Nouveau chapitre! Voir disclamer précédent et tout le blabla ;) Ah oui, la musique du jour : Stuck in the middle with you des Stealers Wheel et... une autre musique surprise. Ce chapitre est plutôt portée sur l'humour, pour autant j'espère qu'il ne sera pas moins bien écrit. (si c'est le cas désolée!) Voilà, bonne lecture! (Comme d'hab n'hésitez surtout pas à critiquer, en bien ou en mal, ça me permet d'avancer! Et un grand merci aux reviewers du précédent chapitre!)


"Sammy pourquoi tu m'as laissé dormir?!"

Après avoir longuement étreint son frère Dean s'était brusquement relevé, encore tout embrouillé, la tête dans le cul l'cul dans l'brouillard comme dirait l'autre. Il avait l'impression de s'être prit une enclume sur la tête, où d'avoir fait de la plongée sous-marine pendant des heures. Sam était un peu confus, d'une part parce qu'il était plutôt dans les choux lui aussi, d'une autre à cause du brusque changement d'attitude de son frère.

"Heu...je sais pas mec t'avais besoin de sommeil...

_MAIS MERDE SAM-..."

Dean essaya de se reprendre. Il passa sa langue sur ses lèvres, croisa les mains devant lui et s'assit bien en face de son cadet, cherchant ses mots en fixant un vieux journal. Sam s'était posé par réflexe sur la table basse, ses genoux devant lui à hauteur des pectoraux : tout semblait trop petit pour lui dans cette chambre. Il préférait le grand salon, où tous ses livres étaient rangés. La caverne des Hommes de Lettres, comme Charlie l'avait baptisée, lui plaisait énormément à lui et, il le pensait, à Dean. C'était leur première vraie maison depuis l'incendie. Pour l'instant, il baissait le regard, attendant patiemment le sermon de son frère.

"Ecoute Sammy." Dean le fixa carrément, accentuant ses paroles avec ses mains, l'air concerné.

"C'est mon boulot de veiller sur toi d'accord? Non attend. Tu ferais la même chose à ma place et tu le sais. C'est pas comme si je faisais une nuit blanche à chaque fois que t'as un rhum bordel, il s'agit de ta santé profonde là! Tu nous fais un espèce de burn out carabiné et t'espère que je dorme pépère?! D'ailleurs combien de temps j'ai pioncé?"

Sam leva les yeux au plafond.

"J'en sais rien...je sais pas, quelques heures peut être?"

Dean plissa tellement les paupière qu'on pouvait à peine distinguer ses iris. C'était sa manière à lui de réagir quand il sentait que Sam minimisait un truc.

"Bon ok. Peut être bien tout l'après midi."

what. Son of a bitch.

"C'est bon Dean t'es pas sur-humain et y a pas de mal à ça. Et en fait je me sens plutôt bien tu sais."

Sam se leva, souriant timidement à son frère pour l'encourager. Oh non, pas les puppy eyes Sammy, pas de ça avec moi. Il s'arrêta juste avant la porte et, paré de sa plus belle bitchface, pointa du doigt la télé allumée sur une vielle chaîne du câble :

"Quand t'auras fini de regarder les feux de l'amour, ça te dirait une bière au salon?"

Dean lui lança un regard provoquant et sans prévenir, se munit d'une poignée de cacahuète qu'il jeta misérablement à deux mètres de sa cible (qui n'était pourtant pas facile à manquer). Sam fit résonner son rire le plus délicieusement impertinent et rejetant la tête en arrière. Quelle diva! Il prit la porte en feignant l'hilarité.

"Bitch.

Le caribou repassa juste à temps sa tête chevelue du couloir.

_Jerk."

Les deux chasseurs s'étaient installés dans le salon, Sam devant son précieux ordinateur, Dean devant son précieux numéro vintage d'Asian beauty. Étonnamment, les Hommes de Lettres avaient plutôt bon goût de ce côté là. Sérieusement, il pensait à le mettre sous vitre une fois terminé. Un truc pareil ça valait de l'or, les collectionneurs se l'arracheraient. Dean lisait donc son petit porno tranquille, les pied sur la table. Hey! C'est un magazine érotico-artistique, pas un vulgaire porno. Soit. Tss. Bref, oui : Sam, à force, n'en avait plus vraiment rien à foutre -et c'était le cas de le dire, du moment que son frère respectait la loi tacite de si te branler tu veux, dans ta chambre t'enfermer tu dois.

"Hi bitches!"

Sam se retourna vivement, offrant à l'audience un magnifique backflip de cheveux soyeux dignes d'une campagne de célèbre shampoing dont nous tairons le nom (mais sachez que vous le valez bien) tandis que Dean exécuta contre son grès une surprenante chute non dénuée de grâce, réussissant par quelque miracle à se cogner violemment le front contre les genoux. Il se releva tan bien que mal pour ramasser avec dépit son pauvre magazine bêtement échoué sur la moquette.

"Charlie! Meuf j'ai frôlé la crise cardiaque dammit!

_Wow désolée Dean, la prochaine fois je me ferais annoncer avec des pétards. Histoire d'être sûre que tout le monde sache bien que c'est une planque secrète."

Le chasseur grommela dans sa non barbe et s'empressa de ranger soigneusement son magazine dans l'étagère en bois sombre.

"C'est cool d'être passée, qu'est ce que tu fais là Charlie?" demanda Sam de la cuisine.

Charlie brandit fièrement le gros sac de course qu'elle portait à bout de bras.

"Du réapprovisionnement pour Starsky et Hutch..."

Elle lança un clin d'œil complice à Dean.

"And I took the pie buddy boy."

Son visage s'éclaira immédiatement. Il était à deux doigts de se jeter sur sa sauveuse, sa salvatrice, la reine du mor-... wow easy faut pas abuser non plus! Bref, tenant à conserver et chérir le peu de dignité qu'il s'octroyait, il se retint en se promettant de manger la tarte au dessert de ce soir.

Sam débarqua de la cuisine avec un plateau de café. Il était plutôt lourd, mais ça n'aurait pas dû l'affecter lui et ses deux mètres pour à peu près cent kilos de muscles : cependant les trials bien qu'abandonnés avaient peu à peu raison de lui. Ses bras tremblèrent violemment et il laissa tomber le plateau. Il se sentait faible et inutile. Dean se releva immédiatement, le soutenant par l'épaule malgré ses protestations. Voyant que son frère était vraiment dans un sale état (d'ordinaire Sam l'aurait repoussé pour immédiatement nettoyer le sol, poussé par son éternelle culpabilité dévorante), il fit un signe à Charlie, interdite, qui l'aida à le porter jusqu'à sa chambre.

"Tu peux rester avec lui? Je vais aller nettoyer tout ça. Tu peux prendre sa température aussi?"

Elle approuva silencieusement d'un signe et pris le thermomètre sur la table de nuit. Il y eu un blanc un peu gênant.

"heu..." Charlie regarda Dean avec une certaine appréhension dans le regard.

"ça se met dans..."

Dean ne répondit rien, hochant gravement la tête. Charlie se retourna vers Sam avec une moue dégoûtée. Puis elle haussa les épaules, se résignant, après tout elle l'avait déjà fait pour Jim, son valet dans le mordor (elle se souvenait de ce jeux de rôle comme si c'était hier) (dans les moindres détails) (surtout celui là, à son grand damne), alors qu'il avait été subitement pris d'une violente fièvre en pleine bataille contre les Notherners Trolls. Du coup, le faire pour l'un de ses meilleurs amis et frères adoptifs paraissait moins ignoble. Elle remonta ses manche et entendit Dean partir précipitamment alors qu'elle tentait de retourner sur le ventre l'énorme corps de Sam.


Dans le salon, Dean s'était mis au boulot. Les poings sur les hanches, un vieux tablier noué autour de la taille, des gants de vaisselle rose fluo et un vieux torchon noué sur la tête. Il priait pour que Bobby ne le voie pas du paradis. Après réflexion, si ça avait été le cas le vieux bougon se serait déjà réincarné pour lui frapper la nuque en le traitant d'idjit. Et prendre des photos dossier.

Il soupira, s'avouant à demi mot que ça lui plaisait un peu d'être habillé en nounou d'enfer. Un peu comme quand il avait essayé la petite culotte de Rhonda Hurley. Il sortit un balais du le placard, alluma la radio au hasard : Stealers Wheel! Yes! et se dandina en chantonnant jusqu'au lieu du crime. Un beau plancher en acajou, what a shame! Il se surprit à penser comme une mère au foyer des années soixante et se gifla mentalement. Puis il passa la serpillière en sifflotant, bougeant les fesses en rythme avec la musique country.

FLUSH

Dean se stoppa net, son sang ne fit qu'un tour. Glacé sur place, incapable d'articuler un mot pour une bonne minute.

"Hello Dean."

...

oh. my. god.

"Cas."

Dean se précipita vers l'ange pour le serrer dans ses bras. Il lâcha son balais qui alla s'écraser dans la flaque de café, percutant un morceau de tasse brisée qui vola droit sur le poste de radio : sous le choc la radio tomba, grésillant horriblement, la chaîne s'était changée et une vielle musique tressaillante passait. Oh non. Pas Céline Dion. On aurait juré entendre Balthazar hurler de rage au loin, tandis que le poste beuglait :

"AND IIIIIIIIIIIIIII WILL ALWAYS LOOOOOOOOVE YOUUUUUHOUHOUUUUUU"

Le câlin amical devenait extrêmement ridicule et gênant. Dean essaya de détendre l'ambiance.

"Okay si ton père a un message subliminal à me faire passer je crois qu'il ne pourrait pas être moins subtile."

Mais il réalisa avec horreur que Cas ne comprenait pas le second degré. La tête contre son torse, les yeux écarquillés et la bouche crispée, il regardait le mur, ne sachant absolument pas quoi faire. Heureusement l'ange n'y connaissait presque rien en comportement sociétal et ne lui rendit pas son accolade.

"Dean."

"Hm."

"Dean. Pourquoi me serre tu fermement avec tes bras."

"C'est une embrassade amicale Cas, parce que tu m'as manqué. Ça s'appelle un câlin."

"Oh."

...

Cas répondit maladroitement au câlin en enlaçant le chasseur, pas vraiment mal à l'aise mais très gauche.

"Dean."

"Hmmm?"

"...Combien de temps ça dure?"

Dammit. I feel like a fucking emotionaly damaged teenage girl. Soooooo awkward.

"Heu. Je sais pas Cas, y a pas tellement de durée prédéterminée. Enfin quand t'en as marre t'arrête quoi."

"d'accord."

"T'en as marre?"

"Non."

Man I'm in a fucking trap.

Dean était glacé dans cette position. D'un côté il ne voulait pas blesser l'ange, de l'autre c'était carrément bizarre et ridicule. Il se sentait un peu comme ce mec que Gabriel avait fait danser avec un alien. ET CETTE PUTAIN DE CHANSON

"Boys?"

Charlie.

Dean repoussa vivement Cas et se retourna en un quart de seconde. Charlie fit abstraction du malaise ambiant et se jeta elle aussi dans les bras de Cas pour dégeler l'atmosphère. L'ange n'en menait pas large. Il leva gauchement ses grands bras, enlaçant maladroitement Charlie sous le regard encourageant et approbateur de Dean. Bien, se nota Cas pour lui-même, je m'améliore en "câlin". Charlie se soustrayait naturellement de l'accolade, examinant longuement Dean. Ils allaient avoir une petite conversation...

En reculant, Dean s'était rendu compte à quel point Cas avait l'air endommagé. Il ne l'avait jamais vu aussi fatigué. En faite, il ne l'avait même jamais vu fatigué puisque les anges ne dorment pas. C'est quoi ce bordel?

"Cas ça va pas?"

L'ange en trenchcoat tituba se prenant la tête dans les mains.

Oh shit.

Dean et Charlie arrivèrent à temps pour soutenir Cas à moitié évanoui.

"Merde! Où on le met?"

Dean désigna sa chambre d'un signe de tête et ils portèrent l'ange jusqu'à son lit.


et voilà j'espère que ça vous a plu! Je pense poster à une fréquence d'une fois par semaine. En tout cas merci encore pour vos reviews et vos abonnements, et surtout n'hésitez pas à critiquer, en bien ou en mal! Bisou!