Alors, alors...

Je publie ce deuxième chapitre dès maintenant (et disons que d'après l'heure on est encore samedi), juste pour vous remercier pour vos reviews (ça fait vraiment super plaisir).

Hormis les annonymes, et sauf erreur de ma part, j'ai répondu à toutes et je vais essayer de continuer comme ça!

Je tiens surtout à remercier celles qui m'ont donner le nom de l'auteur de la fiction "le demi-frère", c'est CoeurdeGael qui l'a écrite et je vous la conseil (si vous avez plus de 18 ans ^^) Vous pourrez vous la faire envoyer en entier depuis le Forum, il y a un topic à ce sujet.

Voici donc le deuxième chapitre, selon le Point de Vue d'Edward cette fois (je remonte un peu loin pour que vous sachiez ce qu'il ressent sur ce qui vient de ce passer mais par la suite, j'essairai de ne pas trop revenir sur ce qui viens juste d'être raconté parce que je sais que c'est énervant parfois!)

bonne lecture


Chapitre 2- POV Edward

Jasper. Mon amour est assit face à moi, dans un beau restaurant et il me sourit doucement. Que demander de plus ?

Quand je pense que j'ai faillit passer à côté de ça !

Je viens d'une famille aimante mais bien pensante. En d'autre terme, ils n'ont pas de problème avec l'homosexualité… tant que ce n'est pas au sein de leur propre maison. Ce qui est déjà beaucoup plus d'acceptation que ce que peuvent réaliser la majorité des gens. Et il y a deux ans encore, j'étais absolument d'accord avec eux.

En tant que psychologue, je sais qu'il n'est pas très sain de trop regarder en arrière : que ce soit pour y trouver des remords ou des regrets, aucun des deux ne sont très bon. Mais les anniversaires sont faits pour cela non ?

Je me perds donc dans ma petite rétrospective mentale.

Je suis ce que l'on appel communément un surdoué, c'est pour cela qu'à tout juste 24 ans, je suis déjà psychologue depuis près de deux ans. Ce n'est pas toujours facile d'être immanquablement le plus jeune mais l'on s'y fait. Surtout depuis que je suis avec Jasper en fait. Il est mon équilibre.

Mais commençons par le commencement.

J'ai rencontré Jasper à l'université. Il avait alors 24 ans. Nous entamions alors tous deux une année important : moi ma dernière année d'étude, et lui sa première année en tant qu'enseignant d'histoire moderne. Mais c'est dans la salle de musique que je l'ai vu pour la première fois. Il était assit sur une table, les pieds sur une chaise et jouait de la guitare. Et il était doué, comme le prouvait la présence d'un attroupement d'étudiants à l'entrée de la salle. Et je n'ai pas aimé ça. Parce que pour la première fois, ce n'était pas devant mon talent que tout le monde se rassemblait. Je savais que c'était mesquin et prétentieux, même égoïste de ma part de penser ça étudier la psychologie m'avait renvoyé tous mes défauts à la figure, mais je le penser quand même.

Le lendemain, et tous les jours suivant, je suis revenu. J'arrivais toujours avant lui et je m'installée au piano. Je n'étais pas qu'un surdoué dans les études, j'étais surtout un prodige en musique. Si le piano n'avait pas eu autant d'importance dans ma vie, j'aurai terminé mes études beaucoup plus vite.

Je m'installais donc au clavier et, de mémoire, je rejouais des symphonies entières. Mais quand il arrivait, il ne me disait rien, ne me félicitait pas, ne paraissait même pas impressionné… il se contentait d'un petit signe de tête pour me saluer et se mettait à la guitare sans plus se soucier de moi. Je partais toujours peu de temps après.

Il m'a fallut du temps pour comprendre que ce que je lui reprochais, plus que d'être un excellent musicien, c'était l'indifférence dont il faisait preuve à mon égard. Je voulais qu'il me remarque. Je voulais être important pour lui.

De là à avoir des sentiments pour lui, il a eu encore beaucoup de chemin à faire, et plus encore pour que nous trouvions un équilibre dans notre couple, surtout du fait de son caractère dominateur. Mais ça m'avait poussé à me rapprocher de lui et je n'avais aucun regret même si ça avait été dur, et même si ça l'est parfois encore, surtout lorsque mes parents rentre dans l'équation…

Mais j'aime ça. J'aime Jasper et je nous aime nous, ce qui nous lie même si c'est parfois un peu… étrange peut-être. C'est nous tout simplement.

Par contre je n'aime pas du tout cette petite serveuse.

Avant Jasper, j'étais un hétéro pur et dur et je sais reconnaitre une jolie fille quand j'en vois une et même si celle-là semble tout faire pour le cacher, ça ne pousse qu'à le remarquer plus encore.

Et elle rougie quand Jasper passe commande pour nous deux sans me demander mon avis. Je sais qu'il aime maitriser la situation et, même si je ne le dit pour ainsi dire jamais, j'aime qu'il s'impose à moi.

Cependant il s'énerve quand je tente de lui prouver que cette fille le drague.

Bon même moi je suis forcé de reconnaitre que c'est tout sauf flagrant, mais il a beau dire qu'il n'a jamais été attiré que par les hommes, j'entends toujours cette petite voix dans ma tête qui me dit qu'un jour, il pourrait en avoir mare des hommes, et du même coup, mare de moi.

Mais même si Jasper ne veut pas me croire, je veux m'assurer que cette fille ne tentera rien alors quand je la vois baisser les yeux devant mon amour, alors que je sais qu'il adore ces petites marques de soumission, j'attrape sa main et l'attire à moi pour l'embrasser.

Mais aussitôt fait je me sens gêné, surtout que la fille ne bouge pas.

Cependant, malgré que je sois l'auteur de se geste somme toute assez stupide, il me soutien et lui demande clairement si elle a un problème avec notre couple.

Et ça réponse me scie sur place. Pas tant par ce qu'elle dit mais par son intonation. Même les yeux baissés, je devine le sourire dans sa voix, et c'est la première fois qu'une personne réagit à notre couple comme ça, ou en tout cas de manière aussi spontanée… même à nos amis il leur avait fallut un certain temps d'adaptation.

J'ai relevé la tête presque aussitôt mais elle a déjà tourné les talons.

Pourtant je la suis du regard. J'entends Jasper qui me parle et, même si c'est moi le plus jaloux de nous deux, je devine qu'il s'inquiète de me voir fixer une jeune fille comme ça. Mais je ne peux pas le rassurer. Je ne peux pas parce que je viens de voir notre petite serveuse perdre totalement son sourire en un instant.

Pourquoi des changements aussi soudain. Jasper l'a vu aussi et il veut comprendre.

Je me tourne vers lui et j'aimerai bien pouvoir lui expliquer.

- Je ne sais pas, m'entends-je pourtant répondre.

Nous nous tournons à nouveau vers elle.

- Peut-être qu'elle connait des homosexuels, tente Jasper. Et que c'est pour ça qu'elle n'est pas du tout choquée. Elle est juste contente de voir un couple qui s'aime. Les jeunes filles de sont âge aiment bien les histoires d'amour.

Je la regarde un peu plus attentivement, elle doit avoir tout juste une vingtaine d'année.

- Elle est à peine plus jeune que nous, et même Alice ne réagit pas comme ça… et puis si ça explique ce qui l'a rendu heureuse, ça ne dit pas pourquoi à peine quelques seconde après elle ne l'est déjà plus.

- Elle travaille, elle essaye peut-être juste d'être professionnelle.

Je me tourne à nouveau vers lui.

- Arrête de faire des hypothèses comme celle-ci, je suis sur qu'il y a quelque chose d'autre.

- Et moi je suis sur qu'elle n'est pas une de tes patientes.

Ça voix a claquée. C'est la deuxième fois ce soir. Mais je ne lui en veux pas, d'une part parce que c'est clairement de ma faute, et d'autre part, parce que j'adore qu'il soit autoritaire avec moi.

Je baisse les yeux et, nos mains étant toujours liées, je le sens frissonner de désir en me voyant faire. Nous sommes vraiment faits l'un pour l'autre.

Je le lâche et nous commençons à manger. Le silence entre nous deux est apaisant, nous n'avons pas besoin de le meubler d'une conversation, les regards intenses et pleins de promesses que nous échangeons sont bien suffisants.


Voilà pour le 2è chapitre

J'espère qu'il vous a plu

biz