Comme promis la deuxième partie !
Je remercie Iantocullen ; Maka ; Melestiel ; Black Rose ; MariMagda ; Manon et ifeltnothing pour leurs reviews auxquelles je n'ai pas pu répondre et remercie a nouveau tous les autres... heureuse que ce coup de foudre vous plaise :-)
Et maintenant je vous fout la paix et vous dis bonne lecture à vous et à tout en bas.
Une soirée avec Lui
(Deuxième partie)
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Le lendemain matin, quand Castiel se réveilla, il ne se leva pas tout de suite.
Se mettant sur le dos, les yeux fixés au plafond, il se remémora...
Il avait rêvé de lui.
Rêvé que Dean l'avait embrassé... et qu'il était resté...
Et ça avait été si intense, si réel, que de se réveiller là, tout seul, dans son grand lit froid... seul...
Seul, il était seul bordel !
Et il ne voulait plus... être seul...
Il voulait un...
« Un Dean... » Réalisa-t-il en fermant les yeux, le cœur gros.
…
Finissant par se lever tout de même sans grande motivation, il se dirigea vers la salle de bain attenante, ôta rapidement son boxer et se glissa sous la douche.
Quelques minutes plus tard, sortant de la cabine, il s'essuya avec application, retourna dans sa chambre, puis se dirigea vers son dressing de l'autre coté de la pièce.
Contournant son lit, son pied butta alors dans un vêtement qui était par terre et il se baissa pour le ramasser.
Mais quand il allait le poser machinalement sur son lit sans plus d'attention, il immobilisa son geste.
Cette chemise n'était pas à lui... cette chemise blanche... c'était celle... de Dean...
Triturant un instant le tissus entre ses doigts, les yeux fixés dessus, il sentit les battements de son cœur s'accélérer.
Et quand l'idée de l'approcher de son visage, pour y retrouver son odeur, s'imposa dans son esprit, il secoua la tête.
Énervé contre lui même il ouvrit alors son dressing duquel il sortit un cintre, mit la chemise dessus, avant de l'accrocher à la poignée de la porte du placard pour ne plus l'avoir sous les yeux.
Puis choisissant rapidement ce qu'il allait porter, il s'habilla, referma les portes en glissant ses doigts sur la chemise de Dean sans pouvoir s'en empêcher et sortit de sa chambre pour aller boire un café.
…
La fin de matinée passa rapidement et l'après midi s'annonçait pareille, mais il organisait l'exposition d'un jeune artiste talentueux dont le vernissage allait se tenir le jeudi suivant et il devait réfléchir à l'agencement des toiles.
Il ne connaissait pas encore l'artiste, il n'avait vu jusqu'ici que son manager, mais il avait littéralement eut un coup de foudre pour son travail.
Travaillant sur un camaïeu allant du noir au blanc, il peignait sur le thème de « Vues sur la ville » et ses toiles étaient toutes plus magnifiques les unes que les autres.
Oh oui ce Winchester était talentueux et il lui tardait vraiment de le rencontrer.
...
Étalant alors un immense plan de sa galerie sur sa table de salon dans un premier temps, il alla ensuite chercher les polaroids qu'il avait prit de chaque toile, qui lui avaient été livrées quelques jours plus tôt et retourna se poster devant son plan.
Il devait mettre chaque peinture en valeur, ça, c'était son boulot et il y excellait.
…
Et quand au bout d'une heure, toutes les photos étaient enfin placées sur le plan, il sourit, satisfait.
Cette exposition allait faire un carton, il le savait !
Prenant alors son carnet de notes, il inscrivit dans l'ordre, le nom des toiles et leurs emplacements, précisant ici et là quelques détails d'éclairage, de support, d'angle, jusqu'à la dernière, la pièce centrale, SA pièce centrale, celle qu'il avait choisit de placer sur le grand pilier transparent au milieu de sa galerie et qui pourrait se voir de la rue...
Une grande toile rectangulaire et horizontale, de près d'un mètre cinquante.
Une vue de l'Hudson peinte comme si l'artiste avait eut les pieds dans l'eau pour immortaliser le couché de soleil qui se reflétait dans l'onde.
Cette toile était lumineuse, cette toile était fantastique et il espérait pouvoir l'acquérir.
Mais le manager de Winchester ne lui avait pas encore dit quelles toiles seraient en vente et lesquelles ne le seraient pas et il croisait les doigts pour que celle ci le soit !
Peu importe le prix !
Elle serait à lui !
...
...
Puis, le soir venu, désœuvré, tournant en rond, il finit par attraper ses clefs, son bloc notes et fila en direction de sa galerie.
Une fois sur place, il s'enferma à l'intérieur, éteignit l'alarme et alluma les lumières avant d'aller jusqu'à sa réserve.
Ouvrant la porte blindée du coffre, la pièce s'alluma automatiquement et c'est avec un immense sourire qu'il emporta toutes les toiles dans la salle d'exposition.
Il y en avait trente et ça lui prit un moment à faire des allers retours, mais il s'en fichait.
Il aimait par dessus tout son travail et les basses besognes n'entamaient pas son plaisir.
...
Et une fois qu'elles furent toutes transférées dans la galerie, il enfila une paire de gants blancs et commença par débarrasser la première du papier kraft qui la recouvrait, avant d'ouvrir son carnet de notes.
« Le Vieil Homme» … Lit-il au dos du tableau. Ok !
Emmenant alors la toile là où il avait prévu de la placer, il la posa sur le sol de marbre blanc, adossée au mur et fila déballer la suivante.
« Le Chien » …
« Le Pont Suspendu » …
« Le Taxi Man », celle là allait plaire à Balthazar il en aurait mit sa main à couper ! …
« La Rue Déserte » …
« Le Jardin En Hiver » …
« Les Cerisiers », celle-ci allait plaire à Madame Hermann ! C'était sûr !
« La Petite Princesse » ...
Il était euphorique, ses yeux étaient émerveillés et le temps passait sans qu'il s'en rende compte, perdu à chaque fois, dans la contemplation de la toile qui lui passait dans les mains.
Jusqu'à la dernière, la plus grande, son coup de foudre irraisonné et irraisonnable, qui se nommait juste « Hudson » et devant laquelle il s'assied en tailleur sur le sol, la contemplant encore.
…
Puis un son de klaxon dans la rue le fit sursauter et il regarda l'heure.
« Trois heures du matin ! »
Bon sang mais depuis combien de temps était-il resté figé là ?
Se levant alors rapidement, ôtant ses gants, il jeta un dernier coup d'œil satisfait sur son travail et ces toiles qui n'attendaient plus que d'être accrochées et il récupéra ses affaires, avant d'éteindre les lumières, brancher l'alarme et sortir pour rentrer chez lui se coucher.
.
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Le lendemain, il se leva tard.
Il était midi passé et il se prépara rapidement avant d'avaler un café, manger deux tartines de pain et partir pour la galerie.
Il devait fixer rapidement les toiles, le manager de Winchester devait passer et il devait appeler quelques riches clients qui auraient le privilège de pouvoir voir les toiles avant le vernissage et ainsi pouvoir acquérir une ou plusieurs toiles anonymement, mais tout en les laissant à l'exposition, c'était la règle !
Il n'avait donc pas de temps à perdre.
...
.
Samuel lui avait dit qu'il avait rendez-vous avec le propriétaire de la galerie à trois heures, alors à trois heures... Dean était devant la galerie.
Garé de l'autre coté de la route, il avait une vue dégagée sur l'endroit et il ne fallu pas longtemps avant qu'il ne voit Castiel apparaître dans le fond.
Et son cœur en fit un bond.
Depuis samedi, il avait essayé de penser à autre chose qu'à lui, de s'occuper l'esprit en travaillant pour ne pas trop y penser et ce fut peine perdue...
Son esprit, son corps, son cœur et même ses pinceaux pensaient à lui, alors là, de le revoir, même si c'était de loin, le submergea d'émotions.
Et il se mit à l'observer, se remplissant les yeux de lui comme un dément.
Comment avait-il put succomber si vite ?
Il se le demandait tous les jours.
Comment ces quelques heures passées avec lui avaient-elles put tisser ces choses qui lui serraient à présent les entrailles ?
Il avait envie de le voir, il avait envie de le toucher, de l'embrasser, il avait envie de le connaître, il avait envie de lui donner tout ce qui manquait à sa vie, le protéger, le... le rassurer... et... l'aimer ?
Mais il avait peur.
Comment allait-il réagir quand il apprendrait qui il était dans la vraie vie ?
Qui il était en vrai ?
Comment allait-il prendre le fait qu'il ne lui ait pas révélé qui il était, quand il avait comprit, qui il était Lui ?
Le rejetterait-il ?
Il en était là de ses réflexions quand il vit enfin Samuel arriver.
...
Samuel était son manager, mais il était avant tout son meilleur ami depuis la première année de collège.
Ils avaient fait les quatre-cents coups ensemble et leur amitié s'était tellement renforcée depuis toutes ces années, qu'ils se considéraient comme des frères maintenant.
C'est pour ça que Samuel avait décidé de prendre en main son avenir en tant qu'artiste et qu'il l'avait laissé faire.
Samuel avait la tchatche, il était sûr de lui, amusant et du coup, avait une aisance incroyable dans les relations humaines, il n'aurait pas put espérer mieux que lui pour s'occuper de le vendre.
Samuel lui avait dit qu'il avait pas grand chose à faire, parce que les gens qui voyaient ses toiles tombaient immédiatement sous le charme, mais comme beaucoup d'artistes, il avait du mal à réaliser ce que son travail pouvait provoquer chez les autres.
Toujours est-il que le jour où il était venu le voir, complètement hystérique, en lui hurlant que la galerie Novak «C»., allait l'exposer, que le propriétaire voulait trente toiles pour organiser une exposition entièrement consacrée à son travail, il en était resté hébété.
« -Tu te rends compte ? Lui dit Samuel ce jour là. Grand vernissage de l'artiste peintre Winchester à la galerie Novak «C». ! C'est un truc de diiiiiiingue !
Et non, il ne réalisa pas vraiment, jusqu'à ce que Samuel lui dise ce que ça signifiait aussi d'être exposé par Lui...
« -Le prix des toiles Dean ! Le prix des toiles !
Et il réalisa.
Vendre ses toiles au prix artistique lui permettrait de vivre un peu plus confortablement, au lieu de juste les brader pour une bouchée de pain à ses connaissances, pour pouvoir éventuellement se racheter de la peinture, des pinceaux ou de nouveaux châssis.
Plus non plus de boulot d'appoint pour espérer avoir quelque chose à manger dans son assiette, sans le devoir à quelqu'un d'autre qu'a lui même.
Même s'il s'était demandé parfois, jusqu'où il serait allé, s'il n'avait pas eut Samuel pour l'empêcher de faire des conneries face à cet argent facilement gagné...
Alors oui, il réalisa.
Cette exposition... c'était une nouvelle vie !
…
Sortit de ses pensées par son téléphone qui se mit tout à coup à sonner et le fit sursauter, Dean décrocha.
[Salut ! C'est moi !
« -Salut Samuel ! Dit-il en le regardant de loin, un sourire amusé sur les lèvres.
Castiel était près de lui et Dean l'envia puissamment.
[Je t'appelle pour qu'on décide des toiles à vendre. Dit-il.
Dean le vit alors faire signe à Castiel qu'il revenait et Samuel sortit de la galerie.
[Vends les toutes Dean ! Vends les toutes ! Novak me dit qu'elles vont se vendre comme des petits pains et si tu voyais à combien il les a estimé, tu serais dingue ! J'ai d'ailleurs pas discuté hein ! Le gars sait de quoi il parle. En plus il est dingue de l'« Hudson », il dit qu'il doublerait le prix même s'il le fallait, mais qu'il la voulait pour lui ! Tu te rends compte ? Elle est à 10.000 dollars déjà...
« -Je ne la vend pas celle là. Le coupa Dean immédiatement.
«[QUOI ? Hurla Samuel.
« -Je te dis que je ne la vend pas, celle là je la garde, elle est... particulière pour moi.
[Particulière ? Particulière particulière mais t'es dingue ? 10.000 merde !
« -Oui j'ai bien compris Samuel, t'inquiète pas, mais celle là je ne veux pas la vendre.
Samuel en resta coi quelque secondes.
Dean le regarda se passer la main dans les cheveux nerveusement, puis secouer la tête de dépit, avant de l'entendre souffler.
[Bien... Je lui dis ça... Et y'en à d'autres que tu ne veux pas vendre ? Fais moi mal...
« -Non juste celle là.
[Ouf... Mais je te répète que tu es dingue Dean.
« -C'est pas comme si tu ne me l'avais jamais dit. Dit-il en regardant Castiel dans la galerie qui regardait justement sa toile de l'Hudson.
Et il se mordit la lèvre.
Sa déception allait être grande, mais il ne pouvait pas faire autrement.
[Bon et bien je vais te laisser, il m'attend... Dit-il en se tournant vers la galerie. Putain, tu fais chier Dean, il est en pleine contemplation devant cette fichue toile que tu ne veux pas lui vendre ! Merci de me mettre dans la merde mon frère !
« -Je sais... Dit-il sans s'en rendre compte, les yeux fixés sur Castiel.
[Quoi tu sais ?
« -Heu... Je veux dire, je sais que je te mets dans une position délicate, je suis désolé. Excuse moi auprès de lui...
[Mouais.
« -Oh ! Et un truc ! Surtout quand tu lui parles de moi tu dis Winchester hein ! Winchester ! Pas de Dean !
[Oui oui je sais, tu tiens à ton Nom d'Artiste, t'inquiète je sais...
« -Ouais voilà... Dit-il sans le contredire.
[Bon et bien Winchester... je vais te laisser, comme je te disais il m'attend. On se voit plus tard.
« -Ouais ok. A plus Samuel.
[A plus Dean. Dit-il avant de raccrocher.
Dean le regarda retourner à l'intérieur et Castiel se tourner vers lui.
Samuel désigna alors l'ensemble des toiles à Castiel, devant sûrement lui dire qu'elles étaient toutes à vendre et il lui désigna ensuite l'«Hudson» et Castiel se passa la main dans les cheveux, avant de se tourner vers la toile.
Samuel posa alors sa main sur son épaule, comme pour le réconforter de sa déception et Castiel se tourna vers lui.
Samuel fit non de la tête en levant ses mains devant lui en signe d'impuissance et Castiel s'éloigna vers le fond de la galerie où Samuel le suivit.
Considérant qu'il en avait vu assez, Dean démarra en se mordillant la lèvre.
Il venait de le blesser... délibérément... et ça lui serrait la gorge.
Quittant sa place de stationnement, il jeta alors un dernier coup d'œil vers la galerie, où il ne le vit pas et rentra chez lui.
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« -Je comprend votre déception, vous avez flashé sur la seule qu'il ne veut pas vendre, je suis tellement navré.
« -Et si je triple la somme ? Dit Castiel.
Samuel serra les dents.
« Tripler ? 30.000 dollars ? Putain Dean es un grand malade de vouloir garder cette toile à tous prix ! »
« -Non vraiment, il ne veut rien entendre et pourtant j'ai essayé je peux vous l'assurer... Je ne sais pas... Peut-être qu'il la trouve imparfaite, vous savez les artistes...
« -IMPARFAITE ? S'exclama Castiel. Impossible ! C'est un chef d'œuvre, elle est plus que parfaite ! Elle est...elle est... Merde... Finit-il tout bas.
« -Encore une fois je suis désolé.
« -Ne vous excusez pas, vous n'y êtes pour rien. Tant pis pour moi c'est tout. Dit-il extrêmement déçu.
Décidément il commençait à les collectionner les coups au cœur ces derniers jours.
« -Il y en a vingt-neuf autres...
« -Non... C'était celle là vous voyez... Un coup de foudre... Enfin... passons... Donc toutes les estimations que je vous ai proposé vous conviennent ?
« -Oh oui, elles vont au delà de nos espérances, Dea'.. Winchester ! Se rattrapa-t-il. N'en espérait pas tant, vous pouvez me croire et moi non plus, j'avoue.
« -Elles le méritent... Ces toiles sont comme de la poésie moderne... Et elles vont plaire et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, elles vont partir comme des petits pains.
« -Génial.
« -D'ailleurs, demain de riches collectionneurs que j'ai contacté vont passer dans l'après midi pour une visite VIP pendant laquelle ils pourront acquérir une ou plusieurs pièces dans l'anonymat.
« -Demain ?
« -Oui... Les toiles resteront bien sûr exposées et ces riches acheteurs seront aussi là le jour du vernissage, mais je fais toujours ainsi et je peux vous dire que le petit carton « vendue » auprès d'une toile, booste les ventes des autres. Dit-il dans un sourire rusé.
« -Ca décide les indécis.
« -Oui.
« -Futé ! Dit Samuel amusé.
Castiel lui fit alors un clin d'œil complice et se saisit d'une pile de fiches, chacune d'elle correspondant aux tableaux exposés.
Et c'est suivit de Samuel, qui lui proposa de l'aider, qu'il fit le tour des toiles pour y accoler les affichettes.
Castiel y ajoutait le prix et Samuel les glissait dans leur emplacement, souriant à chaque fois, de voir le nombre de zéros.
Sans compter l'« Hudson », les plus chères, « Le Vieil Homme », « Le Chien », « Le pont suspendu » et « Les cerisiers », quatre grandes toiles carrées, d'un mètre vingt de cotés étaient à présent affichées à 5000 dollars et il hallucinait.
« -La côte de votre poulain va monter en flèche. Dit Castiel en le voyant sidéré devant le prix qu'il venait de noter sur le carton du tableau « Les cerisiers ».
« -Vous ne croyez pas que c'est trop cher ?
« -Noooon... Ca ne l'est même pas assez... D'ici quelques temps, si tout se passe comme je le prévois, avec la côte de popularité qui sera accolé au nom de Winchester, ces toiles ci se revendront encore plus cher.
« -Revendront ?
« -Oui. Certaines personnes … aisées, investissent dans l'art pour mieux revendre les toiles et gagner de l'argent... Ce n'est pas juste pour l'artiste, parce que lui, n'aura touché que le prix de base et qu'il ne touche rien lors des reventes, mais c'est le business de l'art... Les plus grands peintres d'hier sont morts dans la misère et voyez combien il faut débourser aujourd'hui pour acquérir un Van Gogh par exemple... Le monde de l'art est injuste avec ses artistes.
« -En effet.
« -Mais Winchester a un talent inouï et il sera très vite à l'abri du besoin, je peux vous le garantir.
« -Merci pour lui.
« -Oh mais ce n'est pas moi, c'est lui ! Il a de l'or dans les mains et il me tarde vraiment de le rencontrer.
« -Vous inquiétez pas... Il sera là le jour du vernissage... Mais il est un peu... timide. Je sais pas pourquoi d'ailleurs, il est pas comme ça dans la vie, mais cette exposition... ça le stresse je crois. Mais il sera là jeudi, je vous le promet.
Castiel sourit. Il était impatient !
Puis, lui prenant la dernière fiche que lui tendait Castiel, celle de l'« Hudson », Samuel fronça le front.
« -Vous avez écrit « Vendue ».
« -Oui, ça évitera que je passe mon temps à répéter qu'elle n'est pas à vendre.
« -Ingénieux ! Dit Samuel dans un sourire.
Castiel lui fit alors un sourire contrit et Samuel n'insista pas.
...
Puis, vers dix-huit heures, Castiel ferma la galerie et ils se quittèrent sur le trottoir, Castiel assurant à Samuel qu'il l'appellerait le lendemain pour lui annoncer les ventes.
...
Rentrant directement chez lui, Castiel posa ses affaires, ôta sa veste et alla s'échouer de tout son long sur son canapé.
Contemplant son plafond, il souffla de dépit.
Il était extrêmement déçu.
Il tenait tellement à avoir cette toile.
Et elle venait de lui passer sous le nez... et ça l'énervait un peu, il devait bien le reconnaître.
Fermant les yeux en soufflant encore, mais d'agacement cette fois, face à sa propre image d'enfant capricieux qui fait la gueule parce qu'il n'a pas eut ce qu'il voulait, il secoua la tête.
Puis, sortant d'une autre case de son cerveau pour s'imposer derrière l'écran de ses paupières closes, le visage de Dean s'imposa à lui... Voilà encore quelque chose qu'il aimerait avoir et qu'il n'aura jamais...
Mais au moins, tout comme il peut profiter d'avoir la toile dans sa galerie pour pouvoir la contempler à loisirs, il peut aussi avoir un extrait de Dean pour une soirée !
Et c'est à cette pensée qu'il sourit et se leva précipitamment pour aller récupérer son téléphone dans la poche de sa veste, avant de revenir s'allonger dans le canapé.
Il se sentait fébrile, l'excitation, la joie, toutes ces émotions lui traversèrent le corps en même temps et c'est en soufflant, qu'il chercha le numéro de l'agence SPN'scort dans ses appels passés.
Une fois le numéro trouvé, il souffla encore, il était au bord de l'euphorie et ses mains en tremblaient d'anticipation.
Et une fois quelque peu calmé, il appuya sur « appel »
Attendant alors qu'on lui réponde, il sentait son cœur battre à tout rompre et vint le moment tant attendu.
...
[SPN'scort, Bonjour. Charlie à l'appareil, je vous écoute.
« -Bonjour, je vous appelle pour réserver un escort pour jeudi soir.
[Bien sûr, qu'elle type de prestation désirez vous Monsieur ? Vous avez le code ?
« -Oui le 4-88(BFS) Jay ! Je veux Jay ! Insista-t-il.
[Jay ? Oh vous avez déjà fait appel à nos services ?
« -Oui, samedi dernier.
[Samedi dernier... Oui je vous ai ! Monsieur Novak c'est ça ?
« -Oui c'est moi.
[Vous avez donc été satisfait de la soirée de samedi...
« -Oh oui tout à fait.
[OK. Donc pour Jay, il n'y a pas de problème, il est libre... A quelle heure doit-il se présenter chez vous ? …
...
Castiel la renseigna sur ce qu'elle devait savoir, prenant une rallonge de temps jusqu'à trois heures du matin, pour être sûr qu'il soit là tout le long du vernissage qui finirait au grand max à deux heures et qu'il ait le temps de remettre tout en place avec les employés de la soirée, de fermer et de le ramener avant l'heure fatidique.
La tentation d'y ajouter une heure de plus, pour pouvoir être seul avec lui, avait été grande, mais il se raisonna avant de faire cette bêtise et se contenta de ce qu'il avait décidé en premier lieu.
Puis, une fois tout réglé, il raccrocha et c'est à l'aveugle qu'il déposa son portable sur la table basse, étant trop occupés à fixer de nouveau le plafond, un immense sourire sur les lèvres, tellement il était heureux à l'idée de revoir Dean dans quelques jours.
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Le lendemain, à quatorze heures, Castiel pénétra dans la galerie, en prenant soin de refermer derrière lui.
Profitant de la demie heure qui lui restait avant l'arrivée du premier client pour la pré-expo, il commanda des caisses de champagne chez son fournisseur habituel, en fit de même pour les petits fours et canapés chez son traiteur et appela quelques personnes qu'il recrutait aussi d'habitude en extra pour le service, ainsi que le portier qui vérifierait les invitations à l'entrée et qui furent tous présent à l'appel.
…
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Pendant ce temps, Dean s'était garé à peu près à la même place que la veille.
Venu ici pour aller voir Castiel et enfin se présenter à lui en tant que lui même, une fois sur place, il n'arriva pas à se décider à descendre de voiture pour y aller.
Se dégonflant lamentablement.
Et c'est en se traitant de crétin, qu'il se contenta de l'observer à nouveau... de loin.
…
Puis, vers quatorze heures trente, une magnifique Ferrari 250 bleu nuit arriva et un homme d'une cinquantaine d'années accompagné d'une adolescente qui devait être sa fille, en descendirent avant de se diriger vers l'entrée de la galerie et Castiel se précipita à la porte pour ouvrir.
Ils firent alors le tour de l'exposition, avant de retourner un peu sur leurs pas, restant à discuter quelques minutes devant la même toile.
Puis ils s'éloignèrent vers le fond de la galerie, encore quelques minutes, avant que Castiel ne les raccompagne à la porte et qu'ils partent.
Quelques minutes plus tard, c'est une Rolls blanche avec chauffeur qui stationna devant la galerie et une femme dont il ne vit pas grand chose à part le minuscule petit chien qu'elle avait dans les bras, sortit du véhicule... Castiel lui ouvrit et le même scénario se reproduisit :
Visite... Retour devant une toile... Le fond de la galerie et de départ...
Ensuite toutes les demies heures, vinrent un couple dans une Mercedes, une vieille dame élégante dans une Rolls noire et pour finir un autre homme d'une cinquantaine d'années conduisant une sublime Subaru dernier cri de couleur grise et tous répétèrent le même rituel avant de prendre rapidement congé.
Comme l'avait prévenu Samuel, tous ces gens aisés avaient la primeur de l'exposition pour acheter ses toiles et il se demanda combien d'entre eux avaient put en acheter et...lesquelles ?
...
Puis, une fois seul, Castiel se posta de nouveau devant l'« Hudson », ce qui le mit mal à l'aise et il le vit amener son téléphone son oreille.
Une fois son appel terminé, il le regarda ensuite retourner au fond de la galerie récupérer ses affaires et sortir.
Amenant alors sa main au dessus de ses yeux pour se protéger de l'éblouissement du soleil, Castiel regarda vers lui avant de traverser la route dans sa direction.
Se couchant alors sur ses sièges en se répétant qu'il était un crétin fini, surtout si Castiel l'avait vu, il entendit ses pas s'approcher et son téléphone se mit à sonner.
Décrochant rapidement, il regarda Castiel passer juste devant sa voiture, se redressant derrière le volant, alors que Samuel hurlait dans son oreille.
[20.000 DOLLARS ! Cinq TOILES ! 20.000 dollars ! Il en a vendu cinq Dean ! Cinq ! Et tu empoches pas moins de 20.000 dollars mon pote !
Dean en resta bouche bée, regardant Castiel monter dans sa voiture qui était dans la rue adjacente à quelques mètres de lui et qu'il n'avait pas vu.
[Dean tu es là ?
« -Oui oui, je suis là Samuel... Laisse moi réaliser s'il te plaît.
[Tu sais ce qu'il te reste à faire maintenant n'est-ce pas ?
« -Oui. Dit-il dans un souffle à travers un sourire.
[20.000 dollars ! Bon, la galerie a son petit pourcentage, mais imagine un peu le jour du vernissage !
« -Non j'y arrive pas trop là...
[J'veux bien te croire ? Mais je suis super heureux pour toi mon frère. Tu vas pouvoir te payer tout ce que tu veux, fini la galère.
« -Mais tu as droit à ta part aussi...
[Non non non non non ! Pas de ça entre nous. Je le fais parce que t'es mon pote Dean, parce que t'es mon frère. Y'a pas moyen que j'en croque, c'est Ton art, Tes œuvres, Ton fric !
« -Oui mais sans toi tout s'..
[Bon ok ! Je t'autorise à m'inviter au Mac Do si tu veux, mais c'est tout. J'ai pas besoin de fric tu le sais bien.
« -Samuel... Laisse moi au moins te rembourser tout ce que je te dois...
«[Tu ne me dois rien Dean.
« -Tu fais chier Samuel.
[Mais moi aussi je t'aime vieux.
Dean rit.
« -Merci.
[Ne me remercie pas. C'est Novak que tu dois remercier, c'est lui le virtuose qui a vendu tes toiles... Faut vraiment que tu viennes au vernissage.
« -J'y serai, t'inquiète pas.
[J'y compte bien. Je lui ai promis Dean, ne me fais pas mentir.
« -Non non... Il est hors de question que je loupe cette soirée.
[Bien. Me voilà rassuré. Bon je vais te laisser, j'ai un rencard.
« -Oh ! Et comment elle s'appelle ?
[Je l'appelle Maman en général.
Dean explosa de rire et Samuel en fit de même à l'autre bout du fil.
...
[Hey ! Finit-il par dire un fois calmé. N'oublie pas ce que tu m'as promis Dean.
« -J'y vais de ce pas.
[OK. Génial... 20.000 dollars ! Répéta-t-il avant de raccrocher.
Dean sourit en secouant la tête et posa son téléphone sur le siège à coté de lui.
Bon ! Il avait quelque chose d'important à faire maintenant !
Et c'est décidé, qu'il s'engagea dans la circulation.
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De son coté, Castiel était fou de joie.
Cinq toiles de Winchester étaient déjà vendues, la galerie était fin prête, le champagne et les petits fours commandés et seraient livrés le jour même du vernissage, tous ses serveurs et son portier s'étaient révélés libres pour la soirée et le jour approchait où il allait enfin pouvoir rencontrer l'artiste en personne, bref, il était très content. Et cerise sur le gâteau, Dean serait là aussi... le comblant jusqu'à l'euphorie.
En plus il était attendu chez ses parents qui revenaient d'un long voyage et ne se retrouverait donc pas tout seul chez lui, alors oui, c'était une très bonne journée.
Alors pour partager sa joie, il s'arrêta en chemin chez un fleuriste, pour acheter un bouquet de roses blanches et d'œillets roses à sa mère qui en raffolait et fit un saut chez un caviste, pour y prendre une bonne bouteille de vin français pour son père, qui appréciait déguster un bon bordeaux à l'occasion.
Puis, il fila directement chez eux.
…
La soirée se passa alors dans une ambiance agréable.
Eux lui racontant leur dernier voyage aux îles canaris et lui de l'artiste de talent qu'il exposait, leur montrant les polaroids qu'il avait apporté pour l'occasion et souriant du fait qu'ils flashent tous deux sur la toile de l'« Hudson » tout comme lui...
« Au moins les chats font pas des chiens. » Se dit-il.
Il leur parla aussi d'un jeune homme qu'il avait rencontré, sans leur donner les détails et qui lui avait fait prendre conscience qu'il n'avait plus envie de vivre seul.
Son père plaisanta alors en lui disant qu'il n'avait qu'à revenir vivre avec eux et sa mère voyant sa détresse à travers son sourire de façade, lui sourit en caressant sa joue, en lui disant de ne surtout pas retourner vivre avec Balthazar en désespoir de cause. Que l'amour viendrait bien un jour frapper à sa porte et qu'il devait juste être patient.
Et tout ce qu'il vit, lui, dans cette image de l'amour qui vient frapper à la porte... C'est Dean... le jour où... il avait frappé à la sienne...
Et il pensa en souriant, qu'il allait le revoir bientôt et que bien que ça l'arrangeait puisque Balthazar allait être là et qu'il fallait que son « boy friend » soit là aussi, revoir Dean et jouer la comédie du petit ami, pouvoir le toucher, être avec lui, allait rendre sa soirée plus que magique.
Oh oui il lui tardait vraiment de le revoir...
…
Castiel passa ensuite la nuit sur place, dans sa chambre d'ado restée intacte.
Sa mère ne voulant pas qu'il reprenne le volant alors que son père et lui avaient vidé la bouteille de vin et lui ne voulant pas la contrarier, il avait accepté, sans vraiment trop rechigner.
Ca lui faisait plaisir en réalité de rester auprès d'eux, ils lui faisaient du bien au moral.
Et il s'endormit très vite, sûr de ce dont il allait rêver...
Le même rêve depuis trois nuits maintenant...
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Le lendemain, réveillé par une douce odeur de gâteau et de café frais, il sauta sous la douche, s'habilla de ses vêtements de la veille et descendit sur la terrasse rejoindre ses parents qui l'avaient attendu pour prendre leur petit déjeuner.
Puis le temps étant agréable, il décida d'en profiter et de rester la matinée dans le cocon familiale.
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Se garant devant la maison de Castiel, ce mec qui avait chamboulé son cœur en quelques heures et sa vie en quelques jours, Dean souffla longuement pour canaliser son angoisse, cette peur du rejet auquel il ne savait pas comment réagir.
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Puis, descendant de voiture, il se dirigea d'un pas décidé vers la porte, se remémorant la première fois où il avait posé les pieds ici, rempli appréhension d'avoir un homme pour client pour la première fois, ce soulagement qu'il avait ressentit quand Castiel lui avait ouvert sa porte et ce coup au cœur, ce frisson, de désir immédiat pour cet inconnu.
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Frappant discrètement dans un premier temps et n'obtenant aucune réponse, il frappa à nouveau un peu plus fort.
Mais Castiel ne lui ouvrit pas.
Reculant alors de quelques pas pour la voir, il jeta un coup d'œil à l'allée et n'y trouva pas la voiture de Castiel, tournant alors sur lui même, il regarda les voitures garées dans la rue et il ne l'y trouva pas non plus.
Castiel n'était pas là.
« Merde ! » Se dit-il à haute voix en se mordillant la lèvre.
Puis, réfléchissant deux secondes, se disant qu'il n'allait pas l'attendre, Castiel pouvait revenir très vite comme très tard et ce n'était pas idéal.
Il n'avait donc plus qu'une seule solution.
Cherchant à tâtons dans sa veste, il en sortit un tout petit carnet de croquis dont il ne se séparait jamais, écrivit rapidement ce qu'il voulait y noter :
[ Appelle moi à n'importe quelle heure, mais appelle moi c'est important !]
[ Dean. ]
Suivit de son numéro de téléphone.
Puis il arracha la feuille, avant de la glisser dans la boite aux lettres de Castiel encastrée dans la porte et repartit pour aller jeter tout de même un coup d'œil à la galerie, au cas où il serait là-bas.
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Ayant accepté l'invitation de sa mère de rester pour le repas de midi, Castiel ne rentra chez lui qu'à quatorze heures, revigoré comme jamais.
Et c'est en passant sa porte, qu'il décida de poursuivre sa journée dans le même ton.
Il allait bien, ses murs ne l'oppressaient pas, alors il allait rester ici !
Farniente !
En plus le lendemain serait une grosse journée, alors il méritait bien ce jour de repos !
Alors pour commencer, il allait prendre un bon bain bien chaud.
Il ne le faisait que rarement mais là, il allait s'en faire un plaisir.
…
Il fila donc jusqu'à sa chambre, alla dans la salle d'eau allumer d'eau pour remplir la baignoire, sans oublier d'y verser une goutte de bain moussant, il avait toujours adoré les bains moussants.
Puis il retourna dans sa chambre et se déshabilla tranquillement, laissant le temps à sa grande baignoire de se remplir.
Une fois nu, il repassa alors dans l'autre pièce et pénétra délicatement dans la baignoire, un pied après l'autre, puis, immergeant lentement son corps dans l'eau chaude jusqu'à ce qu'il le soit entièrement, il souffla de satisfaction, avant de couper l'eau en baissant le levier du robinet de son pied.
Souriant, les yeux clos, il se dit qu'il devrait s'offrir ce genre de moment plus souvent et glissant un petit peu, il plongea la tête sous l'eau quelques secondes avant de la ressortir.
Passant ses mains sur son visage, il les fit ensuite remonter dans ses cheveux pour les ramener en arrière avant de poser ses bras sur les bords de la baignoire et de laisser aller sa tête en arrière, les yeux clos, afin de profiter un maximum de cet agréable moment.
…
C'est quand il se rendit compte que l'eau n'était plus très chaude et que pratiquement toute la mousse avait disparu, qu'il se décida à sortir.
Ouvrant le bouchon pour vider l'eau, il quitta la baignoire et s'emmitoufla dans un gros peignoir noir en souriant toujours.
Il était bien, détendu et c'est en souriant encore qu'il rinça rapidement la baignoire et retourna dans sa chambre .
Se contentant alors d'enfiler un boxer, il referma la ceinture de son peignoir et fila dans la cuisine.
Il était seize heures et il avait un creux.
...
Mangeant rapidement quelque biscuits qu'il fit passer avec un café noir, debout devant la fenêtre de la cuisine, il pensait à la journée du lendemain.
A ce vernissage où il allait enfin pouvoir rencontrer cet artiste merveilleux dont il était tombé amoureux du travail, mais aussi et surtout... A Dean... qui allait revenir et...
Interrompu dans ses pensées par son téléphone qui se mit à sonner, il se précipita dans le salon pour décrocher.
« -Allô oui ?
[Monsieur Novak ?
« -Oui c'est moi.
[Bonjour, je suis Charlie de l'agence SPN'scort, je vous appelle au sujet de la prestation que vous avez réservé pour demain soir.
« -Oui... Dit Castiel tout bas, immédiatement submerger par un énorme et mauvais pressentiment.
[Je suis navré Monsieur Novak, mais nous nous retrouvons dans l'obligation de l'annulée.
« -L'annulée ? Dit-il la gorge serrée. Pourquoi ?
Son cœur battait à tout rompre.
[L'escort que vous aviez choisi, Jay, a quitté notre agence Monsieur...
Et là Castiel se sentit vaciller.
La pièce se mettant à tourner, il fit deux pas en arrière pour s'appuyer au mur, le souffle court, il était perdu.
[Allô ? Monsieur, vous êtes toujours là ?
« -Oui... Souffla-t-il tout bas machinalement, les yeux dans le vide.
[Il y a toujours quand même une possibilité de maintenir cette prestation, il suffit que vous choisissiez un autre escort parmi les trois autres... Nous avons Matt qui pourrait...
Coupant l'appel, Castiel se laissa alors glisser le long du mur jusqu'au sol.
« -Merde... Souffla-t-il douloureusement.
Au bord des larmes, son cœur lui faisait si mal, qu'il ne savait plus quoi faire, totalement désemparé.
Son illusion venait de s'évaporer dans les airs et s'il s'était déjà sentit bien seul, cet instant fut pire que tous les autres.
Et il se trouva pitoyable.
Qu'avait-il espéré avec ce boy friend de location ? Ca n'aurait jamais mené nul part.
Pourquoi s'était-il accroché à ça ?
Dean avait une vie et il n'en avait jamais fait partie.
Il n'était qu'un client... Un client comme les autres, Dean lui avait donc fournit un service, rien de plus.
Maintenant Dean avait quitté cette agence, il poursuivait sa vie... quelque part et lui et bien... Lui était toujours là... toujours le même, toujours... personne... pour personne...
« -Merde... Souffla-t-il à nouveau en se relevant du sol où il laissa son téléphone.
Puis, il prit la direction de sa chambre et se laissa échouer sur son lit, fermant les yeux pour essayer d'oublier l'étau qui lui compressait le cœur à en hurler.
…
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