Disclaimer: Tout le monde de Hétalia appartient à Hidekazu Himaruya.

Parings: Fruk en second plan.

Genres: Humour, Romance, Angst, Aventure

Rating: On va dire T, avec ce que j'ai prévu.


Chapitre 2: A la Découverte du Nouveau Monde


Francis tentait de suivre la réunion. Mais il se rendait compte que tous le monde parlaient avec respect à l'anglais, personne n'élevait la voix, tous le monde écoutait. C'était tellement différent des réunions de chez lui. Ici régnait une atmosphère un peu tendue. L'empire britannique dominait et semblait prendre plaisir à la situation. Le français ne comprenait pas grand chose à la situation. C'était presque incroyable. Comment Arthur, dans ce monde, pouvait dominer de la sorte l'Europe. Et qu'avait-il voulu dire en disant que Amérique était bien son fils?

Il ne comprenait pas.

Et cela lui déplaisait. Il n'aimait pas ce monde. Il n'aimait pas cette domination.

Comment se sortir de là? Attendre que Arthur trouve une solution ou avouer à cet anglais là qu'il n'était pas son Francis? Mais comment réagirait-il? Il lui faisait peur, et il craignait de prendre un mauvais coup.

Il avait compris que l'anglais dominait beaucoup de pays. Mais il ne savait pas lequel. Était-ce tout ceux présents dans cette salle? Mais pourtant Portugal ne semblait pas être aussi soumis que les autres. Il ne comprenait rien à la situation. Ça l'angoissait et il ne pouvait s'empêcher de se poser des question, encore et encore, tandis qu'il regardait les autres pays.

Et s'il devait parler au cours de cette réunion? Que dirait-il?

Il ne pourrait pas parler à la place de son double, et il ne savait rien sur ce monde. C'était impossible d'agir comme le Francis de ce monde. Il attendait donc, avec angoisse, que son tour vienne. Il devrait avouer à ce moment, mais il avait peur de le dire devant toutes ces personnes.

Le souvenir du sort de Prusse lui revint en mémoire et il avala sa salive avec difficulté. Il sentait son cœur battre plus vite et une sueur froide lui couler dans le dos. Qui pourrait savoir ce qui lui arriverait s'il avouait devant tout le monde. Mais cela serait pire s'il laissait l'autre le découvrir. Fallait-il mieux avouer? Sans doute que oui. Il lui suffirait d'attendre de se retrouver seul avec cet Arthur, demander un entretien. L'autre semblait l'apprécier particulièrement, ce devrait être possible. Cependant cela ne résolvait pas le problème d'une éventuelle intervention lors de la réunion, il ne pourrait pas parler. Il ne savait rien du tout.

Il attendit mais son tour ne vint pas. A un moment le regard de l'anglais se posa sur lui, perçant et attentif, mais aucun mot n'avait franchit ses lèvres.

Cela conduisait Francis à se demander la place de son double dans ce monde, et sa relation avec cet Arthur. Celui-ci semblait lui accorder de l'importance et le laissait lui parler comme personne d'autre. Italie disait qu'il était le favori de l'empire, Gilbert avait utilisé un terme plus cru. Cela voulait-il dire qu'il était conquis lui aussi?

Cette simple idée le révulsa.

Il n'aimait pas l'idée d'être possédé par quelqu'un.

Même si ce n'était pas vraiment lui mais un double de lui-même.

Et surtout les mots de Prusse lui revenaient sans cesse en mémoire, et il se demandait si c'était vrai. Lui même était amant avec son Arthur, mais rien ne les avaient forcé à l'être, ils étaient librement tombé dans les bras l'un de l'autre. Ici s'il était conquis, il se demandait quelle était la relation entre les deux. Raison de plus pour qu'il avoue à cet Arthur qu'il n'était pas celui qu'il pensait et qu'il avait besoin d'aide. Avec un peu de chance, l'empire avait bien un cœur et voudrait récupérer son Francis, donc il l'aiderait.

Soudain des bruits le firent sortir de ses pensées. Il vit que tous se levaient, jetant des coup d'œil vers l'anglais qui se redressa et lança d'un voix claire «Demain matin, même heure.»

Chacun hocha la tête et sortit, Canada fut le dernier et retourna vers lui, lui faisant signe. Francis décida de saisir l'occasion pour parler à l'empire, il fit signe au canadien de partir et se tourna vers l'anglais.

Devait-il lui dire ici?

Il regarda cet Arthur qui rassemblait ses papiers et décida de se lancer, cachant la crainte que l'autre lui insufflait.

«Je...»

L'autre releva les yeux et plissa les yeux, le fixant d'un regard perçant. «Tu n'étais pas très attentif ce matin.

- Pardon.» balbutia le français, presque instinctivement. Il toussota et reprit «Je dois...te parler, c'est très important.»

Arthur s'approcha de lui, d'une démarche féline, et fut bientôt tout contre lui, posant ses mains sur ses joues, les caressant doucement «Décidément je n'aime pas ça. Rases-toi dès que tu seras sortit d'ici.

- Je...» Il fut plaqué contre le table, levant les yeux sur l'anglais qui le dominait avec un sourire victorieux et dominant. Il prit une grande inspiration, refusant de trembler. Il n'allait pas montrer sa crainte.

«Qui a-t-il?» ronronna le plus jeune, approchant son visage, jusqu'à ce que leurs souffle se mélangent.

«Je dois te parler.» Dit il, mal à l'aise à cause de cette proximité. Ce n'était pas son Arthur et cela lui faisait un drôle d'effet. Il se mordit la lèvre en sentant la du plus jeune glisser sous sa chemise et caresser sa peau. «C'est très important.»

L'autre eut une moue déçue et sembla s'apprêter à dire quelque chose quand la porte s'ouvrit. Arthur se retourna aussitôt, lâchant sa prise et demandant «Oui?

- Seigneur Kirkland. Sa Majesté demande à vous parler.» fit le jeune soldat, dont le visage était un peu rouge. Nul doute qu'il était terriblement gêné et qu'il avait envie d'être loin d'ici à cet instant.

L'empire eut un soupir et rajusta son manteau «J'arrive.» il se releva et tourna les talons, regardant le français par dessus son épaule et lança «Retrouve moi dans mon bureau tout à l'heure, on parlera plus facilement. Et tu en profiteras pour me rappeler qui je dois voir cet après-midi.» Il quitta la salle, le jeune soldat sur ses talons.

Francis reprit son souffle, soulagé. Il l'avait échappé belle. En tout cas, il en savait désormais plus sur la relation entre son double et cet Arthur. Cela ressemblait, pour le moment, à une relation dominant-dominé. Arthur agissait comme si tel était le cas en tout cas.

Il ne savait rien de ce monde et tout pouvait arriver.

Il fallait qu'il parle avec cet Arthur au plus vite.


Il sortit de la pièce et marcha dans les couloirs, essayant de se repérer pour retourner à la chambre. Il avait une bonne mémoire cependant. Et il retrouva facilement le chemin. Soudain un bruit de course se fit entendre derrière lui et il se retourna. C'était un jeune homme avec de long cheveux blond et des yeux verts. Il ressemblait un peu à Ludwig et Francis reconnut aussitôt Bavière. La région ne se montrait guère plus aux réunions dans son monde. Il ne l'avait pas vu depuis une éternité.

«Bavière.»

Celui-ci s'arrêta et reprit son souffle puis il le regarda «Bonjour.» Il resta silencieux quelques secondes puis continua, le regardant fixement «Tu vas bien?

- Hein?

- La dernière fois que je t'ai vu, ça n'allait pas fort. Je voulais savoir si tu allais mieux.» Il avait l'air sincèrement inquiet et le fixait avec attention.

Francis eut un sourire et répondit «Je me sens bien, merci.» Il ne savait pas grand chose sur son double mais il ne pouvait mimer un malaise. Il préféra donc dire qu'il allait bien, par précaution.

«Tant mieux.» Le germanique se passa la main dans les cheveux «J'ai raté la réunion, Arthur ne va pas être satisfait.

- Ce n'est pas grave, on a parlé de la campagne d'Afrique et...» Il ajouta, avec plus d'hésitation «..de celle d'Amérique du Nord.»

Bavière eut une grimaça. «Alfred résiste encore? Sans l'aide d'Espagne, il n'aurait pas du tenir si longtemps. Tu dois être fier de ton fils.

- Oui. Mais je m'inquiète pour lui.

- Évidement.» Répondit le fils de Germania, haussant les épaules «Arthur ne sera pas tendre avec lui quand il le capturera.»

Francis tenta d'ignorer le frisson d'angoisse qui le parcourut à ces mots. Il eut une inquiétude pour le double d'Alfred. Visiblement celui-ci était le fils de son double. Comment cela se faisait-il? Il se reprit bien vite et dit «Pourquoi étais-tu en retard?

- Je m'excuserais auprès d'Arthur quand je le verrais lors de notre entrevue prévue cet après-midi.» Il regarda le français et ajouta «Tu lui as dit au moins? Il a tellement de choses à faire qu'il faut que parfois tu lui rappelle.

- Je n'ai pas eu le temps, il est partit voir...» Il hésita, était-ce un roi ou une reine, il n'était pas sûr que ça soit comme dans son monde. En plus ce n'était visiblement pas la même époque «..sa Majesté.» Il espérait que son double aurait bien dit ça.

Bavière hocha la tête «Bien entendu. Tu lui dirais plus tard dans ce cas.» Il sourit et s'exclama, joyeusement «Tu viens boire une bière avec moi?»

Francis décida de suivre. Ce serait une occasion d'en savoir plus. Il préférait ne pas rester isolé dans la chambre. Surtout qu'il ne savait pas où était le bureau de l'anglais. «D'accord.

- Parfait.» Il tourna les talons et le français lui emboîta le pas «Ce manoir est immense. C'est le manoir de l'empire. Mais toi tu n'y passe pas tant de temps que ça. Vu que Arthur te garde près de lui. Tu dois passer la plupart du temps dans son petit manoir près de Londres.»

Francis hocha la tête, ne sachant que répondre. Il préférait se laisser porter par les discussions plutôt que oser dire des choses qui pourraient être fausses. «Au fait...il s'est passé quelque chose pendant la réunion.»

Le ton qu'il employa fit stopper Bavière qui lui jeta un coup d'oeil «Ha? Tu en fais une tête.» Il avait prit un air sérieux, comprenant qu'il était plus ou moins concerné si on abordait le sujet avec lui.

«Prusse a mit en colère Empire Britannique. Il l'a blessé.» Francis n'osait pas utiliser les prénoms, son double ne semblait pas proche de Gilbert et il ne savait pas s'il devait appeler l'empire par son prénom devant un tiers.

Le germanique eut une grimace «Blessé comment?

- Un coup d'épée dans l'épaule et il lui a tiré dans le ventre.»

L'autre se mordit la lèvre et dit «Qu'est-ce qu'il a fait encore cet idiot?

- ...» Francis ne sut quoi dire. Il n'osait pas dire que c'était sa faute. Il semblait en bon termes avec la région et ne voulait pas risquer d'endommager l'amitié qui semblait exister entre eux.

«Je vois.» soupira Bavière «A cause de toi hein? Gilbert n'apprendra jamais rien.»

Le français ne répondit pas, ne sachant quoi répondre.

Bavière lui tapota l'épaule et ajouta, souriant «Ne t'en fais pas et ne prête pas attention à ce qu'il dit. C'est un idiot.» Il cessa de sourire et jeta un coup d'oeil étrangement doux à Francis «Ce n'était pas ta faute.

- ….

- Tu obéissais à Arthur. Et ce n'est pas comme si tu l'avais tué non?»

Francis n'aima pas ça, il ne voulait pas savoir de quoi il était question, il avait peur de savoir et déglutit avec difficulté. Il ne savait quoi dire. «Si ça peut le soulager de se venger sur moi, il peut.

- Non il ne peut pas. Ludwig n'est pas mort, il a juste perdu la mémoire. Et Prusse, pour le sauver a du partager sa terre avec son frère. L'empire Germanique ne pouvait de toute façon plus exister désormais.» Bavière sembla réfléchir et termina sur ces mots: «Je parlerais à Gilbert.

- Ce n'est pas la peine...

- Si, il a le droit d'être en colère, mais pas contre toi. Tu n'y est pour rien. Et il ose parler de trahison? C'est lui qui t'as poignardé dans le dos en premier.»

Francis aurait voulu en savoir plus mais préféra ne pas poser de question, ne voulant pas paraître suspect. Comment Gilbert aurait-il pu le trahir? En laissant Arthur l'envahir sans venir à son aide? En l'abandonnant à son sort? Il préférait ne pas savoir finalement, cela valait mieux.

La région le regarda et fit «Hé tu vas bien? Tu as l'air ailleurs.

- Tout va bien. Je suis juste fatigué.» répondit le français, cherchant la meilleur excuse. Il ne voulait pas inquiéter le germanique plus que nécessaire. Et il ne voulait pas paraître suspect à ses yeux non plus. «Allons prendre cette bière.»


Francis referma la porte de la chambre derrière lui. Il ne savait pas quoi penser de ce monde. Il s'était passé des choses si différentes de chez lui. Visiblement il était très ami avec Bavière. C'était plus lui son ami que Prusse. Le français se souvenait avoir de bonne relations avec la région dans son monde mais c'était différent dans ce monde-ci. Déjà Bavière était indépendant de l'ex-empire germanique. Il était son propre royaume. Et il était allié à Arthur, pas envahi. Contrairement à Prusse apparemment. Ce qui expliquait de l'albinos s'écrasait devant l'anglais.

Il se prit la tête entre les mains, désespéré. Il voulait rentrer chez lui. Il en avait assez de ce monde. Il ne s'y sentait pas à l'aise et s'inquiétait de ce qui se passait dans le sien.

Comment Arthur allait-il faire pour le retrouver.

De toute façon il allait falloir qu'il le dise à l'empire britannique de ce monde, c'était inévitable. Qui sait ce qui pourrait arriver.

Il ne pouvait pas faire semblant, il ne savait rien de ce monde et ne voulait pas faire quoique ce soit avec l'anglais en question, ce n'était pas le sien. Et il ne voulait pas jouer les soumis, hors de question.

Comment Arthur allait-il faire avec son double?

Il n'avait pas intérêt à en profiter.

Maintenant que faire? Trouver le bureau de l'anglais? Il ne connaissait même pas ce manoir. C'était une bâtisse gigantesque.

Il se laissa tomber sur le lit, regardant le plafond. Tout ce qu'il avait appris le perturbait. Il était cependant soulagé de n'avoir pas tuer le Saint Empire Germanique. Comme dans son monde, le petit avait juste perdu la mémoire et avait été recueillis par Gilbert. Mais il ne savait pas si, dans un tel monde, l'Allemagne pourrait voir le jour. D'après ce qu'il avait apprit, la Prusse avait été envahi par l'empire britannique. Il ne savait pas comment le système marchait dans ce monde mais pour que Gilbert n'ose que peu provoquer Arthur, d'une simple insulte, prouvait qu'il s'écrasait déjà pas mal.

«Dans quelle situation je me suis encore fourrée moi.»

Il aurait aimé être chez lui, avec un bon bol de chocolat. En sécurité, pas ici. Dans ce monde inconnu, devant faire face à un Arthur qu'il ne connaissait pas et qui devait être sacrement mégalomane.

Un empire si grand en Europe? Était-ce seulement possible?

Une petit voix lui chuchota que lui-même avait bien conquis l'Europe avec Napoléon. Mais était-ce ici le même genre de conquête? Il ne savait pas et préférait ne pas savoir.

«Je veux rentrer chez moi.»

Ce ne semblait pas être pour maintenant. Pas tout seul en tout cas. Il se redressa soudain et se dirigea à grands pas vers le petit bureau, cherchant dans les papiers. Il trouva soudain quelque chose.

Bavière et Portugal veulent parler à Arthur. Je peux leur organiser des entretiens pour cette date.

Suivait une date qui devait être sans doute celle d'aujourd'hui, au vue des mots du germanique. Il reposa la feuille sur le bureau et se massa les tempes. Il prit alors une plume, recopia la date et les noms des deux pays voulant parler à l'empire. Il allait emporter ce papier et le donner à l'anglais dès qu'il en aurait fini avec les explications.

Il ne sut combien de temps s'était écoulé quand on frappa à la porte. Un serviteur se présenta dans l'entrebâillement «Seigneur Kirkland veut vous voir.»

Francis hocha la tête et emboîta le pas au jeune humain, soulagé de voir qu'il allait être mené à l'anglais sans risque de se perdre au passage. Ils arrièrent rapidement devant une porte et le serviteur frappa avant d'ouvrir et de dire «Monsieur Bonnefoy.

- Qu'il entre.»

Francis entra et referma la porte derrière lui. Il s'avança jusqu'à être face au large bureau. La pièce était spacieuse et confortable. Les murs étaient orné d'un tableau d'un monarque pour un, de cartes pour les autres. Il y avait une bibliothèque bien remplie un peu plus loin. Un feu brûlait dans la cheminée devant laquelle il y avait deux fauteuils et une petite table avec un jeu d'échec posé dessus. Et Arthur était debout, regardant par la fenêtre. «Tu voulais me voir Francis? Qu'y avait-il de si important?

Avant toute choses, promets-moi de me laisser aller jusqu'au bout sans m'interrompre.»

Le plus jeune se retourna vers lui et haussa un sourcil «Très bien.

- Je...comment dire ça. Je ne suis pas ton Francis.» il prit une grande inspiration «Je viens certainement d'un monde parallèle à celui-là. J'ai été envoyé ici suite à une erreur de magie de l'Angleterre de mon monde. Je suppose que le Francis de ce monde a été envoyé dans le mien.»

L'autre le regardait avec des yeux ronds, se demandant sûrement si c'était une blague. Ses doigts se posèrent sur la garde de son épée. «Quoi?»

Francis eut un frisson. Il fallait qu'il fasse attention «J'ai préféré attendre d'être seul avec toi pour t'en parler, pour ne pas provoquer quelque chose. Comme tu maîtrise la magie, je pensais que tu serais apte à rétablir la situation.» il préférait le flatter, afin d'être sûr que l'autre se calme.

Arthur plissa les yeux, le fixant intensément comme s'il cherchait à voir quelque chose de précis. Il prit une grande inspiration, sans doute pour se calmer et fit «C'est une histoire de fou.

- Tu me crois?

Francis n'inventerait pas une histoire pareille.» Chuchota l'anglais en se tapotant le menton de son index. Il semblait plongé dans ses pensées. «Toutefois...Si cela est vrai» il fit quelques pas pour se retrouver face à au français, attrapant soudain son col, qu'il déchira, dévoilant son épaule gauche. Il soupira «Non tu n'es pas lui. Il a une cicatrice ici.» Il se recula et retourna à son bureau, restant silencieux. Il réfléchissait certainement. «Je me demande comment tu as pu arrivé ici, et surtout échanger de place avec mon Francis.

- Je te l'ai dis, une erreur de magie de ton double. Je ne sais pas ce qu'il fabriquait dans sa cave, mais je suis entré dans la pièce. Il y a eut un flash de lumière verte et je me suis réveillé dans ce monde.

- Donc il est dans ton monde.

- C'est certain.

- Quelque part, tant mieux, ça pourra aider à retrouver ton monde et a créer un pont entre les deux. Je pourrais lancer un sort de recherche d'aura de ce monde et je trouverais mon Francis rapidement, avec un peu de chance.» L'empire se massa les tempes et dit «Je ne sais pas ce que faisait mon double mais il a bien réussit son coup.»

Le plus vieux préféra ne rien dire, pour ne pas enfoncer son Arthur. Même s'il était énervé contre lui, ce n'était pas au point de lui casser du sucre sur le dos.

«Tu t'appelle bien Francis?

- Oui.

- Bien tu vas faire semblant d'être mon Francis auprès des autres le temps que je trouve une solution.

- Mais je n'y connais rien.» protesta le français, mal à l'aise. Ça avait déjà été dur toute cette matinée, si en plus il devait continuer. Il n'allait pas y arriver. Il craignait le pire «Et si je me trompais.

- Tu éviteras de dévoiler ton ignorance. Et tu ne prendra aucune initiative. Je te soufflerais ce qu'il faut dire ou faire dans le pire des cas. Tu n'aurais qu'à rester avec moi la plupart du temps. Il ne faut pas que les autres se doutent de quelque chose.»

Francis comprenait mais il n'aimait pas ça. Il aurait aimé arrêter de jouer la comédie. Cela l'inquiétait plus qu'il ne voulait l'admettre. Il n'aimait pas ça. «Combien de temps.»

L'autre haussa les sourcils «Autant qu'il faudra, il faut bien que je cherche.» Il s'interrompit et continua «Et bien commençons. Rappelles moi qui je dois voir cet après-midi.

- Bavière et Portugal il me semble.

- Très bien


A Suivre