Me revoilà ! À la demande de plusieurs membres, j'ai continué l'histoire, qui en effet ait laissé peut-être des lecteurs sur leurs fins. Voici donc la suite et qui est le dernier chapitre.
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Lorsque Tony se réveilla, un mal de crâne venu lui envahir la tête. Une belle gueule de bois mélangée à des frappes au visage et ce, d'une main très "tendre" donnait un cocktail explosif, dont il allait se souvenir très longtemps.
Il cligna plusieurs fois des paupières et grogna légèrement pour montrer son mal-être, porta sa main à sa tête et se la frotta comme si une bosse y était apparue, puis regarda sa chambre. Personne, personne n'était avec lui, personne ne le surveillait. Il n'y avait aucune présence. À cette vue, un coup de cafard fit son apparition. Il était une fois de plus, seul. Seul dans sa tour, mais seul dans sa chambre à présent et c'est lui qui s'y était envoyé lui-même. Ses souvenirs étaient un peu mélangés, il revoyait Steve, leur dispute et de sa toute dernière belle droite qu'il lui avait donnée. Comment pourrait-il l'oublier. Il lui aurait presque déboîté la mâchoire. Il n'empêche, qu'il se demanda tout de même s'il avait rêvé ou non. Il regarda la table de chevet où un verre d'eau était posé. Il but une gorgée, le reposa et bailla pour étirer sa mâchoire. Non il n'avait pas rêvé, c'était bel et bien la réalité.
Contrairement à ce qu'il eut cru il y a deux minutes, il n'était pas seul. La voix de Jarvis se fit entendre.
« Bonjour Monsieur, avez-vous bien dormi ?
— J'ai la gueule de bois Jarvis… et toi tu me demandes si j'ai bien dormi… quelle question…
— Monsieur Rogers est ici, il a dormi dans le salon après vous avoir mis dans votre lit.
— Rogers est là ? Il m'a mit dans mon lit ?! Qu'est-ce qu'il a fait d'autre ?!
— Il n'a pas voulu rentrer chez lui après votre dispute, il a voulu rester pour s'occuper de vous.
— Pour s'occuper de moi ? Laisse-moi rire.
— Il est inquiet pour vous.
— Et toi, tu es inquiet pour moi ?
– C'est une question tout à fait pertinente Monsieur, et ma réponse est oui.
— Il… quelle heure est-il ?
— 8h43 minutes et 21 secondes.
— Il est réveillé ?
— Non.
— Je n'ai pas envie de le voir, je resterai là tant qu'il ne s'en ira pas.
— Vous devriez quand même aller lui parler monsieur, il est resté pour vous.
— Ouai… pour moi… tu parles. Après la raclée qu'il m'a fichue tu m'étonnes qu'il ait voulu rester, il a des remords. Abîmer un si beau visage… Aie ! s'écria-t-il en touchant sa joue où un hématome avait déjà montré le bout de son nez.
— Son sommeil était très agité cette nuit, contrairement au vôtre.
— Moi c'est normal.
— Vous devriez aller le voir, vous n'allez tout de même pas rester ici jusqu'à ce qu'il parte.
— Et pourquoi pas ? Après tout, c'est lui qui m'a mis ici.
— Votre comportement est tout à fait puéril et si vous voulez mon avis, il va s'inquiéter s'il ne vous voit pas
— C'est sûr, il va croire qu'il m'a tué. Oh ça aurait pu, Monsieur malabar pourrait très bien le faire. Il a une de ces forces…
— Je n'imagine pas le sentiment qu'il éprouverait si ça serait le cas.
— Mouai… c'est vrai. T'as raison. Sinon, il va défoncer ma porte pour rentrer ! Et qui va réparer ? Qui ? Ben ça sera lui ha !ha ! Et puis… je sens qu'il ne va pas me lâcher d'une semelle… alors autant mettre les choses au clair tout de suite pour qu'il me lâche les bask. Et puis si c'est lui qui répare la porte, il va rester plus longtemps. Non merci.
— Cela ne vous ferait pas de mal que quelqu'un reste auprès de vous.
— Ouai ouai. Bon, je vais aller le voir.
— C'est une obligation Monsieur.
— Merci de me le dire Jarvis. Et je lui dis quoi ? Que je m'excuse ? Non, je n'ai pas à le faire, c'est lui qui a commencé.
— Non, c'est vous.
— Ah… bon ben…
— Vous trouverez les bons mots et je suis convaincu qu'il ne vous en veut pas.
— T'es sûr ?
— Oui.
— D'accord… »
Il sortit de son lit tout doucement, respira un grand coup, s'approcha de la fenêtre, ouvrit les volets ainsi que celle-ci pour prendre une bonne bouffée d'air frais. Il la referma et alla se placer devant le beau miroir qui se trouvait dans la pièce et s'examina sous toutes les coutures.
« Il ne m'a pas loupé… se dit-il en touchant sa lèvre inférieure. Mais vu que c'est moi qui l'aie cherché… »
Il constata également que Steve avait pris soin de le nettoyer, désinfecter ses plaies et de lui mettre un pansement sur son front. En effet, lorsqu'il était tombé, il s'était fait une égratignure. Elle n'était que minime, mais Steve s'en était tout de même occupé. Il souffla à cette pensée, tourna les talons pour se diriger dans le salon. Il le survola et ses yeux se posèrent sur Steve qui était encore profondément endormi.
Il n'avait même pas pris la peine de se mettre une couverture. Car avant ça, il avait nettoyé les dégâts qu'ils avaient causés hier soir et avait remis tout en ordre avant de se poser sur le canapé et s'endormir.
Tony ne vint pas vers lui de suite, il alla en direction de la cuisine et se prit un bon bol de café avec des tartines et un croissant, un vrai petit déjeuné digne de ce nom. À sa grande surprise il en avait fait suffisamment pour lui et pour le soldat. Il déjeuna tranquillement dans le calme sans un bruit en ne pensant à rien. Son cerveau était trop encombré pour qu'il le fasse.
Il but la dernière gorgée de son café, rangea son bol et alla vers son "invité" qui dormait encore paisiblement. Il le regarda et le toucha en le tapotant avec son index sur l'épaule.
« Eh, soldat ! C'est l'heure ! Soldat ! s'écria-t-il en haussant la voix pour qu'il se réveille.
— Hein quoi ? Te… Tony ? demanda Steve en sursautant.
— Oui, c'est moi.
— Tu.. tu es réveillé ? questionna-t-il en se mettant en position assise et s'essuyant les yeux.
— Contrairement à toi oui, lâcha platement le milliardaire.
— Ça va ?
— Non.
— Je suis désolé de… de t'avoir frappé.
— J'ai la tête dure ou bien… le visage. Voir même les deux.
— Ouai…
— Alors ? Est-ce que tu es parti au pays des éléphants roses ?
— Quoi ?
— Rien, laisse tomber, dit-il en soufflant, puis se dirigea à la cuisine. Tu veux du café ?
— Euh… oui, répondit Steve surpris.
— Sucré, sans sucre ?
— Sans sucre. »
Steve se leva et regarda tout autour de lui, le soleil brillait à travers la baie vitrée et le ciel était d'une magnifique couleur. Il se dirigea ensuite vers Tony qui était en train de lui verser le café dans un super beau mug Iron man. Steve le regarda en haussant un sourcil, ce que Tony vit immédiatement.
« Quoi ? J'ai pas le droit d'avoir des mugs Iron Man ?
— Des mugs ?
— Tu connais pas ? C'est des tasses !
— Ah…si… mentit-il.
— Je parie que t'en as.
— Quoi ? Non. Je n'ai pas des mugs Iron Man.
— Je parlais pas de moi, je parlais de toi, t'as peut-être des mugs de Captain America.
— Non, répondit le soldat en souriant. Non, je n'ai rien de ça.
— Tant pis. À moins que tu en as de moi, plaisanta le brun.
— Non plus, dit-il en s'installant sur la chaise avec une mine songeuse.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Tony intrigué.
— Rien…
— Si si, vas-y aboule, insista son hôte.
— Pour en revenir à hier, je suis désolé de…
– Blablabla, stop ! Je t'arrête tout de suite ! Il ne s'est rien passé d'accord ? Absolument rien, le coupa immédiatement le milliardaire en se remémorant quelque souvenir qu'il aurait mieux voulu que Steve ne voie pas.
— Tu sais, pour Pep…
— Stop ! Oh, je t'ai dit d'arrêter, soit tu bois ton petit café, soit tu t'en vas tout de suite, bien que tu ne vas pas rester ici étername.
— Je t'énerve ?
— Oui ça commence.
— Pardon. Je n'abuserai pas de ton hospitalité. »
Steve but son café dans un silence des plus pesants, devant un Tony qui ne disait pas un mot, étant complètement perdu dans ses pensées.
« Je… commença Tony en laissant poser le regard azur du blond sur lui. C'est moi qui suis désolé… je n'étais pas dans mon état normal…
— Ce n'est rien Tony.
— Attends… c'est moi ou est-ce que je suis en train de te faire des excuses ?!
— On dirait.
— Wouah, si un jour j'aurais su ça, que je présenterais mes excuses à Captain america.
— Personne ne t'aurais cru je suppose.
— Non, même pas moi. »
Les deux se mirent à rire, effaçant cette sensation gênante qui planait au-dessus de leur tête.
Tony remarqua la marque sur le visage de Steve, mais ne fit aucun commentaire dessus, il voulait oublier ce qui s'était passé, oublié qu'ils s'étaient disputés, oublié complètement cette soirée, mais le soldat n'était pas du même avis, il fallait qu'il fasse sortir ses démons intérieurs, sinon ils n'allaient faire qu'une bouchée de lui. C'est pourquoi Steve reprit la conversation. Une conversation qui allait irriter Tony, mais qui devait avoir lieu, car les deux hommes se ressemblaient, le soldat avait vécu la même chose, mais différemment.
« Lors des années de guerre, j'ai perdu beaucoup d'hommes sous mon commandement, beaucoup. Des gens qui m'étaient chers, tout comme mon meilleur ami, entama-t-il.
— Pourquoi tu me parles de ça ? demanda Tony sans avoir de réponse.
— On me prenait pour un symbole et j'ai fait tout ce que j'ai pu pour aider mes hommes, mais je n'ai pas réussi. Nous ne pouvons pas sauver tout le monde comme on dit, il faut faire un choix.
— Et ? C'est bon ? T'as fini ? commença Tony qui voulait déjà clore la conversation.
— Tu n'es pas le seul à avoir perdu la femme que tu aimais…
— Tsss, qu'est-ce que tu en sais, tu n'as pas vécu ce que j'ai vécu, rétorqua-t-il.
— Non, c'est vrai, mais je sais ce que tu ressens. J'ai aussi perdu celle que j'aimais. Quand la guerre aurait été terminé, je lui aurais demandé de m'épouser, mais je n'ai pas pu… parce que j'avais fait un choix.
— Ah… murmura le milliardaire en comprenant qu'il venait de blesser son ami. Je… je suis…
— Le fait de se sacrifier pour protéger les autres, c'était mon choix et il ne pouvait en être autrement. Alors… n'oublie pas qui tu es Tony. N'oublie pas que tu n'es pas seul. Tu as des amis et j'en fais partie, ne l'oublie pas. Et je suis sûr que Pepper sait que tu as fait tout ce que tu as pu pour la sauver. Elle le sait, alors ne t'en veux pas. Souviens-toi d'elle, souviens-toi de son amour pour toi et rien de plus, ne laisse pas ta culpabilité prendre le dessus, elle ne t'apportera que du mal alors que ce n'est pas ce que tu cherches.
— En plus de faire mes excuses, je n'aurais jamais cru non plus que Captain allait me faire la morale, lâcha-t-il avec une once d'ironie.
— Pense à Pepper, elle n'aurait pas voulu que tu termines ainsi, que tu te fasses du mal pour rien alors que tout ce qu'elle souhaiterait c'est ton bonheur. »
Tony le regardait avec tristesse, jamais il n'avait pensé que le soldat vieux de plus de soixante-dix ans ait un jour perdu la femme de sa vie avant de faire un séjour avec les glaçons. Après tout, il ne savait même pas son âge. Avait-il la vingtaine ? La trentaine ? Il ne savait pas, il ne s'était même pas renseigné, mais il savait une chose, c'est que Steve avait raison, il devait faire digne à Pepper.
« Tu as raison… je dois l'admettre… et je crois qu'on va en rester là. Rappelle-moi de ne plus avoir ce genre de conversation avec toi, parce que c'est vraiment déprimant.
— Peut-être, mais il fallait que tu en ait conscience.
— Oui… merci chuchota-t-il à voix basse, ce que Steve entendit et qui lui valut d'esquisser un sourire franc que Tony ne remarqua pas. Alors ? Les croissants sont bons ? Ils datent d'hier, mais ils sont quand même bons non ? Peut-être un peu sec, mais ça n'empêche en rien qu'ils soient bons. Et le café ? T'as aimé ? »
L'autre facette de Tony avait réapparu, cherchant en quelque sorte de ne plus relater sur ce sujet. Toutefois, Steve était content, il avait réussi à parler à Tony sans que celui-ci s'énerve et avait maintenant noué des liens qu'ils leur seraient que favorables à l'avenir.
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Et voilà c'est fini ! Je vous remercie de m'avoir lu cette histoire:-)
