Disclaimer: La propriété de ces personnages ne m'appartient pas.
~ Et voici le deuxième ! Bon week-end à tous (moi pour ma part, je vais le passer blottie sous ma couette, l'ordi sur les genoux ;) Bonne lecture !
" Ooooh, qu'est-ce qu'il se sentait bien là, il avait vraiment débusqué le coin parfait... "
Il était étendu de tout son soûl sur ce tapis verdoyant avec comme office de parasol, un superbe vieux chêne qui lui procurait une part d'ombre tant recherché par ce temps. Les cerisiers en floraison n'était plus qu'un vague souvenir, l'été ayant rapidement repris ses droits, entraînant dans son sillage la promesse de journées lumineuses et chaudes.
Trop chaudes tout de même, releva Ryoma, les narines dilatées, humant l'air sec et brûlant. La température avoisinait les 35°C et le nombre de personnes présents autour du complexe sportif était en constante augmentation. Chose que Ryoma ne comprenait pas car cette météo devait les terrasser tous. Il en arriva tout bonnement à faire une constatation qui expliquerait leur attitude: soit ils étaient habitués à errer sous un soleil de plomb considérant cela comme une journée normale, soit ils marchaient dehors inconsciemment, le malaise les guettant.
Rester à se faire cramer la face relevait de la pure bétise et à son avis, équivalait à un allé simple pour un suicide assuré. Mort par déshydratation. Sort qui leur était réservé à eux aussi.
Ces fous.
La casquette toujours vissée à la tête avec une tendance à glisser vers l'arrière, l'adolescent allongé leva les yeux en hauteur et tenta d'apercevoir un bout de ce qu'il appelait "sa mer aérienne" à travers les innombrables feuilles et branches ramifiés. Un léger sourire heureux se dessina sur son visage lorsqu'il réussit à dénicher un espace où apparaissait un éclatant ciel azuré.
Sérénité. Accalmie de courte durée.
Un rayon de soleil le prit brusquement pour cible l'obligeant à détourner le regard. Il n'avait aucune envie d'être ébloui, merci bien! L'impression d'être asphyxié par la lourdeur de l'air lui suffisait. Cette torride après-midi était vraiment la pire de tous, pensa Ryoma, une moue dégoûtée aux lèvres.
Sa tête roula doucement du côté gauche. En contrebas, plusieurs courts de tennis étaient occupés par une foule d'adolescents. Ryoma observa les deux joueurs qui se livraient un match acharné. Il était trop loin pour savoir s'ils appartenaient à une équipe de sa connaissance mais ils avaient du courage pour jouer dans ces conditions. Lui-même mordu de tennis n'aurait pas pu.
De la pure inconscience et un suicide à la clé, comme il le disait. C'était des fous.
Le proclamé prince du tennis, Echizen Ryoma qui ne manquait jamais une occasion de faire bouffer la poussière à ses adversaires lors d'un match était actuellement aux abonnés absents pour cette rencontre amicale d'envergure pourtant nationale. Les célèbres écoles comme Rikkaidai, Hyotei ou Seigaku étaient de la partie. Une raison de plus pour participer.
Mais un élément avait été oublié dans l'équation. Cette chaleur absolument insupportable qui n'en finissait pas. Dès qu'il avait pointé le nez dehors, une certaine langueur s'était perfidement propagé à l'intérieur de son corps et son état était devenu de plus de plus léthargique, conséquence directe de la température beaucoup trop élevée.
Ryoma s'adonnait donc à l'une de ses activités préférées. La sieste.
Economisant ainsi son énergie, il évitait le risque de surchauffer et surtout il n'aurait pas à faire face à la mère-poule de Seigaku. Ni à son buchou. Ou à Sanada-sempai pour avoir récolté une chair cramoisie.
Epaule contre épaule, Yukimura et Fuji remontèrent la petite pente en direction des lavabos dans la perspective de se désaltérer et de remplir les quelques gourdes de leur équipe respective. Discutant tous les deux, ils foulèrent le gazon jauni avant de piler net.
Ils découvrirent avec stupeur leur fugueur qu'ils avaient cherché depuis des heures. Le capitaine de Hyotei en avait même perdu la voix à force de s'égosiller. Quel culot, franchement celui-là ! Dormir tranquillement à une vingtaine de mètres d'eux alors qu'ils le croyaient planqué dans un endroit vide de monde.
Les deux sadiques s'échangèrent un regard entendu avant de s'approcher sans bruit. Mais toute mesquinerie quitta leurs esprits à la vue de leur magnifique compagnon. Fuji regretta amèrement son appareil photo car le cliché aurait été inestimable. Les yeux violets semblèrent plus étincelants qu'à l'accoutumée et Fuji pressa la main de son compère.
Ils se comprenaient. Pas besoin de mots. Juste deux regards couvant le jeune joueur parti dans le monde des rêves.
Et un surplus de chaleur aussi.
See you later...
