Dans la salle, nombreux se moquaient de Sting qui c'était fait congédié de manière expéditive.
Luxus regardait encore la porte par laquelle les deux autres étaient sorti, quand il senti une présence très en colère à ses côtés et vit le blond qui venait de se faire publiquement humilier.
Sting grogna : Cette petite pute ! Elle me le paiera ! Me préférer cette pédale ! Je la baiserai, qu'elle le veuille ou non ! Elle finira par reconnaître son erreur, même si je dois l'attacher pour ça !
Luxus se tourna vers lui.
Sting : T'as un problème, du con ?
Luxus sourit et d'un coup de poing bien placé, envoya voler le blondinet à l'autre bout de la salle, ou il tomba inconscient. Il se frotta les mains : Plus maintenant.
Makarov s'approcha de son petit-fils : Tu y as été un peut fort quand même. Il va finir par quitter la meute si ça continu. Il est devenu la risée de tous avec le nombre de fois ou Lucy lui a fait mordre la poussière.
Luxus haussa les épaules : On n'insulte pas mes amis. Et s'il n'est pas content de son sort, il n'a qu'à s'entraîner au lieu de chercher à baiser tout se qui porte une jupe. Il ne peux s'en prendre qu'à lui si personne ne le respecte ici. Qu'il dégage donc, y en a une qui ne s'en portera pas plus mal.
Makarov sourit : Elle t'a tapé dans l'œil ?
Luxus se frotta la nuque. Il avait du mal à ignorer le fait qu'il était très serré dans son pantalon : C'est quoi son histoire ? Fried n'a rien voulu me dire. Il est très protecteur avec elle, pourtant elle ne semble pas en avoir besoin.
Makarov soupira : Va te reposer et viens dans mon bureau demain matin. Tu me feras ton compte rendu et on parlera toi et moi. En tant que futur Alpha, il y a des choses que tu dois savoir sur les membres et il est temps de te les apprendre.
Luxus acquiesça : Ca me va. Bonne nuit. A demain.
En allant à sa chambre, le blond passa devant celle de son ami aux cheveux vert. Il s'arrêta et tendit l'oreille. N'entendant rien, il ouvrit légèrement la porte et vit le couple étroitement enlacé sur le lit et dormant profondément. La jeune femme ne portait presque rien.
Son érection qui avait commencée à diminuer, revint en force.
Fried ouvrit les yeux, se sentant observé et repéra le jeune homme : Qu'est ce que tu fous là ?
Luxus ne quittait pas la blonde des yeux : Rien…
Fried fronça les sourcils et tira le drap, recouvrant le corps quasi nu de son amie : Dans ce cas, va dans ta chambre.
Luxus fronça les sourcils : Pourquoi elle ne se réveille pas ? Elle est morte ou quoi ?
Fried eut un sourire tendre en observant le visage serein de la blonde : Elle n'a pas besoin de se réveiller, je suis là pour elle. Maintenant tire toi.
Luxus grogna : Ne me parle pas sur se ton. Tu as oublié qui je suis ?
Fried : Je n'ai rien oublié du tout ! Ni qui tu es, ni qui elle est. Je la préfère simplement à toi.
Luxus esquissa un sourire : Même si t'es gay, pour le coup je peux pas t'en vouloir. Bon, je vous laisse. Bonne nuit.
Fried : Maintenant que je t'ai vu, elle va l'être puisque je vais rêver de toi.
Luxus se tapa le front en sortant : Par pitié, je ne veux rien savoir.
Fried rit en se recouchant confortablement.
Lucy s'agita et murmura : Fried ? Il y a un problème ?
Fried l'embrassa chastement : Dors ma princesse, ne t'inquiète de rien.
Lucy se blotti contre lui en soupirant de bien être et se rendormi instantanément.
Au petit matin, Fried s'éveilla et trouva un mot sur son oreiller.
Bonjour mon petit rayon de soleil !
Je suis partie courir un peut.
Je reviens vite.
Merci pour cette nuit.
On remet ça se soir ?
A tout à l'heure !
Bisous.
Ta Lucy.
Fried sourit en allant prendre sa douche. Avant, elle lui laissait toujours se genre de petit mot le matin, après qu'ils aient passé la nuit ensemble. Ca lui avait manqué pendant toutes ces années. Il se prépara rapidement et se rendit directement au bureau de son Alpha. Il savait que malgré l'heure vraiment matinale, il serait déjà en train d'œuvrer à certaines tâches. En s'approchant, il entendit des voix qu'il reconnu immédiatement.
Makarov : Et donc vous avez finalement réussi à tous les avoirs ?
Luxus : Tous, jusqu'au dernier. Il ne devrait plus y avoir d'attaques contre les humains. En tout cas, pas de la part de garou.
Makarov : Tant mieux. Vous avez fait du bon travail. Je suis fière de vous.
Luxus : Je sais, mais tu ne m'as toujours pas dit ce que je dois savoir sur cette Lucy. C'est quoi son histoire ?
Fried fit irruption dans le bureau : Alpha ! Vous allez lui dire ?!
Makarov ne paru pas étonné de l'interruption : Assied toi, je me demandais quand est ce que tu allais te décider à entrer.
Luxus haussa les sourcils : Tu savais qu'il était là ?
Makarov sourit en se tapotant la tempe : Je sais toujours ou se trouvent mes loups. Quand tu seras Alpha, tu sauras aussi.
Fried pris place : Vous ne m'avez pas répondu. Vous allez lui raconter l'histoire de Lucy ?
Makarov croisa les mains : En fait, je compte sur toi pour le faire. Tu es celui qui la connais le mieux.
Fried croisa les bras : Jamais !
Makarov fronça les sourcils : C'est un ordre lieutenant ! En tant que votre futur chef de meute, Luxus se doit de connaître l'histoire de chaque membre.
Fried grogna : A une seule condition.
Makarov : Je t'ai donné un ordre et tu dois obéir ! Tu n'as pas a poser tes conditions !
Fried : Sauf votre respect, j'ai toujours obéi à vos ordres sans rien dire. Même quand vous m'avez envoyer traquer et tuer votre fils avec les autres, sachant ce que je laissais derrière moi, je suis parti. Mais j'estime que le fait que vous n'ayez pas respecté la parole que vous m'aviez donné, me donne le droit d'exiger quelque chose de vous.
Luxus : Quelle parole ?
Makarov se leva, ne faisant pas attention à l'interruption du blond : J'ai fait ce que j'ai pu ! Tu la connais, elle est plus butée qu'un âne !
Fried se leva également : Vous saviez très bien à quoi vous vous engagiez ! Vous m'aviez promis de prendre soin d'elle, que vous ne la laisseriez pas seule. Et qu'est ce que je vois quand je rentre ? Elle fricotait avec un abruti qui n'est même pas digne de cirer ses chaussures et avait des cernes pas possible ! C'est quand la dernière fois qu'elle a eu une vrai nuit de sommeil ? Le dernier jour avant que je parte ?! Vous voulez le bien de tous, moi, c'est le sien que je veux ! Vous avez été incapable de veiller sur elle comme elle le mérite !
Luxus se leva en grondant : Parle lui autrement ou je m'occupe de ton cas !
Makarov se laissa tomber sur son siège : Arrête Luxus, il a raison. Je n'ai fait que garder un œil sur elle de temps en temps. J'avais tellement de choses à faire que je l'ai relégué au second plan. Estimant qu'elle saurait prendre soin d'elle-même toute seule.
Fried tapa du poing sur le bureau de son chef : C'est là qu'est tout le problème ! Elle était toute seule ! C'est pour ça que je vous avez demandé cette promesse !
Makarov se frotta la nuque : Gajeel…
Fried : Elle ne le connais pas assez. Oui elle c'est rapprochée de lui, mais pas assez pour se livrer complètement. Et ça fait quoi, moins d'un an qu'ils discutent vraiment ensemble ? Même s'il a été d'une grande aide sans le savoir, c'est sur vous qu'elle aurait dû pouvoir compter ! Non, en fait, c'est sur moi ! Mais je n'étais pas là, par votre faute ! Alors je veux que vous me fassiez une nouvelle promesse, et celle-là, je veillerai à ce que vous la teniez !
Makarov fit signe au blond de se rasseoir tout en gardant les yeux sur l'autre loup-garou. Celui-ci avait la mâchoire et tous les muscles crispés. Visiblement, le jeune homme et son loup étaient tous les deux très mécontent : Je t'écoute.
Fried : Je veux votre parole d'Alpha, que plus jamais vous ne m'éloignerez d'elle. Je ne le supporterais pas, et elle non plus. Et croyez moi, vous ne voulez pas voir sa louve entrer en frénésie. Et moi non plus. Je ne veux pas la perdre, elle m'est bien trop précieuse pour ça.
Makarov : Vous êtes mes deux lieutenants, il y a certaines tâches que je ne peux confier qu'à vous…
Fried : Dans ce cas, envoyez nous ensemble. Ou alors, choisissez-vous d'autres lieutenants. Je ne vous laisse que ce choix, soit vous me laissez rester avec elle tout le temps, que ce soit en mission ou ici, soit vous nous destituez de nos postes. Mais il faut que vous sachiez que si vous n'acceptez pas, je suis prêt à voir avec elle si elle souhaite partir dans une autre meute.
Luxus gronda : Tu menaces de nous quitter ? Tout ça pour une fille ?
Fried grogna : Lucy n'est pas une simple fille ! Et si je dois choisir entre elle et la meute, c'est elle que je prends, sans hésiter. Cela dit, je ne menace de rien du tout, j'informe simplement. Il regarda froidement le vieille homme. J'ai été très déçu par le peut de cas que vous avez fait d'elle. La connaissant et connaissant son histoire vous l'avez laissé livré à elle-même. Vous savez tout le respect que j'ai pour vous, mais vous savez aussi mon attachement pour Lucy. Alors je vous le demande, que décidez-vous ?
Luxus : Tu ne quitteras pas la meute ! C'est hors de question ! Cette fille peut très bien se débrouiller toute seule ! C'est une dominante bordel ! D'après ce que j'ai entendu, elle est même plus dominante qu'Erza, alors tu ne me feras pas croire qu'elle a un besoin vitale de ta présence !
Makarov : Ca suffit, Luxus. Il soupira en regardant longuement l'autre loup. Tu as ma parole d'Alpha que je ne t'enverrai plus en mission sans elle, ni elle sans toi. Je veux que vous gardiez votre poste et que vous restiez avec nous.
Fried soupira de soulagement, il était très dur pour lui comme pour son loup, de défier ainsi l'autorité de son loup dominant : Merci Alpha. Désolé de vous avoir parlé comme ça, mais…
Makarov : Ne t'excuse pas, tu avais tous les droits de m'en vouloir. Maintenant, est ce que tu voudrais bien raconter son histoire à Luxus ?
Fried se gratta l'oreille gêné : Je…il soupira. J'ai rencontré Lucy à peut près deux ans avant qu'elle n'intègre la meute.
Luxus le coupa : Elle était dans quelle meute avant ?
Fried : Aucune. Lucy a toujours su ce qu'elle était, ainsi que sa mère. Mais celle-ci lui avait toujours dit de le cacher, surtout à son père qui ne comprendrait pas. Il secoua la tête. Quel doux euphémisme.
Luxus : Que c'est-il passé quand il l'a appris ?Et comment l'a-t'il su ?
Fried : Je ne dirais pas comment il l'a su, mais quand ça a été le cas, il l'a immédiatement chassé de chez lui, en la traitant de monstre, avec seulement les vêtements qu'elle portait sur le dos.
Luxus : Tu l'as connu à quel moment, toi ?
Fried se laissa aller au fond de son siège en regardant le plafond d'un air absent. Il semblait revivre ces moments : Un an après qu'il l'ai mise dehors. Elle c'était construit une petite cabane et chassait la nuit sous sa forme de louve. Je l'ai rencontré le jour ou son père a lancé une chasse aux loups. Il comptait certainement la tuer. Je fuyait les chasseurs et d'un coup, cette magnifique jeune louve m'a coupé la route et fait signe de la suivre. Je n'ai même pas réfléchi, je ne connaissait pas cette partie de la forêt. Quand j'ai croisé son regard, mon loup c'est agité. Je ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Mais quand j'ai senti son odeur… Je sais bien que je suis gay et tout ça, mais vous me connaissez, je ne suis pas du genre tapette, pourtant… J'ai eu envi de pleurer quand j'ai ressenti le besoin de contact qu'elle avait et que personne n'avait jamais su combler. C'est là que j'ai compris, elle n'était pas juste une louve solitaire, non, en fait, elle était complètement seule. Et elle était épuisée de se battre pour survivre en ne pouvant compter que sur elle-même.
Luxus souffla : Elle a tenu un an, toute seule en forêt et sa louve n'est pas devenue sauvage ?
Fried eut une sourire tendre : Elle est très forte, mais elle a ses limites comme tous le monde. Elle m'a sauvé la vie ce jour là. Mon loup s'est tout de suite attaché à cette louve si forte et si vulnérable en même temps. J'ai décidé de l'aider, vous vous en souvenez Alpha ?
Makarov acquiesça : Tu m'avais demandé l'autorisation de t'absenter les tous les après-midi, pour pouvoir aller la voir.
Fried : J'ai eu du mal à gagner sa confiance. Elle était toujours sur ses gardes, attendant le mauvais coup que j'allais obligatoirement lui faire. C'est sa louve qui m'a fait confiance en premier lieu, et qui a réussi à convaincre Lucy de me laisser une chance.
Luxus : Elle a tout de suite su que tu étais comme elle ?
Fried : Non, et au début j'allais la voir sous ma forme animal. La première fois que j'ai repris forme humaine devant elle… Elle a pleuré toutes les larmes de son corps. C'était la seule fois ou je l'avais vu pleurer. Elle croyait être la seule. Alors je lui ai tout raconté. Notre meute, la hiérarchie, mon poste, comment était notre Alpha… Tout. Elle était très curieuse.
Makarov : C'était ? il baissa la tête et se frotta les yeux en comprenant que par son manque de considération pour sa parole donnée, la jeune femme avait dû souffrir d'une grande solitude pendant ces cinq années et n'en n'avait rien montré. Je ne me suis pas rendu compte que c'était à ce point. J'ai été négligeant avec elle sous prétexte qu'elle était une dominante. Il releva le regard, des larmes dans les yeux. Je me fait vieux… Tu as eu raison d'agir comme tu l'as fait tout à l'heure. Je suis totalement fautif.
Luxus : Tu ne peux pas être partout non plus.
Makarov : C'est vrai, mais ça faisait seulement six mois qu'elle était là quand j'ai envoyé Fried avec toi. J'aurais dû prendre en compte le fait qu'elle ne connaissait personne, en dehors de lui. Avant je n'aurais pas commis une telle erreur. Je n'aurais pas laissé un de mes loups connaître une telle détresse, au point qu'elle se mette avec cet arogant de Sting, pour tenter de combler son manque.
Guildartz entra à ce moment : Si vous me permettez cette interruption, Alpha.
Makarov sourit : Tu as enfin décidé d'arrêter d'écouter à la porte et de te manifester ?
Guildartz acquiesça : J'avais besoin de connaître certaines choses, et je pense qu'il est plus que temps que nous prenions notre retraite tous les deux. Aussi, je souhaite être destitué de mon poste de Conseiller, au profit de Luxus, que vous formerez afin de prendre votre place.
Makarov sourit : Je crois en effet, qu'il est temps mon vieille ami. Fried ? Tu devrais retourner à ta chambre, Lucy ne va plus tarder à arriver, elle est sur le chemin du retour.
Fried se leva, mais Luxus l'arrêta juste avant qu'il ne sorte.
Luxus : Attends ! Elle avait quel âge quand elle c'est retrouvé livrée à elle-même ?
Fried serra les poings : Elle avait douze ans. Je l'ai rencontré quand elle en avait un peut plus de treize. J'ai mis deux ans à la convaincre d'intégrer la meute et six mois plus tard j'ai dû partir en mission avec toi. Je ne la quitterais plus.
Luxus souffla, halluciné qu'une aussi jeune fille ai réussi à survivre seule aussi longtemps : Douze ans. Elle doit vraiment avoir une très forte volonté.
Fried haussa les épaules : Elle n'avait pas le choix. C'était soit ça, soit la mort. J'y vais. Je compte sur vous pour garder ça secret. Si elle apprend que je vous ai raconté tout ça, elle va vouloir me faire la peau.
Guildartz sourit : Va, elle ne saura rien.
La porte se referma et les deux adultes discutèrent de tout ce qu'il fallait enseigner au futur chef de la meute, pendant que celui-ci continuait à penser à la blonde qui l'intéressait de plus en plus.
Fried arriva dans sa chambre juste avant lucy.
Il sourit à la jeune femme : C'était bien ta balade ?
Lucy haussa les épaules : J'ai fait le tour du territoire, j'en ai profité pour demander aux sentinelles s'il y avait eu des problèmes cette nuit, mais apparemment tout a été calme. Bon, je file à la douche, il faut que je me dépêche.
Fried sourit en la voyant se dévêtir devant lui sans aucune gêne. En même temps, en étant un loup-garou, il ne fallait pas être pudique, puisque quand ils se transformaient, leurs vêtements finissaient désintégrés s'ils ne les avaient pas retirés avant.
Lucy s'arrêta devant lui en le voyant la fixer : Tu as décidé de changer de bord ou un truc te tracasse ?
Fried secoua la tête : Désolé, j'aime toujours les hommes. Mais je me disait que tu es vraiment une très belle femme. Je ne comprends pas ce qu'attend ton âme-sœur pour te chercher.
Lucy lui donna un baiser : Et toi, tu ne cherches pas la tienne ?
Fried la prit dans ses bras : Pas pour l'instant, non. Il la souleva et se dirigea vers la salle de bain.
Lucy rit : Qu'est ce que tu fais ?
Fried : Moi aussi j'ai besoin d'une douche. Je te frotte le dos si tu me le frotte ensuite, ça te va ?
Lucy : D'accord, mais je ne dois pas trop traîner, j'ai rendez-vous avec Gajeel à la salle de sport dans trente minutes.
Fried haussa les sourcils plusieurs fois : Rendez-vous avec Gajeel ? Maintenant que j'y pense, je n'ai jamais eut l'occasion de discuter avec lui.
Lucy savonna les cheveux de son ami : C'est dommage, il gagne à être connu.
Fried lui savonna également les cheveux délicatement : Tu ne m'as pas raconté comment tu t'es rapproché de lui.
Lucy lui tourna le dos en rinçant le shampoing : Une nuit, j'étais toute seule en train de m'entraîner. Je pensais que tout le monde dormais. Je me trompais. Il a entendu du bruit et est venu voir. Il m'a proposé qu'on s'entraîne ensemble. C'est un brillant adversaire. J'avais besoin de me défouler après une énième prise de tête avec Sting et il l'a vite compris. Plusieurs nuits d'affilé nous nous sommes retrouvé pour échanger des coups. Et puis, j'ai compris qu'il ne faisait pas ça juste pour me rendre service, son loup s'agitait aussi parce qu'il ressentait un manque, mais il ne comprenait pas comment le combler. On c'est vite rendu compte que d'être ensemble apaisait nos loups respectifs. Depuis, on passe beaucoup de temps ensemble.
Fried s'approcha de la jeune femme, colla son torse à son dos et la serra fortement dans ses bras. : Je suis désolé de t'avoir laissé aussi longtemps. J'irai le remercier d'avoir su prendre soin de toi.
Lucy se tourna dans ses bras et mis sa tête dans le cou de son ami : Parfois, il me faisait à toi. Tu me manquais un peut moins quand j'étais avec lui, du coup je passait le plus clair de mon temps libre avec lui.
Fried lui embrassa le front : C'est pour ça que quand on est arrivé, Sting faisait une scène ? Il avait peur que tu le quittes pour Gajeel ?
Lucy sourit : Et au final je l'ai quitté pour moi, tout simplement. Tu sais, Gajeel, quand je dit qu'il me fait penser à toi… Quand je suis avec lui, je ne ressent pas cette tension sexuel qu'il peut y avoir entre deux loups célibataires, comme quand je suis seule avec Grey ou Natsu, par exemple. Je les vois bien qui me dévore du regard, mais même si je l'ai déjà surpris en train de m'observer, je n'ai pas senti de désir émaner de lui.
Fried fronça les sourcils : Tu veux dire que tu penses que…
Lucy lui pinça les joues : Je me dit que vous feriez un beau couple tous les deux. Et comme ça j'ai le champs libre avec le grand blond.
Fried rit : Et tu n'as pas pensé que s'il ne te désire pas, c'est peut être simplement parce que tu n'es pas à son goût ?
Lucy grogna : Au risque de paraître vaniteuse, je semble aux goût de tous les hommes célibataires de la meute.
Fried haussa les sourcils : Et ça ne te fait pas plaisir ?
Lucy sorti de la douche et se sécha énergiquement : Quand je sais qu'ils phantasmes sur moi la nuit ? Non merci. Ca me répugne plus qu'autre chose. Bon, j'y vais sinon je vais être en retard. On se rejoint ce soir ?
Fried sourit : Pas de problème, je vais aller faire un petit tour en forêt. J'ai envi de visiter notre territoire, depuis le temps.
Lucy sortit et se rendit directement à la salle de sport ou elle savait que son ami l'attendait. Quand elle arriva, il était déjà au centre du ring et s'échauffait tranquillement.
Gajeel se tourna vers elle ne sentant son odeur : Tu as pris une douche avant de t'entraîner ?
Lucy sourit en passant entre les cordes : J'ai été courir ce matin. Si je ne m'étais pas lavée, tu aurais dit que je sentait mauvais. Mais bon, j'aurais dû savoir que tu me ferais quand même une réflexion.
Gajeel : Hé oui, tu aurais dû. Du coup, tu m'aurais déjà préparé une des tes petites répliques cinglantes dont tu as le secret et qui font tout ton charme.
Lucy rit : Mince, moi qui croyait que c'était la douceur qui me caractérisait. Elle regarda autour d'elle et fut surprise de voir qu'ils étaient seuls. Pourquoi il n'y a personne ? Tu les as chassé ? Tu en as marre qu'ils te voient perdre contre une fille ?
Gajeel sourit de toutes ses dents : C'est surtout qu'ils sont tous en train de petit déjeuner. Mais vient donc me donner ma raclée, avant qu'ils arrivent tous et me voient encore perdre contre une douce jeune femme telle que toi.
Lucy rit et lui sauta dessus. Ils échangèrent quelques coups violemment.
Gajeel appréciait de se battre contre la blonde. Elle était très forte et il n'avait pas besoin de retenir ses coups. Il aimait énormément ces moment passé avec elle. Elle était très sournoise dans les combats et ne reculait devant aucun coup bas qui pourrait lui apporter la victoire, l'obligeant à se donner à fond. De plus, elle avait un humour piquant qui lui plaisait beaucoup.
Les coups s'enchaînaient à une vitesse hallucinante. Les prises et feintes se succédaient, au plus grand bonheur des deux combattants qui se défoulaient, sans avoir pour une fois de spectateurs.
Lucy fit un bon en arrière pour esquiver une attaque basse du jeune homme, visant à lui balayer les jambes afin de la faire tomber.
Il suivit son mouvement, s'accroupi au sol et tourna sur lui même pour tenter encore de la faire chuter, mais elle le prit de vitesse et balaya sa jambe d'appuie, le faisant tomber lourdement sur le dos.
Elle profita qu'il ai momentanément le souffle coupé, pour s'installer à califourchon sur son bassin en riant.
Lucy leva les bras au ciel : Encore battu !
Gajeel lui saisi la taille. Il aimait le contact de la peau douce de la jeune femme. : Tu sais que tu aurais pu me faire mal ?
Lucy se pencha jusqu'à appuyer son buste contre le torse du jeune homme et mis sa tête dans son cou : Mais non voyons, tu es plus solide que ça. Et puis tu remarqueras je j'ai tapé dans le pied pour te faire perdre l'équilibre et non dans la cheville. Je ne veux pas t'abîmer quand même.
Luxus marchait dans les couloirs, à la recherche de la blonde que son grand-père voulait voir pour l'informer des nouveaux changements dans la hiérarchie. Il commençait à s'énerver, ça faisait une demi-heure qu'il la cherchait sans la trouver. Il était passé au réfectoire, à la chambre de Fried puis à celle de la jeune femme, il était même passé à la bibliothèque, tenue par la discrète Lévy, qui lui avait affirmée qu'elle n'avait jamais vu la blonde ici. Il allait renoncer quand il aperçu Fried qui revenait sans doute d'une promenade extérieure.
Luxus : Ou est Lucy ? Je croyais que tu ne voulais pas te séparer d'elle.
Fried sourit : Je ne voulais pas non plus dire qu'on allait resté collé comme de la glue.
Luxus : Pourtant, cette nuit on aurait pu croire que c'était le cas.
Fried : Mais en quoi ça te regarde ? Je ne suis pas sûr de comprendre ton attitude vis à vis de Lucy.
Luxus : Je m'en fout ! Ou elle est ? Le vieux veut vous voir et ça fait une demi-heure que je la cherche sans succès.
Fried : Quand je l'ai quitté tout à l'heure, elle m'a dit qu'elle avait rendez-vous avec Gajeel. Je suppose qu'elle est toujours à la salle de sport. Tu veux que j'aille la chercher ?
Luxus : Non, c'est bon. Va déjà dans le bureau, je vous rejoint avec elle.
Ils partirent chacun dans une direction.
Luxus approchait du gymnase, quand il entendit la voix de la blonde qu'il cherchait et se stoppa net, l'oreille aux aguets.
Lucy gémit.
Gajeel ricana : Tu aimes quand je te fais ça, hein ?
Lucy gémit encore : Tu es vraiment doué, c'est certain. Bien plus que Sting. Ca fait un bien fou. Tu m'avais caché se talent.
Luxus entrouvrit discrètement la porte et vit la blonde allongée sur le loup au long cheveux noir. Celui-ci avait les mains sur ses fesses et elle ondulait légèrement du bassin. Luxus grogna sans pouvoir s'en empêcher.
Gajeel : En même temps, l'occasion ne c'était jamais présentée jusqu'à maintenant. Si jamais tu as encore besoin de moi pour ça, tu sais ou me trouver.
Lucy n'eut pas le temps de répondre, que la porte claqua contre le mur en s'ouvrant violemment.
Luxus serait les poings : Je dérange ?
Lucy cligna des yeux plusieurs fois : Si c'est Fried que tu cherches, il est parti se promener.
Luxus s'approcha : J'ai déjà vu Fried. C'est toi que je suis venu chercher. Magne toi, le vieux t'attend.
Lucy haussa les sourcils, mais ne bougea pas.
Gajeel lui donna une légère tape sur la fesse : Aller, douce demoiselle, lève toi. On finira plus tard.
Lucy se redressa et tendit la main à son ami pour l'aider à se relever, qui la saisi, même s'il n'en n'avait absolument pas besoin. Mais il prenait ça pour ce que c'était venant de cette jeune femme si indépendante, une marque de respect et d'amitié.
Gajeel lui donna un vraie claque sur les fesses cette fois, pendant qu'elle se penchait pour ramasser son élastique, tombé pendant leur combat. Il ricana alors qu'elle le fusillait du regard : Ne fais pas cette tête, après tout, tout cul tendu mérite son dû.
Lucy lui fit un grand sourire en s'éloignant : Prends garde à ce que la prochaine fois que tu tendes le tien, je n'appel pas Fried pour te donner ton dû.
Luxus lui saisi le poignet violemment : Bouge toi !
Lucy grogna : Lâche moi tout de suite !
Il commença à la traîner derrière lui sans tenir compte de sa remarque.
Elle voyait bien qu'il était énervé, même si elle ne comprenait pas pourquoi. Mais elle n'avait pas l'intention de se laisser faire. Aussi, alors qu'il continuait à la tirer par le bras, elle lui fit une balayette qui le surpris totalement et le fit lâcher sa prise en tombant lourdement en arrière.
Luxus avait les yeux écarquillés de stupeur. Cela faisait des années qu'il n'avait plus été surpris comme ça.
Lucy se tint au dessus de lui en se massant le poignet ou un bleu commençait à fleurir : Je ne suis pas ton chien, je sais très bien marcher toute seule, pas la peine de me tirer comme ça.
Luxus gronda en se relevant : Tu veux défier mon autorité ?
Lucy sourit en reculant lentement : Si tu as l'intention d'essayer de me domestiquer, oui.
Luxus fit un pas en avant : Quand je vais t'attraper…
Lucy partit en courant en riant aux éclats vers le bureau de son Alpha : Attrape-moi d'abord !
Le blond eut besoin de quelques secondes pour réaliser ce qu'il c'était passé, avant d'enfin partir à la poursuite de la blonde.
Quand il arriva au bureau de son grand-père, Lucy était déjà là, installée sur les genoux de Fried avec un grand sourire.
Makarov fronça les sourcils en voyant son petit-fils surgir dans le bureau, quelques seconde après l'entrée tout aussi précipitée de la blonde : Il y a un problème ?
Lucy fit un grand sourire : Pas du tout ! Luxus a juste voulu jouer au loup avec moi et j'ai gagné.
Fried fronça les sourcils : Au loup ?
Lucy acquiesça : Au grand méchant loup.
Fried remarqua la marque sur le poignet de la jeune femme et le pris délicatement entre ses mains : Qu'est ce que c'est que ça ?
Lucy sourit : C'est rien, ne t'inquiète pas, d'ici une heure ou deux il n'y paraîtra plus.
Makarov : Tu t'es blessé pendant ton entraînement ? C'est Gajeel qui a fait ça ?
Lucy secoua la tête : Gajeel ne m'a pas fait de mal. Ne vous inquiétez donc pas autant, je ne suis pas en sucre. Ce n'est pas un bleu qui va m'achever.
Fried : Nous en reparlerons.
Lucy sourit innocemment : De Gajeel ? Bien sûr, quand tu veux.
Fried gronda : Lucy…
Lucy fit un bruit de bouche grossier : C'est bon, t'inquiète. Bon, pourquoi on est là sinon ? Parce que je sais pas pour vous, mais moi j'étais super bien ou j'étais.
Luxus grogna.
Makarov sourit : Si je vous ai convoqué tous les deux, c'est parce que en étant mes lieutenants, vous devez être les premiers à savoir qu'il va y avoir quelques changement dans la hiérarchie de la meute.
Fried : Comment ça ?
Makarov : Guildartz prends sa retraite et laisse son poste à Luxus à titre provisoire, le temps que je le forme pour prendre ma succession.
Fried : Il passe donc au dessus de nous, c'est ça ?
Makarov : C'est ça, il sera votre supérieur dans la hiérarchie, même si pour l'instant, je reste au dessus de lui, le temps qu'il soit formé. Quand j'estimerais qu'il est apte à diriger la meute comme il convient, alors je lui cèderait ma place. De cette façon, Lucy, en tant que premier lieutenant, tu prendras la place de conseiller, Fried, de premier lieutenant et vous choisirez tous les trois ensemble, celui qui aura le privilège de récupérer le poste de second lieutenant.
Lucy fit une grimace : Il est donc dors et déjà notre supérieur. Et merde.
Luxus haussa un sourcil : Tu as un problème avec le fait que je sois au dessus de toi, poupée ?
Lucy sourit : Tant que ce n'est que dans la hiérarchie et que tu arrêtes de m'appeler poupée, pas du tout.
Makarov toussota : Vous comprenez que vous devrez faire en sorte de bien vous entendre ensemble ? Lucy, Luxus est maintenant effectivement, ton supérieur, donc s'il te donne un ordre, c'est comme s'il venait de moi.
La blonde s'appuya contre son ami en croisant les bras : J'ai parfaitement compris tout ce que cela implique. Et j'ai raison, en gros, c'est la merde.
