*musique de générique*

Episode deux est arrivé! Et même pas besoin de trouver les sous titres pour regarder ! *sort*


Episode 2.

« Et... Et là... Castiel m'a dit que plus jaaaamais il ne remonterait sur des skis..., rigole Dean. Tout... Tout ça parce qu'il s'est viandé !

- Ouais, en gros, Castiel t'acceptes toujours pas l'échec ! se moque Rose en découpant son saumon.

- Mais je vous emmerde ! Et je me suis fais mal en plus ! L'autre il était tellement mort de rire que je suis resté à plat ventre dans la neige pendant cinq minutes sans pouvoir bouger !

- C'était de la poudreuse et je suis venu m'allonger avec toi, t'abuses !

- Mais j'étais pas allongé abruti ! J'étais affalé par terre avec les skis plantés dans la poudreuse ! »

Rose est morte de rire alors que Castiel est rouge de colère. Dean essaye de calmer ça avec une main autour de sa taille et un baiser mais il se mange une baffe en réponse, pour le plus grand plaisir de Rose.

« Vous devriez monter un spectacle comique tous les deux !

- Je t'emmerde toi aussi ! Vous êtes vraiment des gamins putain. Si ça t'amuse de me ridiculiser encore tu peux courir. Et puis en plus essaye même pas de jouer les romantiques en m'invitant à prendre des vacances je sais pas où.

- Fais attention à ce que tu dis sinon je raconte à Rose ce que tu m'as dit hier soir au lit... ! menace faussement Dean.

- Quoiii ? Il a dit quoi ? Je veux savoir ! » s'exclame Rose.

Castiel le regarde avec des gros yeux. Mais Rose est trop intriguée maintenant et veut savoir. Putain ça tourne mal pour lui. Heureusement pour lui, Dean arrive à dissuader la curiosité de Rose, sous peine des foudres de Castiel. Ce que ne sait pas Castiel, c'est que plus tard da ns la soirée, alors qu'il fera le lit de Rose, Dean dira à la jeune fille que Castiel lui a dit qu'il l'aimait. Et qu'ils seront tous deux à trépigner comme des fous. Ouais heureusement parce que pour le moment Castiel hésite à aller dormir dans sa chambre cette nuit pour punir Dean de cette rébellion non méritée. Non mais.

Enfin la discussion se poursuit et surtout aucun d'eux ne parle de médecine, de stages, de patients… Mais de touuut le reste, de ce qu'il y a dans la vie qu'ils tentent de mener à côté de l'hôpital. Tout à l'heure c'était les vacances et ça dérive sur l'appart et les aménagements, et puis sur la nouvelle copine de Rose. Rose est extatique quand elle parle de Lucie, Dean a l'impression de ne l'avoir jamais vue comme ça. Pas même avec Lou, enfin ça on en parlera pas vu qu'elle a jeté Rose pour un mec. Qui a dit que les filles étaient tendres entre elles ?

« Enfin bref Lucie elle est touuute petite, toute fine, avec ses os qui ressortent par endroit et puis elle sent la Lucky Strike à plein nez, j'ai envie de la fumer !

Castiel éclate de rire, ça fait du bien de voir son amie comme ça après l'avoir vu au fond du trou après le départ de Lou.

- À mon avis elle voudrait bien ! Comment te résister voyons !

- Dis pas ça alors que les lesbiennes te dégoûtent !

- Et elle fait quoi ta chérie ? demande Dean.

- Rien à voir avec la médecine... Elle est en journalisme, je l'ai connue à une soirée et...

- On se passera des détails je pense ! rit Dean, cherchant à prendre la main de Castiel.

- Vous vous êtes envoyé en l'air dans les toilettes ?, suppose Castiel en entrelaçant leurs doigts

- Non la voiture !

- Ha ouais je vois mieux !

- Elle a pas une Mini Cooper j'espère ! rit Dean.

- Nan, une Golf et je peux te dire que c'est suffisamment grand !

- Ouais c'est sur. Nous on a dû le faire dans une Clio ou une merde comme ça, trop petit en tout cas ! »

Dean rougit un peu, presque pour la forme. Monsieur a perdu de sa timidité pendant les quatre dernières années. C'est sûr qu'au contact de Castiel et ses potes qui parlent de cul comme on parle de la météo... Mais bon, là Winchester rougit parce que c'est un souvenir fabuleux de baise... Et que malgré celle qu'ils ont eue hier, il ne serait pas contre recommencer.

« On t'a perdu Dean ? fait Rose en agitant la main devant son regard vide.

- Haan... Il doit penser à des choses pas catholiques. Il est toujours comme ça quand il est perdu dans ses pensées..., sourit Castiel.

- Maiiis ! rougit Dean, démasqué. C'est pas vrai..., fait-il en boudant.

- Mais si chéri, dis pas le contraire..., glousse Castiel en allant lui mordiller l'oreille.

- Mais vas-tu arrêter de le gêner le pauvre ?

- Tu vas me le payer., souffle Dean, revanchard. Non il en a jamais assez, tu connais le credo de Castiel, toujours plus !

- Fais ce que tu veux, je serais gagnant de toute façon.

- Castiel..., soupire Rose. T'as beau vieillir, tu restes le même c'est dingue ça.

- Je veux pas être un adulte trop sérieux, et puis on est déjà assez sérieux à l'hosto...

- Moui c'est vrai. Et puis ça serait pas toi sinon ! » rit Rose.

Dean s'est levé pour débarrasser leurs assiettes et en mettre de nouvelles sur la table, plus petites, avec le reste de gâteau au chocolat qu'il a fait hier et une crevé pour débarrasser leurs assiettes et en mettre de nouvelles sur la table, plus petites, avec le reste de gâteau au chocolat qu'il a fait hier et une crème anglaise Bridélice puisqu'il n'a pas eu le temps d'en faire une lui-même. Castiel papote avec Rose de la cuisine de Dean, et puis aussi de son rôle de femme d'intérieur. Castiel lui vente ses talents et rit doucement, ils sont bien mais c'est pas méchant contre Dean évidemment. Il adore taquiner Dean. Et il sait parfaitement que s'il le pousse à bout, ce soir dans le lit il va le payer...

Mais Dean est patient, ne dit rien. Il profite de cette veille de week-end pour appeler sa mère et son père, ils partent demain à Londres il lui semble. Au moins prendre un peu des nouvelles, surtout que sa mère s'est fait un lumbago il y a quatre jours, qu'elle a réussi à bien inquiéter son fiston pfff !

Ce dernier revient ensuite et propose de passer dans le salon pour être mieux.

« Rose tu comptes rester jusqu'à quand ? demande-t-il.

- Tu veux déjà me chasser Dean ?! rit-elle.

- Non, non ! Désolé. C'est juste que demain je vais faire les courses, alors pour prévoir et tout...

- Tu vois ? Une vraie femme d'intérieur ! s'exclame Castiel.

- Oooh il est juste poli voyons ! Tu vois le mal partout.

- C'est pas le mal... C'est bien ce qu'il fait. Moi j'aime pas faire les courses.

- Sauf pour acheter les capotes, le lubrifiant et les jouets., précise naturellement Dean.

- Quoi vous utilisez encore des capotes ?

- Nooon on a fait un test y'a longtemps ! Mais pour le reste c'est vrai ! Pas ma faute si je suis curieux !

Dean, resté debout derrière le canapé, se penche pour enlacer son mec.

- Et il adore tout tester sur moi., murmure-t-il.

- Ouais je vois... Donc je rentrerai pas dans votre chambre, ça doit être un vrai sexshop !

- -Non, on exagère un peu. » ajoute Dean.

Il vole un baiser à Castiel et s'étire.

« Je suis crevé moi, je vais aller me coucher. Rose, ton lit est fait, tu dors dans la chambre de Cas'... Bonne nuit., sourit-il.

- D'accord. Je suis crevée aussi, j'avais une garde hier alors bon..., fait Rose en se levant.

- Okay, ouais c'est sur que tu dois être crevée. Donc bon, je vais y aller aussi...

- Bonne nuit les mecs alors. Essayez de pas me réveiller avec vos cris ! C'est tout !

- Rêve pas ! »

Castiel suit Dean dans la chambre alors que Rose part se coucher de son côté.

Les deux hommes sont enfin tous les deux, ce que ne manque pas de faire remarquer Dean alors qu'il se déshabille.

« Bon je crois que c'est râpé pour le week-end tranquille que nous deux...

- Pourquoi tu dis ça ? chuchote Castiel en lui retirant son tee-shirt dans son dos.

Puis il embrasse sa nuque et caresse son dos. Dean sourit, frissonnant. C'est agréable.

- Bah... Si Rose reste là tout le week-end...

- Elle restera pas tout le week-end... T'en fais pas. On va être tous les deux... »

Dean se retourne vers lui, un petit sourire au coin des lèvres.

« Alors comme ça je suis une vraie petite femme ?

- Ouais. Complètement... Avec ta cuisine et ton ménage..., glousse Castiel en se laissant tomber sur le lit.

- Et au pieu aussi, tu penses que je suis une vraie petite femme ? demande son amant en s'allongeant sur lui.

- Mmmhh... J'sais pas... Peut-être babe...

- Pfff..., sourit Dean. Tu m'fais craquer avec ce surnom, c'pas juste.

- Ça te rend comme une fillette ! Et j'adooore jouer avec toi tu le sais... »

Castiel reste appuyé sur ses coudes, le regardant avec des yeux avides. Jusqu'à ce que Dean vienne le contenter d'un baiser, de son corps chaud et nu, lourd contre le sien. Là, Castiel se tait enfin et ferme les yeux, ce qui galvanise Dean.

« Mmmh... »

Castiel passe un bras autour de son cou et se laisse aller. Gémir, doucement... Dean est sexy comme ça, nu et langoureux. Et puis quand il vient lui grignoter le cou, des frissons apparaissent sur tout son corps. Alors Dean se permet de lui dire à l'oreille qu'il lui a vraiment manqué cette semaine...

« Tu m'as manqué aussi... »

Castiel se déshabille aussi, c'est pas long au moins... C'est l'avantage de presque rien porter. Il s'amuse aussi à se dégager des bras de Dean, le fuir pour mieux se faire rattraper. Dans le lit, il se fait coincer sous la couette, amoureusement, par ces grands bras qui le tiennent et ces mains qui le touchent, timidement. Dean redevient timide quand il s'agit de montrer ses sentiments car il sait que Castiel n'aime pas forcément, pas tout le temps. Sauf que là Castiel est dans le même état d'esprit, se sent bien. Il ne se frotte pas contre Dean, il reste juste contre lui... Pas encore trop chaud, leurs corps sont tièdes. Mais ça brûle de plus en plus...

Les caresses sont douces, sur le torse, le dos... Les baisers dans le cou, la bouche... Tout fait envie. Et que Dean fasse tout pour lui, ça le rend fou. Dean l'allonge, Dean le caresse, Dean lui fait du bien, Dean lui parle doucement, Dean lui fait sentir qu'il a de l'importance. Que ce soit à travers des mots ou des gestes, Dean est bien plus à l'aise avec les sentiments que lui.

Et Castiel le sent... Le ressent tout ce qu'il dit ou fait. C'est bon et excitant. Il en bande de tout ça... Mais avant il le met sur le dos et lui grimpe dessus. Pour l'embrasser comme ça. Dean en sourit, et son sourire empêche que le baiser soit complet. Pour s'en excuser, il caresse la joue de son homme, il est pas très bien rasé, il trouve ça terrible.

« T'as envie d'une position particulière ? demande Castiel en caressant son torse, pinçant doucement ses mamelons.

Dean secoue négativement la tête en soupirant. Il rattrape Castiel tout contre lui et retourne l'embrasser doucement.

- Je peux me mettre sur le ventre alors ?

- Petites cuillères ? tente Dean, préférant comme ça.

- Non... Sur le ventre complètement...

- D'accord... »

Dean se redresse sur un coude et l'embrasse. Castiel en profite alors pour s'installer sur le ventre, le nez dans l'oreiller de son homme. Il n'a plus qu'à profiter de lui... Dean va s'allonger sur son dos, l'embrasse dans le cou alors qu'il cherche à attraper une de ses mains. Juste pour le tenir alors que dans un premier temps, il s'atèle à le faire mourir en embrassant, léchant, mordant ses reins d'amour. Effectivement ça fonctionne parfaitement... Castiel gémit comme un fou, déjà qu'il bandait, bah là c'est bien pire... Mal dans le ventre. Et les frissons qui le prennent partout, les vagues de plaisir dans son dos et ses cuisses. Alors Dean sait qu'il doit aller plus loin. Sa langue glisse des reins à son intimité. Il a bien appris à s'en servir en quatre ans. Même qu'un jour (une nuit plutôt), Castiel lui a avoué qu'il ne pourrait plus s'en passer. Castiel commence à lâcher un petit cri, avant de mordre un bout d'oreiller. Rose a dit pas de bruits... Mais si Dean s'acharne à le tuer il va avoir du mal. Il tremble, se crispe, soulève les reins pour mieux s'ouvrir. Mais sa langue... Bon Dieu... Il en a broyé la main de Dean qui est revenu tout contre lui, épousant parfaitement son corps chargé de désir.

« Tu me donnes le lubrifiant ? murmure-t-il.

- Oui... »

Castiel tend le bras et fouille entre le matelas et le mur. C'est plus simple que de fouiller dans la table de chevet. Dean accompagne son bras tant qu'il peut, caressant au passage l'épaule ronde. Il mord un peu sa peau, quoiqu'il n'embrasse plus qu'il mord. Castiel sourit, de cette sensualité dont Dean fait preuve. Ils sont impatients, excités... Il le sait parce que tous les deux tremblent légèrement, au moment de lui passer le tube il le voit bien. Et c'est de pire en pire quand Dean le prépare, de ses longs doigts agiles desquels Castiel a tant fantasmé. Comme de ce moment où chacun attend le feu vert de l'autre, l'un pour recevoir, l'autre pour venir. Dean demande cet accord en un baiser, sa main s'enroulant autour du poignet de son chéri. Castiel gémit doucement en tendant les reins, ça veut dire qu'il en veut plus. Que c'est bon.

« Allez... Viens... »

Alors Dean vient. En lui. Avec une douceur incroyable dans ses gestes comme une force terrible dans ses sentiments. Il vient, en son âme et conscience alors que doucement, il perd pied, s'enlise dans le plaisir. Il vient en gémissant mais tellement doucement que leur union se fait dans le silence. Castiel s'en mord la lèvre, parce que évidemment c'est bon... Mais que Dean le contamine comme à chaque fois. Qu'il arrive à en faire quelque chose de solennel et sérieux. Que lui ça lui fait avoir le cœur qui s'emballe. Violemment. Dean en lui, comme ça, il se sent terriblement soumis. Et pourtant, cette fois-là, ce n'est pas parce qu'il a fallut assouvir ses envies de salopes. Non. C'est juste que Dean l'écrase d'un poids lourd et néanmoins fictif. De comment il l'aime. Et que Castiel, qui refuse de le voir au quotidien, se le prend encore plus fort dans la gueule à cet instant. À ces instants. Où Dean vient, grogne de plaisir, lui tient la main, l'achève silencieusement. Castiel lui cependant ne peut rester silencieux. C'est pas du tout dans ses cordes, alors souffler et gémir le soulagent. Pour tenir. Exciter.

Mais si lui se prend l'amour de Dean en plein dans le cœur, c'est forcément réciproque. Parce que justement à chaque grognement, Castiel gémit, à chaque fois que sa main le serre fort, Castiel crispe la sienne aussi... Tout est une question de confiance et d'abandon... Il a fallut tellement de temps à Castiel pour le comprendre. Confiance. Il peut s'abandonner, il peut ne plus être sur ses gardes. Pas avec Dean. Dean lui fait rendre les armes. Que ça soit ici, maintenant avec ses baisers et son sexe, ou au quotidien avec ses petits mots et ses attentions. Dean sait trop bien s'y prendre lorsqu'il s'agit de Castiel… C'est le seul et il peut en être fier. Il a dompté Castiel, a appris à jouer autant que lui. Sans jamais faire de mal...

Sauf peut-être celui que ressent Castiel dans son ventre quand le plaisir se fait trop fort, qu'il en lâche la main de Dean et halète comme un dingue... Dean prend appui sur ses coudes, de part et d'autre de Castiel, pour avoir plus de forces. Plier un peu les jambes, s'enfoncer, venir, se faire mourir. Il se fait taire en embrassant le cou de Castiel qui a renversé la tête vers le Ciel, cherchant visiblement un nouvel air... Peine perdue... Cet instant où Castiel le sent venir en lui, c'est aussi bon que l'orgasme, Ça le prolonge... Ça l'adoucit et le pimente en même temps. Mourir l'un contre l'autre. Les cœurs détraqués.

Castiel rend les armes et se laisse tomber contre l'oreiller et le matelas, il a bien trop cambré. Mal partout... Dean roule sur le matelas, faisant tomber au passage le tube de lubrifiant resté ouvert. Tant pis pour le parquet, Dean a autre chose à penser. Comme de regarder Castiel, voyeur de son corps et son visage d'après l'amour. Castiel reprend son souffle et ses esprits, ouvrant les yeux enfin sur Dean. Ses joues rouges, ses lèvres gonflées de sang... Il se rapproche de lui et glisse ses doigts sur son torse... Pour sentir la sueur... Divin. Dean le chope carrément par les hanches. Ils sont face à face sur le lit, sans parler. Juste se regarder. Sauf quand Dean va embrasser son homme et murmure à ses lèvres :

« Je t'aime... »

Castiel a le cœur qui s'emballe de nouveau. Lui le dit en l'embrassant, en passant ses mains dans ses cheveux... Dean le sait, ça lui va bien comme ça. Il se laisse faire, la tête abandonnée sur l'oreiller.

« Elle va pas nous en vouloir... On a même pas crié..., chuchote Castiel, rieur.

- Pour une fois..., sourit Dean, s'étirant.

- Moui... C'est pas mal... On s'améliore.

- T'es bien bavard toi..., rigole Dean, se tournant à nouveau vers lui.

- Hein ? Pourquoi ? sourit le petit brun.

- Tu aimes pas parler après l'amour d'habitude...

- C'est parce que je suis de bonne humeur...

Il ferme les yeux en même temps et se blottit sous la couette.

- Depuis quand ça te fout de mauvais poils ?!

- Depuis maintenant... » finit par grogner Castiel en rabattant la couette sur sa tête.

Mais comme tout à l'heure, Dean sait que Castiel s'enfuit pour mieux qu'il le rattrape. Alors Dean va se coller à lui, sous la couette. Il sent bon... Castiel ne dit plus rien. Non en effet, c'était un petit accès de bonne humeur et niaiserie qui l'a rendu légèrement bavard. Dean lui continue dans la niaiserie en embrassant chaque parcelle de peau de son cou et en caressant son ventre. Il se fait pardonner comme il peut, fait le dos rond et brosse Castiel dans le sens du poils. Ça marche à tous les coups. Castiel aime trop ce sentiment de supériorité. Et Dean se fout de son égo. Oui, ils se sont bien trouvés.

Castiel ferme les yeux, s'apaise. S'endort. Tant que c'est contre Dean, il n'a plus rien à craindre... Rien.


Dean est le premier réveillé. Il serait bien resté au pieu mais une envie d'aller aux toilettes le tiraille. Il s'extrait du lit comme il peut, sans réveiller Castiel. Alors qu'il se frotte les yeux, il pose le pied par terre. Dans un truc froid et liquide... Putain qu'est-ce que c'était...

« Fuck... »

Bon bah dans la liste de courses, il pourra rajouter détergeant et lubrifiant. Le tube tombé par terre la veille s'est presque entièrement vidé. Dean enfile un caleçon et descend avec le tube pour le jeter. Discrètement. Sauf qu'il ne s'attendait pas à trouver Rose dans la cuisine à se faire un café.

« Vous vous lancez dans la consommation industrielle ? demande-t-elle, l'air de rien.

- Ouais. Il en reste un peu, tu en veux sur ta tartine ?

- Non ça ira merci ! » rit Rose.

Au même moment un gros bruit résonne dans l'appartement, puis un...

« Winchesteeeeeer !

- Oh putain..., soupire ce dernier. Ça va être ma fête mais pas dans le bon sens du terme...

- Bon courage ! »

Dean monte rapidement à la chambre et découvre Castiel par terre à hurler. Sauf qu'il ne mesure pas les dégâts tout de suite. Autrement dit que si Castiel tient une de ses mains en l'air c'est qu'il vient de se tordre le poignet droit et que si l'autre est collée à l'arrière de sa tête c'est que son crâne est entré en collision avec le bord en bois pointu du lit.

Dean vient derrière lui et le tient dans ses bras. Il avise la flaque du lubrifiant, l'objet du crime.

« Où t'as mal chaton ? s'affole Bo.

- Partout putain ! gueule-t-il en lui montrant le sang sur sa main.

- Merde... Attends viens. »

Dean le lève et le fait asseoir sur le lit. Il va chercher dans la salle de bains de quoi désinfecter, de la pommade et une bande. Il remonte dans la chambre, Rose sur les talons pour voir ce qu'il s'est passé. Castiel tire le drap sur lui, jusqu'à preuve du contraire il est toujours à poils.

« Mais qu'est-ce que tu as foutu ?

- J'ai glissé sur du lubrifiant merde ! Et j'ai mal à la main. Au poignet ! Qu'est-ce que je vais faire ?

- Chut, chéri, calme-toi. Laisse-moi regarder ce que t'as à la tête..., fait Dean. Et ton poignet, tu peux le plier ou pas du tout ?

- Non je peux pas, c'est pour ça que je me suis pas remis debout !

- Tu devrais aller aux urgences pour faire une radio, et montrer ta tête aussi., fait Rose en prenant la bande pour immobiliser comme elle peut le poignet de son ami.

- On va y passer cinq heures putain…, chouine Castiel.

- Définitivement râpé pour le week-end en amoureux…, murmure Dean. J'ai pas de kit de suture ici en plus pff… Bon bah même en week-end on va aller à l'hosto putain... »

Énervé, Dean commence à habiller Castiel alors que Rose va ranger la cuisine, enfiler sa robe vite fait, des bottes, prête à partir avec sa voiture.

C'est plutôt le petit brun qui devrait être énervé. À peine habillé, ils partent dans la voiture, Dean dépose Rose près d'un arrêt de bus pour qu'elle puisse aller ailleurs, genre voir Antonin, ou Roméo… En tout cas pas les deux galériens.

Pff…

Un quart d'heure plus tard ils font la queue à l'accueil des urgences, coup de chance pas trop de monde, cela dit, ils savent très bien que les urgences en elles-mêmes sont toujours pleines.

Voilà, ils passent, Castiel explique son poignet, sa tête… Bien, allez, ensuite l'accueil administratif, les papiers… Castiel râle, il a mal à son poignet, et pisse toujours le sang. À croire qu'il va s'en vider. Heureusement que Dean est là…

Voilà, allez, on lui dit d'aller dans une salle. Y a plus qu'à attendre.

Dean reste près de lui, regardant d'un œil inquiet sa blessure à la tête, bien que Castiel s'affole plus pour son poignet de futur chirurgien. Bo le tient par la taille alors que Castiel est assis sur la table d'auscultation. Il cherche à l'embrasser sur le front mais le petit brun détourne la tête.

Fronçant les sourcils, Dean demande :

« Tu me fais la tête ?

- J'ai pas la tête à ça. Point.

- Mais ça va s'arranger, je sais que pour le moment tu vois ça comme la pire tuile au monde, que tu en veux à la terre entière et en particulier à moi... Mais c'est bon. Ça va. Tu vas bien Castiel. Tu t'en rends pas compte mais tu vas bien.

- Non, j'ai la main niquée. Je te rappelle que je suis interne en chirurgie. Je vais pas pouvoir m'en servir pendant un certain temps. Je vais pas pouvoir bosser. Pour la peine, je toucherai plus jamais à du lubrifiant pendant ce temps là. Donc tu comprends bien que ça veut dire pas de baise.

- Tu tiendras pas deux semaines ! rit Dean.

Castiel lui lance son regard noir.

- N'essaye même pas de parier.

- C'est toi qui paries d'habitude, mélange pas tout. »

Ils sont interrompus par l'externe de service, tout excité comme l'eux ont été de faire une suture.

« Alors monsieur Novak… Vous êtes tombé et vous avez donc une…

- Plaie profonde sur le cuir chevelu et j'ai besoin d'une suture spéciale pour le cuir chevelu avec un putain de kit de suture et j'ai besoin d'une radio du poignet droit., débite Castiel.

- Euh…

- Je suis interne en chirurgie dans cet hôpital alors je crois savoir de quoi je parle, envoyez-moi quelqu'un d'autre.

- Mais y'a personne…

Dean soupire.

- On t'a pas appris à faire une suture ?

- Si, si ! fait l'externe, un peu intimidé par ce grand Dean.

- Bon alors, t'attends quoi ? Il a fait son diagnostic, fais une suture, éclate-toi.

- Non, je refuse qu'un externe me touche., se braque Castiel.

- Mais…

- Dean tu me la fais.

Au même moment l'interne des urgences vient voir ce qu'il se passe.

- Oh Novak, qu'est-ce que tu fais là ? Ça va ? Tout se passe bien ? lance-t-il.

Castiel reconnaît en effet Grégoire, un mec qui était dans leur promo. Bon…

- Non ça va pas. Je veux pas que se soit un externe qui me massacre la tête.

Castiel s'il te plaît arrête..., essaye de le calmer Dean, caressant sa main.

- Je suis toujours là..., rappelle l'externe.

- Bah justement. Grégoire, j'ai juste besoin d'une radio de la main, Dean va me faire ma putain de suture. J'ai besoin de personne, donne moi mon dossier, comme ça, ça te fait un patient en moins à t'occuper, je monterai tout seul comme un grand en radiologie !

Dean regarde Grégoire le dissuade de discuter en secouant la tête.

- Bien... Charles, viens avec moi en salle d'examen numéro deux. Laisse le kit de suture. Winchester va pas le rater hein ?

- Mais noooon ! fait ce dernier, exaspéré. Allez c'est parti. »

Dean va se laver les mains avant d'enfiler des gants stériles. Il a la flemme d'aller chercher sa blouse au casier... Alors il espère que ses habits de ville n'auront rien ! Castiel s'installe et ne bouge plus. Ça fait bizarre de se retrouver ici en tant que patient. Et encore plus entre les mains de Dean... Pourtant c'est lui qui a voulu.

« Ça va piquer un peu vu que je vais désinfecter et... Oui je me tais, tu le sais déjà., sourit Dean.

- Oui, oui je sais...

- Accroche-toi à moi si ça va pas... De toute façon, à mon avis, t'auras besoin que de quatre points... »

En même temps, Dean tire légèrement la langue, concentré à bien nettoyer la plaie. Castiel ne bronche pas. Il ne veut pas. De toute façon il y a un léger anesthésiant dans ce produit. Ça ira mieux après.

Et puis quand il sent l'aiguille piquer, vraiment il est rassuré que ce soit Dean qui le fasse. Dean et ses mains de chirurgien cardiaque, doué pour faire des points de suture sur un cœur. Alors oui, confiance. Castiel s'avance un peu, Dean n'est pas encore chirurgien cardiaque. Mais bon, il peut avoir confiance quand même.

Dean termine, jette l'aiguille et le reste de fil, ainsi que ses gants. Il range tout bien le matériel avant de s'assurer auprès de Castiel que tout va bien. Castiel est content, mais de toute façon vu sa mauvaise humeur il ne peut que dire en se relevant :

« Et toi ça te fait plaisir de t'amuser à me piquer la tête ? T'as même pas de mal...

Le Castiel des mauvais jours is back!

- Je préfère que ça soit moi qui le fasse., explique calmement Dean.

- Mmmmh... Allez viens on monte en radio... »

Dean lui prend sa main encore valide. Castiel n'a pas son mot à dire, Dean le tient, un point c'est tout. De toute façon, Castiel trouvera toujours un truc qui le fera râler ! Castiel le suit sans rien dire. Ils vont en radiologie. Il y a du monde, leur tour ça sera pas pour tout de suite. En arrivant, ils croisent le docteur Levy, le médecin de service de Castiel.

« Bah alors Novak, vous êtes pas de repos ? Elle est où votre blouse ?

- Non je bosse pas, je suis là en tant que patient... Me suis ouvert la tête et foulé le poignet.

- Le poignet ? s'exclama le médecin.

- Oui...

- Et bien vous êtes pas arrangé comme ça. Ça vous est arrivé comment ? »

Winchester à côté essaye de contenir le fard qui le pique en détournant la tête. Il préfère laisser Castiel répondre. Dean ne sait pas mentir en plus alors s'il répond, il va sortir un truc tellement abracadabrant qu'il va effrayer le médecin.

« Je suis tombé du lit., fait Castiel, après tout il n'est pas loin de la vérité.

- C'est malin ça !

- Ouais je m'en voudrais toujours là...

- Bon... Alors j'espère vous allez nous revenir !

- Moi aussi... »

Le docteur s'en va, après avoir serré la main à Castiel et Dean. Le petit brun finit par être appelé pour la radio. Youpi. Dean l'accompagne, les radiologues l'acceptent avec lui vu qu'au prochain semestre, il ira normalement faire un tour ici. C'est important de savoir analyser les résultats de radio. Comme là, il peut deviner que Castiel n'a rien de cassé – heureusement – juste le poignet foulé. Ils doivent quand même retourner aux urgences, pour montrer les radios à l'interne qui confirme leur diagnostic. Et surtout :

« Je laisse Winchester te faire un strapping, tu bouges plus ta main et surtout tu touches pas à un bistouri pendant deux semaines.

- Deux ?!

- Oui ! Si tu veux être certain d'être capable de tenir quoique ce soit dans deux semaines tu t'en sers pas. Et même après il faudra faire gaffe. »

En même temps l'interne rédige une courte ordonnance de désinfectant et antidouleurs. Castiel se tourne vers Dean, le regardant avec un air de chien battu. Dean soupire. Castiel va être simplement dépressif pendant deux semaines. Mais bon, son homme va prendre sur lui, il prend déjà sur lui quand il lui fait son strapping et lui met un anti-inflammatoire. Castiel ne dit rien, il se laisse faire par Dean qui se débrouille sans rien lui demander. Il ne lui fait même pas mal, il va doucement quand même. De toute façon il ne veut pas se plaindre, il est le premier à savoir comme c'est insupportable. Dean lui fait un bisou sur le poignet ou plutôt sur la bande quand il a fini puis lui dit :

« Je vais à la pharmacie de l'hosto prendre tes médocs puis on ira récupérer ton arret de travail à l'accueil. Okay ?

- Ouais..., marmonne Castiel en se relevant.

- Je suis vraiment désolé., s'excuse Dean.

- C'est pas ta faute Winchester. »

Dean ne dit rien, pas la peine d'envenimer encore la situation. Ils passent à la pharmacie puis à l'accueil. Dean signe à la place de Castiel pour toute la paperasse vu que sa main droite n'est plus totalement valide. À peine sortent-ils de l'hosto que Rose appelle sur le portable de Bo pour prendre des nouvelles. Il la passe directement à Cas'.

« J'suis en arrêt de travail pendant deux semaines.

- Ha merde...

- Ouais c'est peu dire. J'ai les nerfs. J'vais rien faire pendant deux semaines. J'vais être tout seul, me faire chier...

- T'auras Dean quand même ! Rentre voir ta mère.

- Mouais... Je sais...

- Bon Cas' j'te laisse je sors avec Roméo en ville. Soigne-toi bien et arrête de faire la gueule.

- J't'emmerde. »

Castiel raccroche et pose le portable de Dean, qui a entendu une partie de la conversation étant donné le volume élevé de son téléphone. Alors qu'ils rentrent dans la voiture, Dean lui demande :

« Tu rentres chez toi alors ?

- J'irai sûrement deux jours... Essaye de prendre une garde que je te laisse pas seul.

- Non mais restes-y plus longtemps si tu veux, profite de les voir. Moi tu me vois tout le temps, t'inquiète pas. Je veux juste que tu sois là samedi prochain, c'est tout., sourit Dean, conduisant pour rentrer chez eux.

- Mouais... On verra de toute façon.

- Je te dépose à la maison ? Ou tu viens avec moi à Carrouf ? tente Dean.

- Ha non dépose-moi. Si ya un con qui m'emmerde là-bas j'vais piquer une crise. Et j'aimerais me laver vu que hier soir on s'est envoyé en l'air, pour la dernière fois oublie pas, et ce matin les urgences j'me sens crade.

- Oui chef. »

Dean ne bronche pas. Il prend un virage un peu sec pour rentrer dans leur résidence. Il s'arrête devant l'entrée. Il fera ses manœuvres plus tard, il attend que son Prince au poignet cassé rentre.


A suivre...