Second chapitre :)

Je suis contente que le premier ai été une réussite. Bonne lecture ATTENTION LEMON


« Tu es sérieux ? »

Marcus avait un superbe appartement au cœur de Passy , un six pièce près du parc du Champ de Mars. La vue était superbe. L'appartement devait coûter une véritable fortune.

« J'ai des amis bien placé, grogna Flint en se décapsulant une bière, pas de quoi en faire tout un plat. Bière ? »

L'autre accepta, toujours accoudé au balcon. La décoration, bien que sobre, était marquée par une étonnante modernité. L'ensemble, dans les noirs et blancs, semblait froid, mais possédait un charme certain.

« Il vit avec toi ?

-Non. Et il s'appelle Aurel.

-Je m'en fous.

-Mensonge. »

Oliver sent le regard perçant de l'autre dans son dos. Il veut se retourner, le gifler, puis laisser ses mains descendre doucement le long de son corps. Il ferme les yeux.

« Et ce dessert ?

-J'ai de la tarte au citron meringuée.

-Ca fera l'affaire. »

Oliver adore le citron. Le brun s'affaire, dresse une petite table, sort une assiette, et coupe une large part pour son invité. Le dessert obtient l'effet escompté.

« Bordel, tu cuisines vraiment comment un Dieu.

-Ne prends pas cet air frustré, va. »

Flint est flatté dans son orgueil. Le châtain termine son assiette, se lèche insolemment les doigts et annonce qu'il va partir. Il ne sait pas exactement comment regagner son hôtel, mais peu importe.

« Reste cette nuit. Je vais dormir dans le canapé.

-Ton copain ne va pas te manquer ?

-Je n'ai pas de copain. J'en ai inventé un pour te mettre en rogne. »

Oliver entends son cœur battre a vive allure. La cuillère d'argent tombe dans son assiette, la chaise glisse au sol dans un bruit sourd, et en un bond il est sur lui, le poing dirigé vers son visage. Un poing rageur, humilié, qui n'atteignit jamais son but. Flint, d'un mouvement animal, se déplaça contre le mur, saisit le poignet du châtain et colle celui-ci contre lui. Oliver est rouge de colère, et essaie vainement de le repousser. Encore une fois, il l'a manipulé, et diablement bien. Jamais le châtain n'aurait songé, ne serait-ce qu'un seul instant, que cet Aurel n'était que pure invention.

« Lâche moi bordel de merde, tout ce que tu sais faire, c'est me mentir ! Me mentir, sale con, tu entends ? Tu passes ton temps a… »

Flint l'embrasse. Les yeux fermés, les bras autour de sa taille, comme si c'était son dernier baiser. Comme s'il l'aimait de toute son âme, comme s'il ne voulait que lui. Il redécouvre ses hanches, son parfum, ses lèvres avec un délice qui lui avait manqué.

Oliver s'éloigne, les yeux grands ouverts, encore frémissant de ce baiser. Il en avait tellement rêvé. Il en voulait tellement plus. Il le repoussa donc pour s'enfuir dans l'escalier.

Deux marches plus loin, Flint le plaquait au mur, le regard fou.

« Ne pars pas ! Reste cette nuit, reste avec moi… Tu en as envie, je le sais ! Je le sais si bien… »

Ses doigts caressaient sa joue. Tout le corps d'Oliver se tendait vers celui du brun.

« C'est une spirale infernale… Je ne peux pas… On ne doit pas… »

Le baiser suivant le fit céder. Sa tête le tournait, et il se colla a Flint, agrippant sa tête pour la maintenir contre la sienne. La porte claqua, et, comme dans un rêve, ils se retrouvaient. Oliver s'allongea sur la table, le souffle court, sans parvenir a mettre de l'ordre dans ses idées. Flint se jeta au dessus de lui, animal en rut, soufflant comme un bœuf, crocs a découverts. C'était sa proie, sa proie a lui, et il comptait bien la dévorer séance tenante. D'abord commencer par le cou, si fragile, si blanc, le parsemer de baiser, de suçons, puis mordre l'épaule, le haut du torse, torturer les tétons, lécher le ventre, s'approprier le bassin, puis enfin descendre doucement vers un endroit bien plus intéressant encore.

Oliver gémissait. Gémissait et tirait le brun vers lui. Que s'était-il passé en trois ans ? Qui avait donc osé transformer la brute en bête de sexe ? Flint avait cessé d'être égoïste, il cherchait a présent a faire plaisir, et le châtain n'en pouvait plus. Ce corps métamorphosé, ces muscles de pierre, ce filet de poils en bas de l'estomac, ce parfum musqué, d'homme, ces gestes sur, décidés, tout cela le rendait fou, titillait ses sens, le mettait en éveil. D'un coup, il se redressa, enroula ses jambes autour du bassin du brun, et l'attira a lui.

« Qui es-tu ? Es tu encore Marcus Flint, l'odieux Serpentard ? Non, tu n'es plus celui-là, ce n'est pas possible…

-Je suis plus odieux que jamais, Wood, et toi, tu te dérobes encore… J'ai toujours voulu te tenir au creux de mes doigts, tenir ton esprit, pouvoir te manœuvrer a ma guise, et a chaque fois j'ai essuyé un échec cuisant. Je ne tolérerais plus de défaite. »

Il le retourna d'un mouvement sec, et le pénétra en le maintenant contre la table. Oliver cria, se tendit, mordit ses lèvres pour ne pas gémir davantage. Il était corps et âme au brun, mais celui-ci était bien trop borné pour s'en rendre compte. Flint lui remonta les cuisses, le prenant plus violemment que jamais. Cette sensation de brutalité, de plaisir a l'état brut, cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas connue. Il l'aimait terriblement, elle lui avait manqué. Il se pencha vers le dos cambré du châtain, l'embrassa tendrement. Comment l'ancien Gryffondor avait-il fait pour devenir aussi désirable ? A Poudlard, il était a croquer, certes, mais rien d'extraordinaire. Le temps l'avait affiné, faisant de son corps un véritable piège à mannequins. Musclé, doux, glabre, excitant a en mourir.

Ses coups de bassin redoublèrent d'intensité. Si chaud, si étroit… Flint prenait son pied, et ne doutait pas qu'Oliver, retranché derrière ses gémissements d'animal en chaleur, s'amusait aussi. Le brun jouit le premier. Maintenant le bassin du l'autre contre le sien, il lui offrit sa semence dans un cri rauque, et Oliver jouit en criant, les doigts crispés dans la nappe.

Le brun se retira, enleva le préservatif, et tendit les bras pour attraper le corps tremblant d'Oliver qui se lova naturellement contre lui. Cette chaleur, cette douceur… Il ne pouvait décidemment pas s'en passer.

« Je te hais… Je te hais, Marcus… Je te hais… »

Et Marcus lui caressait les cheveux en souriant, sachant pertinemment quel message ô combien paradoxal se cachait derrière cette phrase murmurée dans la langueur de l'acte amoureux.

...

Quand Marcus se réveilla, le lendemain matin, Oliver était partit. Pas de mot, pas de photo, rien qu'une place vide dans un lit, et une chaleur disparue. Le brun refusa d'admettre qu'il était déçu. Il se leva, prit une douche, et se rendit dans la cuisine dans l'évidente idée de prendre un petit déjeuner.

« Et bien, ça sent le fauve par ici !

-Bonjour, Harry, un café ? »

Le Survivant accepta d'un sourire. Flint, tout comme Blaise et d'autres Serpentard, avait jeté un voile sur le passé. A présent, Harry n'était plus le «balafré», mais Harry, le futur mari de son meilleur ami. Donc, il lui offrait un café.

« Alors comme ça, tu as remis le couvert avec Oliver ?

-Les nouvelles vont plutôt vite.

-Il est arrivé ce matin comme une furie pour tout me raconter. Percy doit déjà être au courant, je pense. Un sucre, merci. »

Harry sourit et plisse ses yeux garnis de lentilles. Il indique doucement qu'ils ont certes tous changés, mais qu'au final, ils restent désespérément jeunes et immatures. Que leurs états d'esprits n'ont pas variés depuis Poudlard, et qu'ils se prendraient la tête des années encore plus tard. Flint ne contesta pas cette vision des choses.

« Alors, glob-trotter, qu'as tu a m'apprendre du monde magique ?

-Et bien… Ron Weasley, rouquin de son état, est encore fou amoureux de ce faux intellectuel de Blaise, et je t'annonce dans deux semaines le mariage du célèbre sex-symbol Harry-parce que-je-le-vaux-bien-Potter avec sa blonde Draco-je-suis-un-teigneux-Malefoy. Bref, rien de bien important.

-Tu crois qu'il y a de la suite dans l'Histoire des deux autres ?

-Oh que oui, Ron n'arrête pas de me bassiner avec Blaise, donc je comptais les enfermer dans un placard pendant la cérémonie et…

-Harry. Tu as envie de te marier ? »

Le brun rougit fortement, roula des yeux, et mordit dans un croissant. Dans un murmure, il lâcha que sincèrement, il doutait du bien fondé de ce mariage. Draco savait qu'il l'aimait, cette cérémonie ne rajouterait rien a leur bonheur, et le brun craignait qu'au contraire, avec le déferlement médiatique qui allait suivre, leur couple ne subisse quelques secousses non désirées.

« Tu en a parlé avec Dray ?

-Lui parler ? S'énerva Harry, il rêve éveillé de ce mariage, il ne parle que de ça, il roucoule, je… Je ne l'ai pas vu aussi heureux depuis un moment. Je ne suis pas un égoïste, Marcus, je ne peux pas l'annuler. Il y tient vraiment. »

Les deux hommes plongèrent dans un silence songeur, puis le téléphone de Flint vibra. Le Survivant se jeta dessus, trop heureux de découvrir un sorcier porteur de la modernité Moldue.

« Tu as un message d'un certain … Aurel ? »

Harry eut un mouvement de recul, les yeux grands ouverts. Aurel ? Aurel comme le petit ami fictif ? Enfin, pas si fictif que ça, apparemment.

« Envoie-lui un sms. Dis lui que je le quitte. Que j'ai retrouvé quelqu'un. Il comprendra.

-T…Tu as encore menti a Oliver ?

-Je suis un Serpentard, Harry. Je me bats pour ce que je veux. Et en l'occurrence, ce que je veux, c'est lui. »

Harry termina son café. Il avait terriblement l'impression d'être a l'Ecole. Mais ne s'en plaignait pas vraiment.

"..."

« SALE ENFLURE ! »

Réunion d'anciens Gryffondors dans le loft d'Oliver. Le châtain s'escrime et braille contre son amant, Percy parle politique avec Hermione, Ron rêve dans son coin, et Harry essaie de se concentrer sur autre chose que les messages coquins que lui envoie son amoureux.

« IL M'A ENCORE MENTI ! »

Hermione masse doucement le châtain qui s'effondre sur une chaise. La jolie demoiselle lui explique que Flint n'a pas l'intention de le laisser partir, et Harry renchérit avec le fait qu'il a quitté son copain pour lui. Oliver soupire :

« Parlons d'autre chose, et toi, Harry, il se prépare bien ton mariage ?

-J'ai l'impression que Dray est enceint. »

Eclat de rire général. Le Survivant reprends, plus sombre que jamais :

« Je ne plaisante pas. J'ai découvert un livre sur les bébés dans son armoire. Je ne sais pas si je dois lui en parler ou non.

-Vous vous protégez ?

-…Il prend la pilule. »

Hermione toussote en cachant un sourire derrière sa main. C'était tellement du genre du blond de faire une grosse connerie sans en parler a l'amour de sa vie… Harry ne riait pas, blanc comme un cachet :

« Peut être veut-il se marier pour que son enfant ne soit pas né dans le péché…

-Ne sois pas débile, Harry. Draco a surement envie d'un enfant, comme j'en aurais envie, ou Ron, ou les autres passifs présents dans cette pièce. Mais il a certainement peur de t'en parler, vu déjà ton état de dépression avancée concernant le mariage. »

Le petit discours plongea la pièce dans une réflexion mitigée. Ron murmura qu'il devrait peut être lui en parler. Après la cérémonie, si possible.

« Au fait, Ronnie, tu sais qui sera à ta gauche, au mariage ?

-… Non ?

-Blaise. »

Le coussin vola, et le Survivant du se jeter sur le canapé pour échapper a l'attaque. Le roux arbora une grimace honteuse. Il aimait encore le Noir, même s'il lui en voulait. Il ne doutait pas qu'a la cérémonie, Blaise ferait son possible pour recoller les pots cassés, et il attendait ce moment avec impatience, malgré lui.

"..."

Une semaine avant le mariage, plusieurs incidents faillirent gâcher la cérémonie.

Cela débuta par un bouquet de fleurs, des roses rouges, fraîches, cachées derrière un dos.

« Aurel ? Qu'est ce que tu fous là ?

-Et bien, ta politesse en a pris un coup on dirait… Et c'est quoi cette barbe de trois jours ? Quel effet négligé ! »

Marcus laissa le châtain entrer en grinçant des dents. Il lui avait demandé de ne pas revenir, de faire une rupture définitive dans leurs rapports. Et pourtant, l'autre ne semblait pas du même avis. Aurel mit les fleurs dans un vase et s'alluma une cigarette.

« Alors ? Il est venu habiter ici ? Ou est-il, ce revenant ?

-Il n'est pas ici. Il m'en veut pour notre passé tumultueux.

-Il ne sait pas ce qu'il rate, va. »

Aurel écrasa sèchement son mégot a peine consumé, se leva, et se mit à faire le tour de l'appartement a pas saccadés. Il était visiblement furieux de sa rupture, mais ne savait pas comment l'exprimer de façon claire. Il explosa :

« Ce type ne te mérite pas, bon sang, il ne te fait que souffrir, il ne sait pas comment s'occuper de toi ! Crois-moi-je…

-Aurel. Tu ne sais pas a qui tu t'adresses. Je n'ai besoin des conseils de personne, je gère ma vie comme bon me semble.

-C'est ça, railla le châtain, joue au fier monsieur le cuisinier, mais au final c'est toi le faible, c'est toi la marionnette ! Trois ans ont passé depuis que tu l'as quitté, n'est-ce pas ? Tu ne comprends donc pas qu'il va se venger ? Il ne t'aime pas, Marcus, il …

-TAI TOI ! »

La chemise avait cédée, et le tissu s'était déchiré dans une longue plainte. Le brun, poings convulsés, ne voulait pas en entendre plus. Il avait longtemps finit par craindre que tout amour, tout désire s'éteigne en Oliver après qu'il l'ai abandonné a Poudlard. Mais ce retour, ce retour divin, puissant et terriblement mélancolique l'avait fait revenir sur ses pensées. Il ne voulait plus faiblir. Il ne voulait plus fuir devant ses sentiments. Il avait grandi, et il allait lui prouver.

Flint s'ébroua sauvagement, et ouvrit la fenêtre pour s'y accouder.

« Casse-toi, Aurel. Je t'avais prévenu que s'il revenait, tu devrais partir. Tu ne m'as pas crus, tant pis pour toi. Tu sais ou se trouve la porte d'entrée. »

Flint regardait la vie parisienne évoluer dans les rues. Oui ,Aurel allait partir, et Oliver reviendrait, du moins l'espérait-il. Il avait encore des choses a lui dire, a lui expliquer, et a lui demander. Trois ans avaient passé, ils avaient fait du chemin séparément mais il n'était pas trop tard pour commencer une vie commune. Ils étaient jeunes, encore. Flint se mit a songer a sa vie dans le monde magique. Son retour serait-il bien accepté ? Il fallait l'espérer. Tout a son futur, le brun n'entendit pas Aurel lui parler, puis s'énerver. Le châtain était dévoré par la jalousie propre à l'amour. Il attrapa le vase bleu dans lequel trônait les fleurs, et d'un geste rageur l'envoya a la tête de l'ancien Serpentard. Flint sentit la douleur du verre sur son crâne, puis il s'effondra silencieusement sur le tapis. Aurel esquissa une grimace horrifiée, paniqua, et opta finalement pour une fuite honteuse.

Sur le carrelage, le sang se mélangeait à l'eau, inondant les roses carmin.

"..."

C'est d'un pas rageur qu'Oliver se pressait vers l'appartement de Flint. En passant, il se fit bousculer par un jeune homme châtain a l'air effrayé qui détala en sens inverse. Sa main se posait sur la poignée de l'immeuble, quand son portable se mit à vibrer avec insistance. Allons bon, qui voulait encore l'empêcher d'aller engueuler l'autre Serpentard ? Un numéro inconnu.

« Allo ? Oui ? »

Son sang se glaça dans ses veines quand il reconnu la voix hésitante au bout du fil. La génitrice de Flint elle-même, confuse et pourtant bien décidée. Elle savait de source sur que le châtain avait retrouvé son fils dans un quartier Moldu. Alors qu'elle parlait, Oliver se demanda un instant combien cette communication allait lui coûter. La dame appelait d'Angleterre, et lui était a Paris. Peu importait.

« J…Je t'en supplie, mon chéri, ramène le moi, ramène moi mon Marcounet, si tu savais combien il me manque… Il ne répond plus a mes appels et encore moins a mes lettres, s'il te plait Oliver… Je me fiche qu'il veuille vivre comme un Moldu oh ! Je veux juste qu'il vienne voir sa mère, parle lui Oliver, je sais qu'il t'écoutera, il t'aime si fort… »

Ils parlèrent dix bonnes minutes. Puis la dame raccrocha. Oliver tremblait légèrement. C'était Flint qui allait être surprit quand il lui annoncerait que sa mère n'éprouvait aucune honte a son égard. Un sourire aux lèvres, il monta les marches quatre a quatre, et appuya férocement sur la sonnette. Par Merlin, pourquoi mettait-il autant de temps ? Une pensée atroce vint assaillir l'esprit paranoïaque de l'ancien Gryffondor. Et … Et s'il était… Avec cet Aurel ? Les joues rouges, il poussa la porte, prêt a rugir sur n'importe qui.

Il tomba donc nez-a-nez avec le corps ensanglanté de Flint, a même le sol. Un long cri se répercuta dans la cage d'escalier.


Je crois que j'aime bien faire du mal a mes persos pour mieux les réconforter ensuite ;D

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