Salutations !

Je viens à vous pour vous faire partager le premier chapitre de cette fan-fiction !

Chapitre qui ne me plaît d'ailleurs absolument pas. J'ai passé des heures et des heures devant, le recommençant un nombre incalculable de fois car je n'étais jamais satisfaite. J'hésitais entre mille et une choses, comme par exemple le point de vue. Raconter à la troisième personne me paraissait le plus simple mais ça ne collait absolument pas avec l'histoire puisque mon héroïne ne fait que se rappeler des souvenirs pour les mettre bout à bout afin de ... donner un sens à sa vie, dirons-nous.

Enfin bon, je crois que je ne serais jamais satisfaite, donc je le poste quand même. J'espère qu'il vous plaira !

(Toujours est-il que ce chapitre, comme les suivants, pose les bases, ce qui explique l'absence totale d'actions ^^.)

Et je remercie Vlad pour sa gentille review : j'espère que la suite te plaira !

Bonne lecture !


Chapitre 1 : retour à la maison

Septembre 1976

Je n'ai jamais connu mon père. C'est un fait. Si je ne m'en réjouis pas, je ne m'en plains pas non plus. Lorsque j'étais arrivée à Poudlard, il y a cinq ans, et que tous les autres élèves de première année de ma nouvelle maison se renseignaient sur les familles des uns et des autres, tous avaient ouvert des yeux ronds comme des Galions en apprenant cela. Ils m'avaient harcelée durant le restant du banquet, voulant à tout prit savoir comment cela faisait. Mais, du haut de mes onze ans, qu'étais-je censée leur répondre ? J'étais née sans père à mes côtés, avait grandi de la même manière, et n'avait jamais rien connu d'autre. Je ne pouvais donc pas comparer deux choses alors que je n'en connaissais qu'une.

Vous vous demandez sans doute s'il s'agissait d'un Moldu, d'un Sang-Mêlé ou encore d'un Sang-Pur, n'est-ce pas ? C'est dingue comme ces choses-là importent plus que la personne en elle-même. Parce que personne ne m'a jamais demandé s'il était bon ou mauvais, s'il était gentil, méchant, drôle, susceptible, arrogant, patient, ou toutes ces petites choses qui font d'un Homme ce qu'il est. Mais, dans tous les cas, la réponse aurait été la même. Je n'en sais fichtrement rien. Je n'avais jamais connu mon père et ce, depuis ma naissance. Ma mère, elle, était une Sang-Pur de souche. Elle n'aimait pas grand-chose, ma mère, que ce soit ma chouette, Astérix, mes amis, ou même moi. Ou alors, elle ne le montrait pas. Ma mère, c'était un glaçon aussi dur qu'un diamant : impossible à briser. Elle travaillait au Ministère de la Magie, et plus précisément au Département des Mystères. Métier qu'elle prenait toujours très à cœur, puisqu'elle n'en parlait jamais. Elle ne montrait jamais, ô grand jamais, son affection ou ses sentiments. Je doute d'ailleurs qu'elle n'en ait jamais eu. Nos repas, lorsque nous mangions à la maison, se résumaient à fixer son assiette et parler de l'augmentation du prix des balais. Raisons suffisantes pour lesquelles je ne rentrais jamais à la maison pour les vacances scolaires. Et c'est aussi p…

-AMY !

Surprise, je papillonnais des yeux pour voir ce qui m'entourait. Mina. Ma meilleure amie en face de moi, nous étions toutes les deux dans un compartiment du Poudlard Express, en route pour une nouvelle année. « On rentre à la maison », disait souvent mon amie. Mina, de son véritable prénom Willehlmina, était une née-Moldu. Nous nous étions rencontrées dès le banquet de rentrée de première année, assise l'une en face de l'autre à la table des Poufsouffle. Mina était tout mon contraire, et c'est sans doute grâce à cela que nous étions si proches. Malgré son physique chétif de lutin à protéger, c'était une furie, une tornade. Partout où elle allait, elle courait, gesticulait dans tous les sens, riait haut et fort, et n'avait jamais honte de rien pour une Mornille. Mina, s'était le rayon de soleil qui éclairait vos journées. Quand elle était là, vous ne pouviez qu'être heureux et sourire, parce que la vie semblait drôlement plus belle en sa présence. Malgré cela, elle prenait très au sérieux ce qui l'était et savait vous réconforter dans n'importe quelle situation.

-Eh oh ! tu recommences !, lança-t-elle, réprobatrice, en agitant abruptement sa main devant mes yeux, si bien que je dus reculer mon visage pour éviter de me prendre un coup.

-Je réfléchissais, grognais-je en enfournant d'un coup le Chocogrenouille qui se trouvait dans ma main depuis X minutes.

Chocogrenouille qui avait d'ailleurs commencé à fondre, laissant de grosses traces de chocolat sur ma paume et mes doigts que je m'empressais de lécher, souhaitant le moins de pertes possibles.

-Tu parles, répliqua Mina, amusée. Tu fixais ton Chocogrenouille comme s'il allait se transformer en Dumbledore à poil dansant la samba.

Je grimaçai, l'image du directeur en tenu d'Adam bien net dans mon esprit, avant d'éclater de rire. Mina avait le chic pour n'embarrasser personne et détendre n'importe qui. Ma véritable maison, en plus de Poudlard, c'était elle.

-D'ailleurs, dit-elle soudain avec empressement, tu sais qui Rhéa a réussi à prendre dans ses filets, cet été ?

Rhéa Adcock. C'était une Poufsouffle de notre année, et qui partageait donc notre dortoir. Elle faisait partit de ses filles immense, hautaine, belle et fine qui vous font sentir totalement minable à côté. Rhéa, donc, comme je viens de la dire, était grande, blonde, mince, et magnifique. Le cliché parfait de la nana jolie, qui le sait, et s'en sert pour « attraper » des mecs. A la différence que Rhéa, contrairement à sa jumelle Adhara, en Serdaigle, n'avait rien de vulgaire. Je dois bien avouer qu'au début de ma scolarité à Poudlard, mes préjugés à son encontre avaient été énormes, et je m'étais juré de ne rien avoir affaire avec une telle fille. Et puis, au fur et à mesure des années, j'avais appris à la connaitre, et malgré son air fier et arrogant, Rhéa était en réalité adorable. Bien que nous ne fussions pas aussi proches que je l'étais avec Mina, je la considérais comme une amie.

-Dis-moi tout, répondis-je en me penchant en avant, piquée par la curiosité devant l'air conspirateur de ma camarade.

Elle me fit un clin d'œil et, à l'aide de nos baguettes, tapa sur un tambour inexistant tandis qu'un bruit étrange, sans doute censé représenter celui de son instrument de musique imaginaire, sortait de sa bouche grande ouverte. Elle finit par faire un grand geste, levant les deux bras en l'air dans un geste victorieux, un sourire étalé sur son visage en forme de cœur.

-James Potter !, lança-t-elle, fière de voir la tête que je devais tirer à cette annonce.

-Potter ?, répétais-je, perplexe. Mais je croyais qu'il en pinçait pour Evans…

Mina haussa les épaules sans se départir de son sourire.

-Sans doute a-t-il compris que sa chère rousse enragée n'en avait rien à faire de lui.

Moi, ça m'étonnait. Cinq ans que cet abruti baratinait toute l'école avec Lily Evans et voilà qu'en l'espace d'un été, deux mois, il se détournait d'elle pour une autre, aussi jolie soit-elle ? C'était l'hippogriffe à l'envers. Depuis qu'ils avaient onze ans, ses foutus amis avaient absolument tout tenté pour les mettre ensemble et tout ça pour quoi ? Voir leur pote sortir aussi facilement avec quelqu'un d'autre ? Il y avait forcément un scroutt à pétard sous roche.

-De toute façon, tu connais Rhéa, continua Mina avec un rictus, aussi gentille soit-elle, elle va le jeter avant d'aller trop loin.

Dans sa bouche, le mot « gentille » sonnait péjorativement. Même si elle n'avait aucun préjugé sur qui que ce soit et qu'elle partait toujours du principe qu'elle appréciait tout le monde, Mina ne pouvait pas voir notre camarade de dortoir. Je n'avais jamais su ce qu'il s'était passé entre elles – s'il s'était passé quelque chose ? – mais ma meilleure amie lui vouait une haine à toute épreuve, et le sentiment était on ne peut plus réciproque, ce qui engendrait toujours des disputes ridicules au possible. L'année dernière, par exemple, Mina avait cherché des noises à Rhéa pour la simple – et bonne ? – raison qu'elle avait pris place sur le lit que ma meilleure amie avait pour but de réquisitionner toute l'année. Officiellement, les hostilités avaient commencé en première année lorsque, par mégarde, le chat de Mina avait déféqué dans la valise de la grande blonde, ce qui avait fait rire mon amie. Toujours est-il que leur haine commune avait débuté à ce moment-là, bien que je me doutais très fortement qu'il s'était passé autre chose, avant.

-Je m'en doute, répliquais-je tout de même, pour ne pas la fâcher.

Concentrée sur la Couinesouris en sucre qu'elle tentait de faire passer entre les barreaux de la cage de son chat, elle ne répondit pas tout de suite.

-J'ai décidé de sortir avec Remus Lupin, cette année, lâcha-t-elle alors sur le ton de la conversation, me faisant recracher d'une manière très glamour ma dragée surprise.

Elle me lança un regard condescendant avant de continuer sa tâche.

-Je l'ai croisé à Londres, cet été, expliqua-t-elle. Je lui ai parlé et j'ai appris pleins de choses sur lui. Figure-toi qu'il est très gentil…

-Je n'ai jamais dit le contraire…

-… qu'il aimerait être Auror, plus tard…

-… il a de l'ambition, c'est bien…

-… qu'il pourrait mourir pour ses amis…

-… il aurait dû être à Poufsouffle alors…

-… mais il y a quelque chose qui me gêne, chez lui.

J'ouvris de grands yeux.

-Tel que tu le décris, il m'a tout l'air d'être parfait, pourquoi tu chipotes ? A cause de ses abrutis d'amis ?

Mina soupira en réussissant finalement à donner sa friandise à son chat et se tourna vers moi.

-Non, rétorqua-t-elle songeuse. Mais on dirait qu'il est triste, fatigué comme s'il portait un poids énorme sur ses épaules, et seul… Alors qu'il n'a aucune raison de l'être, n'est-ce pas ?

J'haussai les épaules, incertaine quant à la réponse à donner.

-Tu veux sortir avec lui par pitié ?, finis-je par demander.

Mina écarquilla les yeux et se redressa brusquement, plus sérieuse que jamais.

-Non, dit-elle d'une voix dure. Je veux sortir avec lui parce qu'il m'attire et que je veux réparer le faux-contact qu'il y a en lui.

J'observais ma meilleure amie, silencieuse. Habituellement, Mina ne sortait avec des garçons que pour s'amuser, « parce qu'on est jeune et que la vie n'a rien de sérieux » répétait-elle. Elle ne prenait pas la vie au sérieux et s'en portait bien. Ce revirement de situation, en plus d'être étrange, semblait n'augurer rien de bon. Ne cherchant pas à en savoir plus – puisque telle que je la connaissais, elle ne me dirait rien à moins d'en avoir envie – et pris un nouveau Chocogrenouille que j'enfournai comme le premier.

-Je parie sur les Pies de Montrose pour gagner la Ligue cette année, lançais-je en attrapant la Gazette.

-Tu dis ça uniquement parce qu'ils l'ont gagnée au moins trente-deux fois. Moi, je parie sur les Frelons de Wimbourne, répliqua Mina, songeuse.

-Bah, ils ont le mérite de gagner au moins.

Elle me lança un regard noir. Aucune de nous ne faisait partit de l'équipe de Quidditch de Poufsouffle, mais Mina défendait les Frelons de Wimbourne, son équipe de Grande-Bretagne préférée, avec véhémence, n'hésitant pas à user de sa baguette pour faire comprendre à son interlocuteur qu'ils étaient bien meilleurs que les autres équipes du pays. Je ne parlerais pas ici de la fois où, en deuxième année, je m'étais retrouvée à l'infirmerie avec des plumes me poussant sur le corps pour avoir osé insinuer que les Canons de Chudley avaient plus de potentiel que les Frelons.

-Où sont Allister et Graham, d'ailleurs ?, lança-t-elle brusquement en se redressant, manquant de faire tomber la cage de son chat, qui poussa un miaulement indigné, qu'elle avait mis sur ses genoux.

Allister Anderson et Graham Lloyd. Ils faisaient partis de notre petit groupe soudé de Poufsouffle, presque toujours fourrés ensemble, et étaient tous deux batteurs dans l'équipe de Quidditch de notre maison. Si Allister était plutôt réservé et discret, Graham, lui, possédait une assurance et une aisance en public à toute épreuve. Mina lui répétait régulièrement qu'il aurait pu faire partie du groupe des quatre Gryffondor qui formaient les Maraudeurs.

-Avec les Maraudeurs, répondis-je justement sans lever le nez du journal. Il parait que Sirius Black s'est barré de chez lui, ajoutais-je.

Sans la voir, je pouvais deviner que Mina avait pincé les lèvres et me regarder d'un air réprobateur.

-Cet abruti, lâcha-t-elle. Tant qu'il peut faire le malin… Et il vit où, maintenant ? Dans son slip ?

Elle se tut quelques instants pour boire.

-Chez Potter, répliquais-je. Je suis sûre que Rhéa aura plein de détails à te donner.

A peine ma phrase finie, je me retrouvais avec le contenu de la bouche de Mina en pleine tronche. Par le caleçon de Merlin ! Qu'est-ce qui lui était encore passé par la tête ?!


-Alors, il paraît que Black s'est taillé, lança Mina.

Du coin de l'œil, je vis Allister lever les yeux au ciel devant le sans-gêne de notre amie.

-Et il a bien fait, rétorqua Graham. Ne te moque pas de lui, Mina, tu ne le connais pas.

-Suffisamment pour savoir que c'est juste un imbécile qui pète plus haut que son cul, riposta ma meilleure amie avec force.

-Il parait que sa mère est une vraie plaie, lançais-je, avant de me reconcentrer sur la Gazette.

-Tu peux parler, t'as vu la tienne ?

-La sienne ne fait pas une fixette sur la pureté de sang des autres, au moins.

-Normal, elle n'a personne pour le faire. Sa mère est aussi sociable qu'un cognard.

Le nez dans le journal, je levai les yeux au ciel. Ma mère ne faisait, certes, pas partit des sorciers Pro Sang-Pur, mais elle n'en restait pas moins une des leurs. Tout comme moi, d'ailleurs.

Lors de nos premières années à Poudlard, j'invitais Mina à la maison à chaque vacance estivale, durant un mois, et elle faisait de même avec moi le mois suivant. Et puis, lors de l'été séparant notre quatrième de notre cinquième année, ma mère avait appris le pot aux roses : Mina n'était ni une Sang-Pur, ni une Sang-Mêlé, mais une Née-Moldu. Ma génitrice n'avait rien dit, mais tout dans son regard m'avait dissuadé de réinviter Mina à la maison. Alors je ne l'avais pas fait et nous passions désormais nos étés chez elle ou chez l'un des garçons.

Mais elle n'avait pas tout à fait tort non plus, au sujet de ma mère : elle n'était pas très sociable. A vrai dire, elle ne parlait presque jamais, même aux elfes de maison. Elle restait renfermée sur elle-même, le visage neutre, comme si aucun sentiment ou aucune émotion ne la traversait. Comme je l'ai déjà dit, ma mère était un diamant brut, et froid. En grandissant avec elle, j'avais appris à ne pas être trop expansive et à ne pas poser de question. Les questions, elle détestait cela, et surtout quand le sujet était mon père. Je lui avais demandé à plusieurs reprises qui il était, son prénom ou ce qu'il faisait dans la vie… Elle ne m'avait jamais répondu et s'était contenté de me fixer de ses yeux bleus et glacés, comme si je n'étais qu'un misérable insecte polluant sur espace vital. Mais il n'empêchait que c'était ma mère, et que je l'aimais. Et qu'elle n'avait rien de comparable à Walburga Black.

-Ça me fait penser que ma mère vous invite à la maison pour les vacances de Noël, lança Allister, coupant net à la dispute entre Mina et Graham qui avait pour but de déterminer si, oui ou non, Sirius Black était un abruti congénital.

-Chouette !, s'exclama d'ailleurs cette dernière avant de faire à nouveau face à Graham, la bouche déjà ouverte pour en placer une.

Exaspérée par le comportement puéril de nos amis, je me tournai vers Allister pour le remercier.

-Oh, c'est rien, tu sais, répliqua-t-il avec un sourire. Tu sais que ma mère adore vous avoir à la maison.

- Tout de même, remercie-la pour moi, nous, répondis-je en haussant la voix pour couvrir celle de Mina. Elle nous invite tout le temps ! Ce n'est pas rien.

Il haussa les épaules.

-Ça lui fait du bien de vous avoir à la maison. Ça lui permet d'oublier un peu que papa est dehors.

J'acquiesçais, sombre. Le père d'Allister était un Auror réputé, si bien qu'il était sans cesse en mission, et sa mère, Moldu, ne pouvait donc rien faire d'autre que rester chez elle à se faire un sang d'encre, en attendant qu'il rentre. Ou qu'on lui annonce qu'il ne franchirait plus le seuil de la porte d'entrée.

La gaieté et la magie de Poudlard avaient toujours tendance à me faire oublier que, dehors, la guerre et la mort frappaient comme des gouttelettes de pluie contre une fenêtre.


Alors, alors ? Comme je l'ai dit en haut, je ne suis absolument pas satisfaite de ce chapitre, mais bon... il pose les bases et on y découvre donc mon héroïne, Amalia, plus ou moins sa situation familiale et sa meilleure amie, Mina, ainsi qu'Allister et Graham, même s'ils ne sont pas vraiment approfondis. On les découvrira plus au prochain chapitre ahah !

Donnez-moi vos avis ! :)

Enjoy !