Kayano était la seule qui n'avait encore rien dit. Ayant menti à tout le monde et s'étant servie de lui, elle ne savait pas quoi dire. Elle avait beau réfléchir, à chaque fois qu'elle trouvait une idée, elle se demandait s'il pensait qu'à ce moment-là, elle était honnête ou pas. Il y avait bien quelques bons souvenirs qu'ils avaient partagé après les vacances de Noël mais elle doutait qu'ils l'aident.

Au final, elle ne pouvait rien faire d'autre que fixer son ami au regard teinté de sang, qui avait toujours été à ses côtés cette année, essayant vainement de tuer Karasuma, avec ce talent qui, elle, l'avait sauvée. Un filet de salive sortait de la bouche du garçon. Il haletait, couvert de sueur, mais ne cessait pas ses attaques pour autant, comme une bête désespérée.

Il se jeta sur Karasuma. Par reflex, le militaire pivota sur le côté. Nagisa s'entrava dans sa jambe et s'étala par terre. Après un bref instant, il se retourna vivement vers Karasuma, le regard encore plus meurtrier. Au même moment, il déploya une effroyable aura emplie d'une soif de sang démesurée, comme s'il voulait tuer tout ce qui se trouvait dans la forêt. Elle était d'une telle sauvagerie que les enfants et Karasuma furent plaqués à terre. Saisis d'une terreur sans pareille, ils avaient beau essayer de se relever, leur corps refusait de leur obéir.

'' Bon sang ! Qu'est-ce que c'est que ça ?! '' se demanda Karasuma.

Ne comprenant pas ce qu'il se passait, Ristu appela désespérément ses amis. Comme s'ils venaient d'être ensorcelés, la peur s'insinuait en eux, les empêchant même de parler normalement. Les plus près, Okajima et Mimura, étaient à peine capables de penser normalement.

Tous étaient à terre, immobiles. Sauf Kayano. A force de cacher sa soif de sang derrière celle du garçon, leurs auras avaient du se mélanger. Mais que pouvait-elle bien faire de toute façon ?

Le serpent, enchaîné, était à bout de forces.

Elle regarda Nagisa. Lui-même semblait avoir des difficultés à bouger. Propager une telle soif de sang sur une grande surface l'épuisait. Essoufflé, il s'était relevé mais demeurait immobile, fixant le sol. Sans doute tentait-il de reprendre un peu son souffle. Ses habits, son visage et son corps souffraient de plusieurs entailles desquelles coulait un sang qui se mêlait à la terre et la sueur. Jamais son amie ne l'avait vu comme ça. Même après qu'il se soit battu avec Karma ou que Takaoka l'avait malmené. Les élastiques de ses cheveux menaçaient de lâcher, sans doute abîmés par les branches.

Kayano se rappela qu'il se sentait mieux avec ses couettes. Lors de leur première rencontre, il lui avait expliqué qu'il voulait se les faire couper mais qu'il ne pouvait pas.

Leur première rencontre …

Elle comprit. Elle ne voyait pas le rapport avec ce qu'il s'était passé aujourd'hui, mais c'est ce qui semblait le plus logique.

Elle sortit de sa cachette. Elle marcha vers Nagisa. Simplement. En souriant. Celui-ci émit un grondement menaçant, essaya d'avancer. Il semblait cloué au sol. Il darda sur elle son regard meurtrier en serrant les dents.

'' Kayano-san ! Arrête ! '' supplia Karasuma, rassemblant en vain ses forces pour tenter de se relever.

Elle s'arrêta à quelques centimètres du garçon, totalement désarmée. Sans une once de peur dans sa voix, elle déclara :

« Tout va bien Nagisa. Personne ne t'en veut d'avoir tué Korosensei, pas même lui. Si tu ne t'étais pas dévoué, quelqu'un d'autre l'aurait fait à ta place. Personne n'aurait laissé le gouvernement le tuer à notre place ... On aurait tous préféré le sauver seulement ... on n'avait pas le choix ... C'est peut-être toi qui l'a poignardé mais on l'a assassiné tous ensemble. »

Le visage de Nagisa changea d'expression. Les paroles de Kayano semblèrent l'affecter. Il posa une main sur son front et recula, désemparé. Son aura se fit moins menaçante, délivrant ses camarades. Il souffla, émettant des bruits étouffés, comme s'il souffrait.

« P-Pourquoi … Pourquoi tu n'as pas peur de moi ?! »

'' … Il ne se souvient vraiment plus de nous … ? '' se demanda Karma.

Kayano baissa la tête et déclara d'une voix douce :

« Quand j'ai tenté de tuer Korosensei en utilisant mes tentacules, et que j'étais sur le point de mourir, tu aurais pu utiliser un couteau ou me tirer dessus. Mais tu ne l'as pas fait.

-D-Dans ce cas, pourquoi tu essaies de m'arrêter ?! »

La jeune fille fixa le sol, ne voulant pas qu'il s'aperçoive qu'elle rougissait. Si elle le lui disait, elle risquait de la gêner. Pourtant, est-ce qu'elle pourrait le sauver autrement ? Elle avait passé toute l'année à lui mentir, à se servir de lui. Etait-ce bien de continuer ainsi, même si c'était dans son intérêt à lui ?

Elle se rappela alors ce que Bitch-neesan lui avait dit le lendemain de la Saint-Valentin, ayant deviné ses intentions :

'' Tu sais Kaede, parfois, sourire à quelqu'un ne suffit pas pour lui redonner confiance en lui. ''

Si une séductrice comme elle le disait, c'est que ce devait être vrai.

Elle serra les poings et rassembla tout son courage. Si elle ne le lui disait pas, tout serait perdu. Autant prendre le risque. D'une petit voix timide, elle répondit :

« Parce que … Parce que je t'aime. »

'' QUOIIIIIIIIII ?! '' pensa alors toute la classe.

Les yeux de Nagisa s'arrondirent comme des soucoupes. Sa bouche s'ouvrit sans qu'il n'en sorte un seul bruit.

'' Vite, tue-le ! ''

'' Désolée Nagisa ... Mais je dois dissiper ta soif de sang maintenant ! ''

Encore rouge comme une tomate, elle saisit la cravate de Nagisa et le força à se pencher en avant. Avant qu'il n'ait eu le temps de faire quoique ce soit, elle colla ses lèvres sur les siennes.

Le lapin se jeta sur ses chaînes.

Bitch-neesan choisit ce moment pour apparaître. D'abord stupéfaite par la scène, elle pensa :

'' Elle lui rend la monnaie de sa pièce. '' en affichant un sourire intéressée.

1 coup … 2 coups … 3 coups …

Nagisa ne pouvait rien faire ...

(Nurufufu ~)

'' … Où suis-je ? ''

Il regarda autour de lui. Il n'y avait … rien. Il faisait sombre. Il ne voyait rien, ne sentait rien. Il remarqua alors qu'il n'y avait pas de sol, pas plus que de plafond ou de ciel. Juste l'obscurité. Il s'aperçut par la même occasion qu'il n'avait pas de corps. Quel endroit étrange … Il essaya de bouger mais impossible de savoir s'il se déplaçait vraiment.

Boum …

Boum …

Il se retourna – enfin il supposa qu'il se retournait.

Boum …

Boum ...

Ca ressemblait à des coups.

Boum …

Des battements …

Boum …

Soudain, des souvenirs défilèrent devant lui. Des images, des sons, des émotions, des sentiments, des pensées … Bons ou mauvais, tous les moment qu'il avait partagés avec Kayano lui revinrent en mémoire.

Boum ...

Leur rencontre, quand ils marchaient ensemble après les cours, leur discussion à la fenêtre de l'auberge de Kyoto … Lorsqu'elle l'avait rassuré en lui assurant que se travestir avait été utile à Ryuji, le test de courage, son amour pour les pudding et les sucreries … Lorsqu'elle avait révélé ses tentacules, le baiser pour la sauver, son affrontement avec Okano lors de la partie de paintball … Son sourire lorsqu'elle l'avait remercié en lui donnant des chocolats lors de la Saint Valentin ...

Boum …

Lorsque le Dieu de la mort l'avait tuée … Lorsque Korosensei l'avait sauvée … Ses larmes quand ils l'avaient assassiné ...

En quelques instants, il revécut tous ces moments. Quelque chose remonta du plus profond de son être. Un sentiment étrange l'envahi. Il était triste mais pas assez pour pleurer. Il regrettait quelque chose tout en se sentant un peu heureux. Il avait un peu froid alors qu'il sentait en lui une chaleur apaisante.

Boum …

Une porte …

Nagisa rouvrit les yeux. Il avait repris ses esprits. Il découvrit le visage rouge pivoine de Kayano. Cela lui rappela le moment où il l'avait sauvée. Il n'était pas gêné. Son rythme cardiaque était étrangement lent.

13 coups …

Il sentait son cœur battre dans sa poitrine, au même rythme que les coups. Il ne comprenait pas pourquoi depuis qu'il avait retrouvé ses esprits, quelque chose était apparu en lui. Il fixa Kayano, qui le regardait dans les yeux.

'' … ''

'' … ''

14 coups …

'' Kayano … ''

Le garçon aux cheveux bleus ferma les yeux. Il abandonna toute résistance.

15 coups …

'' Je t'aime aussi … ''

Kayano lâcha sa cravate. Il la laissa faire, profitant de ce moment, et glissa ses mains dans le dos de la jeune fille pour la serrer contre lui. L'aura meurtrière commença à s'estomper petit à petit.

D'un dernier coup de dent, le lapin brisa les chaînes du serpent.

Lorsque Kayano ne sentit plus de soif de sang, elle rompit le baiser. Affaibli, Nagisa la lâcha. Leurs camarades s'étaient rapprochés, étonnés et préoccupé par la suite des évènements. Nagisa était surpris. Il regarda Kayano d'un air inquiet. La jeune fille semblait très gênée.

« Kayano … Pourquoi moi ?

-Hein ?

-Je veux dire, je n'ai rien de particulier … Le seul talent que j'ai, c'est tuer les gens … Je ne suis pas particulièrement intelligent, ni bon en sport … »

Il baissa la tête et fixa le sol d'un air triste et découragé. Puis il murmura :

« Et je suis petit … Et je ressemble à une fille ... »

'' Comment une fille pourrait m'aimer … ''

Il ferma les yeux, abattu. Il ne savait pas pourquoi il ressentait ça maintenant, d'un seul coup, mais il aimait vraiment Kayano. Il ne voulait pas la décevoir. Il ne voulait pas la perdre.

Un peu surprise par sa réaction, la jeune fille l'avait laissé parler.

Ils étaient pareils. Au début de l'année scolaire, quelqu'un qui leur était très cher était parti, d'un seul coup. Après cela, ils s'étaient sentis mis à l'écart, ignorés. De leur peine et de leur souffrance était née leur soif de sang. Qui avait fini par les dominer.

La seule différence, c'était que la soif de sang de Nagisa était née de son cruel manque de confiance en lui.

La jeune fille regarda le sol, songeuse. Elle lui dit d'une voix douce :

« Mais tu as aussi beaucoup de qualités. Par exemple, tu es très observateur. Tu es resté calme même contre le Dieu de la Mort. Tu es doué pour calmer les disputes et respectueux.

Tu te soucies toujours des autres avant toi-même. Même s'ils t'insultent, te menacent ou te blessent, tu leur pardonnes facilement et les aides, comme tu l'as fait avec ta mère ou moi.

Je ne m'entends pas très bien avec mes parents, alors quand ma sœur est morte, je me suis retrouvée toute seule. J'avais l'impression que je ne comptais plus pour personne. Ma seule raison de vivre était la vengeance … Mais quand je suis arrivée dans la classe, tu m'as proposé de m'asseoir à côté de toi, tu m'as appris les règles propres à Kunugigaoka, tu m'as proposé ton aide si j'avais des problèmes … Tu as été le premier à te soucier de moi après la mort de ma sœur.

Ma sœur, Korosensei et toi êtes les personnes les plus gentilles et généreuses que j'ai rencontrées … J'aime tout chez toi. »

Enfin, le regard débordant d'amour, elle leva la tête vers lui et, avec un magnifique sourire sincère, déclara :

« Je suis heureuse que tu sois né. »

La porte qu'il venait de passer vola en morceaux.

Ses élastiques choisirent ce moment pour rendre l'âme. Ses cheveux bleus retombèrent sur ses épaules semblables à une cascade, libérés.

On venait de lui transpercer le cœur. De toucher son point faible.

Nagisa était sous le choc. Depuis qu'il était petit, on n'avait cessé de le forcer à être ce qu'il n'était pas, de se moquer de lui, de le rabaisser. La seule personne qui avait toujours été là pour le défendre avait soudainement quitté la maison, n'ayant plus l'énergie de supporter les disputes. Le garçon s'était souvent demandé si quelqu'un était vraiment heureux qu'il soit venu au monde.

Il sentit une larme couler le long de sa joue. Le contact froid et humide le tira de ses pensées. Ses camarades étaient ébahis.

Personne ne rit ... Personne ne se moqua … Parce que tous voulaient entendre ces merveilleux mots sortir de la bouche de quelqu'un un jour.

Nagisa vit Kayano le regarder d'un air étonné. L'adolescent eut soudain envie de la serrer contre lui. Surprise, elle se laissa faire tandis qu'il posait sa tête contre la sienne. Sa chaleur et le contact l'apaisa. Elle se détendit et posa la tête sur son épaule. Il lui murmura doucement :

« Merci … Je t'aime princesse. »

C'était comme ça que certains élèves de la classe, principalement les filles, s'étaient mis à l'appeler après la pièce qu'ils avaient joué à la garderie Wakaba.

« T'as réussi Kaede-chan ~ » s'écria Kurahashi.

A peine la fille aux cheveux verts se fut écartée de Nagisa que son amie lui sauta au cou.

« Vous êtes trooooop mignons tous les deux, j'peux vous prendre en photo ? demanda Karma en sortant son portable d'un air mesquin.

-Sûrement pas !

-Content de voir que tu vas bien Nagisa ! Tu nous as fait peur tout à l'heure ! » lui dit Sugino en posant la main sur son épaule.

Tandis que Terasaka hurlait que tout ça était la faute du gouvernement, Karasuma se demanda à haute voix :

« Il n'a pas perdu connaissance … Elle ne lui a pas donné assez de coups ?

-Si, 20, répondit Bitch-neesan en s'approchant du militaire, mais comme il les a acceptés de lui-même et en a même profité, il ne s'est pas évanoui. Je n'imaginais pas que c'était ça le problème ...

-'' Ca '' ?

-L'enfance difficile de Nagisa a fait qu'il n'a que très peu confiance en lui. Il fallait que quelqu'un brise l'idée qu'il se faisait qu'aucune fille ne l'aimerait un jour. Kaede a du le comprendre en sentant sa soif de sang tout à l'heure.

-D'ailleurs, pourquoi n'a-t-elle pas été immobilisée ?

-Pff ! Tu n'es vraiment pas doué pour comprendre les relations entre tes élèves … lui reprocha la blonde, désespérée, c'est la seule de ses amis à qui il n'a jamais rien enviée et qui ne lui a jamais rien fait de mal.

-Elle s'est quand même servie de lui ...

-Pourquoi ça ne m'étonne pas de toi ? Kaede a toujours été là pour l'encourager et visiblement, c'est elle qui lui a donné l'idée de se faire des couettes pour que ses cheveux paraissent moins longs. Elle l'a davantage aidé qu'elle ne l'a blessé en l'utilisant. »

Bitch-neesan regarda la jeune fille aux cheveux verts discuter joyeusement avec ses camarades.

'' Elle a trouvé toutes les failles dans ses défenses et, d'une seule et d'une unique flèche, les a transpercées jusqu'à atteindre son cœur. Elle a réveillé en lui ce qu'il avait enfoui au plus profond de lui-même, au point même d'en oublier l'existence.

« Et puis franchement, il faudrait être sans cœur pour lui en vouloir.

-Hum ! Tu es vraiment douée pour comprendre les sentiments des autres, observa Karasuma, fier d'avoir eu une telle collègue.

-Je suis une séductrice après tout, répliqua celle-ci avec un clin d'oeil complice.

-Et l'armée ?

-Dès que j'ai compris l'état de Nagisa, j'ai appelé mon maître. Lui et quelques assassins se tenaient prêts à intervenir pour tuer Korosensei hier. Ils se sont occupés des soldats et sont en train de discuter avec le gouvernement. »

Elle adressa à Karasuma un sourire confiant. Jetant un regard bienveillant aux enfants, elle ajouta :

« Si jamais ils s'en prennent à nous, aux enfants ou à leurs proches à propos de ce qu'il s'est passé cette année dans la classe E, on montrera à la population ce qui est arrivé à Kaede hier soir. J'avais demandé à Ritsu d'enregistrer ce qu'il se passerait après leur évasion, justement pour ça.

-Comme on pouvait s'y attendre d'une professionnelle. »

'' Qu'en pensez-vous, Korosensei ? A moins que vous ne soyez trop occupés à rapporter dans votre roman de commère les événements qui viennent d'avoir lieu ? '' demanda Karasuma en regardant le ciel.

(Nurufufufu ~)

« Je sens que ma mère va me poser des tas de questions … soupira Nagisa en désinfectant une plaie sur son bras, qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire … ?

-Déjà, je crois que tu peux omettre l'entretient psychologique. » répondit Kayano en remettant dans la trousse de premiers secours le désinfectant que Karasuma avait utilisé.

Elle remarqua alors une paire de ciseaux.

« Nagisa ? Puisque tu as obtenu ton diplôme, ta mère te laissera avoir les cheveux courts, pas vrai ?

-Hein ?! Comment tu le sais ?!

-Te connaissant c'est ce que tu as du lui dire. »

Il entendit un '' cric '' et une poignée de cheveux tomba par terre. Sans qu'il n'eut le temps de s'en apercevoir, Kayano venait de le débarrasser de la longueur de cheveux qui le mettait si mal à l'aise. Il lui jeta un regard surpris avant de sourire.

« Merci une fois de plus !

-Eheh ! J'ai souvent vu les coiffeuses faire avec les perruques des acteurs. Passe quand même chez un coiffeur, ce n'est pas du travail de pro. »


Et voilà c'est fini ! Je ne suis vraiment pas douée pour les histoires courtes, encore moins lorsqu'il s'agit d'écrire une histoire douce et mignonne mais ça manque de NagiKae par ici, surtout chez les Français.

La prochaine fois je vous sors autre chose que de la romance (on en trouve plein ici, 'faut changer un peu) et cette fois, ça sera une fanfic à chapitres. Sur quoi ? Eh bien, tout ce que je peux vous dire, c'est que c'est en rapport avec une phrase de Matsui-sensei. Trouverez-vous laquelle ?

PS : Pour ceux qui préfèrent l'anglais, je cherche actuellement un traducteur donc la version anglaise devrait sortir bientôt.