HP OC – Elèves à Poudlard

Disclaimer: Lieux, personnages, trame principale et formules magiques appartiennent à JK Rowling. Les autres personnages sont de moi et Virginie.

Remerciements: A ma grande Gini, pour toutes ses idées et ses dessins qui m'ont trop aidé ! Et à tous ceux qui liront ma fic et laisseront des reviews.


HP OC – Elèves à Poudlard – 1ere année – Ch1

Dans le jardin d'une petite maison de Weston-super-mare, une fillette était assise sur une vieille balançoire. Elle ne se balançait pas vraiment. Elle laissait plutôt la balançoire osciller doucement entre l'avant et l'arrière. A ses pieds, deux gros chiens, un blanc et un noir, dormaient paisiblement, écrasés par la chaleur de la fin du mois d'août. Cette jeune fille s'appelait Iris. Très brune, les cheveux raides et fins lui tombant aux épaules, elle regardait fixement le sol. Elle était âgée de 11 ans et allait rentrer au collège. En fait, elle rentrait demain au collège. Et c'est ce qui l'angoissait un peu. Elle allait devoir passer son année en pension et ça, c'était une grande nouveauté pour elle. Ne pas voir ses parents avant les prochaines vacances allait être dur, très dur même. Iris secoua la tête pour chasser les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle sauta à bas de la balançoire et prit la direction de la maison. Les deux chiens redressèrent la tête, se levèrent péniblement et suivirent la jeune fille d'un pas peu pressé. En pénétrant dans la maison, Iris fut frappée par l'étrange odeur qui flottait dans l'air. Intriguée, elle se dirigea vers la cuisine. Le spectacle qu'elle vit était pour le moins surprenant. Sa mère et sa petite sœur étaient en pleine préparation d'un grand repas. Toutes les deux avaient mis un tablier et portaient un fichu sur la tête. La table de la cuisine était un véritable bazar. Sa mère se battait pour farcir un poulet et sa petite sœur tentait visiblement de faire un gâteau au chocolat. Et pour tout dire, elle avait autant de chocolat sur elle que dans le moule qu'elle essayait de remplir.

« Mais… qu'est-ce que vous êtes en train de faire ?

Oh, Iris chérie. Te voilà. Nous sommes en train de préparer le dîner. Aujourd'hui, c'est ton dernier jour à la maison et j'ai bien l'intention de te préparer un festin !

Mais… Maman… tu n'as pas besoin de…

Teuteuteu ! Je veux le faire pour toi. Tu es ma première fille à entrer au collège et à quitter la maison. Je pense qu'il est important qu'on fête cet évènement tous ensemble ce soir."

Iris sourit. Elle aimait tant sa mère. C'était assez amusant de les voir cuisiner ensemble. La mère et la fille se ressemblaient énormément. Rébecca Fifield était mince, avec de longs cheveux châtains clairs qui retombaient en boucles sur ses épaules, de beaux yeux marrons et un sourire communicatif. Sa plus jeune fille Daisy, était son portrait craché. Les mêmes cheveux, les mêmes yeux mais la petite fille avait quelque chose d'espiègle dans le regard qu'on ne trouvait pas chez sa mère.

T'as vu, Iris, je fais un gâteau au chocolat pour toi. Tu les aimes, hein ?

Pour sûr, je les aime. Merci… Mais… c'est quoi ça?

En trois pas, Iris fut sur sa petite sœur. Elle l'attrapa par le t-shirt et commença à la secouer.

"Maman, elle a mis MON T-shirt! Espèce de petite peste!

Maaaaaannnnnnnmmmaaaannnnn, commença à crier Daisy.

Iris, du calme. Ce n'est qu'un T-shirt.

Mais il est plein de chocolat maintenant!

Daisy a seulement neuf ans. Elle est encore petite. Elle ne savait pas.

Bien sûr qu'elle le savait! C'est un véritable démon.

Maaannnnnmmaaaaaan, continuait d'hurler la petite sœur, son aînée la secouant dans tous les sens.

Iris, ça suffit maintenant, dit-elle en séparant ses deux filles. Je laverai ton T-shirt. Le sujet est clos, compris ?.

Mais…

Est-ce que tes bagages sont prêts pour demain?

Je n'ai pas tout à fait fini…

Alors monte dans ta chambre et finis-les. Ta sœur et moi avons encore du travail."

Iris jeta un regard noir à sa petite sœur qui lui répondit en lui tirant la langue. Pour toute réponse, Iris émit un grognement et tourna les talons. En bas de l'escalier, les deux chiens, Rusty et Charleston, l'attendaient en remuant la queue. Iris sourit mais entendit la voix de sa mère dans la cuisine.

"Je ne veux pas voir les chiens là-haut, Iris!"

Iris soupira.

"Je suis désolée, dit-elle aux chiens."

Elle commença à monter les escaliers. Au premier étage, elle ouvrit la première porte sur sa gauche et y entra. Le papier peint de la chambre d'Iris était dans les tons violets. Il y avait un petit lit blanc et confortable, un bureau blanc avec une chaise également blanche, une armoire marron et des étagères plus ou moins poussiéreuses remplies de livres et de peluches. Sur le lit était couché un chat blanc et noir qui miaula lorsqu'Iris entra.

"Hé, Wodka. Toujours en train de dormir?"

La fillette s'allongea sur le lit et commença à jouer avec la queue de son chat. Mais ce n'était pas dans l'humeur de l'animal. Et il lui donna un petit coup de griffe pour le lui faire bien comprendre. Iris ne s'en soucia guère. La tête pleine de pensées et d'angoisses, elle attrapa son chat et commença à le bercer comme un bébé. Le chat se débattait comme il pouvait à coups de sifflement et de tentative d'évasion. Mais la fillette le tenait fermement.

"Est-ce que tu as aussi peur Wodka? Je sais que ça sera dur pour toi aussi. Tu détestes aller dans des endroits que tu ne connais pas. Mais ne t'inquiète pas, je serai là. Nous serons ensemble…"

Vaincu, à moitié étouffé, le chat se laissait faire mais sans montrer son indignation par quelques miaulements aigus. Iris regarda l'énorme malle qui n'était encore qu'à moitié remplie.

"Et bah, je suis pas prête d'avoir fini moi."

Elle commença par ranger son matériel et ses uniformes. Puis ce fut le tour des livres qu'elle avait préalablement triés sur son bureau. Quand elle s'approcha de celui-ci, elle stoppa net. Quelque chose venait d'attirer son regard. Sur le bureau était posée la cage de son rat, Diabolo, une adorable petite créature toute blanche au nez rose. Or Iris venait juste de s'apercevoir que la cage était vide et la porte grillagée grande ouverte. La petite fille, les poings serrés, bouillait de colère. Elle éclata dans un cri :

« Daaaaaaaiiisy ! »

A sept heurs, Iris descendit pour le dîner. Elle avait passé le reste de l'après midi à retourner toute la maison à la recherche de son rat. Sans succès. Sa valise était finalement bouclée et elle était prête, du moins matériellement, à partir. En descendant les escaliers, une drôle d'odeur la saisit en descendant la forçant à mettre sa main sur le nez.

"Maman! C'est quoi cette odeur?"

Dans l'entrée, elle croisa son père qui visiblement était revenu du travail. Il s'était changé et avait passé une tenue plus confortable pour le repas. En voyant sa fille, il haussa les sourcils, mis un doigt sur sa bouche et lui fit un signe de la tête l'invitant à rentrer dans la salle à manger. Sans échanger un mot, ils s'installèrent à table et, résignés, attendaient le début du repas. Si Daisy ressemblait à sa mère, Iris ressemblait vraiment à son père. Ils avaient les mêmes cheveux bruns et raides et le même nez un peu retroussé. Par contre Iris possédait de superbes yeux d'un bleu profond alors que son père les avait noirs. La couleur des yeux d'Iris était un mystère pour toute la famille. Aussi loin que remontaient les souvenirs de ses parents et grands-parents, personne n'avait les yeux bleus dans la famille. Le mystère restait donc entier.

Lorsque Rébecca entra dans la pièce, les mains chargés d'un plat d'où sortait une fumée noire, le père et la fille échangèrent un regard embarrassé. Daisy suivait sa mère avec un autre plat tout aussi peu appétissant. Une fois sur la table, les mets s'avèrent pires que ce qu'Iris avait imaginé. Le poulet, dont on ne reconnaissait plus que la forme, était littéralement carbonisé, et les petits pois s'étaient transformés en une purée verdâtre. La mère et la fille, souriantes, attendaient les compliments. Embarrassés, Iris et son père regardaient leur assiette. Le père d'Iris se décida finalement à parler :

« Et vous avez fait ça toutes seules ? Et bien… et bien… ça a du vous demander beaucoup de mal.

- Je dois avouer que ça nous a pris toute l'après-midi, mais je suis contente du résultat, annonça fièrement Rébecca.

- Voui, on a fait ça pour Iris, renchérit Daisy en sautillant sur place.

- C'est très gentil. Merci beaucoup, ça me fait vraiment très plaisir. Merci.

- Bon, et bien découpons ce poulet, qui m'a l'air délicieux, déclara le père d'Iris en se saisissant d'une fourchette et d'un long couteau. »

Rébecca, toujours souriante, arrêta la main de son mari.

« Laisse, William. Je sais que ce n'est pas mangeable.

- Mais non, Becky, je suis sur que ça sera très bon.

- Et moi je te dis que non. Je ne suis pas idiote. Je sais que c'est raté. Je voulais juste essayer de cuisiner comme des Moldus. C'était pour faire plaisir à Iris. »

Et sans attendre, elle sortit de la poche de son tablier une baguette magique, qu'elle pointa aussitôt sur le poulet.

« Reparo »

Et le tas carbonisé se transforma d'un coup en un délicieux poulet rôti dont s'élevait un délicieux fumet. Elle fit de même avec les petits pois et en profita pour faire apparaître aussi pommes de terres, tomates et salades en tout genre. Daisy battait des mains de joie.

Iris, les larmes aux yeux ne savaient comment réagir. Elle débordait de joie et d'amour pour cette famille qu'elle allait devoir quitter demain.

« Merci, merci à tous les trois, parvint-elle à articuler. »

Tous mangèrent de bon cœur. La petite famille plaisantait et riait dans une ambiance survoltée. Iris avait pourtant un peu de mal à se joindre à l'euphorie générale. Même le délicieux repas devant elle n'y faisait rien. Elle avait une boule dans le ventre qui ne semblait pas vouloir partir.

« Tu sembles inquiète ma chérie, commença sa mère. Tu te tracasses pour demain ?

- Oui, un peu.

- Il n'y a pas de quoi. Poudlard est une école merveilleuse avec un directeur remarquable, où tu apprendras plein de choses et où tu te feras des tas d'amis, déclara William.

- C'est vrai, renchérit Rébecca. J'ai passé des moments formidables là-bas. Il y a tellement de choses à apprendre et à découvrir. Je suis sure que tu t'y plairas.

- Et… et si je ne m'y plais pas. Si je n'ai pas d'amis. Est-ce que je pourrais revenir ici et vivre comme une moldu ?

- Il n'y aucune raison que ça se passe mal ma chérie. Curieuse et brillante comme tu es, je suis sure qu'une fois que tu y seras, tu ne voudras plus partir. Mais si vraiment il y a un problème, tu auras toujours la possibilité de revenir ici.

- Mer… merci.

- Moi aussi je veux aller à Poudlard, affirma Daisy.

- Tu iras plus tard ma chérie.

- Je le sais bien ! Mais comme ça, Iris ne serait pas toute seule ! »

Iris sourit à sa petite sœur. Finalement, elle n'avait pas un si mauvais fond que ça. Un faible couinement la fit sursauter. Et si c'était ?

« Diabolo ! »

La petite fille bondit de sa chaise comme un diable de sa boîte. Le rat tenta de se cacher sous un meuble mais Iris fut plus rapide. Ella attrapa le rat et frotta sa petite tête blanche contre sa joue.

« Te voilà coquin. »

Daisy jeta un coup d'œil embarrassé à sa sœur, puis croisant son regard, détourna les yeux. Iris fronça les sourcils et s'approcha de sa petite sœur. Celle-ci voyant sa sœur arrivée baissa la tête, attendant la sentence. Les parents, amusés, ne disaient mot.

« Daisy ? C'est toi qui as libéré Diabolo de sa cage ?

- …

- J'ai pas bien entendu ?

- Oui… je voulais juste jouer avec…

- Il faudra que tu fasses plus attention à lui dans l'avenir, car… je te le donne. Tiens, il est à toi !

- A, à moi ?

La petite fille n'en revenait pas. Elle qui s'attendait à une punition, recevait finalement un cadeau.

« Merciiiiiiiiiiiii ! » hurla la petite fille en se jetant dans les bras de sa grande sœur.

Mais Iris gardait son sérieux. Elle n'avait pas fini son testament.

« Papa, maman, je vous confie Rusty et Charleston. Prenez en soin. Il ne faut pas donner trop de croquettes à Rusty parce que ça le rend malade. Et puis Charleston a besoin de beaucoup d'exercices.

- Nous nous occuperons bien d'eux ma chérie.

- Et nous, nous t'enverrons Opéra pour te donner de nos nouvelles, annonça William. »

Opéra était le hibou de ses parents. C'était un excellent messager et un ami fidèle. Iris pouvait être sure de recevoir son courrier dans les meilleurs délais.

« Merci ».

Après ce grand cérémonial, le repas finit dans la bonne humeur générale. Iris se sentait heureuse, comblée et son appréhension commençait lentement à se dissiper. Peu importe ce qui lui arriverait demain à Poudlard. Elle se savait aimée et chérie. Elle était invincible.