Chapitre 1 : Lord Mallory
Un an tout juste venait de s'écouler depuis la mort du tristement célèbre Harry Potter. La population sorcière considérait cet anniversaire macabre comme une journée semblable à toutes les autres, même si certains se sentaient quand même soulagés par le décès du Survivant. Après les traitements qu'il avait dû endurer pendant ses sept années d'incarcération, toute évasion de sa part aurait plongé le monde magique dans le chaos le plus total. Après tout, il était Celui-qui-avait-vaincu, ayant terrassé une nouvelle fois Lord Voldemort à seulement dix-sept ans… et emprisonné à vie dans la plus sombre des geôles d'Azkaban pour ce « crime ».
En huit ans, le monde magique n'avait pas vraiment changé. Les sang-purs avaient maintenu une certaine influence sur la politique, mais le gouvernement avait pour sa part, changé drastiquement. Le Ministre de la Magie n'était autre qu'Arthur Weasley, l'un des seuls employés du Ministère à ne pas avoir été entaché par la conspiration de Lord Voldemort. Malgré son honnêteté, le père de famille était un homme complaisant… si complaisant que cela le dotait d'une faiblesse difficile à surmonter, en particulier vis-à-vis de sa famille.
Profitant du salaire particulièrement élevé de son mari, Molly avait entrepris de « rénover » complètement le Terrier, changeant la maison d'aspect désordonné en un manoir assez semblable à ceux des grandes familles de sang-pur. C'était d'autant plus étrange de voir une si grande maison car seul le couple y résidait désormais, leurs sept enfants ayant quitté le domicile parental.
Les jeunes Weasley avaient eux-mêmes bien changé en huit ans. Si Charlie était resté en Roumanie, préférant la compagnie des dragons à celle des hommes, il était d'ailleurs l'un des seuls à ne pas avoir profité de l'influence de son père pour grimper les échelons de la société.
En effet, Percy ne s'était pas gêné pour briguer le poste de Sous-secrétaire du Ministre, poste précédemment occupé par Dolores Ombrage, sous le simple prétexte qu'il était plus expérimenté que son père en ce qui concernait les affaires du cabinet ministériel. Bill avait également quitté Gringotts et travaillait désormais au Bureau de la Coopération Magique Internationale, en tant que Directeur de l'OICM, l'Organisation Internationale du Commerce Magique.
En ce qui concernait Ron, le jeune rouquin n'avait pas développé d'ambition ministérielle. Sélectionné chez les Canons de Chudley grâce aux pressions exercées par son père, il avait mené l'équipe à la victoire trois années consécutives, se bâtissant la réputation d'une Star montante du Quidditch. Bien sûr, personne ne savait que le jeune Weasley buvait une dose de Felix Felicis avant chaque match… En effet, les effets secondaires, notamment sa nette tendance à l'imprudence ou sa trop grande confiance en lui, faisaient partie intégrante de son caractère, et n'étaient qu'exacerbés par la potion.
Joueur de renommée nationale et mari de la sorcière la plus intelligente de sa génération, le jeune Weasley avait tout pour être heureux… mais il ne l'était pas. Si ses premiers mois de mariage avec Hermione lui avaient semblé idylliques, ils avaient bien vite tourné au cauchemar lorsque la Gryffondor avait accepté de devenir Professeur de Métamorphose, McGonagall ayant décidé d'assumer ses fonctions de Directrice de Poudlard à plein temps.
Les premiers temps, la jeune femme était revenue tous les soirs au Terrier, puis un soir sur deux, ensuite les week-ends… jusqu'à ne plus revenir que pour les vacances. Son rôle de professeur semblait l'avoir complètement absorbée, au point qu'elle en oubliait complètement son époux.
Ron ne pouvait pas dire qu'il avait réagi de la meilleure manière possible… puisqu'il avait commencé à enchaîner aventure sur aventure, pour oublier cette triste réalité. Même lorsque la mort de Potter avait été annoncée, Weasley n'avait pu s'empêcher de ressentir de la jalousie à son égard. Il était Celui-qui-a-vaincu et son nom entrerait dans les livres d'Histoire quoi qu'il advienne. En revanche, celui de Ron ne serait mentionné que dans d'obscurs livres de Quidditch anglais… il fallait qu'il devienne plus célèbre, qu'il entre dans la légende…
Ses nuits passées avec des inconnues, qui n'étaient autres que des fans du « célèbre Ronald Weasley », lui permettaient de se délasser et d'oublier un peu la pression de son coach et de la fédération. Il leur jetait un sortilège d'amnésie la plupart du temps, ayant peu envie que ces filles se mettent à parler « d'avenir » ou ne cherchent à le faire chanter. Il y avait toutefois une exception à cette règle, en la personne de Lavande Brown Finnigan, son ex-petite-amie mais aussi la femme de son vieil ami Seamus.
Celle-ci ne supportait pas que son époux ne soit qu'un simple employé du Ministère, alors qu'elle-même restait à la maison toute la journée. D'autant plus qu'elle dépensait une bonne partie du salaire de Seamus pour faire du shopping. Devenir la maîtresse de Ron lui avait permis d'améliorer son train de vie, surtout lorsque le rouquin lui achetait des bagues ou des colliers de perles hors de prix.
Il y avait enfin Ginny, dont la vocation ne s'était révélée ni dans le Quidditch, ni au Ministère. Ayant également profité de l'influence paternelle, la jeune Weasley avait été engagée comme reporter à la Gazette du Sorcier avant de parvenir à surpasser Rita Skeeter en tant que journaliste à scandales la plus douée de sa génération au bout de seulement quelques mois. Véritable experte dans la manipulation de l'information, elle savait user de son pouvoir médiatique pour aider les gens qui lui plaisaient et… faire chuter la côté de popularité de ceux qui avaient le malheur de lui déplaire.
Elle sortait actuellement avec Stephen Cornfoot, un sorcier de sang-pur âgé d'un an de plus qu'elle. Son choix s'était porté sur cet ancien Serdaigle car celui-ci travaillait actuellement au Bureau International des Lois Magiques et qu'elle souhaitait obtenir des informations pouvant incriminer son patron. Sachant jouer habilement de ses charmes, la jeune femme était certaine qu'il ne lui faudrait pas longtemps avant de lui faire avouer tout ce qu'il savait…
Plusieurs autres membres de l'Ordre avaient aussi profité de l'occasion pour prendre de l'avancement, comme Kingsley, qui était devenu Directeur du Bureau des Aurors. Ce n'était en revanche pas le cas de tous.
En effet, de rares personnes avaient plaidé l'innocence du jeune Potter et s'étaient vues bien vite écartées de la scène publique. Parmi eux, on comptait Remus Lupin, Tonks, les jumeaux mais aussi Neville, Luna et surtout un homme duquel on ne s'y serait jamais attendu… Severus Rogue.
Toutefois, ce jour était particulier pour une autre raison. Comme le prévoyait la loi, si personne ne venait hériter des biens d'un sorcier au bout d'un an, ceux-ci devenaient automatiquement la propriété du Ministère de la Magie. C'était un décret passé un peu plus de six mois auparavant, spécialement en prévision de l'anniversaire de la mort de Potter.
C'était également la raison pour laquelle Percy et Ron étaient présents à Gringotts de si bon matin. Le sous-secrétaire avait promis à son cadet une part raisonnable des biens du défunt Survivant, assez en tout cas pour rembourser ses nombreuses dettes. Se présentant à l'un des guichets prioritaires, réservés aux employés du Ministère, Percy prit la parole de ce ton pompeux si caractéristique qui ne l'avait pas quitté depuis sa nomination de préfet, bien des années plus tôt.
- Nous venons prendre possession des biens d'un sorcier laissés sans légataire depuis un an, jour pour jour.
Le gobelin leva la tête de ses registres et adressa un regard perçant aux deux sorciers. Peu importe le nombre de fois où ils en verraient, les deux frères ne s'habitueraient jamais aux yeux scrutateurs des êtres de cette espèce, ils étaient tout simplement trop… effrayants.
- Quel nom ? Les interrogea le gobelin d'une voix neutre en attrapant un autre registre.
- Harry Potter. Répondit Percy d'un ton solennel.
Le gobelin ouvrit le livre et tourna plusieurs pages. Arrivant enfin au nom en question, il releva la tête avant de s'adresser au sorcier d'un ton tout aussi morne.
- Le légataire s'est déjà présenté ici, il y a plus de huit mois.
- Le légataire ? Vous devez faire erreur ! Potter n'avait plus aucun parent vivant ! S'exclama le sous-secrétaire d'une voix hystérique.
- Il n'y a pas d'erreur. Un test de parenté a été effectué, et son sang était bien apparenté à celui de Mr Potter. Les papiers sont en règle.
Toute couleur quitta le visage du rouquin. Il n'avait jamais imaginé que son plan échouerait. Les registres n'indiquaient aucun parent magique vivant, raison pour laquelle l'orphelin avait été placé chez les Dursley après la mort de ses parents… mais des moldus ne pouvaient pas hériter des biens d'un sorcier, n'est-ce pas ?
- Qui est le légataire ?! Etait-ce un moldu ? Si tel est le cas, vous devez savoir que laisser un moldu prendre possession des biens des sorciers est illégal par le décret n°3513 du Ministère, n'est-ce pas ?
Jamais Percy n'avait été aussi reconnaissant à Lucius Malefoy d'avoir fait passer une loi à l'encontre des moldus. Ainsi, les biens acquis par un sorcier, même né-moldu, ne pouvaient être hérités que par un autre sorcier, empêchant les moldus de mettre la main sur une quelconque somme au décès d'un parent sorcier.
Le gobelin ne cilla même pas face à l'emportement du sous-secrétaire du Ministre et se contenta de répondre avec la même sérénité.
- Le légataire était un sorcier, cela a été vérifié en même temps que le test de parenté. Toutefois, nous ne pouvons vous révéler son identité.
- Comment ?! Vous y êtes obligés ! Le décret n°4709 vous oblige à nous donner le nom de n'importe lequel de vos clients, à partir du moment où celui-ci est impliqué dans une enquête ordonnée par le Ministère !
- C'est tout à fait exact. Néanmoins, le légataire n'est pas client de la banque Gringotts, nous n'avons donc aucun accès à ces informations.
La mâchoire de Percy manqua de se décrocher lorsqu'il entendit les dernières paroles prononcées par le gobelin. Il ne lui serait jamais venu à l'esprit qu'un sorcier puisse ouvrir un coffre dans une autre banque que Gringotts. Après tout, la quasi-totalité de la population sorcière possédait au moins un coffre dans la banque gobeline, à tel point que les gobelins étaient reconnus pour avoir le monopole sur les épargnes des sorciers britanniques alors… comment était-ce possible ?
- Pouvez-vous nous indiquer le nom de la banque dans laquelle il possède un coffre ? L'interrogea Percy, d'un ton plus mesuré.
- Oui. Il s'agit de la banque Thomson & French. Y a-t-il autre chose ? J'ai plusieurs dossiers en attente et il serait… regrettable que je fasse attendre le Ministère, n'est-ce pas ?
- Oh… Oui, ce sera tout. Merci pour votre aide. Répondit Weasley d'un air absent.
Les deux frères quittèrent la banque, arborant chacun un air pensif sur leurs visages. De son côté, Ron se demandait comment il allait faire pour rembourser ses dettes sans l'argent de Potter. Il ne pouvait décemment pas en demander à Lavande… peut-être pourrait-il se servir de ses aventures d'une nuit, en prenant leur argent avant de leur effacer la mémoire ?
Percy avait tout autre chose à l'esprit. Notant sur son agenda de se renseigner au plus vite sur cette fameuse banque, il lui fallait également découvrir qui pouvait bien être ce « parent » de Potter. La famille étant l'une des plus anciennes et des plus riches du pays, il ne serait pas bon qu'une personne possédant une telle fortune se trouve dans la nature sans qu'ils n'aient la moindre information à son sujet.
Les deux sorciers étaient tellement absorbés par leurs pensées qu'ils n'avaient pas vu la silhouette qui ne les avait pas quittés des yeux depuis leur sortie de Gringotts. Portant sa main à son oreille, l'homme dissimulé dans l'ombre prononça quelques mots à voix basse.
- Ils sortent à l'instant. Je vais continuer à suivre l'Ambitieux. Leo va filer l'Envieux. Balan, terminé.
Jetant un regard triste sur la Fontaine de la Fraternité, Hermione commença à se demander si elle avait bien fait de venir. Consciente que son mariage était en péril suite à ses fréquentes absences à Poudlard, tout en sachant que ses responsabilités de professeur étaient importantes, la jeune enseignante avait essayé de trouver un compromis. Ce compromis avait pris la forme d'une visite du Ministère, pour tous les élèves de première année, mais surtout pour les nés-moldus, qui avaient encore des difficultés à s'intégrer dans le monde magique.
Ayant confié les élèves aux professeurs Flitwick et Chourave, la jeune femme s'était éclipsée pour essayer de rejoindre son époux. Ron aurait normalement dû se trouver au Ministère aujourd'hui puisqu'il lui avait dit qu'il rendrait visite à Percy. Toutefois, lorsqu'elle se rendit au bureau de ce dernier, on l'informa que Ronald était effectivement passé mais que les deux frères avaient rapidement quitté le bâtiment, voilà plus d'une demi-heure.
C'est ainsi que l'ancienne Gryffondor se retrouvait assise sur un banc, dans l'Atrium, se demandant quoi faire. Lorsque des murmures étouffés lui parvinrent aux oreilles tel un bourdonnement incessant, elle consentit enfin à relever la tête. La source de toute cette agitation n'était autre que deux hommes, qui attiraient singulièrement l'attention.
Le premier, bien que complètement humain, était très grand, mesurant au moins 1m95. Ses cheveux châtain, coupés courts, encadraient un visage franc et carré. Doté d'une musculature appréciable, l'homme d'environ trente ans semblait scruter furtivement les alentours de ses yeux noisette, comme pour vérifier qu'aucune menace ne rôdait dans les alentours. Il était vêtu d'une robe de sorcier noire, simple mais assez élégante.
L'autre homme en revanche, n'avait pas du tout la même allure. Haut d'environ 1m85, ses cheveux noirs lui arrivaient jusqu'aux épaules, coiffés dans une manière similaire à celle de Sirius, en un peu plus soignés. Il était vêtu d'une longue robe de sorcier mais aussi d'une cape bleu nuit, et tenait dans sa main une canne assez semblable à celle de Lucius Malefoy mais dont le pommeau représentait la forme d'un oiseau plutôt que celle d'un serpent.
Agé d'environ vingt-cinq ans, le second homme n'attirait pas tant le regard par ses vêtements hors de prix mais davantage par son allure et surtout par son visage. Marchant avec la prestance d'un prince, il avait un visage pâle et des traits angéliques. Pour la première fois depuis plusieurs années, Hermione sentait son cœur battre à vive allure dans sa poitrine.
Néanmoins, l'esprit analytique de l'épouse de Ron reprit rapidement le dessus et elle se rapprocha de son groupe d'élèves, et plus précisément du professeur Flitwick pour l'interroger.
- Filius, savez-vous de qui il s'agit ? Demanda l'enseignante en désignant l'inconnu aux cheveux noirs du regard.
- Oh, bien sûr ! Je l'ai rencontré lors d'une compétition de duel à laquelle j'étais venu assister cet été. Bien que je me sois retiré il y a des années, je n'en aime pas moins voir le niveau des jeunes générations. Et de tous les tournois auxquels j'ai pu assister ces dix dernières années, celle-ci était assurément le plus croustillant ! D'autant plus que c'est lui qui l'a remporté, c'est vraiment un excellent duelliste…
- D'accord mais quel est son nom, professeur ? Le pressa Hermione, essayant de masquer l'impatience dans sa voix.
- Ah, bien sûr. Ce jeune homme se fait appeler Lord Mallory. Je crois qu'il vient de France, ou peut-être d'Italie… mais il aurait également des racines anglaises. Nous avons discuté un peu après le tournoi, c'est un homme très poli et très ouvert. Il m'a même complimenté sur les tournois que j'avais gagnés dans ma jeunesse ! Un sorcier très cultivé, aussi…
Il y avait une chose qui attisait la curiosité de l'ex « miss Granger » : les mystères. Du temps de Poudlard, il s'agissait de quêtes toutes plus aventureuses les unes que les autres, la pierre philosophale, la Chambre des Secrets… mais il y avait aussi eu des personnes qui l'avaient intéressée. D'abord Harry Potter, par sa renommée et son passé méconnu… puis Viktor Krum, le célèbre joueur de Quidditch qui s'intéressait à elle en quatrième année… et enfin Ron, pour qui elle éprouvait des sentiments qu'elle ne comprenait pas à l'époque et qui s'étaient clairement dissipés aujourd'hui.
Mais alors qu'elle se trouvait en plein désarroi, cet ange descendu du ciel, ce bel inconnu au passé ténébreux se montrait devant elle, telle une friandise qu'elle mourrait d'envie de goûter. Elle voulait savoir qui était cet homme, découvrir jusqu'à ses plus noirs secrets et enfin se rapprocher de lui pour déchiffrer le personnage plus en profondeur…
Malheureusement pour elle, lorsque la jeune femme sortit finalement de ses rêveries, les deux hommes avaient disparu de son champ de vision. Poussant un soupir, elle se résigna à rejoindre les autres professeurs, tout en notant dans un coin de son esprit le nom de cet inconnu.
A plusieurs kilomètres du Chemin de Traverse, Ginny se trouvait assise dans la salle de bain de l'appartement de Stephen. Ce dernier était allongé sur son lit, ses ronflements bruyants arrachant un rictus de dédain de la part de la jeune Weasley. Poussant un soupir, elle sortit une liasse de papiers estampillés du sceau du Ministère avant de les parcourir du regard.
Un peu plus tôt dans la soirée, elle avait dîné dans un grand restaurant en compagnie du jeune Cornfoot. Comme disait sa grand-tante Murielle, In vino veritas. La vérité était effectivement dans le vin, puisqu'il n'avait fallu que trois verres de Château Margaux pour lui délier la langue. Au cours de leur conversation plutôt anodine sur leurs quotidiens respectifs, le sang-pur lui avait parlé de son patron mais aussi d'un événement peu commun arrivé dans la journée.
Un homme très riche, dénommé Lord Mallory, était venu pour obtenir des papiers officiels pour son séjour en Grande-Bretagne. Il aurait été accueilli par le Chef du Département de la Coopération Magique Internationale en personne, ce qui n'arrivait pour ainsi dire jamais. Il n'en savait malheureusement pas plus à son sujet.
Par simple précaution, la jeune Weasley avait entrepris de fouiller sa mallette et consultait à présent les fiches qu'elle contenait. C'est ainsi qu'elle tomba sur celle du fameux Lord.
Nom : Mallory
Prénom : Emrys
Titres : Lord Mallory, Comte de Morray
Nationalité : Franco-Britannique
Date de naissance : 7 novembre 1980
Lieu de naissance : Château des Mallory (demeure incartable)
Occupation : Rentier
Lieu de résidence : Château des Mallory
Informations particulières : Actionnaire de la banque Thomson & French, fortune présumée colossale, champion du Tournoi international de duel de Lyon (juillet 2005)
Le regard de la jeune femme s'attarda ensuite sur la photo d'identité qui accompagnait la fiche. L'homme était assurément très beau, tout à fait son type, à vrai dire. Ce n'était pas étonnant qu'il ait autant attiré l'attention au Ministère, surtout s'il était riche…
Un sourire plaqué sur le visage, la jeune Weasley venait de décider que cet homme serait son prochain sujet d'article… et peut-être même bien plus encore, si elle arrivait à ses fins.
