Disclaimer : Le jeu vidéo «MySims» ne m'appartient pas, juste la fiction et l'OC viennent de moi :) !
ENJOY ^O^ !
P.O.V Elfie
Je sèche vite mes larmes et dépose Patapouf sur le côté. Il ne faut surtout pas que je pense à ce qui s'est passé il y a quelques jours, ça me déprime trop. Je me décide à aller visiter Thibault et Étienne pour m'occuper l'esprit. J'espère qu'ils sont aussi gentils qu'Hélène.
Je sors de ma nouvelle maison et referme derrière moi. Ma grosse boule de poil s'était déjà couché de tout son long sur le sol de ma chambre, alors impossible de le bouger celui-là. Je marche le petit sentier conduisant au Centre-Ville et me dirige vers le magasin aux murs extérieurs bleus, agrémenter d'une magnifique vitrine qui mettait en vue quelques chandails. J'ouvre doucement la porte et passe ma tête dans le cadre pour voir si ma venue dérange, car l'intérieur de la boutique était silencieux. Je sursaute et entre complétement lorsqu'un joli carillon, qui était attaché en haut de la porte, sonne. J'entends une respiration se coupée sous la surprise. Je me retourne et vois un homme dans la soixantaine, les cheveux poivre et sel et plutôt bien habillé. Je suppose que c'est Thibault, le couturier, car il n'y avait personne d'autre que lui. Mais, à ce que je vois de l'expression de son visage, il est choqué de me voir.
- Un cl… cl… Commence-t-il, me regardant comme si j'étais un extraterrestre. Il a la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés.
Je penche ma tête sur le côté, me demandant ce qu'il avait. D'un rapide coup d'œil, j'observe l'atelier et vois quelques mannequins en plastique. Je plisse un peu les yeux et remarque un peu de poussière sur eux. Wow, Hélène plaisantait pas lorsqu'elle disait qu'il n'y avait pas beaucoup d'habitants. Thibault ne doit pas faire de nouveaux vêtements souvent…
- UN CLIENT ! s'écria soudain Thibault, me faisant reculer sur le coup. Il se reprit rapidement et se racla la gorge avant de me parler. Pardon, je perds mes manières. Je ne voulais pas te faire peur.
- Ne vous en faites pas. Désolé de vous demander, mais pourquoi est-ce qu'il y a de la poussière sur les mannequins ? Vous êtes un tailleur, non ?
- Cette ville est tellement calme… Même si je faisais des vêtements, aucun Sims ne les achèterait… Ma machine à coudre est en train de rouiller.
Thibault déprima d'un coup et laissa tomber sa tête sur son torse avec un soupir de fatigue. Je lui fis un sourire indulgent et commença à parlementer avec lui, lui rendant lentement la joie de vivre. Il prit une grande bouffée d'air et me sourit en retour.
- Je me sens mieux, merci. Tu viens d'arriver en ville, c'est ça ? Et tu t'appelles… ?
- Elfie.
- Elfie ?
- Oui, je sais, bizarre de prénom. Et vous, vous êtes Thibault le tailleur.
- Exactement. Comment le sais-tu ?
- J'ai parlé avec Hélène et elle m'a parlé de vous et d'Étienne, l'agent de police.
- Superbe ! Je suis ravi de faire ta connaissance, Elfie. Si ça t'intéresse, je vais bientôt ouvrir ma boutique. J'espère te revoir bientôt.
- J'y compte bien, à la prochaine.
- Au revoir.
Je sors du magasin en lui faisant un signe de la main. Thibault semble être une bonne personne, je crois que je vais bien m'entendre avec lui. Bon, maintenant, trouver la maison d'Étienne. Sur quelques panneaux de la ville, je vois des indications pour mieux s'y retrouver. Sa maison est au Nord de la Mairie. J'y arrive et vois une feuille de papier accrochée sur la porte. Il est écrit :
«Si t'es un voleur, déguerpis. Si tu m'veux quelque chose, entre. Simple.»
D'accooord, sympa… J'ouvre la porte et vis un jeune policier blond en uniforme assis à la table se trouvant dans un coin. Il porte un habit de police normal, la chemise bleue, la casquette et le pantalon noir. Il a même une matraque accroché à sa ceinture! Il tient un appareil photo et regarde l'écran avec sérieux. Je toussote pour l'avertir de ma présence et il se tourne vers moi, les sourcils froncés. Ça commence bien.
- Qui est-ce que t'es toi ?
- Heu, je m'appelle Elfie. Je viens d'emménager.
- Alors, c'est toi Elfie, dit-il en se levant et s'approchant de moi. Moi, je suis Étienne. Je suis ici pour servir et protéger les habitants de cette ville. Mais ils se font rare… Comment faire pour étancher ma soif de justice ?!
Je recule, étonné par cet éclat de voix. Colérique l'Étienne. J'essaie de le calmer en lui parlant, ce qui l'énervait encore plus. Sans le vouloir, les larmes me vinrent aux yeux, faisant d'un coup s'arrêter Étienne, mal à l'aise. Mais c'est pas ma faute ! Ça m'arrive tout le temps lorsqu'on hurle sur moi. Je suis juste sensible, ok ?
- Ahem, désolé. Je m'énerve toujours trop vite, s'excuse maladroitement l'officier. Mais je me sens mieux là, c'est bon. Heu… Tu viens d'arriver ici, non ? Je pense que tu as un grand potentiel. Tu pourrais m'aider de temps en temps.
- Ça serait bien, lui répondis-je en lui souriant et il me le rendit.
Il semblait vraiment plus à l'aise avec ce changement (très peu subtil) de sujet. Sûrement qu'il n'était pas habitué à devoir consoler les gens. Il me demanda si j'habitais près du Centre-Ville et l'on commença à discuter de tout et rien. J'appris qu'il aimait la photographie et il me montra même quelques photos qu'il avait prises avec son appareil. Je lui dis finalement que je retournais voir Hélène et Étienne m'invita à revenir lui rendre visite quand je le voulais. J'opine de la tête, pars à la Mairie et vais à la rencontre d'Hélène qui se trouvait dans son bureau :
- Elfie ! Alors, tu as rencontré tous les Sims ? Comment sont-ils ? me demanda-t-elle, en m'ouvrant la porte et la refermant derrière moi.
- Très gentils et étonnants, ils m'ont bien accueillis. Est-ce que ce sont les deux seuls Sims à vivre sur l'ile avec vous et Thomas ?
- Oh, non non. Sauf que… Crois le ou non, mais cet endroit était une île touristique, très vivante et pleine de Sims. Mais maintenant, la ville est déserte. Les Sims sont partis au fur et à mesure et les magasins ont fermé.
- Mais pourquoi ? Cette ile est très belle pourtant !
- Nous avons mis des offres d'emploi dans le journal, mais aucune n'a eu de réponse…
- … Je suis sur qu-
- J'AI ENFIN TROUVÉ CET ENDROIT !
Moi et Hélène sursautons et la porte s'ouvrit violemment sur une Sim non-identifiée qui entra en courant. Je m'écartais rapidement, manquant de me faire foncer dedans par celle-ci. La Sim s'arrêta, et je pu mieux la regarder. Elle avait les cheveux roux coupés court dans la nuque et portait une camisole rose avec un jean bleu.
- Oh pardon, dit-elle, gênée en se frottant la nuque. J'espère que je ne dérange pas.
- Je ne crois pas que nous nous soyons rencontrées auparavant, répondit Hélène, encore sous le choc, à l'inconnue.
- Je m'appelle Amélie. Je suis une jolie jeune Sim qui aime les fleurs.
Je me retins de lever les yeux au ciel, et continua à écouter ce qu'elle avait à dire.
- J'ai vu ton offre d'emploi et je me suis dit que je pouvais venir… Même si je me suis perdue sur la route et qu'il m'a fallu un mois pour arriver, se justifia-t-elle.
- Oh, je vois… Alors, tu veux gérer notre boutique de fleurs ?
- Laisse-moi faire mon chou ! Je vais faire de cette ville un superbe espace fleuri.
Sur ce, Amélie repartit en courant, déjà pleine d'idées plus ou moins bonnes en tête. Je fixais la sortie, ne sachant pas si j'avais été victime d'hallucinations tellement la rencontre avec cette Amélie avait été aussi rapide. Hélène me tira de mes pensées :
- Je suis contente d'avoir une nouvelle habitante, mais…
Elle me jeta un regard de supplication et n'eut même pas le besoin de me le demander.
- C'est bon, je vais voir ce qu'elle fait.
- Tu es un ange !
- Je sais, je sais, souriais-je en partant retrouver la fanatique des fleurs.
o0oSimso0o
Sans l'aide des indications (je m'améliore !), j'arrive à trouver la boutique de fleurs qui n'était pas très loin. Amélie était près d'un des nombreux parterres de la ville, à quelques mètres du magasin. Dès qu'elle me vit, un grand sourire s'étala sur son visage.
- Magnifique, tu es justement le Sim que je cherchais.
- Pourquoi ?
- Tu sais, j'aime beaucoup cette ville, mais il y a quelque chose que je ne supporte plus.
Je fronce les sourcils, suspicieux, et elle me sourit de toutes ses dents.
- Je parle des fleurs ! On n'en trouve pas une seule dans tous les massifs de cette ville ! S'il te plait, peux-tu planter les fleurs que je vais te donner dans les massifs de la ville ?
- …
- Je t'en priiiiiie ! S'il te plaiiiiiit !
- D'accord, d'accord. Mais tu arrêtes de me supplier !
- Il faut que la ville regorge de jolies fleurs, d'accord ? Je compte sur toi pour les planter dans tous les massifs de fleurs.
Elle me donna les fleurs que je devais planter (des tulipes, je crois) et des gants pour ne pas que je me salisse. Il y avait 5 massifs dans la ville et je finis hâtivement car il commençait à faire noir. Je dois l'avouer, le résultat était plutôt bien. J'avertis Amélie que j'avais fini, lui redonna les gants et les fleurs en trop et lui annonça que j'allais chez moi. Elle me souhaita bonne nuit, tout heureuse de voir autant de fleurs dans la ville. Je partis informer Hélène des fleurs dans les massifs et elle fut très fière de moi d'avoir aidé Amélie. Elle me conseilla d'aller me reposer et déclara que je le méritais bien. Arrivé chez moi, je me changeai et me couchai dans mon lit avec Patapouf qui se mit en boule, lové contre moi. Le sommeil vint vite pour moi aussi.
