Bonne lecture!
Chapitre 1:
Aisément allongé dans son lit avec un pan de sa couverture dans les bras, un beau blond habillé d'un simple caleçon aux motifs de cœur et un tee-shirt super-man qui ne lui couvrait que la moitié du torse, dormait à point fermé. Pour lui, ce n'était qu'une journée banale de plus avec le train-train quotidien qui va avec. Pourtant, quelque chose bouscula cette routine. Et ce quelque chose n'était autre que le retentissement mélodieux de son portable qui annonçait un message. Il l'avait entendu mais ne voulait pas déjà se réveiller puisqu'il ne faisait même pas encore jour. Alors il laissa passer et se rendormi, se disant mentalement qu'il le lirait plus tard. Et ce plus tard arriva quand les lueurs trop vives du soleil l'extirpèrent de son sommeil. Avec une lenteur sans pareille, il s'étira dans ses draps, faisant tomber sa couverture à même le sol, puis s'assit au bord de son lit avant d'attraper son téléphone et d'appuyer sur le bouton du milieu. Une seule ligne apparu sur l'écran bleu et orange:
"Je t'en supliiiie pardonne moiii
De: La vieille"
Il le lit une fois, une seconde fois, une troisième fois.
"Mais qu'est-ce qu'elle veut que je fasse de ça moi? Et la pardonnez de quoi? Elle pourrait pas être plus claire!"
Mais il n'eut même pas le temps de réfléchir à ses prochaines pensées que des coups violents secouèrent sa porte d'entrée. Comme si on l'avait mis sur mode vibreur à forte fréquence. Cela recommença encore avant de totalement s'arrêter. Il n'y prêta pas une grande attention, se disant que c'était de nouveau son voisin qui avait abusé de la boisson et qui s'était gouré avec son appartement. Mais une chose inhabituelle se produisit: en effet, son voisin n'avait pas l'habitude de tenter de défoncer sa porte... et surtout, d'y arriver. Et il n'avait pas non plus de frère. Grand, baraqué, chauve, habillé d'un costard-cravate noir, ni de lunette de soleil à la Men In Black. D'ailleurs, les deux hommes étaient quasi-identique. Une chose était sûr: ce n'était pas son voisin.
"Mais qu'est-ce que...!?"
Le beau blond n'eut pas le temps de finir sa phrase que les clones de Mike Tyson se jetèrent sur lui en prenant le soin de mettre un sac sombre sur son visage et de lui attacher ses mains dans le dos. Il se sentit soulevé du sol, agrippé par les bras, et emmené en dehors de son bâtiment d'habitation. Un bruit de portière de voiture qui s'ouvre puis... plus rien. Alors qu'ils l'avaient balancé à l'intérieur de l'auto, sa tête avait malencontreusement percuté un rebord en acier. Allez savoir ce que c'était!
Lorsque notre beau blond eut recouvert ses esprits, il portait toujours le sac sur sa tête mais, étrangement, il ne se trouvait plus dans la voiture. Il en était certain, bien qu'il soit encore en position assise. Il entendit néanmoins une voix ferme et autoritaire lancer un:
"Merci Tic et Tac. Vous pouvez lui enlever maintenant."
L'aveugle artificiel cru reconnaitre cette voix, sans pour autant réussir à y mettre un visage. C'était plutôt une "impression de déjà entendu" comme celui du "déjà vu". Mais il ne put aller au bout de ses recherches mentales car une main venue de nul part lui extirpa brutalement le sac de sa tête. Le temps de s'habituer à l'illumination qui lui fit plisser les yeux, qu'une ombre imposante de par l'aura qu'il dégageait barra le chemin de la lumière. Tout d'abord, le contre-jour puis, la vue lui revint. Un homme qui ne manquait absolument pas de présence et de charme était planté devant lui, les mains dans les poches de son costume. Un costume qui devait surement provenir de ce genre de magasin qui le virerait à coup de coup de pied aux fesses.
Aux souvenirs de tout ce qui le précédait, et en y ajoutant cette vision, notre beau blond ne put que penser s'être fait kidnapper par les yakuza ou un truc de ce genre. En tout cas, il était certain de se trouver à présent dans une grosse, grosse galère.
"Tu m'appartiens, Naruto, fit le sombre personnage qui se dressait face à lui."
Ca n'en finissait pas de s'ajouter à ses craintes.
.
Naruto se trouvait à présent dans une grande salle au plafond très haut. Un lustre gigantesque apportait la moitié de la luminosité de la pièce qui était décorée de manière très rustique. Une moquette aux couleurs chaudes avec des motifs circulaires, des tables de divers jeux en bois lustré, un bar qui longe le fond de la pièce et des chaises en chêne avec des cousins rouges capitonné. Et enfin, deux larges escaliers en léger colimaçon qui menaient à l'étage supérieur qui ne pouvait être vu de là où il se trouvait.
Il aurait aimé se demander ce qu'il fichait ici mais il n'y a pas plus de vingt minutes, les deux hommes qui l'avaient violemment enlevé de chez lui lui avait expliqué. Pour une raison qu'il ignorait, il avait sur sa tête une dette d'une centaine de millier de yen qu'il devait à ce casino. Il avait tenté de leur dire qu'il n'avait même jamais mis un pied dans cet endroit mais on ne l'avait pas écouté. A la place, on lui avait donné le choix: soit il travaillait ici jusqu'à ce que la dette soit totalement remboursé, soit... et bien, un sourire plus qu'inquiétant avait achevé la phrase. Par prudence, Naruto n'avait même pas tenté de connaitre la vraie suite. Alors voilà, il se retrouvait avec un travail d'homme à tout faire contre son gré.
Sa première tâche était de disposer chaque paquet de carte aux tables de poker. En soit, c'était une mission simple. Mais ça devint tout de suite un peu plus complexe quand on s'appelle Uzumaki Naruto et que notre QI est comparable à celui d'un moineau. Après une vingtaine de minutes et un nombre incalculable d'erreur, notre beau blond pu enfin s'asseoir à une des chaises hautes du bar. Les croupiers, serveurs et barman commençait à arriver. Le dernier fut un distributeur de carte de poker. Il était inratable: les cheveux couleur rouge vif, les yeux clairs, la tenue blanche fidèle au casino et aussi, un tatouage à la signification particulière au dessus de l'œil gauche: Amour.
Pendant un moment, Naruto ne cessa de l'observer sans même sans rendre compte. Mais il ne savait pas que lui-même l'était par deux perles couleurs profondeur de l'océan.
Vous vous doutez bien de qui est le possesseur de ces "deux perles couleurs profondeur de l'océan" n'est-ce pas? Hii Hii Hii ! ^.^
Bon, la suite au prochain chapitre.
