Voici le deuxième chapitre de cette histoire ! En espérant que vous allez aimer ! ^^

Bonne lecture !


Chapitre 02 : Une Nuit Étoilée.

La nuit avait finit par tomber, rafraichissant l'atmosphère. Les étoiles scintillaient joyeusement dans le ciel d'encre, et le monde n'était baigné que par la douce lumière d'un quart de lune montante particulièrement rayonnant. La nuit avait toujours une dimension étrange, le silence qu'elle apportait était à la fois réconfortant et effrayant. Chaque bruit, chaque mouvement prenait une autre importance. C'était comme si on se tenait sur un filin d'une finesse inégalé, équilibriste amateur jouant entre vie et mort.


Le silence aussi était d'ordre dans le manoir Vongola. Dans un couloir particulier se tenait quelques mafieux dont l'anxiété rongeait peu à peu leur patience. Un était assit sur un banc, le menton sur ses deux mains jointe dans une prière muette, aussi immobile que la pierre. Ses mèches argentées cachaient les yeux verts, mais ce n'était pas utile de les voir pour savoir qu'ils étaient comme mort, et qu'ils ne retrouveraient leur lueur qu'à une seule condition.

Juste à côté de lui, si la personne avait les cheveux d'une couleur similaire bien que plus clair, l'immobilité n'était pas ce qui le caractérisait. Il tapotait légèrement du pied sur le parquet mais le bruit résonnait comme un gong dans le silence ambiant. Il avait les bras de croisé et ses doigts jouait une mélodie inconnue mais effrénée alors que son visage restait fixé dans une expression neutre. Mais ses yeux en disaient long sur son état d'esprit.

En face d'eux se tenait une autre personne. Elle était assit par terre, son katana reposant entre ses jambes et sur son épaule. Il était immobile, et avec sa respiration profonde, on aurait pu le croire assoupi si deux yeux sombres ne luisaient pas à travers les quelques mèches d'un noir corbeau. Seul une légère tension dans les épaules trahissait l'anxiété qui le possédait.

Adossé au même mur se tenait une figure tout de noir vêtu. Seul l'orange du ruban qui entourait le fedora et la couleur criarde du vert d'un petit caméléon constituaient les uniques tâches de couleur sur cette personne ténébreuse. Les bras croisé dans une nonchalance feinte, le chapeau ombrant deux yeux perçants mais invisible et d'étranges accroche-cœurs enroulés sur eux-mêmes, même l'aura de cette personne était plus sombre qu'un puits sans fond. Cette personne jeta rapidement un regard d'avertissement quand une énième personne fit trop de bruit à son goût.

La cible de ce regard glacé sembla se ratatiner sur elle-même. Dans un autre endroit, et à un même moment, il se serait mit à geindre juste pour agacer jusqu'au bout l'irritable tueur, mais aujourd'hui, et maintenant, même lui savait que ce n'était pas le moment. Il jouait avec ses mèches, quitte à les graisser avec ses doigts sucrés. Mais il n'avait rien d'autre pour s'occuper l'esprit, et s'il ne faisait rien, les pires images venaient à son esprit. Il préférait avoir à prendre une douche…

Deux personnes étaient unies comme une seule et se tenait debout au milieu du couloir. L'une était plus petite et enfoui dans les bras de la personne plus grande, cherchant réconfort et assurance dans ses grand bras. La plus grande berçait doucement sa jumelle dans un léger mouvement de rotation silencieux. Il caressait les cheveux qui cachaient l'élastique du cache œil, et ne disait rien sur l'humidité qui envahissait de temps en temps sa chemise. Il restait souriant, image même du calme. Tel un véritable illusionniste, capable de tromper son monde, et presque lui-même.

La personne la plus éloignée, celle qui semblait posséder le bout du couloir observait toutes les personnes et leurs réactions avec détachement et dédain. Dénier qu'il possédait la même anxiété serait se mentir, et il n'était pas assez faible pour fuir la réalité. Mais il ne laissait pas la peur le posséder et l'envahir, comme ces faibles herbivores. D'ailleurs, c'était bien à cause d'eux qu'ils étaient tous là à se ronger les sangs. S'ils avaient fait leur boulot, s'il ne s'était pas montré aussi faible… Il ferma les yeux pour s'isoler au mieux dans cette atmosphère étouffante.

En face de lui, derrière les deux personnes entrelacées, dans le reste du couloir et même au-delà du couloir, attendait d'innombrable personnes, visage sans nom, mais ressentant la même inquiétude, le même nœud dans l'estomac, et se demandant pendant encore combien de temps cette satanée porte qui détenait toutes les réponses allait rester fermée. Si l'on demandait à quelqu'un, il aurait répondu sans aucun doute que personne ne dormait malgré l'heure avancé de la nuit. Mais qui digne du nom des Vongola pouvait dormir en paix en sachant que leur boss était blessé et peut-être en train de se battre pour sa vie ?

Discrètement, l'hitman regarda sa montre. Ses yeux s'assombrir et il retint un sourd grognement. Ça faisait bientôt cinq heures qu'ils étaient là, en train d'attendre des nouvelles de la salle d'opération. Mais peu importait le nombre de fois ou la force qu'il mettait dans son regard, cette foutue loupiote refusait de s'éteindre.

Il retint un soupir, ferma les yeux et obligea ses muscles noué à se détendre un moment. Il se rappela tout ce qui s'était passé dans l'espace d'une fin d'après-midi.


Il était tranquillement dans la bibliothèque, en train de lire un des nombreux livre qui tapissait les murs et les étagères de cette immense pièce. Soudain, ses instincts de tueur le prévinrent de quelque chose de pas normal. Pas normal du tout, et inquiétant. Il ferma sans hésitation son bouquin et sortit silencieusement de la bibliothèque. Il n'eut pas longtemps à marcher pour remarquer dans l'air une agitation inhabituelle.

Il se dirigea vers un endroit où il était sûr de trouver du monde, mais n'eut même pas le temps de s'y rendre que quelqu'un le vit. Les yeux de ce jeune mafieux s'agrandirent et il se précipita vers lui.

- Signore Reborn ! Signore Reborn !

- Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?

- C'est Decimo, Signore ! Il a été attaqué à la sortie de son rendez-vous, et semble blessé assez gravement !

Les yeux de Reborn s'agrandirent légèrement avant qu'il ne se redresse de toute sa hauteur et ne demande un compte rendu précis de la situation. En voyant la jeune recrue se tendre dans un respect et une certaine peur compréhensible, il remercia une millième fois son élève d'avoir trouvé un moyen de rompre cette malédiction.

Alors que la recrue l'amenait là où on avait besoin de lui, il apprit ce qui c'était passé, du coup de fils d'abord détendu de Yamamoto, avant qu'il ne s'arrête brusquement puis ne reprenne avec une dureté qui ne pouvait signifier que des mauvaises nouvelles. Ce fut à Reborn, la personne en qui le Decimo avait toute confiance et a qui il avait confié les affaires courantes pendant son rendez-vous, de donner des ordres.

Réunir les Gardiens qui étaient dispersé dans le manoir et les mettre au courant.

Prévenir la Varia pour qu'ils mettent en place des barrières autour de la ville, quitte à aller sur d'autre territoire. C'était un cas d'urgence.

Organiser une vidéo conférence avec la famille allié qui avait organisé cette réunion, histoire de leur dire sa manière de penser sur la sécurité mise en place.

Ah. Et les prévenir qu'ils étaient peut-être aussi en danger.

Alors qu'il se préparait mentalement à faire tout ça, il demanda à la recrue devenue presque son secrétaire quand arriverait le Decimo.

- Pas avant au moins une vingtaine de minute aux dernières nouvelles, Signore.

Reborn hocha la tête et rajouta une tâche sur son planning.

Prévenir l'aile médical, et faire en sorte qu'elle se tienne prête.


Reborn était inquiet pour son élève et boss, même s'il ne le montrait pas. Et un Reborn inquiet était un Reborn pressé. Donc peu diplomatique. Disons simplement qu'il ne mâcha pas ses mots pour exprimer son mécontentement à cette famille, et qu'elle s'en souviendrait longtemps. Il n'avait pas peur pour les relations entre eux, car il n'avait rien dit d'impardonnable, et Tsuna était le meilleur pour rattraper ce genre de bavure.

Il les prévint tout de même du danger potentiel que courait peut-être leur famille. Ils ne savaient pas encore si c'était une attaque qui concernait seulement les Vongola ou si c'était cet accord sur les stupéfiants qui était visé. La réaction du boss, qui était arrivé à mi parcourt lui avait assuré d'une chose. Ce n'était pas eux qui avaient organisé cet attentat.

Lorsque la conférence se termina, et qu'il pensait être libre de sortir, une image apparu immédiatement, et un hurlement de bête enragé se fit entendre. Il tourna automatiquement le son à presque muet en attendant que Squalo se calme ou qu'il reçoive un verre sur le crâne. Sans surprise, ce fut la deuxième solution qui fut utilisé. Reborn n'allait pas le plaindre, car il avait eu ce qu'il voulait, c'est-à-dire, le silence.

Il discuta que très peu de temps avec Xanxus, lui expliquant simplement que le Decimo avait été blessé par des ennemis, et qu'ils devaient encercler la ville pour qu'ils ne s'échappent pas. Est-ce qu'ils devaient entrer dans la ville pour chercher ces déchets ? Non, pas pour le moment. Non, il n'en savait pas plus. Dès qu'il recevrait des informations, ils seraient prévenus. La Varia, constatant que Reborn ne leur dirait rien de plus, qu'il le sache ou pas, coupèrent la conférence sans prévenir. Reborn siffla un "tch" amer. Toujours aussi insupportable.

Mais malgré tout, il ne pouvait pas vraiment leur en vouloir. Malgré leur rude manière, et c'était un mot faible, il savait qu'ils s'inquiétaient. Car même eux n'avait pu résister au charme de son élève. Diable, même lui n'avait pas pu s'empêcher d'être attirer par lui, alors qui le pourrait ?

Dès qu'il sortit de la sombre salle ou s'était tenu les réunions, il fut assaillit par trois gardien paniqués, tendit que deux autre jouaient les indifférents, mais écoutaient avec attention. Il grogna et le silence se fit. Il partit en direction de l'aile médicale tout en expliquant ce qu'il savait aux personnes qui le suivaient de très près. Son explication fut courte et hachée, ayant perdu toute sa patience avec la Varia et les imbéciles avant ça.

Et plus on lui posait des questions, plus il se rendait compte du peu de réponses qu'il pouvait donner, plus le manque d'information l'enrageait. Ce devait être pour ça qu'enfin, le silence se fit et que les Gardiens le suivirent en silence. Quand ils arrivèrent à l'aile médical, il s'assura que tout était près pour quoi que se soit. Encore une fois, il voulu appeler Yamamoto pour lui demander ce qui s'était passé et comment allait Tsuna, mais il savait qu'il ne devait pas le faire.

N'étant pas sûr de pouvoir garder son calme, il ne pouvait pas se permettre d'exploser et de faire savoir sa colère et son désappointement. N'étaient-ils pas assez entrainés pour éviter quelque chose comme ça ? N'avait-il pas assez tiré sur Tsuna pour qu'il évite les balles ? Non. Les appeler n'arrangerait pas les choses. Ça ne mettrait que plus de pression sur le deux des deux gardiens fautifs, et ils devaient se sentir assez coupable comme ça. En plus, quelque chose comme ça aurait pu arriver à n'importe qui.

Si seulement il pouvait simplement retrouver son contrôle légendaire… Mais quand il s'agissait de ce gamin, tout contrôle, toutes réactions, émotions étaient multipliés. La seule chose qui pouvait le consoler, c'était qu'il n'était pas le seul à le subir. Piètre consolation.

Ne trouvant plus rien à faire pour s'occuper l'esprit, il se dirigea en direction de l'entrée du manoir, souhaitant voir de lui-même l'ampleur des dégâts. Il était toujours suivit comme son ombre par les cinq Gardiens, et ça commençait sérieusement à lui porter sur les nerfs. Heureusement, avec tout ce qu'il avait fait, il n'eut pas longtemps à attendre avant de voir arrivé à fond de train la voiture tant attendue.

Son soulagement disparu aussitôt que la porte arrière s'ouvrit. Gokudera et Yamamoto portaient plus que soutenaient un Tsuna qui semblait avoir perdu connaissance. Il était d'une pâleur à faire peur, et sa transpiration qui collait ses mèches contre son front lui donnait un aspect translucide. Il doutait que lui, ou quiconque qui l'ait vu puisse oublier cette vision.

Ses mains se serrèrent pour former des poings et sa mâchoire se crispa douloureusement. La gorge anormalement serrée, le cœur battant juste trop fort, il se força à l'immobilité alors que les deux infirmiers qui se tenaient prêt passèrent à l'action.

Ils prirent le boss et l'allongea sur le brancard, sans prendre en compte l'évidente aversion qu'avaient les deux Gardiens à se séparer de leur précieux chargement. Mais ils n'hésitèrent pas, sachant qu'ils ne pouvaient rien faire de plus. Chrome et Lambo accompagnèrent leur boss inconscient tandis que Ryohei, Hibari Mukuro et lui-même restaient en compagnie des deux autres pour savoir ce qui s'était passé.

Eux-non plus n'étaient pas beaux à voir, pour une toute autre raison. Après tout, ils venaient de subir ce que tout les Gardiens redoutaient : l'échec. Leur boss avait été blessé, et gravement alors qu'il était sous leur garde. C'était pour ça que personne n'oserait les blâmer. Ils devaient se sentir assez coupable ainsi. Ce qui n'empêcha pas Reborn de leur demander :

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

Sans surprise, ce fut Yamamoto qui expliqua l'événement, d'une voix basse, qui ne fléchissait que rarement. Les snipers, trop loin pour être vu. Il devait en avoir entre trois ou quatre, pas plus de cinq. Assez nombreux pour qu'ils soient toujours sous une pluie de balle malgré les recharges constantes, assez peu pour passer inaperçu dans la ville. Ils s'étaient défendus, attendant le signal de Tsuna pour foncer à l'abri. Ils n'avaient pas vu quand il avait reçu la balle. Avant la fusillade ? Pendant ? Ou après ?

Reborn se força à assimiler toutes ces informations, comme une plante assoiffée béni l'eau qu'elle reçoit. Dans une partie de son cerveau, il était déjà en train de traiter tout ce qu'il avait apprit, et en tirait des conclusions plus rapidement que n'importe quel ordinateur. Mais une autre partie, plus humaine, resta focalisée sur les deux personnes abattues devant lui. Il dit la seule chose qu'il pouvait :

- Ce n'est pas de votre faute, les gars. Vous avez fait de votre mieux. Maintenant, allez vous changer, inutile d'effrayer le monde plus que nécessaire en vous voyant dans cet état.

Yamamoto baissa les yeux. Ah. Ils étaient couvert de sang, plus Gokudera que lui. Sûrement déposé là pendant le transport et les soins…

Il hocha la tête, et avança, mais s'arrêta rapidement en n'entendant pas les crissements des pas qui aurait dû le suivre. Il se retourna pour remarquer que Gokudera n'avait pas bougé.

- Toi aussi, Gokudera, insista Reborn.

Mais un lourd silence lui répondit. Gokudera mit du temps, mais il finit par ouvrir la bouche.

- Reborn-san… Je suis désolé.

L'hitman hocha la tête et le poussa gentiment, plus gentiment qu'il ne l'aurait voulu vers Yamamoto. Pour faire bonne figure, il grommela :

- Tu le seras moins après avoir subi mon entrainement.

Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Yamamoto, bien loin d'atteindre ses oreilles, mais c'était un début. Reborn lança un regard en direction de Ryohei, qui comprit l'intention de l'hitman, et frappa avec l'énergie qui était la sienne sur le dos du pauvre Gardien de la tempête. Ce dernier vacilla et retrouva son équilibre de justesse alors que le boxer s'exclamait bruyamment :

- Faut EXTRÊMEMENT te changer, tête de poulpe ! Tu risquerais de faire peur à Sawada comme ça !

S'en suivit une flopé de juron suivit d'un rire léger un peu plus sincère. Ils disparurent dans le manoir. Mais les trois hommes restant étaient sûr de les revoir très vite. Ces trois solitaires restèrent immobiles un moment avant que le porteur du trident ne s'exprime.

- Kufufu… Je crois que j'en ai vu assez. Je vais rejoindre ma chère Chrome avant qu'elle ne s'inquiète de trop pour le petit boss.

Il disparut dans un épais brouillard, venu de nulle part. Le dernier Gardien présent grogna de ce truc que l'illusionniste utilisait sans arrêt pour se déplacer. Ce n'était même plus marrant. Après un dernier regard à la voiture, il partit à son tour, accompagné fidèlement par Hibird.

Reborn se retrouva de nouveau seul. Comme il n'y avait même pas une heure, dans la bibliothèque. Moins d'une heure… Et voilà ce qu'était devenu son calme et sa tranquillité. À son tour, il regarda une dernière fois dans la voiture, là où une énorme tâche qui commençait à brunir marquait le sang que leur boss avait perdu.

Il s'arracha à cette contemplation morbide pour s'adosser à la voiture et fit face à la majesté du manoir. Il n'y avait pas à dire, le Primo avait eu du goût en matière d'architecture…

- Dame-Tsuna, ça va te coûter un max pour nettoyer le sang de cette voiture…


Ils s'étaient tous retrouvés devant l'aile médicale, pour apprendre que le Decimo était sur le point d'être opéré. Non, ils ne pouvaient pas le voir, il avait perdu assez de sang ainsi. Ils seraient prévenu quand se serait finit.

Incroyable qu'une infirmière aussi frêle et menue arrive ainsi à tenir en respect les plus puissant mafieux de ce pays, et sûrement du monde et à les plier à sa volonté avec ce sourire aussi faux.

Mais ils s'étaient résolurent à attendre. Ils s'étaient installé, n'avaient plus bougé, et avaient attendu.

Attendu.

Attendu.

Attendu…

Plusieurs mouvements soudains le sortirent de ses souvenirs. Les Gardiens, ressemblant aux diables qui sortent de leur boites venaient de sauter sur leur pieds et tous, sans aucune exceptions s'étaient rapprochés. Le silence, déjà lourd dans ce coin s'était étendu à tous les mafieux du couloir et d'après, rendant l'atmosphère irrespirable. Reborn ne mit pas longtemps à comprendre la raison de leur agitation.

La lumière indiquant les soins s'était éteinte.

La porte de l'aile médicale s'ouvrit alors, et Shamal sortit, devenant le centre de l'attention de beaucoup trop d'homme à son goût. Il retint un soupir en devinant l'évidente question dans leurs yeux attentifs et impatients. Il n'eut qu'à sourire légèrement pour que tous soupirent de soulagement.

- La balle n'a pas touché l'os, ni transpercé d'artère trop importante. Nous avons retiré la balle et arrêté l'hémorragie. Il devrait sans sortir, et, avec l'aide d'un porteur de flamme du soleil, retrouver un usage total de sa jambe en un rien de temps. Il ne devrait même pas boiter.

Ryohei ne demanda pas son reste et se précipita dans la salle, suivit par tout le reste des Gardiens. D'un seul coup, tout reprit vie. Dans le couloir retentir les échos des chamailleries qui éclataient à chaque fois que les Gardiens étaient rassemblés, et rien que ces bruits familiers rassurèrent le reste des subordonnés qui se mirent à leurs tour à discuter ou à aller se coucher selon leurs fatigue. Reborn s'autorisa enfin à soupirer et ses épaules s'affaissèrent, laissant enfin le stress qui l'avait travaillé couler sur lui.

Il allait bien.

Shamal eu un sourire moqueur en voyant le grand hitman dans un tel état.

- Eh… Jamais j'n'aurais pu imaginer que le gamin te rendrait aussi gentil, Reborn.

- Tu peux parler, répliqua sans hésiter Reborn, baissant légèrement la tête pour cacher son expression amusée. Qu'est devenu le docteur pervers qui ne s'occuperait jamais que des femmes ?

- Et bien, bien qu'étant un mâle, je dois avouer que sa peau et son corps sont d'une qualité qui-

- N'essaie même pas de finir cette phrase si tu veux pouvoir encore être capable de marcher un jour.

Shamal se tut. Intelligent homme.

Reborn se tourna vers l'extérieur. Tout était à nouveau silencieux, mais ce silence était agréable, contrairement à avant. Reposant, même. À l'intérieur de l'aile aussi, ça c'était calmé, et Reborn n'avait pas besoin d'aller les voir pour savoir qu'ils devaient tous être autour du lit de Tsuna, veillant sur lui alors que Ryohei continuait inlassablement à déverser ses Flammes dans la plaie, encourageant la cicatrisation des chairs. Et pensant à ce qu'ils allaient faire après.

Projets qui se résumaient en un seul mot. Vengeance.

La porte derrière les deux hitmans s'ouvrit, mais si Shamal jeta un coup d'œil aux personnes qui sortaient, lui ne se retourna pas. Deux personnes passèrent près d'eux, les ignorants royalement. Avec un sourire devenu carnassier, Reborn leva les yeux sur le ciel étoilé.

La lune était toujours là, éclairant fidèlement le monde de sa douce lumière blanche. Mais Reborn observa de nombreux nuage qui avançaient dans la nuit claire, couvrant les étoiles, et s'attaquant peu à peu à la lune.

Reborn retint un frisson d'excitation, devinant ce qui allait arriver. Oh, que ça allait être amusant ! Shamal de son côté, regardait aussi le ciel se couvrir lentement. Il remarqua machinalement d'une voix basse :

- Une tempête se prépare…

Reborn savait qu'il ne parlait pas seulement du temps.


Deuxième chapitre fait !