Et voilà, vous m'avez harcelée, du coup, je poste ce chapitre en avance, au lieu de le poster ce soir comme prévu:) ce qui tombe vachement bien, vu que ce soir, je vais surement faire de la couture, pour commencer mon nouveau cosplay è_è (de dimension w , bien entendu è_è).
Je remercie chaleureusement EmYasmina, Nessie Dondake, ainsi que Tomigiel pour toutes leurs reviews:) (je t'aurai bien répondu directement, Tomigiel, mais comme tu es un guest, je ne peux le faire que dans les notes d'auteur. Soit ! Je te remercie beaucoup d'avoir pris un certain intérêt à mes histoires, j'aime avoir de nouveaux lecteurs !:) )
Sans plus d'attente, LA SUITE !
Chapitre 2 : Fraise, Cigarettes et Sandwich
Si il y a bien une chose à laquelle ne s'attendait pas Sakata Gintoki en se réveillant ce matin, c'était bien de trouver un gorille en pleurs en train de geindre devant sa porte. Et pourtant, Kondo Isao se trouvait bien là, suivi de près par Okita Sougo, le sadique de service.
-YOROZUYAAAAAAAAAAAAAAA ! AIDE MOIIIII !
Gintoki referma avec l'indifférence la plus totale la porte coulissante en la claquant avec une telle force qu'elle faillit sortir de ses rails.
-Danna, on a vraiment besoin de votre aide, cette fois-ci. Le gorille stalker n'a encore rien fait se rapportant à Shimura Tae aujourd'hui, dit Sougo d'une voix inexpressive.
Pas de mouvement.
-C'est vraiment une requête officielle, Danna... Dit Sougo.
Pas de mouvement.
-Et vous serez récompensé... Ajouta-t-il.
La porte coulissante se rouvrit, mais juste assez pour que l'œil de Gintoki puisse voir dans l'entrebâillement.
-YOROZUYAAAAAAAA ! Pleura encore plus fort Kondo.
La porte s'ouvrit en entier d'un coup sec, et le permanenté tira les deux à l'intérieur par le col de leur uniforme.
-ça va pas de gueuler comme ça de bon matin ?! Si vous avez attiré l'attention de la vieille peau en bas ou réveillé Kagura, je réponds plus de rien ! Gin-chan sera OUT ! OUT ! Psychota Gintoki.
Quelques minutes plus tard, Sougo s'époussetait l'uniforme et le remettait correctement en place, tandis que Kondo vidait une boîte de mouchoirs malheureusement placée dans son champ de vision. Boîte que Gintoki voyait se vider à mesure que les minutes passaient, à son grand désespoir. Et un ronflement pour le moment discret emplissait l'air, créant un fond sonore régulier.
Le trio s'installa sur les banquettes du bureau des Yorozuyas, et Gintoki, comme à son habitude, s'impatienta.
-Bon, qu'est-ce que vous nous voulez encore ? Pesta-t-il.
-Uaaaarrrrrrg ! Se remit à pleurer Kondo.
-Je vais expliquer, Danna, sachant que le gorille ici présent ne peut même pas débiter un mot cohérent après l'autre... Vous avez regardé les infos ce matin ? Demanda Sougo.
-Hum... J'ai regardé les fesses de Ketsuno Ana quand elle faisait la météo ce matin, mais après je me suis rendormi... Pourquoi cette question, Souichirou-kun ?
-C'est Sougo. Si vous aviez regardé, vous auriez su quelle était la situation, après tout. Il y a eu une explosion hier dans le centre-ville.
-Ah... Fit Gintoki, peu intéressé.
Sougo prit son mal en patience. Après tout, il avait exactement le même comportement vis-à-vis de certaines personnes. Du coup, il savait parfaitement quoi faire pour avoir l'attention des gens.
-Et Kestuno Ana s'est mariée...
-QUOI ?! Explosa Gintoki en hurlant debout avec un regard de demeuré.
-Du calme, Danna, c'était une blague, je voulais vérifier que vous m'écoutiez bien... Dit Sougo.
Toutefois, la planche de bois que Gintoki se prit dans la tête l'instant d'après ne fut pas une blague, et ne le fit pas rire du tout non plus. Le patron des Yorozuyas s'écroula au sol avec un bruyant « OUARG ! » sous les regards à peine surpris des deux éléments du Shinsengumi.
-La ferme, sale permanenté, j'ai encore besoin de dormir... murmura Kagura, depuis son placard qui lui servait de chambre.
La porte coulissante de sa « chambre », qui avait été entrouverte pour jeter le projectile, se referma brusquement, tandis que Gintoki, le sang en front, se releva en silence comme si rien ne s'était produit, et se rassit à sa place, face aux deux officiers du Shinsengumi.
-Bon, et c'était quoi la suite de l'histoire ? Demanda Gintoki.
-TOSHIIIIII ! C'est TOSHIIIII ! Pleura Kondo, de plus en plus fort.
On entendit un grincement de bois, et l'instant d'après, le gorille était étendu au sol, le visage en sang, tandis que Kagura regagnait son placard comme si absolument rien ne venait de se passer, alors qu'elle venait de rouer de coups en quelques secondes le commandant du Shinsengumi. Sougo et Gintoki ne lui en tinrent pas rigueur.
-Comme Kondo-san a tenté de le dire, ça concerne Hijibaka. Commença Sougo.
-Hein ? Oogushi-kun ? Qu'est-ce que l'obsédé de la mayo a encore fait ? Questionna le patron.
-Justement, c'est là la question. On ne sait pas ce qui s'est exactement passé, mais ce qui est sûr, c'est qu'il s'est rendu seul sur les lieux d'une explosion, seulement quelques minutes après, et qu'il s'est fait attaquer. Il a reçu une balle dans l'estomac...
A présent, le Yorozuya comprenait la gravité de la situation. Ce type n'était tout de même pas assez bête pour se laisser tirer dessus exprès. Ou peut-être que si. Toujours est-il qu'avoir touché le Vice-commandant démoniaque du Shinsengumi relevait de l'exploit. De plus, cela pouvait très certainement être lié à l'explosion elle-même. Ce qui dans ce cas indiquait une activité terroriste. Pourtant, il n'avait entendu aucune fanfaronnade ou revendication concernant les deux actes, et Sougo lui confirma rapidement que même en interne, rien ne leur était parvenu.
-Et donc ? C'est quoi le pronostique ? Demanda Gintoki.
La question surprit Sougo, bien qu'il ne laisse rien paraître, et il répondit :
-Aucune idée. Il est inconscient depuis qu'il a été emmené au bloc opératoire. Et les médecins ne donnent pas d'approximation pour le temps qu'il va mettre à se réveiller. Je devrai normalement être fou de joie de voir que cet abruti est sur le point de clamser, mais en réalité, je suis plutôt énervé. Quelqu'un m'a piqué mon rôle d'assassin personnel d'Hijibaka, et il ne va pas s'en tirer comme ça.
Le Capitaine du Shinsengumi était plutôt sincère pour cette fois, et Gintoki comprit alors que si quelqu'un avait cherché à s'en prendre au Vice-Commandant du Shinsengumi, et qu'il avait presque réussi à le tuer, alors il s'agissait d'un ennemi sérieux. Quelqu'un que Sougo voudrait sûrement combattre, pour prouver qu'il est le plus fort, ou pire encore, pour prouver que seul lui est capable d'attenter à la vie d'Hijikata. Bref, des ennuis en perspective. Mais si ce gars était dans l'immeuble juste après l'explosion...
-Oi, ce type, qui a tiré sur l'autre abruti de Mayora... C'est lui qui a déclenché l'explosion ? Demanda Gintoki, pensif.
Sougo leva un sourcil interrogateur, tandis que Kondo, revenu à lui, s'époussetait avant de se rasseoir sur une des banquettes.
-Parce que si il l'a fait, déjà, c'est un type dangereux, et ensuite, il y a deux possibilités : soit ce type a déclenché l'explosion, et Mayora était là au mauvais moment, soit...
-...Il a déclenché l'explosion en connaissance de cause pour attirer Toshi, compléta avec sérieux Kondo. Mais c'est quasiment impossible. Toshi n'était même pas supposé patrouiller hier, et c'est vraiment par hasard qu'il s'est retrouvé à cet endroit précis à ce moment précis... A vrai dire, rien de tout ça ne serait arrivé si je ne l'avais pas envoyé en patrouille...
Le gorille commença à renifler bruyamment, se sentant visiblement coupable de ce qui était arrivé.
Gintoki se pencha vers Sougo et chuchota :
-Hé, il va pleurnicher longtemps comme ça ?
-va savoir... Dit Sougo, inexpressif.
-Il va me saloper la banquette là... Y'a de la morve qui coule de son nez, c'est pire que « ce moment » du mois chez une femme de trente ans ! Insista Gintoki, tout en continuant de chuchoter.
Et évidemment, les deux sadiques n'étaient pas très discrets pour chuchoter. Aussi Kondo redoubla de larmes et de morve en commençant à chouiner lamentablement.
-Oiiii ! C'est ça le commandant du Shinsengumi ?! Chuchota Gintoki, en haussant le ton tout en voulant rester discret. Mais comment vous faites au quotidien ?! Vous le sortez que pour les grandes occasions, ou est-ce que c'est un sosie à chaque fois qu'il fait une apparition en public ?!
Sougo ne fit qu'hausser les épaules.
-Oiii ! Gorilla ! Arrêtes de pleurer comme ça, tu vas réveiller l'ogre rouge ! Tenta Gintoki.
Mais c'était visiblement trop tard. De mauvaises ondes sortirent du placard de Kagura, et un glissement de porte vif accompagné d'un « OMPFF ! » contrarié souligné par deux yeux rouges brillant dans l'obscurité plus tard, l'ogre rouge était de sortie, les yeux injectés de sang. Elle fixa de ses yeux de détraquée le Commandant du Shinsengumi, et sans plus de cérémonie, le souleva par le col, avant d'aller le déposer, ou plutôt l'encastrer, dans sa chambre-placard. Puis, tournant son regard,toujours garni de deux yeux injectés de sang et écarquillés, vers Gintoki, Kagura dit d'une voix quasi-robotique :
-Oi, je vais occuper ton futon toute la journée, et si j'arrive pas à dormir, je t'arrache les Biiiip et je les donne à manger à Sadaharu, ok ? Ce sera plus « Kintama », ce sera « Gin sans Tama » …
La jeune fille se dirigea ensuite vers la pièce servant de chambre au patron des yorozuyas, puis en ferma le shoji avec une étrange douceur, laissant le bureau retomber dans le silence, si ce n'est les couinements du gorille plié en huit dans le placard, et qui ne savait pas comment sortir. Ça, et les gouttes de sueur ruisselant du front de Gintoki.
-Ahem... Revenons-en à l'affaire en cours... Dit le permanenté, avec gêne.
Sougo ne releva pas, il avait déjà vu bien pire de la part des Yorozuyas.
-Et donc, pourquoi vous venez me parler de ça ? Demanda Gintoki. C'est pas que j'ai pas que ça à faire, mais ça me concerne pas trop vos affaires...
Sougo se redressa un peu, puis dit :
-Justement si, Danna... En arrivant sur place, on a interrogé quelques témoins, et ils ont tous dit avoir vu un type assez louche se faire la malle des lieux.
-Hein ?! Mais j'ai rien fait ! C'est pas parce que j'ai les cheveux pas lisses que je dois être suspect ! S'énerva Gintoki.
-Danna, j'ai pas parlé de vos cheveux, mais de l'aspect général... Rectifia Sougo.
-Ah... fit Gintoki, visiblement calmé.
-Et donc, je voulais savoir si hier, vous étiez dans le centre ville pour faire exploser une bombe... Demanda nonchalamment Sougo.
-Hum, hé bien hier, voyons voir... COMME SI J'ALLAIS ALLER EN VILLE POUR FAIRE PETER DES BOMBES ! Vous me croyez coupable, hein ? Qu'est-ce qu'il y a, vous avez pas de suspect, et du coup, vous pensez à moi en premier ? Mais Gin-san a déjà pris sa retraite ! Gin-san n'a rien fait de mal !
-Allons, Danna, nous n'avons jamais pensé ça... Insinua Sougo.
-Ah ! Comme si c'était vrai ! Mais Gin-san est innocent, parce que Gin-san tournait sa main toute la journée hier ! Répliqua le yorozuya, tout en tournant sa main pour mimer le fait de jouer au Pachinko.
Sougo soupira, puis dit alors d'un air déçu:
-ça, je veux bien vous croire, Danna.
-Hein ? Qu'est-ce que c'était que ça ? On aurait dit du mépris, venu d'une mère qui a trouvé son fils encore en train de voler les petites culottes de la voisine malgré ses avertissements, et qui est tellement habituée à ce comportement qu'elle n'a même plus de quoi être déçue, et qu'elle décide d'aller acheter un paquet entier de petites culottes neuves pour son fils ! Psychota Gintoki.
-Vous poussez l'analogie un peu loin, Danna. Mais toujours est-il que je vous vois mal tirer sur Hijibaka... On sait tous les deux très bien que le seul autorisé à faire ça, c'est moi, et que du coup, vous n'oseriez pas me voler ma proie... Résonna Sougo.
-Souichiro-kun, ton raisonnement est tellement mauvais, sur tellement de plans... Dit Gintoki, inexpressif.
-C'est Sougo, Danna. Et à vrai dire, on a de très maigres pistes concernant qui aurait pu faire ça. Donc tout ce qu'on peut faire pour l'instant, c'est entre autres d'attendre qu'Hijibaka se réveille, pour qu'il nous dise ce qui s'est passé.
-Donc, en clair, tu viens juste pour faire passer le temps ? En traînant derrière toi le stalker numéro 1 d'Edo ? Enonça Gintoki, sans croire lui même à ce qu'il venait de dire.
-Non, en effet, nous ne sommes pas là pour passer le temps, répondit Sougo, qui avait détecté l'ironie dans les paroles du patron des Yorozuyas. On aimerait que vous nous filiez un coup de main pour l'enquête...
Gintoki commença à se mettre le petit doigt dans l'oreille pour nettoyer la cire qui s'y était accumulée.
-Donc, en clair, vous êtes pas assez pour enquêter par vos propres moyens ? Déduit le permanenté.
-Le vieux Matsudaira nous as en effet emprunté pas mal d'hommes pour aller escorter le Shogun lors d'un déplacement, mais ce n'est pas tout, expliqua Sougo.
Lorsque Sougo prononça le mot « déplacement », Gintoki ne put s'empêcher d'imaginer le vieux et le shogun tout simplement en train de se déplacer d'un bar à un autre dans le quartier Kabuki.
-En fait... Continua Sougo. On voudrait que vous rentriez en contact avec le Joui pour savoir qui a pu faire le coup, de l'intérieur.
-Oi, y'a plus marqué « Shiroyasha » sur mon front depuis une dizaine d'années... Contra Gintoki. Et même si je fais ça, qui me dit que je vais pas me faire arrêter par la police ou par vous une fois l'affaire terminée ? Ne prenez pas Gin-san pour un idiot, ça lui brise le cœur...
-Comme j'ai tenté de le dire en arrivant, vous serez payé pour ce job, et nous vous donnons l'immunité pour tout ce que vous ferez d'illégal pendant l'opération. Mais évitez d'aller braquer une banque, ou de kidnapper quelqu'un...
Gintoki rangea à la hâte un contrat de mariage au nom de Kestuno Ana.
-Donc, vous pensez que c'est le Joui qui est derrière ça ? Demanda le permanenté, comme si de rien n'était.
Sougo hocha de la tête.
Décidément, Gintoki sentait que cette affaire allait très vite le mener vers une de ses connaissances insupportables. Du genre d'un leader du Joui accompagné d'un machin-truc blanc non-identifié.
Et pendant ce temps là, dans une petite ruelle d'Edo, près d'un supermarché, se tenaient deux individus de petite taille.
-Il en mets du temps... Pesta la jeune femme.
Elle mâchouillais avec une certaine hargne un petit bâton de bois, vestige d'un esquimau à la fraise, ses yeux rouges scrutant son collègue, qui n'était visiblement pas très mal à l'aise.
-Hum... Il a probablement dû faire la queue, ou quelque chose comme ça... Dit-il alors, pour combler le peu de silence qui s'instaurait.
Des bruits de pas retentirent alors dans la petite ruelle, quelqu'un marchant à grands pas lents sur le dallage. Le plus grand et plus âgé des individus était revenu, tenant dans sa main droite un sac en plastique blanc contenant très certainement de la nourriture et d'autres denrées achetées au supermarché voisin.
L'homme aux cheveux bouclés s'accroupit au sol, et commençant à déballer le contenu du sac, dit :
-Pocky aux fraises.
Il tendit le paquet à la jeune femme, qui s'en empara sans cérémonie.
-sandwich au jambon et Jump.
Il tendit les deux objets au jeune homme, qui s'empara du magazine avec une grimace.
-Si on pouvait arrêter ce running gag sur ma tête de personnage générique de shonen, ça m'arrangerait...
L'homme plus âgé leva un regard agacé vers le jeune homme.
-Monsieur... Ajouta le jeune homme avec hésitation.
L'homme plus âgé aux cheveux bouclés se concentra à nouveau sur son sac.
-cigarettes... A moi... Bandages... A nous... Café... A moi...
L'homme se releva alors, et après avoir pris plusieurs gorgées de sa tasse de café, parla à nouveau.
-Bon, qu'est-ce qu'on a ?
La jeune femme engloutit un pocky.
-J'ai parcouru tout le quartier adjacent, dit-elle, ainsi que le centre-ville, mais notre homme s'est déjà envolé... Shonen Boy a cherché près du fleuve, mais rien non plus. Il a dû s'enfuir par les grandes routes en volant un véhicule. Mais il n'ira pas loin, avec la blessure qu'il s'est prise...
A cette remarque, elle grimaça, et appuya une main sur son côté droit.
-Cet enfoiré m'a pas raté non plus, et même avec quelques bandages, ça prendra un peu de temps à guérir... Conclut-elle.
L'homme aux cheveux bouclés lui tendit alors un des rouleaux de gaze.
-Serre un peu plus, ça devrait aller, surtout pour quelqu'un comme toi...
Pendant ce temps, le troisième larron mangeait en silence son sandwich. La jeune femme écarta sa queue de cheval et souleva sa tunique noire, commençant à enrouler le nouveau bandage sur un plus ancien déjà en place.
-Bon, et on sait où on est au moins ? Demanda-t-elle d'un air distrait.
L'homme qui semblait en charge soupira un grand coup.
-ça va pas vous plaire... Pas du tout...
A suivre... a bientôt pour la suite !:)
Les Lecteurs qui veulent des updates:
(╯°□°)╯︵ ┻━┻ FLIP THAT TABLE.
┻━┻ ︵ ヽ(°□°ヽ) FLIP THIS TABLE.
┻━┻ ︵ \('0')/ ︵ ┻━┻ FLIP ALL THE TABLES
Son..ಠ_ಠ
ಠ_ಠ Put.
ಠ_ಠ The tables.
(ノಥ益ಥ)ノ ┻━┻
