The Evil Queen and the Half-Blood Prince
SilverCat64 - Traduction PrincessMaria
Coucou mes petits choux ! Voici le chapitre 2 (j'avais dit le faire le weekend dernier mais je vous avoue qu'entre le devoir commun d'histoire lundi et le bac blanc de philo mardi je n'ai pas eu trop le temps de faire quoi que ce soit d'autre que réviser !)
Bonne lecture !
Chapitre 2
Regina sentit son estomac se nouer lorsque le Portoloin la transporta jusque dans la chambre de sa tante bien aimée.
Luttant contre la nausée qui montait en elle, elle ferma les yeux, et ne les rouvrit que lorsqu'elle se sentit mieux.
Regina sourit à la vue de la femme aux cheveux de jais grisonnants qui était allongée dans le lit.
Elle posa sa grosse valise à terre et s'approcha davantage de la couchette. Les lunettes traditionnelles de sa tante tanguaient, en équilibre sur son nez quand elle lui rendit son sourire. À part pour quelques rides, elle n'avait pas changé du tout.
- Bon, tu vas te contenter de me toiser comme cela toute la soirée, ou tu vas venir m'embrasser ?
Regina sourit et vint se loger délicatement dans les bras de sa tante. « Tu m'as manquée, Minerva. »
Minerva s'écarta légèrement et caressa affectueusement le dos de la jeune femme. « Tu m'as aussi manqué. Comment va Henry ? »
Regina s'assit sur la chaise à côté du lit et soupira. « Il va très bien. Ca fait un petit moment qu'il vit chez sa mère biologique maintenant… »
Minerva caressa gentiment la main de Regina : « Tu es encore sa mère, Regina. Personne ne peut lui enlever l'affection qu'il te porte. »
Ne voulant pas approfondir le sujet, la jeune femme se racla la gorge. « Est-ce que tu as un programme, un cours déjà préparé pour les élèves ou est-ce qu'il faut que j'improvise ? »
Minerva pouffa à la question de sa nièce. « Bien sûr que j'ai préparé mes cours. Ils sont rangés sous clef dans mes dossiers scolaires. Le mot de passe est le même que celui de ma chambre : « Au milieu du chemin de ma vie, je me retrouvai par une forêt obscure.»
- Sombre choix, Minerva.
- Les temps sont sombres, très chère. Les autres professeurs sont au courant de ta venue, mais ils ne savent pas que tu es ma nièce. Le seul au courant est Severus Rogue, professeur de potions et responsable des Serpentard. Il sera ton meilleur allié. Mais je dois te prévenir… Il n'est pas des plus sympathiques. Il est plutôt sarcastique et il aime bien utiliser sa langue de vipère pour descendre les autres. En fait il me fait beaucoup penser à toi. Vous avez tous les deux souffert par le passé et cette souff—
souffrance nous a fait faire les mauvais choix.. Dans ce cas je pense que l'on va bien s'entendre. Ce doit être lui l'espion dont tu parlais dans ta lettre, je me trompe ?
En effet, c'est bien lui.
Et, il ressemble à quoi ?
Minerva laissa échapper un petit rire.
« Crois moi, mon enfant, crois-moi quand je te dis que tu le reconnaitras en le voyant. Il est difficile de ne pas le remarquer.. »
—
Regina lissa de sa main l'avant de sa robe bleu nuit, comme pour en enlever un pli ou une froissure imaginaire. Elle sourit en se souvenant que sa tante lui avait fait remarquer un jour qu'elle attirerait toute l'attention de la gent masculine si elle continuait à porter des robes de ce style. Regina ne pensait pas qu'elles soient une mauvaise chose. Après tout, elles étaient moulantes comme les jupes qu'elle portait à la maison, et le décolleté révélait le strict nécessaire pour rester attrayante sans pour autant en devenir vulgaire.
Elle tapotait nerveusement la baguette empruntée dans sa main, tandis qu'elle attendait que l'homme aux cheveux longs et gras et sa chatte aillent chercher le Professeur Rogue. L'homme, rougissant, bégaya que son nom était Rusard, et que sa chatte se nommait Miss Teigne avant de partir en courant de façon assez insolite, ses deux jambes se cognant et se repoussant, désorganisées, tandis qu'il retenait sa robe pour monter les genoux.
Regina admirait les paysages qui se dressaient tout autour du château. Un petit « hum hum » agaçant la sortit de sa contemplation, et elle se retourna pour voir les deux personnes qui se tenaient derrière elle.
Regina ignora le crapaud vêtu de rose, et porta son attention sur l'homme vêtu de noir. Ses yeux balayèrent le corps du professeur, sans honte ni discrétion, s'arrêtant sur les petits détails de son physique. Si Severus avait été moins renfermé et concentré, il aurait probablement rougi sous le regard insistant de la jeune femme.
Minerva avait eu raison d'affirmer qu'on ne pouvait pas le manquer. Il était grand, sombre, mystérieux, charmant, et ses yeux étaient aussi noirs que son coeur, sa peau aussi pâle que la lune et son nez plutôt étrange, voire difforme.
Leurs yeux se rencontrèrent l'espace d'un instant, et en cet instant, tous les deux ressentirent quelque chose de profond en eux, qui suppliait pour la présence de l'autre.
Ce n'était de l'amour ni du désir, mais une douleur infinie et un vide ancien. Tous deux tourmentés également par des événements désastreux qu'ils ne pouvaient arrêter. Severus se sentit happé par le regard envoûtant de la femme, et il remercia Merlin de l'intervention du crapaud hideux. Regina tourna la tête vers Dolores.
Severus profita de son inattention pour dévisager à son tour la jeune femme. L'expression femme fatale lui vint à l'esprit. Regina Mills était une belle femme, mais il ne faisait aucun doute qu'elle était mortelle.
Regina écoutait l'horrible femme vêtue de rose. Ne s'arrêtait-elle donc jamais de parler ?
« Je suis sûre qu'on deviendra très vite de bonnes amies, professeur Mills. »
Regina lui adressa le sourire le plus faux qu'elle avait en réserve. Elle préférerait encore devenir amie avec Blanche-Neige.
« J'en suis persuadée ! »
Le vieil homme au style incongru et son petit chat courut vers eux en criant :
« Madame, les jumeaux Weasley recommencent !
Ah, ces maudits jumeaux ! Rusard, allez chercher l'échelle, il y a un nouveau décret que j'aimerais que vous accrochiez. Professeur Rogue va vous montrer vos quartiers, Mademoiselle Mills. Qui sait, vous y resterez peut-être… Je doute que la vieille prude guérisse de ses blessures. »
Regina lui lança un regard noir. Comment osait-elle traiter sa tante de la sorte ! D'un petit moulinet du poignet, elle fit danser les torches enflammées en direction de grosse dame en rose. Quelle horrible couleur ! Severus fit la moue.
« Votre magie sans baguette est impressionnante je dois avouer, mais si vous voulez rester ici, je suggère que vous appreniez à maîtriser vos pulsions.
Je ne me souviens pas avoir demandé de conseils. Maintenant, si vous n'avez pas d'autres remarques à ajouter, j'aimerais bien rejoindre mes appartements.
Rogue lui lança un petit sourire en coin.
- Oh, il y aurait d'autres choses que je pourrais ajouter. Mais je ne crois pas qu'une journée suffirait pour toutes les dire. »
Regina arqua un sourcil, et l'observa, tandis qu'il remuait sa main, lui faisant signe de le suivre. Sa valise se souleva dans les airs et les suivit, pendant que le maître de potions commençait la visite guidée de l'établissement. Après plusieurs escaliers, Regina et Severus arrivèrent enfin à destination. La moitié du mur était remplie d'étagères pleines de livres. Regina sourit, bercée par ses souvenirs d'enfance. Le canapé émeraude, à côté des flammes dansantes de la cheminée attirait irrémédiablement Regina et ses pieds fatigués et douloureux.
« Je suppose que Minerva vous a informé de votre emploi du temps. Je vais vous laisser vous reposer un peu avant vos premiers cours. Si vous avez besoin de moi, vous pourrez toujours m'appeler depuis le rez-de-chaussée, ou les donjons. Je suis réveillé à toute heure de la nuit. »
Regina acquiesça d'un signe de tête et le raccompagna jusqu'à la porte. Une fois qu'il fut parti, elle se laissa tomber sur le canapé confortable.
—
Les élèves s'assirent calmement sous le regard de leur professeur. Regina lança un petit sourire au trio célèbre qui la regardait avec suspicion. Les élèves préférés de sa tante ne lui faisaient pas confiance.
« Comme vous devez le savoir, je remplacerai Professeur McGonagall pendant son absence. Les mêmes règles et procédures seront appliquées et je ne tolèrerai aucun manque de respect. »
Regina se tourna vers le tableau noir. Levant sa baguette pour garder les apparences, elle la pointa en direction du tableau. Les mots commencèrent à apparaître quand elle commença à parler clairement et distinctement.
« Aujourd'hui, nous apprendrons le sortilège d'Avis. C'est un sort qui fait apparaître un flot d'oiseaux. Ce sortilège a été utilisé par la première fois par Garrick Ollivander, pour tester les baguettes des concurrents au tournoi des trois sorciers avant leur première tâche, en 1994. »
Drago Malefoy ignora le professeur et leva sa baguette lentement. Il vérifia que Professeur Mills ne regardait pas, et lança son sort. Cachant sa bouche de sa main, il murmura le sortilège Pousse-queue. Regina continua de parler, jusqu'à ce qu'elle voie le garçon pâle qui arborait un sourire espiègle. D'un discret mouvement de poignet, elle fit se retourner la table du jeune homme brusquement et le sortilège ricocha dans une autre direction. Le garçon plutôt bouffi qui était assis devant Malefoy cria lorsque le sort atteignit son arrière-train.
Regina sourit en voyant la large queue violette qui poussait sur les fesses de l'élève. « Toi, là… Goyle, c'est cela ? »
L'adolescent, terrifié, hocha la tête rapidement.
« Escorte Crabbe à l'infirmerie. Il semblerait qu'il ait eu un petit accident. »
Quand les deux Serpentard furent partis, Regina lança un regard sévère au blond, dont elle devina que le nom devait être Drago Malefoy. Elle commença à parler, et simultanément, commença à inconsciemment jouer avec sa baguette.
« La transfiguration est une des plus complexes et dangereuses formes de magie que vous apprendrez à Poudlard. Quiconque fera l'andouille encore une fois dans cette classe sera immédiatement exclu du cours, indéfiniment. Vous êtes prévenus, et je ne perdrai pas mon temps à vous donner des avertissements supplémentaires. »
Regina se retourna en direction du tableau tandis que le garçon tremblait sur sa chaise. De ce que sa tante lui avait raconté, elle avait espéré plus de répartie de la part du jeune sorcier.
« Je suis préfet, et je n'ai pas peur de vous… Mon père en ent— »
Drago hurla de terreur quand une boule de feu vola dans la pièce, manquant de peu son visage. « Tu as de la chance, Drago. Je sais parfaitement bien viser en temps normal. Maintenant, vu que tu n'es malheureusement pas terriblement défiguré, je suggère que tu gardes ta bouche fermée pour le restant du cours. »
—
Pratiquement tous les élèvent étaient partis, même si plusieurs oiseaux jaunes pépiaient encore en volant à travers la classe, tous l'oeuvre d'Hermione ; personne d'autre n'avait réussi à faire apparaître plus qu'une plume. Regina pouvait très bien comprendre pourquoi Minerva appréciait la jeune fille… Elle était plus intelligente et plus douée que ses camarades.
Regina se préparait à aller dîner, lorsque sa porte s'ouvrit en grand. Severus et un grand homme blond entrèrent dans la pièce.
« J'exige de savoir ce qui vous autorise à lancer des — »
L'homme s'arrêta au milieu de sa phrase, bouche-bée lorsqu'il aperçut enfin la nouvelle professeur. Il lissa ses longs cheveux entre ses doigts en recommençant à parler. « Excusez-moi pour mon petit accès de colère de tout à l'heure. Je ne crois pas vous avoir déjà rencontrée. Je m'appelle Lucius Malefoy, je suis le père de Drago Malefoy.
Regina lui fit son plus beau sourire et répondit :
- Regina Mills, enchantée. Je suis navrée que nous ayons dû nous rencontrer dans de telles circonstances mais votre fils —
Lucius l'interrompit d'un geste de la main.
- Oui, Drago se met toujours dans le pétrin. Je suis sûr qu'il dramatise juste. Ne vous inquiétez pas, chère professeur, je lui parlerai personnellement de son comportement inacceptable.
- Ce serait bien aimable de votre part, merci.
- Ce n'est rien. Venez, je vais vous accompagner au réfectoire.
Regina accepta le bras qui lui était offert.
- Ce serait un plaisir. »
Elle lança un sourire narquois à Severus, qui le lui rendit, et ils partirent. Rogue secoua la tête, repensant à la façon dont elle avait réussi à manipuler le Mangemort, sans même réellement essayer. Il leur emboîta le pas silencieusement. Il était prêt à parier toutes ses économies que la jeune femme avait été une Serpentard. Elle ne devait pas être prise à la légère, surtout si ce que Drago avait dit était vrai, ce qui ne faisait aucun doute.
—
Regina se brossait les cheveux en s'observant dans le miroir. Le dîner avec Lucius avait été épuisant ! L'homme était si vaniteux qu'elle avait dû se retenir de lui épiler ses sourcils presque invisibles.
Un toquement bruyant la sortit de ses pensées. Enfilant une robe de soie noire, elle se dirigea vers le portrait. Severus se répéta les remontrances qu'il souhaitait lui faire une bonne dizaine de fois en attendant qu'elle lui ouvre la porte. Cette femme était insupportable. Elle était sensée faire profil bas, mais elle elle était trop occupée à flirter avec un des bras droits de Voldemort. Il allait….
Severus perdit le fil de ses pensées lorsque Regina lui ouvrit enfin la porte. Le vêtement de soie épousait parfaitement son corps et la couleur noire contrastait avec l'ivoire de sa peau. Ses cheveux ébènes encadraient son visage, adoucissant ses traits. Severus retenait son regard, essayant à grand mal de le détourner de sa poitrine généreuse. La vue qui s'offrait à lui, lui rendit le sang chaud, ce qu'il n'avait pas connu depuis des années.
Regina arqua un sourcil en attendant que l'homme se reprenne. Elle ne l'admettrait jamais, mais l'intensité de son regard la rendait mal à l'aise. Un flot d'émotions la submergea tout d'un coup, dont certains qu'elle avait oublié avec le temps.
Elle se maudit lorsqu'elle s'entendit dire d'une voix rauque : « Severus, est-ce que… »
Rogue reprit ses esprits et se racla la gorge.
- Vous devez apprendre à vous contrôler. Avez-vous déjà oublié que vous deviez vous faire toute petite ? Votre petit coup d'aujourd'hui vous a placé sous les projecteurs ! Je m'attendais à mieux venant de la nièce de Minerva.
Regina vit rouge tout à coup. Quelques instants plus tôt, elle s'apprêtait à l'inviter à rentrer dans ses appartements, et à présent, elle ne souhaitait rien de plus que d'écraser son petit coeur noir. Les torches éteintes s'enflammèrent brusquement lorsque Regina s'approcha de Severus.
Le coeur de ce dernier commença à battre plus vite et plus fort. Il était certain qu'elle pouvait l'entendre tambouriner contre sa poitrine. Elle était si proche ! S'il se penchait un petit peu plus, il pourrait emprisonner sa lèvre inférieure entre ses dents.
« Comment osez-vous vous pointer ici avec vos stupides sermons !
Son ton sifflant refroidit immédiatement le désir que l'homme sentait se déchaîner dans ses veines.
- Je vous ferai savoir que je ne suis pas une pauvre idiote ! Je sais ce que je fais. Je vous demanderai conseil lorsque j'en aurai besoin. Jusque là, gardez votre langue de vipère dans votre bouche ! »
Severus ravala un grognement lorsqu'elle lui claqua la porte au nez. Il couvrit son nez ensanglanté de sa manche, en retournant à son cachot. Ah, décidément, cette femme !
