Allez, je résiste pas à l'envie de mettre la suite. Croisons les doigts pour qu'il y ait du monde pour la lire ... Merci à celles qui l'ont déjà fait. Et bonne année !!
Roy se réveilla et s'étira de tout son long. Il se leva complètement au Sud, et se rendit dans sa salle de bain.

" Fsssshht !" fit-il en apercevant son reflet.

Puis il soupira, et se rapprocha de sa glace.

" Ah oui, c'est vrai ! Donc c'était pas un cauchemar." reprit-il en contemplant ses oreilles, toujours là.

En même temps, il trouva que sa musculature s'était bien développée. Au moins un point positif dans tout ça. Roy décida d'aller voir ce docteur frappadingue pour qu'il lui rende son apparence. Avant tout, il attrapa une paire de ciseau et son uniforme. Il le compara avec le jean qu'il allait mettre, et soigneusement découpa un trou pour laisser passer la queue. Ceci fait, il sortit de chez lui, en ayant pris la précaution de dissimuler ses oreilles sous une casquette, et sa queue sous son long manteau noir militaire.


Riza était très inquiète. Voilà près de cinq jours que son supérieur a disparu. Toute l'équipe avait cherché dans les coins qu'il fréquentait habituellement, sans aucun résultat. Elle était même allée voir chez lui. Personne. Hayate couina, voyant bien le chagrin de sa maîtresse il voulait la consoler. Machinalement, elle lui passa une main sur la tête.

" Oh Roy, mais où es-tu ?" se demanda-t-elle.

Havoc et Fuery revinrent de leur recherches. Riza les interrogea du regard, mais ils répondirent par un signe de tête négatif. La jeune femme soupira.

" Ce n'est pas possible. A croire qu'il s'est volatilisé." dit-elle.

" Ouais. Mais on finira bien par le retrouver. C'est quelqu'un d'important, et s'il a été enlevé on aura forcément des nouvelles." dit Jean en s'asseyant.

" Vous croyez que c'est l'homme-singe qui a fait le coup ?" hasarda Kain.

" Non je crois pas. C'est un voleur, je vois pas pourquoi il irait kidnapper le colonel. Y'a que les bijoux qui l'intéresse." répondit Breda.

" En attendant on continue les recherches. Je sais bien qu'on a déjà fouillé partout, mais on doit continuer." dit Riza.

" C'est évident." fit Falman.


De son côté, Roy vit que la fenêtre par laquelle il s'était sauvé n'était pas réparée. Il n'y avait rien pour calfeutrer l'entrée. Le colonel bondit dans la maison.

" Hé docteur dingo ! Y'a un de vos patients qui a une petite réclamation à vous faire !" lança-t-il.

Silence. Roy entreprit alors de fouiller le domicile. Visiblement, le médecin s'était absenté. Qu'à cela ne tienne, il l'attendrait. Et qand il reviendrait, ça allait être sa fête. Vers midi, le chat Mustang eut faim. Il se rendit dans la cuisine du doc, et ouvrit le frigo. Vide. Ca ne lui plut pas du tout. Pris d'une intuition, Roy alla voir dans la chambre. Il ouvrit l'armoire en grand, la commode, bref tous les tirois. Tous étaient vides.

" Raaaow ! Le salaud il s'est barré pour de bon !" ragea-t-il.

Il ferma la porte de l'armoire avec une telle violence que celle-ci se dégonda et tomba par terre.

" Comment je fais moi maintenant ?" s'exclama-t-il.

Il resta là un moment à regarder autour de lui. Roy vit soudain son reflet dans un psyché. Il se vit baisser les oreilles, signe qu'il n'était pas content.

" Bon : vu que je dois rester comme ça un moment, autant que j'apprenne à me servir de mes nouvelles aptitudes. Ca évitera les gestes malheureux ou ridicules." dit-il.

Roy sortit de la maison par la fenêtre, et décida de rentrer chez lui. En voyant plusieurs balcons, il eut une idée. Roy se dirigea vers l'un d'entre eux, assez haut, et s'accroupit. Puis d'un bond formidable, il grimpa dessus. Ensuite, il grimpa sur un autre, plus haut sur le côté, et ainsi de suite jusqu'au toit. Roy se mit à courir à quatre pattes, s'étonnant ainsi de la vitesse qu'il pouvait atteindre. Il sauta sur un autre toit, retomba d'abord sur ses mains avant que le reste suive, et continua sa route.

Enfin, sa maison fut en vue. Roy prit son élan et sauta dans son jardin. Là, il était chez lui. La première chose qu'il eut envie de faire fut sa toilette, et il s'arrêta en remarquant qu'il allait se lécher les mains.

" Mouais. Ca a l'air pratique pour certaines choses, mais la maîtrise de l'instinct risque d'être difficile." dit-il.

Roy se dirigea donc vers sa salle de bain, et ouvrit le robinet de son lavabo. Le contact de l'eau lui déplut singulièrement. Il mit bien cinq minutes à se laver les paluches, les mettant sous l'eau et les retirant presque aussitôt. Ceci fait, il alla s'installer sur son canapé, et retroussa les manches de sa chemises.

" Oh mais chuis pas un peu guedin moi ! Je me lèche le bras maintenant !" s'exclama-t-il en se rendant compte de ce qu'il faisait.

Son ouïe affutée perçut soudain des bruits de pas qu'il reconnut aussitôt.

" Merde ! Hawkeye et Havoc. Faut pas qu'ils me voient comme ça." se dit-il.

Il se leva de son canapé, ouvrit la fenêtre de son salon et aterrit dans son jardin. Il la referma, puis tout doucement se rendit à l'angle de sa maison. La sonnette de sa porte lui parvint. Puis ce fut la voix de Jean qui proposa de faire le tour. Roy alla se camoufler dans une des plantes qui bordaient son jardin. Le colonel regarda passer ses subordonnés. Quelques instants plus tard, ils s'en allèrent. Roy sortit de son buisson, et rentra par la fenêtre de son salon.

" Je l'ai échappée belle. De quoi aurais-je l'air s'il me voyait comme ça ?"

Mais Roy se doutait bien qu'il ne pourrait pas rester chez lui éternellement. Le type qui lui avait fait ça était parti on ne sait où, et s'il voulait retrouver son apparence un jour, le mieux serait de lancer un avis de recherche sur lui. Donc, de retourner au Q.G.

" Je vais en être la risée si on me voit comme ça !" pensa-t-il en baissant les oreilles.

Et pourtant, il n'avait pas le choix. La nuit arriva sans qu'il s'en aperçoive. Roy alla se préparer à dîner, il était tard tout de même et il avait grand faim. Après quoi, il eut l'envie de sortir. Roy découvrit ainsi une nouvelle capacité pour le moins intéressante : une vue supérieure. Il y voyait beaucoup mieux dans la pénombre, et avait un angle de vue bien plus large. Il se balada ainsi un moment dans les ruelles sombres. Soudain, un rat eut le malheur de croiser sa route. L'instinct félin prit aussitôt le dessus, et Roy se mit à quatre pattes et alla se camoufler derrière une poubelle.

Ventre au rat du sol, oreilles bien droites, il commença à s'approcher de sa proie. Mais le rat le vit et s'enfuit aussitôt, un colonel à ses trousses. Et un débutant en matière de chasse. En effet, ce dernier trop occupé à rattraper le rongeur, ne vit pas le gros obstacle métallique. BAONG !

" Aïe ! Oh la vache !" s'exclama-t-il en se tenant le front.

Roy venait de heurter une benne à ordure assez fortement.

" Bon, pour la chasse c'est clair que je suis pas au point ! Mais de quoi je parle moi ! Je vais quand même pas me mettre à manger du rat !" dit-il.

Roy se remit debout, et quitta la rue. Il se sentait désemparé. Tout à coup, il sut ce qu'il devait faire.

" Riza. Elle elle pourra sûrement m'aider. Je dois aller la voir, après tout je ne peux pas rester caché toute ma vie."

Roy se dirigea alors vers chez elle. Là, elle vivait dans un immeuble, au troisième étage. Par chance, il y avait des balcons. Roy sauta de balcon en balcon avec adresse, et arriva sur celui de Riza. La porte-fenêtre était fermée à clé, mais qu'importe. Roy regarda une de ses mains, et se concentra dessus. Ses griffes poussèrent, et il s'en servit pour crocheter la serrure. Quand il fut dedans, un grondement l'accueillit.

" Mercredi ! J'avais oublié Hayate ! " pensa Roy.

Il le voyait très bien dans l'obscurité. Le chient grondait en montrant les crocs. Roy était entré à quatre pattes, et sentit une nouvelle fois l'instinct prendre le contrôle.

" Maaaaooorrr !"

" Grrr waf arf waf !"

" Fsssshhhht !"

Ce bruit finit par réveiller Riza. Elle écouta un instant, attrapa le pistolet sous son oreiller et alla voir. Elle alluma la lumière du salon, pour découvrir un spectacle qui la laissa sans voix. Son colonel était à quatre pattes devant la fenêtre de son salon, une queue noire hérissée remuant de gauche à droite, des oreilles de chat en arrière. Hayate était en face, tout aussi ravi de le voir. Tous deux s'observaient, guettant les réactions de l'autre.

" Co ... Ro ... colo ... colonel ?' articula-t-elle.

" Faites sortir votre clebs." répondit Roy entre ses dents, sans quitter Hayate des yeux.

Riza mit dix bonnes secondes à réagir. Elle chassa Hayate, qui obéit sans broncher. Roy se détendit, se releva et ferma la porte derrière lui. Après quoi il se tourna vers sa subordonnée stupéfaite.

" Bonsoir Hawkeye." dit-il.

" Mais ... qu'est-ce ... qu'est-ce qui vous est arrivé ?" demanda-t-elle.

" Vous voulez parler de mes oreilles et de la queue ? C'est l'oeuvre d'un médecin complètement chtarbé." répondit Roy.

" Comment ça ?"

" Asseyons-nous, je vais tout vous raconter."

Riza alla sur son canapé, et Roy parvint à s'asseoir normalement. Puis il lui raconta sa mésaventure par le menu, en évitant toutefois de mentionner ses débuts de chasseur.

" ... et donc je me retrouve à moitié chat. Le doc a foutu le camp, et je sais pas combien de temps ça va durer." conclut-il.

" C'est dingue !" commenta Riza.

" Je ne vous le fait pas dire. Encore heureux que je n'ai pas les moustaches."

Riza eut une moue significative. Néanmoins elle devait admettre que ces oreilles lui donnait un air encore plus sexy que d'habitude. Elle ne put s'empêcher d'y porter une main, hésitante. Roy la laissa faire, un sourire en coin. Ce petit air curieux qu'elle affichait était adorable. Il agita sa longue queue et lui caressa la joue avec. Riza sursauta légèrement.

" Si je suis venu vous voir c'est que je ne sais plus quoi faire." reprit Roy en éloignant sa queue.

" C'est vrai que c'est délicat. Mais je crois que vous devriez commencer par retourner au Q.G." répondit-elle.

" Hé mais ça va pas ! Enfin Riza regardez-moi ! J'ai l'air d'un chat ! Vous imaginez la honte ?" s'exclama Roy.

" Oui d'accord, mais vos subordonnés vous respectent beaucoup trop pour ça. Et puis vous n'aurez qu'à cacher vos oreilles et votre queue." répondit Riza.

" Avec quoi ? Mon uniforme ne cachera que partiellement ma queue. Quant aux oreilles, je ne peux pas porter une casquette sans arrêt."

" Essayez une perruque alors."

" Sauf que je risque de ne plus entendre grand chose. Car je n'ai plus que celles-là voyez-vous." répliqua Roy.

" Hmm ... elles sont aussi noires que vos cheveux. Aplatissez-les pour voir."

Roy plissa les oreilles au maximum.

" Ouais c'est bien ce que je pensais. On ne les voit presque plus. Le tout est de ne pas les redresser."

" Ca va pas être facile. Bon c'est d'accord, je reviens demain. Merci de votre aide Chuui !"

Ce faisant il se pencha et lui donna un léger coup de langue.

" Oh désolé ! Pardon ! C'est que ... l'instinct est relativement difficile à contrôler." dit-il le rose aux joues.

" C'est pas grave ... bon ben je vous dis à demain alors."

" Oui, bonne nuit !"

Roy ouvrit la porte-fenêtre, et sauta dans le vide. Riza poussa un cri de surprise et se précipita. Roy la regardait étonné, tranquillement accroupi sur le béton. Ben quoi, il était simplement descendu par les balcons. Il se releva et s'en alla. Riza eut un soupir de soulagement. Le lendemain, Roy se présenta au bureau coiffé de sa casquette militaire. Il avait un peu de mal à entendre, mais ça allait. Il maintenait sa queue pliée sous son uniforme pour qu'elle ne dépasse pas.

" Colonel ! Ca alors !" fit Kain.

" Pour une surprise ... où étiez-vous passé ?" demanda Havoc.

" J'ai eu ... un petit souci qui a fait que je n'ai pas pu venir tout de suite." répondit Roy mal à l'aise.

Il accrocha son manteau, et s'avança au centre de la pièce. Il jeta un oeil à Riza, qui l'encouragea.

" Je vous en supplie, surtout ne riez pas." dit-il.

Roy ôta alors sa casquette, redressant ses oreilles, et fit sortir sa queue qu'il leva en S derrière lui. Ses subordonnés affichaient des grandes billes, et froncèrent les sourcils. Mais aucun ne rigola.

" Euh ... pourquoi vous êtes-vous déguisé en chat colonel ?" demanda Falman.

" Vous croyez que j'arriverais à les bouger comme ça si c'était des fausses ?" répliqua Roy en remuant oreilles et queue.

" Mais ... mais ... comment est-ce arrivé ?" interrogea Kain.

" Me suis fait renversé par une voiture quand je poursuivais l'homme-singe. Un toubib cinglé m'a ramassé et m'a croisé avec un chat. Voilà." expliqua Roy en croisant les bras.

" Wow. Ca veut dire que vous êtes une chimère alors ?" demanda Havoc.

" Non je ne crois pas qu'on puisse l'appeler comme ça. Les chimères telles qu'on les a connues avaient une apparence complètement humaine, ou animale. Mais pas les deux." intervint Riza.

" Toutes façons j'aime pas ce mot. Et on en sait rien, y'en a peut-être qui avaient des caractéristiques animales apparentes. Enfin bref, vous savez tout maintenant." conclut Roy.

" Quelle histoire ! Et ce doc il est passé où ?" demanda Breda.

" Au diable. D'ailleurs j'aimerais qu'on lance un avis de recherche. Pas envie de rester chat toute ma vie." dit Roy.

" Bien sûr, on va s'y mettre tout de suite." dit Kain.

" Et n'oubliez pas vos dossiers, colonel." rappela Riza.

Roy baissa les oreilles, et émit un grognement félin. Mais il alla quand même s'asseoir. Il remarqua avec un certain soulagement que Riza avait laissé Hayate chez elle. C'était plus prudent, chat et chien dans la même pièce ne font pas bon ménage. L'affaire arrangeait Breda également, qui remercia mentalement son supérieur.