Bon, pour l'instant ça n'a pas trop de succes... Tan pis, je continus quand même!


Chapitre 2 : Je m'en vois guerroyer !

Les hivers passèrent, les printemps aussi. L'enfant qui était une petite fille, fut recueillie et adopté comme servante au château. Très vite, on s'aperçut qu'elle connaissait des remèdes de plantes, le nom de tous les oiseaux, arbres et fleurs.
Assez grande pour parler, elle avait expliqué que l'homme qu'elle accompagnait était son maître, mais pas son père. Elle ne connaissait ni son vrai père, ni sa vrai mère et son nom était Agathe.

A présent, elle allait sur son quinzième printemps.

Le seigneur du château, Baudouin de Barboussey était un homme froid, voir méchant avec les domestiques et cruel envers ses ennemis. En revanche, sa femme, Eléonore du Haut Médoc, était une grosse femme, d'un naturel mécontent et insatisfait, mais elle se plaisait aussi à donner des réceptions avec ses amies de haute naissance. Au grand désespoir de seigneur Baudouin, leur union n'avait donné qu'une fille, d'un an plus âgé que Agathe, la jolie Ermeline. Il n'y avait pas de damoiselle plus coquette dans tout le comté.

Lorsqu'elle avait 8 ans, Ermeline était tombé gravement malade, et c'est Agathe, à l'aide des plantes et de cataplasmes qui l'avait soigné. Depuis ce jour, elle était restée aux services d'Ermeline.

Agathe se souvenait très bien de ce jour d'automne, où le ciel, d'un bleu glacial annonçait un hiver rude. Messire Baudouin avait reçus un message apporter par un cavalier, et qui venait directement du roi de France, Amaury Ier. Agathe accompagna Ermeline qui se rendait dans la grande salle, sur la demande de son père.
Plus sombre que jamais, Baudouin scrutait les dalles de pierre.
La première inquiétude de sa femme fut qu'il n'eut quelques problèmes de digestion, mais ce n'en n'était point la cause.
En plus de sa femme et de sa fille, il avait fait réunir tous ses chevaliers et ses domestiques.

« Baudouin fait du boudin… Encore une déclaration de guerre peut être ? ».
Cela faisait très longtemps qu'il n'y avait pas eu de guerre proche du château, seulement quelques combats contre des bandits et des troupes de mercenaires.

Vêtu d'une robe simple beige et d'un gilet marron, Agathe attendait derrière dame Ermeline, qui attiré tout les regards de convoitise des chevaliers. Ses cheveux étaient bruns au reflet auburn, son teint était pâle et ses joues d'un joli rose mettait en valeur ses yeux bleus limpides. Une fille de noble. Agathe, elle, avait une peau bronzée comme une paysanne, des cheveux blonds comme de la paille et elle avait les yeux d'un vert de sous bois.

La grande salle était presque remplie, à présent, tous les regards fixaient le seigneur soucieux.

Celui-ci se leva, s'éclaircis la voix, ne sachant comment commencer son discours.

« Chevalier, le roi m'a envoyé une missive. Nous partons en croisade ! »

Il attendit quelques secondes, le temps que tout le monde comprennent ses paroles.

« Nous allons nous laver de nos pêchés, et purifier nos âmes en aidant le roi Baudoin II. Le plus grand nombre de chevalier doivent m'accompagner pour lutter contre l'hérétique, nous partirons au jour de l'an».

Message bref et direct comme à son habitude.

Des murmures s'élevèrent dans la salle. Ermeline s'écria : « Et nous père, que deviendrons nous ? »

Toi ma fille, tu m'accompagnera.

Et mère ? ne viendras t-elle pas avec nous ?

Tu n'as plus besoin de ta mère à présent, tu es la promise de Jean de Bourgogne.

La jeune fille éclata en sanglot. Dame Eléonore intervint :

-« De grâce mon époux, laisser moi vous accompagner pour préparer les ''éspousailles'' de nôtre fille ! »

Peu enclin à entendre ses jérémiades, Baudouin accepta. Cela calma un peu les pleurs de la jeune fille et dans un reniflement elle lança : « Très bien, Agathe m'accompagnera aussi ! »

Le cœur de la servante manqua un battement. Partir en Terre Sainte ! Un voyage sur des milles et des milles, long, dangereux, mais surtout pour un pays ou même les pèlerins les plus pauvres devenaient des vrais seigneurs une fois sur place. La jeune fille se signa, priant tout les saints qu'elle connaissait pour qu'ils la protègent.