Quoi donc ?

Doc –Et bien on dirait que le bras n'est plus connecté nerveusement au reste du corps. Je ne vois pas de signaux électriques. C'est comme s'ils avaient été coupés… Là !

Molly –Quoi ?

Doc –Les nerfs ont été sectionnés net dans leur activité !

Moly –Est-ce que…

Doc –Oh mais ce n'est pas irrémédiable Madame ! Je peux tout à fait les reconnecter… Quoique… Je ne crois pas avoir un tel niveau de compétence. C'est tout bonnement incroyable ! Une telle précision ! Et elle n'a que 20 ans vous dites ?

Molly –Hermione ? Oui.

Doc, ébahi –C'est remarquable. Je crois qu'il vaudrait mieux que ce soit cette Hermione qui fasse la reconnection, histoire qu'aucun nerf ne soit oublié et que votre fille retrouve toutes ses capacités comme si elle n'avait jamais été blessée.

Molly –Entendu. Soupira la vieille dame, rassurée.

Doc –Bon. Je pense qu'en ce qui concerne votre fille, il faudra juste attendre son réveil.

Molly –Merci Docteur. Euh… Si vous voulez bien me suivre, j'aimerai que vous oscultez également Hermione.

Doc –Soite. Je vous suis. J'ai hâte de la rencontrer.

Ce disant, il prit la suite de Mrs Weasley qui le conduisit deux chambres plus loin. Elle toqua et entra, le doc à sa suite. Harry tourna vivement la tête baguette en main vers l'entrée.

Molly –Ce n'est que moi Harry. Et le médicomage. Il vient voir Hermione.

Harry –Oh ! Désolé.

Il se rassit et rangea sa baguette.

Doc –Monsieur. Salua-t-il.

Il alla s'installer au chevet de la jeune femme, Molly à sa suite. Elle lui expliqua ce qu'elle avait vu, c'est-à-dire que les bandages étaient devenu rouge sang au fur et à mesure que se déroulait l'opération. Ensuite on l'avait installé dans cette chambre et on avait enlevé ces pansements dévoilant l'état lamentable de ses bras. Ils étaient parcourus en long, en large et en travers d'innombrables coupures plus ou moins profondes et plus ou moins béantes. On y avait placé dessus des serviettes d'eau froide ainsi que des bandelettes recouvertes d'un baume apaisant. Le médicomage souleva le tout pour pouvoir osculter Hermione.

Doc –Et bah ! Comment s'est-elle fait ça ?

Molly –On en sait rien. On ne savait même pas qu'elle était blessée.

Doc –Hum. Je vois.

Il les examina plus en détails. Soudain quelque chose attira son regard. Une entaille profonde. Lançant un sort sur son œil droit, lui permettant alors de démultiplier sa vue, il vit qu'elle se soignait d'elle-même.

Doc –Stupéfiant ! Un sort de régénération !

Il regarda les autres entailles les plus profondes et remarqua le même phénomène. Les plus petites quant à elles, ne bougeaient pas.

Doc -…Et elle les soigne toutes en même temps ! Cela doit lui demander beaucoup d'énergie et de magie… Incroyable !

Harry –Euh… Docteur ?

Doc –Ne vous inquiétez pas… C'est incroyable ! Mais je pense qu'un coup de main pourrait lui faire du bien.

Il pointa alors sa baguette vers une de ces blessures. Au moment où le sort de guérison allait atteindre la peau d'Hermione, il fut dévié net et percuta le mur. Les trois personnes présentes sursautèrent.

Doc –Et bah ! C'est pas commun. On dirait qu'un bouclier la protège de n'importe quel sort. Bon changeons de tactique. Dit-il pas découragé pour deux sous.

Il fouilla dans sa sacoche et dégota un pot d'essence de Murlap. Il en appliqua une couche sur les bras d'Hermione.

Doc –Voilà, cela devrait l'aider un peu. Je ne vois pas quoi faire d'autre. Vraiment fascinant ! (Il toussa, se rendant compte de son comportement plutôt inapproprié) Il faut attendre maintenant. Il se releva Bon. C'est tout ce que je peux faire. Je dois vous laissez maintenant. Je dois terminer ma tournée.

Molly –Oh oui ! Bien sûr ! Venez, je vais régler votre note.

Harry pensa aussitôt que c'est plutôt à lui de payer mais ils avaient déjà disparu. Bah, il remboursserait Mrs Weasley plus tard. En attendant, il s'assit sur le lit et remit une mèche rebelle derrière l'oreille de la jeune femme endormie. Elle avait un visage plutôt serein pour quelqu'un qui avait de telles blessures. Il soupira. Elle lui avait fait une belle frayeur. A peine il la retrouvait, à peine il croyait l'avoir perdue. Un toquement et Ron entra. Harry tourna la tête. Il se leva et alla à sa rencontre. Ils s'installèrent dans les fauteuils, Harry de manière à toujours avoir Hermione dans son champ de vison et par conséquent Ron dos à elle.

Ron –Comment va-t-elle ? dit-il en désignant le lit.

Harry –Bien. Le médicomage dit qu'elle se soigne toute seule. Il lui a mis une crème. Il a dit d'attendre son réveil.

Ron –Ouai, comme Ginny.

Harry –Elle va bien ?

Ron –Oui. Elle est sortie d'affaire. D'après le doc, c'est grâce aux soins d'Hermione. Il arrêtait pas de s'extasier dessus.

Harry –Ouai. Il est bizarre ce doc.

Ron –Disons qu'on n'a pas l'habitude de voir quelqu'un d'aussi enthousiaste en ce moment. Et surtout un médicomage…

Harry –Ouai.

silence

Harry –Tu vas les couper ?

Ron –Hum ?

Harry –Tes cheveux.

Ron –Ah ! ça ! Ben… Je sais pas. Pour l'instant ça ne me dérange pas, alors je vais les laisser comme ça.

Harry –Ouai… fit-il un petit sourire en coin.

Ron détourna le regard vers les flammes. Il bailla. Après un moment, il se leva.

Ron –Je vais me coucher. Tu restes là ?

Harry –Hinhin. Je reste encore un peu et après j'y vais aussi.

Ron –Ca roule. A demain.

Ron s'en alla. Il était près de la porte lorsqu'il se retourna vers le lit. Il ne put s'en empêcher. Alors il la vit, allongée, le visage paisible, avec même un petit sourire. Dieu qu'elle lui avait manqué ! Il soupira et sortit.

Harry qui avait suivit la scène sourit et reporta son attention sur les flammes. Son esprit commença alors à divaguer. Peu de temps après, il finit par s'endormir, fatigué de cette longue journée.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il avait une couverture sur lui. Fronçant les sourcils il se redressa. Qui avait bien pu… Tournant la tête, il vit la porte de la salle de bain ouverte. Il se leva et alla voir. Là, sur le pas de la porte, il la vit. Elle refaisait ses bandages, assie sur le bord de la baignoire. Elle ne portait qu'un soutien gorge. Cela le fit rougir mais elle était tellement occupée qu'elle ne le remarqua pas.

Harry –Hermione ? l'appella-t-il doucement en faisait attention à regarder ailleurs.

Celle-ci sursauta.

He –Bon sang ! Harry ! Tu m'as fait peur. dit-elle portant une main à son cœur.

Là elle se rendit compte de sa tenue et attrapa vivement son pull sans manche et l'enfila en grimaçant. Harry quant à lui faisait tout pour regarder ailleurs.

H –Hum… Désolé. Je… Je voulais juste savoir comment tu allais.

He –Mieux. Je te remercie.

H –Tu nous as étonné et tu nous as fait une belle frayeur !

He, souriante –Désolée. Je pensais tenir le coup. Etre plus rétablie. Mais je me trompais. Bah. Il m'a fallu une bonne nuit pour que ça cicatrise. Et encore. Il va me falloir encore plus de temps pour que ce soit totalement guéri. Mais bon. Ca va maintenant.

H –Si tu le dis. Comment tu t'es fait ça ?

He –C'est une longue histoire. Dit-elle d'un ton ferme.

Il était clair qu'elle ne voulait pas en parler. Pas encore. Il soupira et la regarda terminer de mettre ses bandages. Il ne lui ferait pas dire ce qu'elle ne voulait pas. Et cela en avait toujours été ainsi. Enfin , à ce qu'il se souvenait.

He –Ca va toi ? Pas trop de courbatures ? demanda-t-elle une fois fini, faisant référence au fait qu'il avait dormi dans un fauteuil.

H –Hein ? Oh ! Ben ca va pour l'instant mais ca va venir, je le sens.

Ils se sourirent. On toqua à la porte. Ron entra.

Ron –Hermione ? Tu es réveillée ?

Hermione et Harry sortirent alors de la salle de bain.

He –Bonjour Ron.

H –Salut.

Ron –Salut.

He –Comment va Ginny ?

Ron –Ben elle dort toujours mais elle va pas tarder à se réveiller. Elle se réveille toujours à 9h. Le médicomage a dit que tu devrais euh… Comment il a dit ça déjà… Lui remette les nerfs ? Quelque chose comme ça.

He, un petit sourire en coin –D'accord.

La jeune femme saisit sa baguette et suivit Ron. Lorsqu'elle entra dans la chambre de la rouquine, elle y trouva les jumeaux endormis l'un contre l'autre sur un canapé, installé là exprès. Hermione s'installa au chevet de Ginny, Ron derrière elle et Harry de l'autre côté du lit. Et comme l'avait dit Ron, Ginny s'éveilla doucement.

He –Bonjour toi.

Gi –Hum… Bonjour… dit-elle d'une voix molle.

Ron –Ca va ?

Gi –Je crois.

Elle porta instinctivement la main sur sa blessure et s'étonna de sentir une cicatrice. Elle était maintenant totalement réveillée.

Gi –Qu'est-ce que… ? Ca ne devrait pas être…

He –Je sais. C'est magique. Fit-elle avec un sourire.

Gi –Très drôle. C'est toi ? … Hé ! mais ! Je ne sens rien !

He –Oui je sais. J'ai du coupé tes liaisons nerveuses pour t'éviter de trop souffrir pendant l'opération. Bon maintenant je vais te remettre tout ça en place.

Ce disant, elle pointa sa baguette sur l'épaule de la rouquine et refit le même geste que la veille. Ginny retrouva peu à peu ses sensations.

Gi –Merci. Dit-elle en remuant son poignet et ses doigts. A part un picotement au niveau de la cicatrice, je ne ressens aucune douleur. C'est incroyable. Tu es incroyable !

Avec son bras valide, Ginny enlaça Hermione.

Gi –Tu m'as manqué !

He –Toi aussi.

Après un petit moment, on entendit un gargouillis, suivit de 3 autres. Les jeunes adultes se regardèrent et pouffèrent de rire.

Ron –On va descendre manger un morceau.

H –On te ramène quelque chose ou tu viens avec nous ?

He –On va lui ramener quelque chose.

Gi –C'est préférable malheureusement. Si jamais ma mère me voit hors de mon lit, je suis fini.

Les trois sourirent. En partant, Ron secoua les jumeaux et les laissa se réveiller avec leur sœur.

L'entrée dans la cuisine ne fit malheureusement pas en catimini. En effet, au moment où ils entraient, Mrs Weasley se retournait.

Molly –Hermione ! Comment te sens-tu ? Tu devrais rester au lit !

He –Bonjour Mrs Weasley. Ne vous inquiétez pas. Je vais bien.

Molly –Tu es sûre ? Tu étais toute pâle.

Et la voilà qui lui met la main au front comme pour lui prendre la température. Hermione soupira et sourit mais ne fit rien pour se dégager. Retrouver les attentions d'une mère, cela faisait du bien au fond. Elle avait l'impression qu'il y avait une éternité qu'elle n'avait plus ressenti ce sentiment, un sentiment de sécurité, un sentiment de quiétude qu'on ne ressentait qu'auprès d'une mère. Indéniablement, sa mère lui manquait. Malgré ses trois années à tout faire pour ne plus y penser, cette réalité lui revenait en pleine face. Sans qu'elle ne puisse les retenir des larmes coulèrent. Mrs Weasley les virent et les essuya du pouce, se demandant leur origine. Hermione ne tint plus et sous le regard étonné des deux garçons fondit en larmes. Elle tenta de se cacher derrière ses mains. Le cœur de Mrs Weasley se serra et son sang ne fit qu'un tour avant qu'elle ne prennent la jeune femme dans ses bras. Elle la berça, ne se préoccupant nullement des personnes présentes, c'est-à-dire Harry, Ron, Lupin et Maugrey fol œil. Ces derniers détournèrent leur regard dans leur assiette, rapidement rejoint par Harry et Ron qui s'attablèrent.

Trois ans déjà. Trois ans qu'elle était seule. Trois ans que sa famille avait disparu. Trois ans que ce souvenir était marqué au fer rouge dans sa mémoire.

Flash back :

Fin de sixième année. Gare de King Cross. Londres. Retour des élèves de Poudlard. Harry, Ginny, Ron et Hermione descendirent du train et passèrent la borrière qui séparait le monde des sorciers de celui des moldus. Comme d'habitude, ils retrouvèrent les parents Weasley, quelques membres de l'Ordre pas aussi discret qu'ils l'auraient voulus, et pour une dernière fois, les Dursley mais chose étrange, aucun signe des Granger. Hermione fronça les sourcils en s'apercevant de ce « détail ». Harry, pas pressé de retrouver sa famille, cherchait avec Hermione. C'est alors que trois hommes en costume noir s'avancèrent vers nos deux amis, attirant le regard des sorciers présents.

Un des hommes –Melle Granger ?

He –Oui ?

Un des hommes –Je suis au regret de vous annoncer une mauvaise nouvelle. (il inspira un bon coup avant de prononcer :) Dans la soirée du 21 juin, une attaque a eu lieu dans Lilas Field Street. Tous les moldus présents ont été tués. Je suis désolé.

Harry regarda alors Hermione, recherchant une réaction à cette étrange nouvelle. Celle-ci fronçait juste les sourcils cherchant un rapport en Lilas Field Street et elle. Les Weasley et l'Ordre se rapprochèrent d'eux. Elle allait lui demander quel était le lien entre cette attaque et c'est là qu'elle réalisa enfin. Le 21 juin, c'était la fête de la musique ! Ses parents aimaient beaucoup cette fête parce qu'elle leur rappelait leur voyage de noce à Paris qui avait eu lieu la semaine du 21. C'était leur anniversaire de mariage ! Une fête familiale avait du avoir lieu malgré son absence. Minute… Il n'était pas en train de dire ce qu'elle venait tout juste à l'instant ne serait-ce que d'effleurer ?

He –Vous voulez dire que…

L'homme –Il devait y avoir une fête à ce moment-là. Beaucoup de moldus était réunis… Parmis lesquels… …Vos parents.

Mrs Weasley et Ginny étouffèrent un cri dans leur main. Harry et Ron se tournèrent immédiatement vers leur amie qui restait là sans vraiment avoir de réaction. Les trois hommes en noir patientaient. Nos deux adolescents ne savaient que faire. Hermione continuait de fixer l'homme en noir d'un air vide comme si elle essayait de comprendre ses paroles. Tout à coup, ils la virent porter ses mains sur son cœur, s'accrochant à son T-shirt. Elle avait la bouche grand ouverte, comme si elle cherchait à avaler de l'air sans y parvenir, comme si elle étouffait.

Ron –Hermione ? Ca va ?

Question stupide dans ces cas-là mais qu'on ne peut s'empêcher de prononcer. Et puis d'un coup, elle s'effondra, rattrapée de justesse par Harry qui ne put que l'accompagner dans sa chute, la rendant moins brutale.

H –Hermione !

Fin du Flash back.

Elle avait eu l'impression qu'on lui arrachait le cœur. Elle ne s'était réveillée que quelques heures plus tard chez les Weasley. Ce jour-là, elle avait laissé échapper plus de sentiments que durant toute sa vie. Elle avait hurlé, pleuré, maudit. Elle avait déchargé sa peine dans les bras de la matriarche, qu'elle avait roué de coup au passage, se refusant à cette douloureuse vérité. Elle était orpheline. Cependant ce moment fut bref. Il ne dura qu'une minute ou deux. Ensuite vint le calme. Le silence. Elle sembla comme pétrifiée, le regard dans le vague. Elle ne dit plus aucun mot. Les autres tentèrent de lui parler. On la secoua même, mais rien n'y fit. Elle resta dans cet état pendant deux jours. Et puis un matin, affamée par ces deux jours de jeûne, elle se présenta au petit déjeuner…

Hermione se défit de l'étreinte et s'excusa. Mrs Weasley lui fit un signe de tête et la convia à prendre place à table ce qu'elle ne refusa pas. Elle déjeuna alors en silence.

Ron, rompant le silence –M'man ! Ginny et les jumeaux sont réveillés. Faudrait leur apporter quelque chose à manger.

Molly –Puisque tu te propose si gentiment, apporte leur donc ça. Dit-elle en posant devant lui un plateau repas.

Devant la tête ahuri de Ron, Harry, Lupin et Hermione pouffèrent de rire.

Ron –Ok. J'y vais. Ronchonna-t-il. Quand à toi, dit-il en désignant Harry du menton, tiens toi bien, je vais te mettre la patée aujourd'hui !

H –J'ai hâte de voir ça.

Maugrey –Moi aussi. D'ailleurs, l'entraînement commencera à 10h. Soyez ponctuel pour une fois, je n'ai pas que ça à faire.

Les garçons acquiessèrent puis Ron disparut donner leur petit déjeuner à ses frères et sa sœur.

He –Je pourrais y assister ?

Maugrey –Pourquoi pas.

H –Tu verras nos progrès comme ça. Dit-il en lui faisant un clin d'œil.

Maugrey –Oh pas si flagrant que ça j'en ai peur mais c'est toujours ça de pris.

Hermione sourit à la remarque et Harry replongea son nez dans son lait.

Molly –Au fait, Hermione.

He –Oui ?

Molly –Es-tu allée voir Ginny ?

He –Oh oui, Mrs Weasley ! Il n'y a plus de souci. Je me suis occupée d'elle. Elle nous rejoindra quand elle sera plus en forme, ce qui ne saurait tarder la connaissant.

Molly –D'accord. Merci ma chérie !

He –Je vous en prie. Répondit-elle avec un sourire. (après un moment…)Harry ?

H –hum ?

He –Je ne reconnais plus la maison de Sirius. Tu y as fait des changements ?

H –Oui. Je ne voulais pas repenser à lui à chaque instant passé dans cette maison. Au début je ne voulais même pas y remettre les pieds mais quand Dumbledore m'a dit qu'elle reviendrait alors à Bellatrix, j'ai préféré y faire des changements, la transformer en une maison plus fonctionnelle pour nos activités. Et plus accueillante surtout. Tu remarqueras que j'ai fait disparaître toute trace de magie noire. A part le tableau à l'entrée qu'on n'a pas pu décrocher, il ne reste qu'une photo de Sirius avec les Maraudeurs pour attester que cette maison appartenait aux Black avant.

He –C'est une réussite. Elle est très chouette.

H –Merci.

Le petit déjeuner se finit sans encombre. Vint le moment tant attendu : l'entraînement avec Maugrey Fol Œil. A 10h tapante, le trio se rendit dans une grande salle du premier étage de la maison. Elle devait au moins faire la même taille que la Grande Salle de Poudlard, il y avait même de chaque côté de la pièce un escalier qui menait vers un balcon, permettant ainsi de regarder ce qu'il se passait dans la pièce sans être touché. Pour les connaisseurs, penser à la salle d'examen des genin dans Naruto, la salle où se déroule les duels entre Gaara et Rock Lee par exemple, NDA Hermione se mit donc en hauteur tandis que Maugrey et les deux autres se placèrent au centre de la pièce. Ginny rejoignit Hermione quelques minutes plus tard.

Maugrey –Bon un petit échauffement pour commencer.

Un geste de la baguette et une sorte de parcours du combattant apparut.

Maugrey –Chacun votre tour.

Ron s'élança le premier. Au fur et à mesure de sa progression qui était, il faut le dire, plutôt rapide, ce qui étonna quand même Hermione, des sorts lui étaient lancés. Il les évitait tant bien que mal mais fut finalement touchés 4 fois. Aux endroits où les sorts l'avait touché restait une marque de couleur. Une verte pour un sort impardonnable, une rouge pour un maléfice. Ron portait 2 rouges et 2 vertes.

Maugrey -2min40s. Pas mal mais vous avez fait mieux. Malheureusement, vous êtes mort en cours de route. Potter ! A vous.

Ce fut donc au tour d'Harry. Il finit le parcours avec 2 taches rouges.

Maugrey -2min03s. Ca peut aller. Au moins vous vous en sortez vivant.

Ron grogna à la réflexion. Hermione sourit.

Ron –Comment voulez-vous ne pas vous faire toucher là dedans tout en allant vite ! C'est impossible !

Maugrey –Il le faudra bien Mr. Weasley et ce n'est pas la première fois que nous tenons cette conversation.

He –Puisque cela vous semble si faisable, montrer donc leur Professeur. Dit-elle un sourire narquois sur les lèvres qui n'échappa à Maugrey.

Maugrey –Je n'ai pas à faire mes preuves. Mais puisque cela vous fait rire, demoiselle, venez donc tenter votre chance. Rétorqua-t-il.

He –Très bien. J'arrive.

Elle descendit alors l'escalier et arriva au niveau de ses deux amis.

He –Ca va être vite régler. Le but du jeu, si j'ai bien compris, c'est de vous rejoindre de l'autre coté dans un minimum de temps et en évitant les sorts ? C'est bien ça ? (Maugrey hocha de la tête d'un air impatient) Très bien.

Elle s'avança alors sur la ligne de départ, toujours un sourire aux lèvres. Et avant que les autres ne purent cligner des yeux, elle se trouvait déjà aux côtés de Maugrey qui eu un mouvement de recul lorsque son œil magique lui fit comprendre où elle était.

Maugrey –Mais qu'est-ce que ?

He –Une demi-seconde et idemne, ça vous va ?

Harry finit par éclater de rire devant la tête du professeur et de Ron.

He –Il me semble que vous n'avez pas interdit le transplanage. Non ? Bon, je vous laisse poursuivre votre entraînement, je retourne là haut.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Hermione venait de transplaner à nouveau. Elle était maintenant de retour sur le balcon, auprès de Ginny qui riait sous sa cape de la facétie de son amie. Maugrey toussa pour reprendre contenance.

Maugrey –Bien. Passons. (D'un mouvement de baguette, il fit disparaître le parcours) Messieurs. Cette fois-ci, vous allez m'attaquer à deux. Allez ! Je vous attends !

Les deux garçons se regardèrent, haussèrent des épaules et se mirent en position. Ils se mirent en mouvement d'un même élan. Ron lança un sort que Maugrey dévia. Tout de suite, Harry lança un autre maléfice que Maugrey évita. Puis ce fut au tour du professeur d'attaquer. Les deux jeunes hommes se couvraient et se secondaient parfaitement dans une mécanique bien huilée mais malheureusement leur différente stratégie n'atteignaient jamais leur but : toucher le professeur Fol Œil. Celui-ci se contentait soit de devier les sorts, soit de les éviter en faisant un pas de coté, tout en lançant lui aussi des sorts qui n'étaient évités que de justesse. Maugrey finit par lancer des sorts pièges et nos garçons, fatigués, résistaient de moins en moins bien. Une bonne demi-heure plus tard et tout ce qu'ils avaient réussi à faire c'était épuiser un peu Maugrey alors qu'eux étaient au bord de l'écroulement. Le professeur décida alors qu'il était temps d'abréger leur souffrance.

Maugrey –Bon, je pense qu'on va faire une petite pause. Vous êtes suffisamment fatigués comme ça. Reprenez votre souffle.

Ron –Rah ! Ca m'énerve ! lacha le rouquin.

Harry –Foutu œil magique. Grogna son ami.

Maugrey –Allons allons. Vous n'allez pas me faire croire que c'est uniquement grâce à mon œil que j'ai pu faire échouer vos tentatives. Messieurs. Vous me décevez. Il est vrai qu'il faut un bon coup d'œil mais ensuite tout est une histoire d'analyse et de réaction en conséquence. Je vous l'ai déjà dit.

Ron –Facile à dire pour vous. Dit-il entre deux respirations difficiles. Nous on a pas les yeux derrière la tête.

Maugrey –Il faut réagir en fonction des possibilités de votre adversaire, détruire les avantages et percer les défauts de son ennemi. C'est…

Ron/Harry –C'est la base de tout bon Auror. Oui on sait. Dirent-ils d'une même voix, lassés.

Ron –Ce type est imbattable. Souffla-t-il.

Harry fit une moue sceptique. Il devait bien exister un moyen de le vaincre. Peut être que la solution était là, sous leur yeux et qu'ils ne la voyaient pas.

Pendant ce temps, au dessus des hommes, deux femmes discutaient…

He –C'est à chaque fois pareil ou ils sont en progrès ?

Gi –Difficile à dire. J'ai l'impression que Ron était un peu nerveux aujourd'hui. Harry, lui aussi, n'était pas comme d'habitude. Tu vas me dire que je délire, mais je crois bien qu'il est content. Je suis sûre qu'il sourirait s'il n'était pas aussi concentré.

He –Dois-je en déduire que je suis la cause de ceci ?

Gi –Je crois bien, oui.

Hermione eut un petit sourire et soupira.

He –Et toi ? Tu t'entraines avec eux d'habitude ?

Gi –Oui parfois. Mais là j'ai supposé que mon médicomage n'aurait pas voulu me voir me battre. Dit-elle en la fixant d'un œil amusé.

He –En effet. Repos pendant un jour ou deux, histoire de te rétablir complètement. Dis moi. Est-ce qu'avec eux, tu as réussi au moins une fois à l'atteindre ?

Ginny réfléchit.

Gi –Humm. A vrai dire… Je me souviens d'une fois où on a faillit réussir mais il nous a envoyé balader à l'autre bout de la salle. Il nous avait félicité quand même…

He –Je vois. Dit-elle en s'appuyant sur la rambarde avec ses avant bras. J'aimerai bien tenter ma chance.

Ginny la regardant en relevant un sourcil.

Gi –Vraiment ? Hermione Granger, notre rat de bibliothèque préférée serait tentée par un duel magique ?

He –Il est loin le temps où je n'étais qu'une souris. Je vais te montrer ce que je sais faire. Dit-elle avec un sourire.

Elle transplana alors aux cotés de Ron et Harry.

He –Ca ne vous dérange pas trop si je vous emprunte votre professeur ?

H –Euh…

Ron –Comment ça « emprunter » ?

He –Professeur ! Pourrais-je relever votre défi ?

Maugrey –Pourquoi pas. Dit-il en buvant une rasade de sa gourde qui fut rangée aussitôt dans sa cape.

Les deux sorciers se firent alors face. Harry et Ron en profitèrent pour rejoindre Ginny en hauteur. Maugrey se tint baguette en main prêt à en découdre, mais contrairement à lui, Hermione, elle, ne sortit pas sa baguette, à l'étonnement générale. Mais qu'est-ce qu'elle fabrique ? bougonna Ron.

He –Prêt ? Allons y.

Et voilà! J'espère que cela vous a quand même plu et répondu à certaine de vos questions.

A bientôt !

Nini