Voilà le premier chapitre, toutes les réflexions/suggestions/questions sont les bienvenues !

Disclamer : Rien ne m'appartient, tout est à Rick Riordan, même Lys ne me doit que son nom ;'( ^^

Enjoy !


*Chapitre 1 : Le camps des sangs-mêlés*

En fait, il n'avait jamais souhaité voyager dans le temps.

Voyager dans le temps, c'est dangereux, c'est angoissant; et ça offrait encore plus de chances de mourir d'une mort abominable et douloureuse.

Raison pour laquelle il était maintenant sur une vespa rouge, la poussant aussi vite qu'elle pouvait aller, en direction du seul endroit où il savait qu'il serait en sécurité : La colonie des sang-mêlés. Nom, certes, bizarre pour une personne étrangère; beaucoup moins pour un demi-dieu. Encore moins pour un demi-dieu qui essayait de sauver sa peau.

Car lorsqu'on est poursuivit par une créature mi-cheval mi-coq, on se découvre des capacité jusque là insoupçonnées au sprint. Et au vol de vespa rouge.

Bon, le pauvre gars n'avait rien demandé à personne. Il avait même l'air sympa. Tellement qu'il s'était senti obligé de s'excuser avant de lui envoyer un point dans la figure pour qu'il fasse un somme. Et après aussi.

Il venait de se réveiller quelque part au beau milieu de New York (Pourquoi ici, vu d'où il était parti ?...), et son corps s'était mis en auto pilote, lorsque que la créature lui était tombée dessus.

En réalité, elle aurait pu être belle. Elle faisait dans les trois mètres de haut et avait la partie antérieure du corps comme un magnifique cheval à la robe alezane, grand et majestueux. Le problème c'était la partie postérieure : celle d'un coq ; ailes, pattes et queue comprises. D'une couleur auburn, l'ensemble se déplaçait ridiculement lorsque l'hippalectryon -il lui semblait bien que c'était son nom- courrait.

Au départ, elle ne lui avait pas semblé dangereuse, avec ses grands yeux noirs, et il s'était même demandé si il ne pouvait pas lui parler, mais soit ce n'était pas le cas, soit elle ne voulait pas discuter parce que il n'avait pas réussi à établir de contact. Mais ça s'était gâté quand elle avait commencé à lui lancer des dards empoisonnés. Alors il avait fait la meilleure chose à faire quand on a pas d'arme : courir. Et tant pis pour l'héroïsme qui pouvait aller se faire mettre là où il pensait.

Au détours d'une rue, il avait vu un mec en train de garer sa vespa. Et...ouais, bon. Il était désolé pour lui. Il lui ramènerait la vespa si il en avait l'occasion.

Il accéléra et regarda dans le rétroviseur. L'hippalectryon, dans les champs le long de la route, gagnait du terrain.

Et m...

Il observa le paysage aux alentours, et à son grand soulagement, le reconnu malgré l'épaisse couche de neige. Plus que quelques centaines de mètres et il serait en sécurité. La vespa les parcourut en grinçant. Bon, il faudra qu'il fasse une révision avant de la rendre, histoire de.

Avec soulagement, il vit bientôt se dessiner la forme familière de la colline. Ce fut bien sûr à ce moment précis où il relâchait la pression, que le monstre fit une accélération fulgurante comme si il sentait que sa proie allait lui échapper. Elle lui barra la route alors qu'il prenait le tournant vers le pin de Thalia, ses pneus crisant dans la poudreuse qui recouvrait le sol à cette période proche de Noël.

Il fut tellement surprit qu'il perdit l'équilibre, et tomba de la vespa d'une façon très inélégante. Qu'avait-il dit pour l'héroïsme déjà ?

La vespa fut éjectée à l'intérieur du camp et s'écrasa avec fracas sur le sol, la neige ne suffisant pas pour amortir.

Il lui faudra peut être plus qu'une simple révision, finalement, pensa-t-il.

Il se releva. Bon, il était temps de faire les comptes. L'hippalectryon se déplaçait vite quand il le voulait, lançait des dards empoisonnés et l'avait poursuivit depuis New-York. Peut être pourrait il prendre en compte un facteur "fatigue" ? De son côté, les choses n'était pas brillantes : il n'avait pas d'armes, il était fatigué et il avait mal à la hanche à cause de sa chute, bien que la douleur lui paraisse moindre grâce à sa montée d'adrénaline.

Une éventuelle petite fatigue contre une montée d'adrénaline. Youpi.

Le monstre chargea. Il attendit le dernier moment et sauta sur le côté lorsque l'hippalectryon fut presque sur lui. Il reproduit la technique quelques autres fois, mais il s'essoufflait à courir dans la poudreuse et avait conscience que ce petit jeu ne durement pas encore longtemps.

Réfléchis, se dit-il.

Il y avait forcement une solution. Il avisa soudain Pelus, le dragon qui gardait l'arbre de Thalia et qui pour l'heure, ronflait de tous son saoul, absolument pas dérangé par le combat. En fait, il avisa surtout la grosse branche au dessus de lui. Si il pouvait l'atteindre, peut être que... Il se retourna.

-Hey ! L'affreux !

L'affreux en question le regarda et accéléra. Lui aussi, en se dirigeant droit vers Pelus. A à peine un mètre du gardien, il sauta en l'air. Pelus se leva au même moment, réveillé par la double course et le propulsa sur la branche, pile à l'endroit visé. L'hippalectryon ne le perdant toujours pas du vue, brama de rage et tenta de l'atteindre. Il sauta alors de l'autre côté tandis que le monstre continuait sa course, le voyant toujours. Le cheval-coq s'écrasa alors contre la branche trop basse pour son passage. Pelus finit enfin le travail et l'hippalectryon s'évanouit dans une pluie d'or.

Au moment où la cavalerie, composée de Chiron et de quelques pensionnaires, arrivait. Il se laissa choir au sol, contre l'arbre, épuisé.

-Tu n'as rien ? lui demanda une fille.

Elle avait des cheveux blond et de grands yeux marrons bordés de longs cils, et elle avait peut être dans les douze ans. Elle portait un tee-shirt de la colonie, un short et une multitude de bracelets aux poignets.

-Ha ha ! Nan, nan ça va...

Il se releva dans un semblant de dignité. Chiron le regardait.

-Viens, lui dit-il. Dispersez vous, ajouta-t-il en s'adressant aux autres.

Les pensionnaires descendirent la colline mais plusieurs se retournèrent vers lui. Il suivit Chiron en silence. Ils passèrent devant la vespa en mauvaise état.

-Il a détruit la vespa.

-Ce monstre te poursuivait depuis longtemps ? questionna Chiron.

-Qu'elle heure est il ?

-Il doit être midi.

-Dans les trois heures, alors... N'empêche, il a détruit la vespa.

Le centaure haussa les sourcils avec surprise. C'était inhabituel de voir un demi-dieu seul tenir aussi longtemps face à un monstre de cette envergure. Et encore plus étonnant que le demi-dieu en question ne semblait pas se trouver de mérite. Il ne semblait même pas dépaysagé, en fait.

Ils arrivèrent à la grande maison, en franchirent le seuil et trouvèrent un bonhomme rond en jogging imprimé léopard, avec un gros nez rouge et une cannette de coca dans la main, en train de faire une partie de solitaire sur la table du salon. Il leva la tête lorsqu'ils entrèrent. Et n'afficha pas un regard franchement avenant à son encontre.

En entrant, il avisa un grand miroir. Un grand adolescent à la morphologie de nageur et au teint halé le fixait. Il avait les yeux bleus ciel et des cheveux blonds un peu trop longs rejetés sur un seul côté. Des saletés et quelques cicatrices qui disparaitraient bientôt, couturaient son visage fin mais émacié; un éclat sombre brillait dans ses yeux. Il avait l'air plus vieux que ses presque-dix-sept-ans, ainsi. Il soupira. Son reflet en fit autant.

Il allait lui falloir du temps avant de se reconnaitre dans la glace. Sa morphologie n'avait pas changée, mais il avait l'impression qu'on avait modifié son contraste.

Chiron l'invita à s'assoir.

-Je suis Chiron, et voici Mr.D...Comment t'appelles-tu ?

-Lysandre... Jordan.

"ça, c'est ton premier mensonge." dit sa conscience. Et dire qu'il avait horreur des mensonges...

-Quel âge tu as ?

-Je suis dans ma dix huitième année.

-Tu dois sans doute te poser des questions sur...

Il se désigna et écarta la main pour parler de tout le reste. Lys eut un sourire doux-amer.

-En fait, non...

Chiron haussa les sourcils, et échangea un regard avec Mr.D. Lequel se redressa sur sa chaise.

-Enfin quelque chose de nouveau ! Et comment se fait-il que tu saches tous ça, gamin ?

-Je ne sais pas.

-Je ne sais pas, Monsieur, précisa Mr.D.

-Monsieur, ajouta Lys.

-Bien ! Donc, tu ne sais pas ?

-Non, monsieur.

Chiron parut en encore plus perplexe.

-Tu sais d'où tu viens...?

-Non, Chiron.

-Tu viens bien de quelque part !

Lys baissa la tête pour masquer son début de sourire: ça, pour venir de quelque part...

-Sans doute, reprit-il, je ne sais pas. Je ne me souviens pas.

"Tu mérite un oscar", lui souffla à nouveaux sa conscience.

Peut être. Mais ça lui éviterai au moins les question embarrassantes...


Merci d'avoir lu ! Je offre un Lys pour vous dire merchi ! *tend la fleur* ^.^

A bientôt pour le prochain chapitre!