Bonjour tout le monde !
Me revoilà pour la suite de ma petite histoire dans l'univers d'Harry Potter. Je voulais tout d'abord m'excuser pour vous avoir fait attendre si longtemps. Je ne suis pas très doué pour la régularité, et bien que j'ai l'idée générale de mon histoire en tête, je préfère attendre de tenir le bon bout pour écrire plutôt que de m'y forcer. En tout cas, je m'excuse. Pour ce chapitre, pas de grandes révélations sur John Smith, mais la suite de ses escapades avec Dumbledore et son départ pour Poudlard. J'espère que cela vous plaira et vous souhaite une bonne lecture.
Chloe : Merci beaucoup pour ta review. La suite a tardé et encore une fois, je m'en excuse. Bien sûr que je peux répondre à ta question ! John Smith n'est pas le fils de Harry car l'histoire va se passer en 1971, soit à l'époque des Maraudeurs ^^ Mais comme tu le dis, c'est un petit garçon important. Et Dumbledore le sait ^^
Guest : Merci à toi aussi (-: J'espère que cette suite te plaira.
Disclaimers : Rien (hormis John Smith et son histoire) ne m'appartient et je ne fais aucun bénéfice de ce texte. Tout revient à la grande JK Rowling
Chapitre 2 : Je me prépare et prends le Poudlard express en direction de ma nouvelle vie
Après l'événement qui était survenu chez Ollivander, le Professeur Dumbledore et moi avions terminé nos courses dans un silence pesant, presque gênant. Cela n'étant pas sans me contrarier, d'autant plus que les songes de mon guide semblaient s'être changés en inquiétude, au vu de ses sourcils froncés et de son regard absent. De mon côté, ma marche devenait de plus en plus laborieuse, et ma jambe meurtrie me faisait davantage boiter que cela faisait maintenant plus d'une heure que le directeur et moi-même arpentions les rues noires de monde du Chemin de Traverse. Cependant, bien que cela fusse en vain, je faisais absolument tout mon possible pour dissimuler ma douleur aux yeux de mon protecteur, qui, bien entendu, la détecta vite et, à mon plus grand regret, ralenti sa marche pour la calquer sur la mienne.
- Dites Professeur, hésitais-je un instant, ayant peur de rompre le silence qui s'était imposé. Est-ce que je peux vous poser une question ?
- Bien sûr, mon garçon. Me répondit immédiatement le Professeur Dumbledore en retrouvant son sourire habituel.
- Est-ce que...Est-ce que c'est grave ce qui est arrivé chez Ollivander ? Finis-je par demander, le visage rouge de honte. Je suis désolé, je ne voulais pas...
A ces mots, le directeur de Poudlard fit volte-face pour se retrouver face à moi, et plongea son regard dans le mien. Je pus alors obtenir la confirmation qu'il était bien inquiet, malgré l'air faussement désinvolte qu'il prit en me répondant :
- Bien sûr que non. Pourquoi cela le serait-il ?
- C'est que...
Les mots me manquent alors que je tente de bafouiller une réponse au professeur qui me fait face. Après quelques secondes d'hésitation et de gêne, ce fut finalement d'une petite voix que j'avançai :
- C'est que M. Ollivander a dit qu'il n'avait jamais vu cela de sa carrière et... Et que cette baguette me méprisait.
Mes paroles ne parurent pas plaire à mon guide qui, le visage marqué par la contrariété, fléchit les genoux pour se retrouver à ma hauteur. Ses deux mains sur mes épaules, il exerça une légère pression de ses doigts, comme pour me rassurer, en me murmurant de sa voix profonde.
- Ecoute John. Ce n'est pas parce que l'on n'est pas comme tout le monde qu'il faut se tourmenter. La différence fait la force, souviens-toi en. Et tu es quelqu'un de fort. Bien plus que tout ce que ce que pourront te dire les gens. Alors quant à ce qui s'est passé chez Ollivander, n'y songe pas trop, ou du moins, pas en mal.
Et sur ces quelques mots, Dumbledore se redressa, son gentil sourire de nouveau collé aux lèvres. Sans me laisser le temps de réfléchir au sens de ses paroles, et encore moins d'y répliquer, il se retourna vers un grand bâtiment situé à notre droite.
- Je crois que c'est le moment de te trouver un ami, jeune homme. Me lança t-il avant de se mettre en marche.
Lorsque je franchis la porte du bâtiment indiqué par mon protecteur, ce fut le bruit assourdissant qui régnait dans ce lieu qui me surprit en premier. Puis, ce fut l'odeur infect qui flottait dans l'air qui me prit à la gorge. Ce ne fut qu'après ces deux constatations que je remarquai enfin les quelques trentaines d'hiboux et chouettes qui attendaient, enfermées dans leur cage, que quelqu'un veuille bien les adopter. Eberlué, je restai un instant dans un état de stupeur merveilleuse, observant tous les animaux avec un sourire enfantin. Et pour cause, je les adorais. D'aussi loin que je me souvienne -c'est-à-dire, il n'y avait pas si longtemps-, j'avais toujours trouvé les bêtes de bien meilleur compagnie que les humains. J'aimais en eux cette innocence et cette naïveté, cette intelligence particulière, que n'ont pas les humains.
Mon regard était toujours perdu parmi les multiples chouettes aux plumages de toutes les couleurs, lorsque la voix de Dumbledore me tira de ma rêverie.
- Vas-y. Me souffla t-il. Trouve celui qui sera ton nouveau compagnon.
- Vous...Vous voulez...Vous m'autorisez à adopter une chouette ? Lui demandai-je, au comble de la surprise.
- Bien sûr. Me répondit-il, avec son habituel sourire. Je t'y pousse, même. Et pour cause, tu te rendras vite compte que les chouettes sont très utiles lorsqu'il s'agit de faire parvenir un courrier. Et puis...Je pense qu'un animal peut être une bonne compagnie pour un garçon timide.
Extrêmement heureux des paroles de mon guide, je lui adressai le sourire le plus franc et le plus grand qu'il ne m'avait jamais vu depuis notre rencontre, et, dissimulant mon excitation, portait mon attention sur les différents oiseaux.
Ils étaient tous beaux, d'une manière ou d'une autre. Ignorant parfaitement tout de ces animaux, je ne pouvais citer le nom d'aucune espèce ; mais que m'importait ! Je désirais simplement un ami sympathique, et non un oiseau de race. Mon regard glissa donc sur les chouettes -grande et majestueuse, ou bien plus petite et élégante-, avant de se fixer sur un petit animal aux plumes marrons, qui, depuis sa cage, me fixait de ses grands yeux. Il se dégageait de lui quelque chose de triste, me donnant la soudaine envie d'ouvrir sa prison de fer pour le faire s'envoler. Peut-être était-ce ce regard larmoyant, ou bien ses plumes légèrement sales. Je n'en savais rien. Néanmoins, après quelques instants devant cet animal, je me tournais vers mon protecteur, qui comprit immédiatement où je voulais en venir.
- Comment s'appellerait-il ? Me demanda le vieil homme amicalement.
Très bonne question. Je n'avais aucune idée. Jetant de nouveau un coup d'œil sur l'oiseau qui commençait à s'impatienter dans sa cage, comme s'il pouvait lire mes pensées et me demander de conclure vite, je me creusai les méninges pour trouver un nom à cette petite bête. Cette dernière poussa soudain un léger hululement, plutôt agréable. Un musicien, pensai-je en souriant. C'est alors que son futur nom s'imposa à moi.
- Vivaldi. Répondis-je, tout sourire. C'est Vivaldi.
Et ce fut ainsi que, quelques semaines plus tard, mes affaires scolaires préparées et ma petite charrette devant moi, j'avais quitté le Chemin de traverse pour la gare de King's Cross, où je devais prendre le train pour rejoindre la fameuse école de Poudlard. Dumbledore, après m'avoir longuement expliqué que faire en ce jour de 1er septembre, m'avait quitté, et je me retrouvais donc, seul, sur le quai n°9 de la célèbre gare. Rectification : je n'étais pas si seul, j'avais Vivaldi. Ce dernier hululait gaiement dans sa cage, tandis que je lui répétais que je l'en sortirai dès que possible.
Mais pour l'instant, je demeurai dans l'embarras. Selon les indications du directeur, j'étais censé courir jusqu'à "heurter" le mur entre les voies 9 et 10. "Heurter" étant à prendre avec des pincettes puisque selon ses dires, la magie me ferait passer de l'autre côté sans problèmes, me menant ainsi à la voie 9 3/4. Mais à dire vrai, alors que j'étais devant le mur en question, je demeurai sceptique. Foncer dedans. Si Dumbledore faisait erreur, j'allais, en plus de me ridiculiser, me faire mal. Un peu de courage, John. Pensai-je, peu convaincu. Un peu de courage. Je préférai donc fermer les yeux, et me mit à courir.
La seconde d'après, je les rouvris brusquement, surpris de ne pas avoir subit de choc. Lorsque je réalisai que j'étais bien sur la voie 9 3/4, un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Dumbledore avait eu raison, bien entendu. Faisant discrètement des coudes, je me faufilai discrètement parmi les amas de gens, de familles occupées à se dire au revoir. Mon sourire se transforma brusquement en un rictus méprisant. La famille. Ridicule. Pitoyable. Mais finalement, plutôt que de me faire du mal pour rien, je me concentrai et focalisai mon attention sur le grand train rouge et noir prêt au départ. Quelques instants plus tard, j'étais monté dedans.
Trouver une place dans un compartiment ne fut pas une mince affaire. Avec ma robe noire de sorcier qui ne possédait pas encore d'écusson, les jeunes gens que je croisais devinait immédiatement que j'étais un première année, et me mettait instinctivement à l'écart. Je remarquai bien vite que les gens semblaient se regrouper par maison, si je me souvenais bien des explications d'Alice à ce sujet. Mon amie m'avait expliquée qu'en arrivant à l'école des sorciers, un chapeau un peu bizarre nous répartissait en fonction de notre caractère dans l'une des quatre maisons du château. Leur nom m'échappait, mais peu m'importait à cet instant, à moi qui ne cherchait qu'une simple place.
Désespéré à l'idée de trouver un compartiment vide, je finis par tenter ma chance et toquai à une porte au travers de laquelle j'apercevais un garçon isolé. Puis, poussant la porte d'une main tremblante, je lançai les traditionnelles formules de politesse et lui demandai si je pouvais venir ici sans le gêner. Mon jeune camarade, les cheveux châtains en pétard, afficha un sourire sincère, me répondant par l'affirmative. Je remarquai très vite que lui non plus n'avait pas d'écusson, ce qui me rassura légèrement.
- Comment t'appelles-tu ? Me lança t-il avec entrain, sans se départir de son sourire.
- John Smith. Répondis-je, d'une voix que je voulus confiante, en vain. Et toi ?
- Remus Lupin. Déclara t-il à son tour. Enchanté de te rencontrer.
- Moi de même.
C'est ce moment que choisit le train pour se mettre en marche. Assis en face de Remus, je m'efforçai de faire retomber la pression, ouvrant la cage de Vivaldi pour l'installer sur mes genoux. Mon petit animal en sembla ravi, s'étirant et présentant ses ailes à mes caresses. Je découvris très vite que mon colocataire de wagon était un garçon très sympathique, à la conversation agréable.
Un bon camarade. Les choses ne s'annonçaient pas si mal que je le craignais, finalement.
Voilà pour le chapitre 2 ! J'espère qu'il vous aura fait plaisir. N'oubliez pas qu'une petite review, même négative tant qu'elle est constructive, est toujours appréciée. Je vous retrouve bientôt, je l'espère, pour la suite.
XXX
