« It is a capital mistake to theorize before one has data.

Insensibly, one begins to twist facts to suit theories, instead of theories to suit facts. »

- Sherlock Holmes, A Scandal in Bohemia

« Le corps de Yakov Goldstein, âgé de dix-huit ans, a été découvert la nuit du mardi dernier à Cairo, en Egypte, par un couple en promenade. Goldstein était absent depuis trois semaines, lorsqu'il disparut des rues de Tek Aviv en Israël sur le retour du lycée. La victime, tuée par balle en plein cœur, était un détective lycéen renommé dans tout l'Israël. Les parents de Goldstein sont profondément affligés par la mort de leur fils, et implorent une quelconque information à ce sujet à communiquer aux autorités. C'est maintenant le onzième corps d'un adolescent détective découvert, les onze venant de pays étrangers et trouvés à des millions de kilomètres de chez eux. La police est déconcertée, et demande à ce que les adolescents fassent attention aux personnes louches. Personne ne sait où le coupable frappera la prochaine fois. Autre nouvelle… »

L'écran de la télé vira au noir lorsqu'il appuya sur le bouton power. Edogawa Conan, sept ans, s'assit sur le petit canapé de l'Agence de Détective Mouri, un regard triste à la place de ses habituels yeux lapis lazuli brillants et joyeux. Il suivait ces nouvelles depuis le début, il y a d'innombrables semaines. Cela avait commencé avec le détective chinois Sung Wang Ming, retrouvé en Pologne après deux semaines d'absences. La première fois, il n'y avait pas vraiment prêté attention, mais après le troisième détective, l'adolescent français Juste Ackhart trouvé en Russie, les choses devinrent intéressantes. Un c'était un accident. Deux c'était une coïncidence. Trois c'était une ruse. Comme ils le disaient, donc.

A chaque nouveau corps trouvé, l'enfant qui n'en était pas un était de plus en plus intrigué par l'affaire. Bien sûr, il était un peu inquiet pour lui-même et ses confrères détectives lycéens japonais, c'est-à-dire Hattori et cet autre idiot qui se montraient parfois aux casses du KID, Saguru Hakuba. Devait-il s'inquiéter également pour Sera Masumi ? Nan, elle n'était pas assez connue pour se faire un nom de le monde des détectives, ça devrait aller pour elle. Mais cela ne mettait pas Conan plus à l'aise pour autant. On ne savait pas à quel point ces tarés de serial killers étaient renseignés sur leurs potentielles victimes.

Les représentants du monde entier avaient déjà participé à deux réunions au sujet de ces découvertes, l'une ayant pour invité Kogoro Mouri, « célèbre » détective qu'il était. Le petit détective avait essayé d'écouter la conversation de Kogoro au téléphone avec l'inspecteur Megure au sujet de l'affaire, mais il était toujours éjecté de la pièce. Ses tentatives de poser des mouchards se soldaient par des échecs, que ce soit parce que ses émetteurs étaient découverts ou parce qu'on marchait dessus. Il n'avait même pas vu les photos des corps, et il était sûr que le vieil homme gardait un œil en permanence sur ses dossiers, justement pour que ce « fouineur » ne puisse pas s'immiscer. Sa nouvelle tentative la nuit dernière avait échoué, puisque Kogoro avait pris l'extrême précaution de fermer à clé les tiroirs de son bureau, et la clé n'était pas à sa cachette habituelle.

Cette affaire internationale n'empestait pas l'Organisation, les hommes qui avaient rétréci son corps, mais il sentait vraiment quelque chose d'horrible. Et Conan était déterminé à trouver ce qui se cachait derrière.

Conan laissa soudainement échapper un éternuement, sa silhouette tremblotante. Il maugréa et se laissa retomber dans son lit, se mouchant le nez. Il ne pouvait pas y faire grand-chose, avec ce gros coup de froid qu'il avait attrapé. Lorsqu'il avait rétréci son système immunitaire semblait également avoir diminué en capacité, un gros inconvénient. Il se promit amèrement de ne plus jamais fouiner dans des transactions louches.

Ran appelait sur le téléphone de Shinichi une ou deux fois, et Conan savait pourquoi son nom apparaissait toujours sur son écran. Elle n'avait jamais avoué la vraie raison de ses appels, mais il savait qu'elle voulait juste savoir s'il était en bonne santé et en sécurité. Appels auxquels il lui répondait, à son insu, dans les toilettes ou dans une allée sur le chemin de l'école.

« Tadaima ! » fit une voix chaleureuse, et Conan leva sa tête pour apercevoir la forme de Ran Mouri en bas, rentrant à la maison après le lycée et accompagnée de Sonoko et Sera. Les yeux de Conan s'attardèrent sur les amies de Ran. Il ne croyait pas entièrement au côté garçon manqué de la jeune détective, même après avoir su qu'elle n'était pas Bourbon.

« Bon retour ! » l'accueillit Conan du mieux qu'il pouvait, sa voix sortant faiblement et toute cassée.

« Comment se sent le gamin aux lunettes aujourd'hui ? » demanda Sonoko, s'asseyant sur le canapé et mettant son sac à ses pieds.

« Donne lui quelque jours et il sera de nouveau sur ses petits pieds de détective ! » répondit Sera chaleureusement, lançant à l'enfant malade un regard adressé à l'adulte caché dans cette petite forme. « Ne ? »

Conan lui retourna son regard avec la même suspicion. « Hun ! » acquiesça-t-il.

« Reste tranquille Conan-kun, » sourit Ran, s'approchant du lit et s'asseyant à côté. Elle secoua un thermomètre dans ses mains. « Je dois prendre ta température. » Elle approcha le thermomètre près de son visage en se baissant, avec un léger sourire. « Fais 'aaah' ! »

Conan obéit à ses actions maternelles et lui permit de glisser l'appareil sous sa langue, empêchant ce rouge menaçant de colorer ses joues. Peu importe combien Shinichi prétendait être un écolier, le détective rétréci ne pouvait pas prétendre que la proximité entre lui et Ran ne lui faisait pas d'effet.

« Vous avez vu les news ? » demanda Sera, flânant dans l'agence, coupant la conversation. Peut-être qu'elle avait vu le journal récent sur le bureau de Kogoro. Récemment, Kogoro Mouri était sur une affaire, pistant un homme suspecté d'adultère. « Ils ont trouvés le onzième détective en Egypte. »

« J'ai entendu ça ! » commenta Sonoko, toujours aussi bavarde. « C'est dommage, j'ai vu sa photo de profil dans les nouvelles. Pourquoi tous les beaux gosses doivent mourir jeunes ? Je serais carrément sortie avec lui. »

Heh heh heh… ria Conan intérieurement.

« Sonoko ! » réprimanda Ran, assise. « Que fais-tu de Makoto-san ? »

Un voile de culpabilité passa sur les yeux de Sonoko. « Il est toujours sur ses compétitions de karaté, pourquoi m'empêcher de reluquer un peu alors que j'attends toujours le retour de mon chevalier ? »

Ran se pinça les lèvres, mais n'appuya pas plus le sujet. A la place, elle avoua, « Je suis un peu nerveuse. Tous les détectives disparaissent, et sont retrouvés mort dans des pays étrangers ? C'est un peu effrayant, non ? »

« Inquiète à propos de ton mari ? » taquina Sonoko, donnant un coup de coude à son amie.

« Mou, Sonoko ! »

« Tu n'as pas besoin de t'inquiéter à propos de Kudo-kun, » dit Sera, feuilletant le journal d'un air absent, les jambes croisées, pieds sur le bureau. « Il n'est plus là depuis, quoi, cinq-six mois ? S'il était impliqué dedans, il aurait déjà été retrouvé mort. »

Evidemment que je ne suis pas impliqué dedans, pensa Conan amèrement, je suis juste là.

« Il dit qu'il est sur une grosse affaire, et qu'il ne peut pas rentrer. » rétorqua Ran, reprenant le thermomètre de la bouche de Conan pour regarder le résultat. Elle pensait que ses yeux semblaient lui dissimuler sa conscience négative alors qu'elle était concentrée sur quelque chose que les autres ne pouvaient pas voir. Conan regardait tristement.

« T'inquiète pas, » Sonoko réconforta son amie anxieuse. « Shinichi-kun reviendra toujours auprès de sa femme ! Ce mec ne la laissera pas à un autre homme ! »

A cette affirmation, Ran se sentit très gênée, tandis que Conan rougit un peu, espérant que cela soit prit comme un signe de sa fièvre.

A ce moment précis, quelqu'un toqua à la porte, interrompant les taquineries de Sonoko. Ran ouvrit la porte pour révéler la présences des quatre amis de Conan Ayumi, Genta, Mitsuhiko et Haibara. Les trois cités étaient tout-sourire, demandant tous à la fois s'il pouvait voir Conan, transformant le tout en charabia. L'autre fille, Haibara, croisait simplement les bras, ses lèvres tirées vers le haut pour former un demi-sourire, amusée par les Detective Boys.

Ran souri chaleureusement et ouvra grand la porte, laissant les enfants entrer dans l'agence de détective. Conan s'appuya sur une pile d'oreillers tandis qu'ils débarquèrent dans la chambre.

« Conan-kun ! » salua Ayumi chaleureusement, posant des feuilles sur la couverture aux pieds du détective rétréci. « J'ai ramené tes devoirs ! Il y a des calculs sur l'heure et on a colorié une horloge ! »

Mais je sais comment lire l'heure, maugréa intérieurement le côté Shinichi du faux enfant. « Merci, Auymi » dit Conan, attrapant ses devoirs pour feuilleter les quatre feuilles de calculs avec l'enthousiasme d'une pierre.

« Hey, Conan-kun » sourit Mitsuhiko. « Quand tu iras mieux, il y a une fille dans notre classe qui veut qu'on retrouve son chat ! »

« Rien de trop compliqué pour les Shounen Tantei ! » cria Genta enthousiaste, suivi d'un « Ouais ! » de la part du garçon aux tâches de rousseur et la mignonne petite fille. Haibara laissa sortir un petit rire, se tenant près de lit au niveau de la tête de Conan.

Les Detective Boys sortirent de l'Agence une grande partie de l'après midi, comparant leurs notes et parlant du dernier épisode de Kamen Yaiba, avant de finalement rentrer chez eux pour que Ran fasse le dîner. Genta était déçu de découvrir qu'elle n'avait pas cuisiné du riz aux anguilles, et cela l'incita à partir rapidement, Mitsuhiko et Ayumi sur les talons. Haibara resta derrière un long moment afin de chuchoter à Conan, « Appelle chez le professeur plus tard » avant de rentrer.

Conan cligna des yeux, surpris de cette annonce, mais acquiesça silencieusement. La victime de l'APTX-4869 faisait rarement appel à lui, et lorsqu'elle le faisait ce n'était jamais un bon signe. Avait-elle un indice menant à l'Organisation en Noir ? Mais elle ne le lui dirait pas, parce qu'elle savait qu'il irait directement à leur poursuite. Alors qu'est-ce que ça pouvait être ?

Pouvait-il y avoir un lien avec les détectives lycéens disparus ? La fillette en savait toujours plus que ce qu'elle n'avouait, choisissant le dernier moment pour en parler. Il se réprimanda mentalement. Non, elle voulait sans doute le tourmenter, le taquiner en agitant le nouvel antidote de l'APTX-4869 devant lui et refuser devant ses implorations pour l'avoir. La connaissant ça devait probablement être ça.

Sonoko et Sera furent invitées à dîner, mais refusèrent toutes les deux. La première dit qu'elle avait une minute de shopping à se consacrer pour une fête à laquelle elle était obligée d'assister. La deuxième bredouilla quelque chose à propos de flemmarder sur une dissertation. Elles restèrent quelques minutes de plus à rassurer Ran sur la sécurité de Shinichi avant de finalement partir.

Enfin, ne pouvait s'empêcher de penser Conan, la porte se refermant derrière elles.

Alors que Ran finissait son plat, la porte s'ouvra de nouveau pour laisser voir la silhouette avachie de Kogoro Mouri, revenant de sa mission d'espionnage. Le grand détective était haletant comme un chiot à bout de souffle, ses cheveux noirs en désordre et une cigarette pendue à ses lèvres. Avec un grognement il s'affaissa sur sa chaise, jetant son chapeau et ses lunettes de soleil nonchalamment sur le sol.

« UGH, » grogna-t-il fatigué. « Cet homme sait pour sûr comment être ennuyeux. Qui resterait debout au milieu d'un parc pendant trois heures ?! Ran ! Le diner est prêt ? »

« Bientôt. » Répondit Ran. « Je finis la soupe de Conan-kun et je commencerai notre udon. »

« Pourquoi d'abord le gamin ? » se plaignit Kogoro, allumant une nouvelle cigarette.

« Parce qu'il est malade ! »

« C'est pas une excuse ! Je me démène comme un fou sur ces disparitions, et j'ai eu le dossier Yakov Goldstein juste ce matin ! Je dois surveiller - » Kogoro s'arrêta en plein milieu de sa phrase, ses yeux portant sur le gamin malade blotti dans ses couvertures. Conan avait écouté avec attention le discours du plus vieux détective avec une expression avide, qui se transforma rapidement en sourire béat d'un enfant lorsqu'il rencontra les yeux de Kogoro.

Kogoro connaissait la capacité de Conan à attirer la mort où il allait, et même s'il admettait que le gamin était très intelligent, il savait aussi qu'il était toujours dans les parages, et juste en parlant au poste de l'affaire appelée « les Détectives Lycéens disparus » pouvait le lancer dans des déductions folles. Tout était de sa faute. Sa grande génialité de détective avait du déteindre sur le gosse, et maintenant il croyait qu'il pourrait résoudre une affaire tout seul. Mais il ne laissera pas le gamin s'approcher de ses dossiers.

« Tou-san ! » réprimanda Ran, s'approchant à grand pas et posant un bol de soupe sur la table. « Arrête de fixer Conan-kun comme ça ! »

« Mais Raaaaan… »

Conan ne fit pas attention à la conversation qui suivit, simplement parce que ça ne l'intéressait pas. Ses pensées étaient tournées vers la nouvelle information : Kogoro avait le dossier du meurtre de Yakov Goldstein. Est-ce crime était différent des autres ? Quelque chose de différent par rapport à la scène du crime ou de son corps ? Un frisson d'excitation parcourut son corps. Il ne devrait pas s'exciter propos d'un serial killer, mais l'envie d'attraper un coupable comme ça était une superbe montée d'adrénaline. Il avait hâte de commencer.

Mais d'abord…

« Itadakimasu ! » La soupe de Ran était comme toujours délicieuse. L'Agence de détective Mouri était animé par le compte rendu de la filature de Kogoro, évitant soigneusement l'affaire des détectives disparus, et l'insistance de Ran sur le fait d'arrêter de parler des personnes de manière si désobligeante et malpolie plutôt que de manger ses légumes pendant que Conan se replongea dans ses pensées.

Il trouvait difficile d'avoir à manger, juste comme ça alors que peut-être dans le monde, peut-être pas maintenant mais bientôt, un autre détective lycéen devenait victime. Il devait faire quelque chose, collaborer avec la police pour protéger les adolescents japonais, mettre la main sur les dossiers de ces affaires, n'importe quoi ! Il y avait une affaire juste sous son nez et il ne pouvait rien faire à ce propos.

Finalement, Kogoro alla se coucher, et Ran le suivit rapidement après avoir mis au lit son substitut de petit frère. « Oyasumi nasai, Conan-kun, » sourit Ran, l'embrassant légèrement sur le front avant d'éteindre les lumières et quitter la chambre, ratant les joues empourprées de l'enfant.

Mince, pensa Conan allongé dans le noir. Comment elle fait ça ?

Alors que Conan dérivait entre le sommeil et l'éveil, il se rappela soudainement de la demande d'Haibara. Même si Haibara voulait juste se vanter de son dernier antidote, ça ne le tuerait pas d'appeler et de discuter un peu avec le Professeur. Parler avec le vieil ingénieur était toujours un bon moyen d'évacuer ce qu'il avait sur la conscience. Vacillant un peu à cause d'un mal de tête provoqué par sa position assise soudaine, le mini détective se leva et trottina jusqu'à la salle de bain, sortant son téléphone portable et composant le numéro du Professeur.

« Moshi moshi ? » fit la voix d'Agasa-hakase après quelques sonneries.

« Hakase, c'est moi, » dit Conan, sa voix un peu rauque.

« Ah, Shinichi ! » ria le professeur chaleureusement. « Comment vas-tu ? »

« J'ai un rhume, » répondit l'enfant, sa voix blasée. « J'ai vu mieux. »

« C'est bien. »

Conan roula des yeux. « De quoi vouliez-vous parler ? Haibara m'a dit d'appeler. »

« Oh, c'est vrai. » La voix d'Agasa perdit sa gaité et devint sombre. « Shinichi… Je ne veux pas que tu t'impliques dans ces disparitions. »

Conan regarda son reflet dans le miroir à travers ses yeux à moitié fermés. Il aurait du savoir que c'était à ce sujet. Le professeur avait toujours été un bon ami et voisin, agissant parfois comme un second père quand le réel était parti en Amérique avec sa mère. Il apprécierait toujours les actions du vieil homme, ses précautions et son attention, mais parfois il était trop protecteur.

« Qu'est-ce qui vous fait penser que j'allais m'impliquer dedans ? » essaya de se défendre Conan.

« Parce que je te connais, » rétorqua Agasa. « Je sais que tu ne peux pas résister à une affaire comme celle-ci, et… »

Une seconde personne rejoignit la conversation. « Edogawa Conan ne peut pas être en danger, » dit la voix d'Haibara. « Mais Kudo Shinichi l'est. Ce que Hakase essaie de dire, Kudo-kun, c'est que pendant que tu n'es pas directement lié au danger, tu n'as pas idée sur ce que veut le coupable, et pour l'instant nous savons qu'il connait peut-être ton secret. Et même s'il ne savait pas, il pourrait toujours débarquer chez les Kudo et penser que tu y es. Et qu'arrivera-t-il s'il trouve Subaru-san à la place ? Tiens-toi sur tes gardes et reste en sécurité.

Conan cligna des yeux, et un sourire se posa sur ses lèvres. « Oh ? Tiens donc ? Haibara-san est inquiète pour moi ? »

« Baka ! » trancha Haibara. « Je ne veux juste pas perdre mon cobaye. »

Conan grogna. « Okay, okay. J'ai compris. Je promet que je ne ferais rien de complètement fou. Et à propos, Subaru-san peut prendre soin de lui-même. Si c'est un fan de Holmes, il a du apprendre quelques arts martiaux ! »

« Ce n'est pas le problème ! » Essaya de crier Haibara, mais fut coupée par le professeur.

« Merci Shinichi, » dit Agasa, et Conan détecta du doute dans son ton, comme s'il avait l'impression que cette promesse serait rompue.

Conan retourna dans sa chambre, le sommeil le gagnant, alors que les mots d'Haibara résonnèrent dans sa tête. Edogawa Conan n'est peut-être pas en danger, mais Kudou Shinichi l'est. Est-ce que le coupable en avait vraiment après lui ? Il avait certes une renommée, qui ferait de lui un candidat, mais irait-il après un si gros nom, causant l'indignation du publique ? Chance pour lui, il était parti depuis des mois alors sa vraie disparition passerait inaperçue pour des semaines, avant que Ran ne devienne paranoïaque parce qu'il n'appelait plus mais bon… Etait-ce pire que le risque ?

Conan vacilla, son mal de tête lui rappelant qu'il était toujours souffrant. Ses dernières pensées avant de s'endormir furent principalement de prier Kami-sama pour la sécurité de ses amis.